1961 Digital Edition

  • Résumé :

    Le New Arsenal... Avec l'argent et les relations de Tino et le savoir-faire de Nikita, la nouvelle boite de nuit du Vieux-Port devient très vite la boite à la mode. Les deux amis sont les rois de la nuit et les femmes succombent toutes à leurs charmes. A moins que ce ne soit le contraire...
    Dans cette description très réaliste de la vie de deux jeunes patrons de boite de nuit Serge Scotto distille peu à peu les venins de la drogue, de l'argent, du mensonge et de la corruption. Et l'aventure ne pourra se terminer que dans le drame, le sang et les larmes.



    Serge SCOTTO a commencé sa carrière artistique dans le rock'n'roll punk, dans la caricature sanglante et avec une galerie de peinture dans une boîte de nuit. Puis un jour il a rencontré l'écriture. En bon punk il a d'abord fait écrire son chien, Saucisse, et ainsi Saucisse est-il devenu une star ? Mais Serge Scotto est aussi un auteur de bandes dessinées et de polars, souvant déjantés publiés à L'Ecailler et chez Baleine.

    "Nous serons les rois de Marseille" est sa première édition à L'écailler du Sud en 2004.

  • Résumé :

    Un cadavre retrouvé en rondelles après avoir été jeté dans des sacs-poubelles... une affaire bégnine à Marseille, direz-vous ? Pas pour Biagio Cataldese, éboueur en pré-retraite, quand il apprend que c'est son ami Robert Dalban - comme l'acteur français de seconds rôles des années 60 - qui s'est ainsi fait zigouiller. Habitué à naviguer au sein des ordures et du rebut, Cataldese décide de mener l'enquête à sa façon afin de faire justice à son ami défunt.



    Paru en 2000 aux éditions L'écailler du Sud sous le nom de plume de Patrick Blaise, "Pourriture Beach" est en fait le premier polar du journaliste et éditeur Patrick Coulomb. Avec Marseille pour toile de fond et à travers un personnage principal proche de ceux de Camilleri, "Pourriture Beach" est aussi un roman "indigné", avant l'heure des Anonymes et de Stephan Hessel.

  • Résumé :

    Mon père n'a pas du faire gaffe. C'était pas le bon jour pour trimbaler cette nouille souriante de Ravy S. Bhalam Rashkany, l'ingénieur cinghalais, génie des O.G.M. meurtriers. C'était pas le bon jour pour aller déquiller les pontes de la mafia russe marseillaise, ni pour faire du stock-car en semi-remorque dans les allées résidentielles du bord de mer. C'était pas le bon jour pour provoquer le bouchon du siècle sur l'autoroute du soleil, ni pour transformer la plus cossue des copropriétés marseillaises en champ de bataille. C'était pas non plus le bon jour pour que mon père me laisse le volant de sa voiture de luxe pour une petite séance de conduite accompagnée. Pour cette épreuve nerveusement insoutenable, c'est jamais le bon jour.

    Douze heures d'engatses dévastatrices dans la haute société marseillaise et moi qui apprends à conduire. Pour mon père, c'est sans doute ça, le plus terrible!



    "D'où vous viennent toutes ces idées incroyables et merveilleuses, ces concentrés d'humour et de finesse ?" me demandent souvent mes innombrables fans et mes plus dithyrambiques groupies, tous esbaudis, pâmés la bouche entrouverte et le filet de bave suintant vers les tomettes, tous alignés en files indiennes interminables lors des séances de signatures dans les salons littéraires huppés de la haute société hexagonale. Ben justement, les gars... là.
    "Conduite accompagnée" m'a été directement inspiré d'une rencontre surréaliste dans un salon du livre improbable où j'essayais vainement de vendre trois romans pour satisfaire les organisateurs dépassés et mes éditeurs déprimés. Il était là, troisième client de la journée, dans la maigre file des amateurs de polars, à attendre que je lui gribouille son exemplaire du Bal des Cagoles. Je l'ai vu, je me suis dit "non, c'est pas possible! pas lui!"... Il s'est approché, j'ai baissé la tête, comme pour éviter le choc. Sa voix m'a atteint aussitôt, la même voix que trente ans plus tôt, sur les bancs du lycée. Déjà, c'était un boucan. Un vrai. Un faramineux. Il m'avait pourri la vie en seconde, cassé tous mes bons coups en première, vrillé les oreilles avec sa guitare électrique en terminale et fait chier la honte devant toutes les filles de ma promotion pour d'obscures raisons oubliées depuis. Et il était là.

    Il m'avait retrouvé. Rien n'avait changé depuis. Il s'est scotché devant moi, ne m'a plus lâché de la journée. Un cauchemar récurrent. Je me suis transformé en psy d'occase, et j'ai subi sa logorrhée. Il ne m'a rien épargné. Et sa vie était un cas d'école, un exemple universitaire de l'échec total. Ce pauvre gars était un looser, mais assez fier de sa condition finalement. Sans complexe, vraiment. Il ratait tout, tout le temps. Mais il s'y appliquait. Voilà... Boucan il avait été, boucan il était toujours. Le lendemain de ce non mémorable salon, j'ai commencé à écrire l'histoire de Biquette, celui-là même que vous allez retrouver dans "Conduite accompagnée". Bien évidemment, l'autre source d'inspiration m'a été fournie par les séances de conduite accompagnée avec mes fils, à la même époque. Tout le reste, les maffieux russes, la démolition du David de la plage, les camions pizza en folie, les espions en tout genre... tout le reste n'est que de la pure fiction (sauf peut-etre le bouffon à nuque longue avec sa tronche sur le journal, le riz qui pousse sans eau, l'équipe de télévision qui tourne l'émission de variétés et Richard Anthony sur la plage de Ramatuelle).

  • Résumé :

    Bouboule, graine de voyou plus débile que méchant, est recruté pour le hold up de la Banque Méditerranéenne de Commerce. Une histoire tordue montée par Rachmaninov - à moins qu'il ne s'appelle Stravinsky, on ne sait plus au juste - caïd ukrainien qui a engagé les meilleurs hommes de mains marseillais (d'authentiques bras cassés...) pour récupérer un dossier explosif. Avec Bouboule, Takis se retrouve embringué lui aussi dans l'embrouille, mais c'est sa soeur Melina qui va le plus en pâtir, jusqu'à ce qu'il la sorte de là.

    Le tout avec un humour ravageur, narquois et autodestructeur avec jubilation.



    Je venais d'écrire "Pet de mouche et la princesse du désert", juste après "Trois jours d'engatse" et "Filet garni". "Pet de mouche..." était un roman de politique-fiction, une anticipation de vingt ans sur le désastre social marseillais, un récit très sombre. J'avais alors envie d'écrire un truc barré, et surtout un roman qui aurait pour cadre les quartiers sud de Marseille, une vraie comédie !

    J'ai trouvé le titre définitif "Graine de courge" en passant devant l'herboriste en bas de chez moi, sur une affiche représentant un pauvre sexagénaire avec des problèmes de prostate (mais souriant quand même, grâce à la graine de courge justement, comme quoi...). C'était parfait, ça résumait bien la psychologie de la plupart des personnages de ce récit.

    Ce roman m'a également permis d'être invité deux fois à la fête de la courge de Rians, dans le Var, ce dont tout le monde se branle. Philippe Carrese, janvier 2013

  • Résumé:
    Herbert Turaive est marseillais. Herbert Turaive vient d'obtenir miraculeusement le Prix Goncourt. Herbert Turaive est invité en Tunisie par le régime, pour un séjour 4 étoiles. Tout va donc bien pour Herbert Turaive ! Sauf que... Herbert Turaive a pour premier métier celui de tueur... Tueur à gages, au service de son parrain d'oncle, car écrire n'a pas toujours nourri son homme... Pour son tonton Tonin, il honore de bien étranges contrats sans trop se poser de questions, jusqu'au jour où il apprend que sa prochaine cible est son meilleur ami, qui partout l'accompagne... Pour lui sauver la vie, Herbert va devoir mener l'enquête et avec son oncle, retrouver le mystérieux et véritable commanditaire du crime.

    Un polar déjanté entre Marseille et la Tunisie de Ben Ali, dans lequel l'auteur nous entraîne dans les coulisses opaques des mondes du livre... et des jeux à gratter !



    Paru en 2007, Gagnant à vie est le premier roman d'une série écrite par Serge Scotto mettant en scène cet étonnant tueur. L'humour y est légèrement décalé, les personnages volontiers caricaturaux, mais Herbert Turaive y suscite l'empathie comme peu de personnages l'ont fait dans ce qu'on appelle le "polar marseillais".

  • Résumé :

    Une nouvelle fois une main de fer - ou plutôt de plomb - s'abat sur Marseille. Il ne fait pas bon ces temps-ci s'appeler "Ange" ou par tout autre nom à caractère angélique. Mais qui dessoude les anges rue Paradis et dans les environs ? La police enquête, mais Nero, en charge de d'éclaircir les raisons de cette hécatombe "angevine", n'est pas le seul sur le coup. Depuis son appartement avec vue imprenable sur la cité et les cités, "Super Beurette", une belle et intelligente jeune femme, tente aussi de comprendre. Au coeur de tous les réseaux mafieux et policiers, elle tisse la toile qui devrait lui permettre de saisir le coupable.



    Traité sur un mode humoristique et léger par François Thomazeau et Jean-Christophe Duchon-Doris, cette enquête de Super Beurette devait être la première d'une série qui n'a finalement pas vu le jour. Elle a été publiée en version papier en 2003 chez L'écailler du Sud. Marseille, toile de fond à la fois intime et photographique, rajoute à l'histoire un supplément d'âme qui ne va pas dans certaines pages sans une certaine mélancolie poétique.

  • Résumé :

    Entre Frais Vallon, Val Plan et le Merlan, dans les quartiers nord de Marseille, Bernard Rossi, maçon de son état, cherche à comprendre pourquoi le conducteur de la voiture qui a percuté sa voisine, madame Mostagonacci, n'a pas été inquiété... Une décision qui va l'amener à mettre la main sur le carnet d'adresse très compromettant d'un élu et à échapper de peu à plusieurs reprises à une mort violente qui semble le cerner.



    Pour son premier roman, paru en 1995 (la même année que Total Kheops de Jean-Claude Izzo et La faute à degun, de François Thomazeau), Philippe Carrese inaugure un genre nouveau, le "picaresque marseillais", un registre à la fois hilarant et dramatique, à la fois réaliste et clownesque, à travers lequel il n'aura de cesse durant une quinzaine d'années de dénoncer corruption, malversations, mauvaise gestion et prévarication, abus et imbécillités en tous genres, imputables dans bien des cas aux politiques. Marseille est au coeur de ses romans, illustration hélas "magnifique" de l'objet de sa colère.

  • Résumé :

    Florida, William Florida, est un détective privé à l'ancienne, du genre bureau minable et belles blondes; et justement celle qui toque à son carreau est grande, belle et américaine... Louise Townbar est à la recherche de sa fille Holly disparue et dont la trace passe par Marseille. Ensemble, c'est à Ibiza qu'ils vont partir pour la retrouver, car Holly est peut-être en quête du chanteur des Doors, Jim Morrison, mort et enterré à Paris, mais dont la légende voudrait qu'il soit encore vivant. A Ibiza.

    "Ibiza Fucking Island" (dont l'auteur explique le titre sans réelle grossièreté à l'intérieur) est le premier d'une mini-série consacrée au personnage de William Florida.



    Né à Marseille, l'auteur Bruno Leydet dirige une structure culturelle et écrit des romans, des romans policiers, des scénarios et des pièces de théâtre. Il a obtenu le Grand prix littéraire de Provence en 2006 pour "Sortez vos morts", publié aux éditions Jigal.

    Ibiza Fucking Island est paru à L'écailler du Sud en 2004 sous le titre "Jim Morrisson Is Alive And Well And Living In Ibiza"

  • Le Nervi

    Michel Jacquet

    Extrait

    Préface du chien Saucisse
    Moi, je n'aime pas les chats, quant à mon maître il n'aime pas les flics. On n'y peut rien, ce doit être dans notre nature. Il y a tout de même quelques chats que j'ai à la bonne, Léon, le gros chat de son ex, ou Poussy, la chatte à la voisine, parce que je les connais personnellement et que ça se passe bien... Un peu comme pour mon maître, qui connaît également quelques échappés de la maison poulaga, à qui il serre la main et adresse aimablement la parole... Son ami Jacquet est de ceux-là ! Il faut dire qu'il ne l'a pas connu en garde à vue, chacun d'un côté du bureau et lui du côté de la lampe dans la gueule et des coups de bottin sur la tête, ce qui n'aurait probablement pas favorisé l'urbanité de leurs relations à venir, mais qu'il l'a rencontré à la faveur des salons du livre. Qu'ils fréquentent tous deux pour y signer leur prose aux gogos de lecteurs qui les prennent pour des écrivains. Alors que dans ces mêmes salons du livre, où je suis invité moi-même en tant que teckel plumitif*, j'en ai croisé, des vrais écrivains, et je peux vous affirmer qu'ils n'ont rien à voir avec l'ami Michel ou avec mon maître : non, les vrais écrivains, ce sont des gens sérieux, ou qui en tout cas se prennent pour tels, capables de parler de leurs livres du matin au soir et d'en faire même un sujet de conversation à table, là où la moyenne des hominidés parle plus volontiers de bouffe, de sexe ou de politique... mais tout de même assez rarement de la disparition dommageable de l'imparfait du subjonctif !
    Michel Jacquet, je ne suis pas sûr qu'il connaisse l'imparfait du subjonctif... et je ne serais d'ailleurs pas étonné d'apprendre que dans une vie antérieure il l'aurait passé à tabac, l'imparfait du subjonctif, comme ça, pour le plaisir. Pour se défouler des phalanges. Parce que l'imparfait du subjonctif nous les brise ! L'un n'empêche pas l'autre, bien sûr, mais pour faire un bon livre il me semble surtout qu'il faut une bonne histoire, un bon tempo, savoir de quoi on parle et mettre dans son écriture autant de coeur que de culture. Et de tout ce qui fait donc un bon livre à mes yeux, ceux de Michel Jacquet ne manquent pas ! Déjà, son expérience de flic le légitime en tant qu'auteur de roman policier, et ils sont d'ailleurs nombreux parmi les anciens de sa corporation à se mettre à l'écriture, avec un certain bonheur. Au moins savent-ils qu'en France on n'est pas « inspecteur », grade qui n'existe plus chez nous depuis longtemps, mais bien lieutenant, qu'on n'a pas non plus besoin d'un mandat pour se présenter chez les gens comme dans les séries américaines, et ne confondent-ils pas non plus systématiquement détente et gâchette, pistolet et revolver, comme nombre de leurs pitoyables confrères en littérature, qui écrivent des romans policiers en n'ayant jamais été confronté à la réalité du métier autrement qu'à l'occasion d'un contrôle routier. Mais la pertinence du propos et la connaissance de son sujet ne suffisent pas non plus : encore faut-il avoir du style ! Du style, je l'ai déjà dit, l'ami Jacquet n'en manque pas. Un style simple et efficace, sans pompe mais juste et sensible, dont il a appris à maîtriser la surcharge pondérale originelle, qu'il tenait d'une faconde méditerranéenne fort sympathique. Après avoir montré à Michel Jacquet que la ponctuation avait été inventée pour faire trois phrases là où il en faisait une, il fut alors incontestablement démontré que nous tenions en ce garçon toujours emporté un bel et grand auteur de polar. Nerveux, incisif, authentique, sans concessions, qui ne s'encombrent ni de la morale ni du bon goût auxquels se croient assujettis des auteurs plus tièdes, qui prennent leur frilosité domestique pour de la sagesse et leurs lecteurs pour des nouilles.
    L'homme est rapidement devenu l'ami de mon maître, mais aussi le mien, car il est de ceux qui justement à table n'oublient pas les petits chiens, tandis que les grands auteurs se désolent du peu d'écho de leur dernier pensum dans les médias et de l'incurie de la gent journalistique, toujours injuste à l'égard de leur talent. Pendant ce temps-là, mon maître, Jacquet et moi en profitons pour nous resservir et finir les plats poliment, car nous sommes bien élevés et ne parlons pas la bouche pleine.
    Saucisse,
    traduit du chien au français par son maître, Serge Scotto
    * Saucisse est connu entre autres choses comme l'auteur de six recueils de ses tribunes dans la presse quotidienne, seul journaliste canin de France et de Navarre (NDLE)

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