Ad Solem

  • Le poème de la sainte liturgie ; première version

    Maurice Zundel

    • Ad solem
    • 5 Avril 2017

    La première version du Poème de la sainte liturgie remonte à 1926. Son auteur, désigné sous le nom de frère Benoît, était l'abbé Maurice Zundel. Cette édition diffère des versions qui ont suivi par son caractère poétique. Frère Benoît prend appui sur le déroulement de la liturgie pour développer une méditation eucharistique sur l'homme - en particulier sur le rôle et la signification de la corporéité dans l'oeuvre du salut. Une idée directrice éclaire tout le livre : le Verbe s'est fait chair pour que la chair devint Verbe. Dans et par le Christ, l'univers reçoit une splendeur nouvelle ; une mystérieuse unité (au sens du mystère de l'amour) se trouve tissée entre la matière revêtue de lumière et Dieu. Cette unité est vécue de manière éclatante dans la liturgie, où des éléments matériels servent à la communication de la grâce de Dieu. Par la Croix vers la Résurrection, le Christ a tout offert pour que nous puissions tout lui offrir : de la plus humble matière, jusqu'à la plus haute lumière, en passant par notre corps et notre âme. C'est à ce monde déjà transfiguré et pourtant encore attendu que veut ouvrir Le Poème de la sainte liturgie. Comme une action de grâce.
    Né en 1897 à Neuchâtel, en Suisse, Maurice Zundel est ordonné prêtre à Fribourg en 1919. Jusqu'en 1975, année de sa mort, il vit dans un état de réelle pauvreté, partageant son ministère entre la prédication, l'accompagnement spirituel, l'étude et l'écriture, en Suisse, à Paris, Londres, Le Caire et Beyrouth, attentif à tout ce qui constitue le tissu de la vie humaine. En dépit des incompréhensions dont Maurice Zundel a longtemps fait l'objet de la part de théologiens, le pape Paul VI l'appelle en 1972 à prêcher la retraite de carême au Vatican. Son corps repose en la Basilique Notre-Dame de l'Assomption de Neuchâtel.

  • La fragilité et la grâce

    Olivier Turbat

    • Ad solem
    • 4 Mars 2019

    La Fragilité et la Grâce se présente comme le journal spirituel tenu par un frère prêtre de la Communauté du Chemin Neuf. Régulièrement, Olivier Turbat consigne dans l'écriture la réponse donnée jour après jour à l'action de la grâce, avec ses difficultés mais toujours habité par le désir d'y correspondre. Journal personnel, que pourtant le lecteur peut s'approprier. Car si la grâce prend plusieurs formes, la fragilité nous est commune. Livre de vie donc, et compagnon et guide sur un chemin parcouru par un frère auquel nous lient la grâce et notre condition. Que doit-on comprendre par fragilité ? Peut-être la seule véritable condition à l'action de Dieu en nous ; quand nous ne pouvons plus rien faire, quand nous n'en pouvons plus, il nous reste seulement que de vouloir consentir, d'un regard, d'un geste. D'un mot. Une attente dans la patience. Ce chemin de grâce, Olivier Turbat l'éprouve aujourd'hui dans la fragilité physique résultant d'un AVC.
    Olivier Turbat, après une formation chez les Jésuites, est prêtre dans la Communauté catholique à vocation oecuménique du Chemin Neuf née à Lyon en 1973.

  • La passion de l'amour ; chemin de croix

    Michel-Marie Zanotti-Sorkine

    • Ad solem
    • 1 Juin 2018

    Au matin, l'Empire, sur ses gardes, ouvre les portes au Roi des Juifs, désarmé à outrance, infiniment insignifiant.
    Pilate a mal dormi. Sa femme a cauchemardé à cause de ce juste dont l'innocence vient clamer jusqu'aux confins du rêve. Dans la grande salle du prétoire, obéissant au soldat qui le maintient immobile au centre du dallage, Jésus regarde Pilate avec les yeux droits du Royaume à venir. Entre eux, César !, et dans la cour, la haine bénie d'un pouvoir religieux effrayé par la nouvelle Alliance qui bientôt sera scellée. «Fouettez-le! Ordre du gouverneur!» «À la croix! À la croix!», hurle la foule.
    Encore un peu de temps, je vous en prie ! Pilate interroge, Pilate écoute Pilate est mort sous l'opinion qui le tient. Un dernier acte, le temps d'entrer en scène : « Ecce homo», suivi d'un filet d'eau sur des mains lâches, et l'amour peut s'avancer.

  • Sermons pastoraux ; 1936-1938

    Louis Bouyer

    • Ad solem
    • 5 Avril 2017

    Les sermons publiés pour la première fois dans ce volume ont été prêchés par Louis Bouyer entre 1936 et 1938, alors qu'il était encore pasteur luthérien à Paris. Ils ont été retrouvés à l'abbaye de Saint-Wandrille en 2012, où le Père Bouyer a passé les dix dernières années de sa vie. Le lecteur découvrira l'universalité chrétienne de la prédication du pasteur Bouyer (âgé alors de 26 ans). Avec des accents qui rappellent Newman, ces Sermons pastoraux répartis dans l'ordre des saisons liturgiques (Avent, Noël, Épiphanie, Carême, Temps pascal et dimanches après la Trinité ) contiennent déjà les idées qui seront développées dans les oeuvres de la période catholique de l'auteur, notamment dans Le Mystère pascal. La méditation cultuelle des Écritures prépare les fidèles à s'approcher de la table de communion, fruit d'amour de l'arbre de la Croix qui doit consommer dans l'unité toutes nos divisions - sociales comme ecclésiales. En ce sens, la publication des Sermons pastoraux constitue un authentique événement oecuménique.
    Né dans une famille protestante, Louis Bouyer (1913-2004) est ordonné pasteur luthérien en 1936 après des études de lettres et de théologie. En 1939, l'étude des Pères de l'Église le conduit vers l'Église catholique. Il devient prêtre de l'Oratoire en 1944. Professeur à l'Institut catholique de Paris jusqu'en 1963, il enseigne ensuite en Angleterre, en Espagne et aux États-Unis. Il est considéré comme l'un des plus grands théologiens français du xxe siècle.

  • Avance en vie profonde

    Philippe Mac Leod

    • Ad solem
    • 21 Février 2018

    Croire en Dieu est un acte vivant, qui emporte tout mon être et fait de ma prière un mouvement de l'âme, un élan, une sorte d'essor se prolongeant indéfiniment, dans un temps qui ne se distingue plus de l'espace intérieur. La solitude a été ma seule école, sauvage, aride souvent, avec ses beautés, ses consolations bien sûr, mais rude dans sa constance, totalement sourde aux caprices de la demande incessante. J'ai mis la prière au centre de ma vie parce que j'ai compris très tôt qu'elle ne nous sépare pas du monde, mais nous introduit en son coeur le plus profond. Elle nous place d'emblée  au centre de toute chose, plus au fond, au tréfonds, parce que pour aller loin il faut d'abord avoir le sentiment de venir très loin. Le silence nous arrache alors à notre habituelle torpeur. C'est ce que je voudrais transmettre dans ces pages, qui évoquent les chemins que j'ai moi-même traversés en défrichant à mesure.

  • L'ouvrage de l'Abbé Gérald de Servigny, prêtre du diocèse de Versailles et vice-chapelain à NotreDame des Armées, veut faire connaître le missel de 1962 à ceux qui ne le connaissent pas ou peu.En se référant au souhait exprimé par Benoît XVI d'un enrichissement mutuel des deux formesdu rite romain, l'auteur cherche à s'adresser aussi bien aux prêtres qu'aux fidèles, qu'ils soient ounon familiers de l'usage du missel de 1962. La lecture de ces pages pourra être éclairante, même dans les paroisses où on connaît et où on pratique et la forme extraordinaire et la forme ordinaire.Le but visé est la compréhension mutuelle et donc la communion plus profonde entre catholiques.Il ne compare pas l'une à l'autre les deux formes de l'unique rite romain. Il cherche à être fidèle à cette « herméneutique de la continuité » tant souhaitée par Benoît XVI - herméneutique qui n'oppose pas une forme à l'autre, comme si ni l'une ni l'autre ne faisaient partie d'un développement homogène. Si l'auteur n'oublie pas de rappeler à sa manière le climat dans lequel s'est effectuée dans notre pays, avec plus ou moins de bonheur, la réforme liturgique, toujours à parfaire et à approfondir, il cherche à éviter la caricature ou la généralisation superficielle. Puissent les lecteurs de ces pages être encouragés à entrer toujours davantage dans le mystère liturgique, par une attention spirituelle renouvelée, une tension de prière vers la source de tout bien, un accueil de la grâce agissante dans tout le corps de l'Église. Puissent les prêtres y trouver une invitation à une redécouverte quotidienne de l'ars celebrandi, aussi bien dans la forme ordinaire que dans la forme extraordinaire !

  • étincelles t.4 ; le couvre-feu

    François Cassingena-Trévedy

    • Ad solem
    • 24 Mai 2017

    Les Étincelles sont pour ceux qui en ont assez. Assez de la masse qui singe le véritable universel, le difficile universel, parfois trahi lui-même par ceux-là qui devraient en porter le souci, d'autant qu'ils en portent le nom. Car ce monde entier qui cherche à tâtons sous le couvre-feu officiel qu'on lui impose, qu'on lui fabrique à grand frais, n'a pas grand-chose à attendre de ceux qui, jusque dans le sein de l'Église, exercent à leur tour un couvre-feu, obnubilés qu'ils sont par l'entretien jaloux d'un simple feu domestique, lequel laisse dans une pénétrante obscurité ceux qui sont étrangers à son cercle. Et néanmoins, dans l'immense changement « climatique » que nous traversons et qui fait littéralement fondre les structures concrètes aussi bien que mentales d'une civilisation (dont il est plus exact de dire que l'Église en fut un « ordre » plutôt que le christianisme en fut l'âme), les crispations sont inutiles et les sédentarités dérisoires : tout, du christianisme, est à redire, à revivre autrement, à redécouvrir, sinon à découvrir tout à fait.

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