Albin Michel

  • Meilleur roman étranger 2017 - Palmarès du magazine LIRE
    Palmarès 2017 LE POINT - 25 meilleurs livres de l'année
    Cora, seize ans, est esclave sur une plantation de coton dans la Géorgie d'avant la guerre de Sécession. Abandonnée par sa mère lorsqu'elle était enfant, elle survit tant bien que mal à la violence de sa condition. Lorsque Caesar, un esclave récemment arrivé de Virginie, lui propose de s'enfuir, elle accepte et tente, au péril de sa vie, de gagner avec lui les états libres du Nord.De la Caroline du Sud à l'Indiana en passant par le Tennessee, Cora va vivre une incroyable odyssée. Traquée comme une bête par un impitoyable chasseur d'esclaves qui l'oblige à fuir, sans cesse, le « misérable coeur palpitant » des villes, elle fera tout pour conquérir sa liberté.L'une des prouesses de Colson Whitehead est de matérialiser l'« Underground Railroad », le célèbre réseau clandestin d'aide aux esclaves en fuite qui devient ici une véritable voie ferrée souterraine, pour explorer, avec une originalité et une maîtrise époustouflantes, les fondements et la mécanique du racisme.à la fois récit d'un combat poignant et réflexion saisissante sur la lecture de l'Histoire, ce roman, couronné par le prix Pulitzer, est une oeuvre politique aujourd'hui plus que jamais nécessaire.« Un roman puissant et presque hallucinatoire. Une histoire essentielle pour comprendre les Américains d'hier et d'aujourd'hui. » The New York Times

  • Vaste fresque de l'Amérique de 1850 à nos jours, Le Fils de Philipp Meyer, finaliste du prestigieux prix Pulitzer 2014, est porté par trois personnages, trois générations d'une famille texane, les McCullough, dont les voix successives tissent la trame de

  • Dakota du Nord, 1999. Un vent glacial souffle sur la plaine et le ciel, d'un gris acier, recouvre les champs nus d'un linceul. Ici, des coutumes immémoriales marquent le passage des saisons, et c'est la chasse au cerf qui annonce l'entrée dans l'automne. Landreaux Iron, un Indien Ojibwé, est impatient d'honorer la tradition. Sûr de son coup, il vise et tire. Et tandis que l'animal continue de courir sous ses yeux, un enfant s'effondre. Dusty, le fils de son ami et voisin Peter Ravich, avait cinq ans.Ainsi débute le nouveau roman de Louise Erdrich, couronné par le National Book Critics Circle Award, qui vient clore de façon magistrale le cycle initié avec La Malédiction des colombes et Dans le silence du vent. L'auteur continue d'y explorer le poids du passé, de l'héritage culturel, et la notion de justice. Car pour réparer son geste, Landreaux choisira d'observer une ancienne coutume en vertu de laquelle il doit donner LaRose, son plus jeune fils, aux parents en deuil. Une terrible décision dont Louise Erdrich, mêlant passé et présent, imagine avec brio les multiples conséquences.
    « Un récit puissamment évocateur, d'une subtilité et d'une grâce magistrales. »Publishers Weekly

  • Dès les premières lignes, Donald Ray Pollock nous entraîne dans une odyssée inoubliable, dont on ne sort pas indemne.  De l´Ohio à la Virginie-Occidentale, de la fin de la Seconde Guerre mondiale aux années 60, les destins de plusieurs personnages se mêlent et s´entrechoquent. Williard Russell, rescapé de l´enfer du Pacifique, revient au pays hanté par des visions d´horreur. Lorsque sa femme Charlotte tombe gravement malade, il est prêt à tout pour la sauver, même s´il ne doit rien épargner à son fils, Arvin.  Carl et Sandy Henderson forment un couple étrange qui écume les routes et enlève de jeunes auto-stoppeurs qui connaîtront un sort funeste.  Roy, un prédicateur convaincu qu´il a le pouvoir de réveiller les morts, et son acolyte Théodore, un musicien en fauteuil roulant, vont de ville en ville, fuyant la loi et leur passé.  Toute d´ombre et de lumière, la prose somptueuse de Pollock contraste avec les actes terribles de ses personnages violents et malgré tout attachants.  Le Diable, tout le temps n´est pas sans rappeler l´univers d´écrivains tels que Flannery O´Connor, Jim Thompson ou Cormac Mc Carthy.  « Voici un livre violent, obsédant, déchirant et vraiment excellent. Une chose est certaine : vous lirez chaque mot, du premier jusqu´au dernier. » The Washington Post Originaire de l´Ohio, Donald Ray Pollock a été ouvrier pendant trente-deux ans dans une usine de pâte à papier avant de prendre le chemin de l´université et de se consacrer à l´écriture. Publié en 2008 aux États-Unis, son recueil de nouvelles, Knockemstiff, a marqué l´avènement d´une voix majeure dans la littérature américaine. Son premier roman, Le Diable, tout le temps, a été salué unanimement par la presse américaine et figure parmi les meilleurs livres de l´année 2011. Il est en cours de traduction dans une dizaine de langues.

  • 1918. De retour du front, Fidelis Waldvogel, un jeune soldat allemand, décide de prendre un nouveau départ et de tenter sa chance en Amérique. Avec une valise de couteaux de boucherie héritée de son père pour seul bagage, il s'arrête à Argus, dans le Dakota du Nord, où sa femme et leur petit garçon le rejoignent. Fidelis découvre le Nouveau Monde en travaillant comme un forcené et en chantant le soir dans un choeur d'hommes : « la chorale des maîtres bouchers ». Mais l'aventure des Waldvogel ne va vraiment débuter qu'après la rencontre d'un couple improbable et lui aussi émigré... Ainsi commence l'extraordinaire destin d'une famille germano-américaine, des années vingt aux années cinquante, entre l'Europe et l'Amérique. A la frontière du réalisme et de la magie, Louise Erdrich nous plonge dans son puissant univers imaginaire pour nous raconter le « rêve américain » de sa voix de poète. Et nous prouver, avec cette magnifique histoire d'amour, de mort et de rédemption, qu'elle est un des meilleurs écrivains américains, aujourd'hui au sommet de son talent.
    « Un roman d'une richesse presque inimaginable : l'exploration d'un monde où les bouchers chantent comme des anges. » Kirkus Reviews

  • « Nous n'arrêtons pas de nous raconter des histoires sur nous-mêmes. Mais nous ne pouvons maîtriser ces histoires. Les événements de notre vie ont une signification parce que nous choisissons de leur en donner une. »Tel pourrait être le mantra de Dustin Tillman, psychologue dans la banlieue de Cleveland. Ce quadragénaire, marié et père de deux adolescents, mène une vie somme toute banale lorsqu'il apprend que son frère adoptif, Rusty, vient d'être libéré de prison. C'est sur son témoignage que, trente ans plus tôt, celui-ci a été condamné à perpétuité pour le meurtre de leurs parents et de deux proches. Maintenant que des tests ADN innocentent son frère, Dustin s'attend au pire.Au même moment, l'un de ses patients, un policier en congé longue maladie, lui fait part de son obsession pour une étrange affaire : la disparition de plusieurs étudiants des environs retrouvés noyés, y voyant la marque d'un serial killer. Pour échapper à sa vie personnelle, Dustin se laisse peu à peu entraîner dans une enquête périlleuse, au risque de franchir les limites que lui impose son rôle de thérapeute.Plongée dans les ténèbres, celles d'un homme submergé par ses propres contradictions et les failles de sa mémoire, Une douce lueur de malveillance est un livre virtuose et vénéneux. Une écriture glaçante, une inventivité littéraire qui bouscule les structures du roman contemporain : rarement un écrivain aura su explorer le mystère de l'identité avec un réalisme aussi obsédant.

  • Après Le Diable, tout le temps, couronné par de nombreux prix, Donald Ray Pollock revient avec une fresque grinçante à l'humour très noir. 1917. Quelque part entre la Géorgie et l'Alabama. Le vieux Jewett, veuf et récemment exproprié de sa ferme, mène une existence de misère avec ses fils Cane, Cob et Chimney, à qui il promet le paradis en échange de leur labeur. À sa mort, inspirés par le héros d'un roman à quatre sous, les trois frères enfourchent leurs chevaux, décidés à troquer leur condition d'ouvriers agricoles contre celle de braqueurs de banque. Mais rien ne se passe comme prévu et ils se retrouvent avec toute la région lancée à leurs trousses. Et si la belle vie à laquelle ils aspiraient tant se révélait pire que l'enfer auquel ils viennent d'échapper ? Fidèle au sens du grotesque sudiste de Flannery O'Connor, avec une bonne dose de violence à la Sam Peckinpah mâtiné de Tarantino, cette odyssée sauvage confirme le talent hors norme de Donald Ray Pollock. « Pollock : un croisement entre Faulkner et les frères Coen. » Le Figaro Littéraire

  • La dernière chose que Mary et Karl entrevoient de leur mère, c'est la flamme de ses cheveux roux émergeant du biplan qui l'emporte pour toujours aux côtés d'un pilote acrobate... Devenus orphelins, les enfants montent dans un train de marchandises afin de trouver refuge chez leur tante, dans le Dakota du Nord.Ainsi commence, en 1932, une chronique familiale qui s'étend sur plus de quarante ans, et fait vivre toute une galerie de personnages hors du commun en proie aux paradoxes de l'amour.Cette nouvelle traduction du deuxième roman de Louise Erdrich, paru aux États-Unis en 1986, permet de (re)découvrir l'un de ses plus beaux livres, qui préfigure déjà la puissance et la beauté d'une des œuvres les plus singulières de la littérature américaine. « Une prose qui allie le réalisme magique de García Márquez et le rythme narratif de Faulkner. » Philip Roth« Un roman violent, passionné et surprenant, dont la force nous électrise. » Angela Carter

  • à Jeanette, en Louisiane, on survit tant bien que mal grâce à la pêche, de génération en génération, mais depuis le passage de l'ouragan Katrina rien n'est plus pareil. Et quand la marée noire vient polluer les côtes, les habitants sont de nouveau confrontés au pire. Parmi eux, Gus Lindquist, un pêcheur manchot accro aux antidouleurs, qui rêve depuis toujours de trouver le trésor caché de Jean Lafitte, le célèbre flibustier, et parcourt le bayou, armé de son détecteur de métaux. Ou encore Wes Trench, un adolescent en rupture avec son père, et les frères Toup, des jumeaux psychopathes qui font pousser de la marijuana en plein coeur des marécages. Leurs chemins croiseront ceux de Hanson et Cosgrove, deux losers prêts à tout pour devenir riches, et de Brady Grimes, mandaté par la compagnie pétrolière pour inciter les familles sinistrées à renoncer aux poursuites en échange d'un chèque. Mais tous n'en sortiront pas indemnes... Alliant humour et noirceur avec une réelle virtuosité, Tom Cooper réussit à rendre presque palpables l'atmosphère du bayou et l'attachement que lui portent ceux qui y vivent, faisant des Maraudeurs un roman tout à la fois profond, inventif et jubilatoire. « Un premier roman aussi brillant que palpitant. »Donald Ray Pollock

  • « Un des romans les plus beaux, les plus urgents, de Louise Erdrich. Un chef-d'oeuvre. » The Washington Post
    Rythmé à la manière d'un thriller sombre et tragique, le Jeu des ombres est un huis-clos hypnotique, sans doute le livre le plus personnel de Louise Erdrich. Portrait d'un mariage et d'une famille sur le point de voler en éclat, d'un homme et d'une femme en proie à la violence d'un face-à-face, c'est aussi une réflexion sur les cicatrices qu'une histoire collective douloureuse peut laisser sur les individus. Gil est un peintre reconnu qui doit son succès à Irene, sa femme, un écrivain qui a longtemps été son modèle. Quand elle découvre que son mari lit son journal intime, Irene décide d'en rédiger un autre, qu'elle met cette fois-ci en lieu sûr. Elle y livrera sa vérité, se servant du premier comme d'une arme pour manipuler son unique lecteur. Une guerre psychologique commence, qui va révéler le côté obscur de chacun des personnages. En faisant alterner les journaux d'Irene et un récit à la troisième personne, Louise Erdrich témoigne, une fois de plus, d'une prodigieuse maîtrise narrative.
    La presse
    « Tragique et profond, un chef d'oeuvre. » The Washington Post
    « Un roman sur l'enfer conjugal d'une qualité psychologique, artistique et intellectuelle exceptionnelle. »  The Boston Globe
     
     

  • Bucherons, fermiers, vieux hippies, jeunes artistes ou adolescentes rebelles, les personnages de ces nouvelles vivent à la frontière de la civilisation et du monde sauvage, dans des endroits reculés du Vermont. Tous cherchent à donner un sens à leur solitude et à leurs rêves, au coeur d'une nature à laquelle ils sont, souvent malgré eux, viscéralement liés. L'eau noire et glacée des lacs, l'odeur des champs en juin, la senteur de la résine, les forêts à perte de vue... Robin MacArthur évoque avec puissance et grâce cet univers à la fois âpre et beau, où se reflète l'âme de ses habitants. « Sauvages, élégantes, lumineuses : autant d'adjectifs pour décrire les nouvelles de Robin MacArthur, et le profond sentiment d'émerveillement qu'elles provoquent. » Rick Bass

  • « L'un des écrivains américains les plus importants. »
    Philip Roth
    Finaliste du National Book Award, classé parmi les meilleurs livres par le New York Times, ce roman lyrique et baroque a valu à Louise Erdrich d'être comparée par la presse américaine à Faulkner et à Garcia Marquez. Dernier rapport sur les miracles à Little No Horse nous entraîne dans l'univers à la fois familier et étrange d'une réserve indienne du Dakota du Nord. C'est là que le père Damien, un prêtre quasi centenaire, a passé toute sa vie. Il y a été témoin de nombreux événements ordinaires et extraordinaires qu'il a fidèlement rapporté aux papes successifs sans que cela suscite la moindre réaction. Et lorsque enfin le Vatican lui envoie un émissaire, il hésite à révéler la vérité tant celle-ci la menace dans sa propre identité...
    S'il est ici question de secrets et de rédemption, c'est avant tout d'amour qu'il s'agit : amours humaines, amours divines, que l'écriture de Louise Erdrich transcende avec émotion et sensualité.
    « Parcouru par un souffle exalté, ce roman impose Louise Erdrich comme une romancière accomplie, de la trempe de Toni Morrison. »
    Laurent Sagalovitch, Libération

  • Caroline du Sud, 1932. Par un soir d'été caniculaire, le vieux shérif Furman Chambers est tiré de son sommeil par un coup de téléphone : deux hommes ont été froidement abattus à la sortie d'une ancienne auberge qui sert désormais de couverture au trafic d'alcool de Larthan Tull, le « magnat du bourbon ». Quand Chambers arrive sur les lieux, le nom du coupable circule déjà : Mary Jane Hopewell, un vétéran de la Grande Guerre, qui vit en marge de la société. Mais le shérif, sceptique de nature, décide de mener l'enquête et se retrouve plongé dans une spirale de violence qui va bouleverser le destin de personnages inoubliables. Alliant exigence littéraire et talent de conteur, Jon Sealy ressuscite avec brio l'époque de la Grande Dépression. Il y mêle noirceur et moments de grâce inattendus, créant une intensité dramatique saisissante autour des relations familiales, de la folie du pouvoir et des limites de la justice. « Ce roman, c'est un peu comme si Cormac McCarthy et William Faulkner réécrivaient le scénario de la série Boardwalk Empire, aidés dans leur inspiration existentialiste par un bon alcool fort. » Richmond Times Dispatch

  • Niché au fin fond de l'Idaho, au coeur d'une nature sauvage, le refuge de Bill Reedrecueille les animaux blessés. Ce dernier y vit parmi les rapaces, les loups, les pumas et même un ours. Connu en ville comme le « sauveur » des bêtes, Bill est un homme à l'existence paisible, qui va bientôt épouser une vétérinaire de la région. Mais le retour inattendu d'un ami d'enfance fraîchement sorti de prison pourrait ternir sa réputation. Rick est le seul à connaître le sombre passé de Bill, que ce dernier s'est acharné à cacher pendant toutes ces années. Pour préserver son secret et la vie qu'il a bâtie sur un mensonge, Bill est prêt à tout. Au fur et à mesure que la confrontation entre les deux hommes approche, inéluctable, l'épaisse forêt qui entoure le refuge, jadis rassurante, se fait de plus en plus menaçante... Dans le décor des grands espaces, un roman noir qui est aussi une superbe histoire de rédemption qui marque la naissance d'une nouvelle voix de la littérature américaine. « Un jeune écrivain au talent rare. Une formidable découverte. » Richard Ford

  • Sous une lune gibbeuse, un jeune homme nu traverse la nuit en courant aux côtés d'un chien galeux. à leurs trousses : Montana Bob et Charlie Chaplin, deux lascars prêts à tout pour récupérer l'animal et se venger du voleur.
    Cette nouvelle, qui ouvre le recueil de Callan Wink, donne le ton : une énergie et une originalité qui saisissent le lecteur dès les premières lignes. Dans les grands espaces du Montana, tous ses personnages sont tiraillés entre le poids des responsabilités et les charmes de la liberté. Ainsi, un homme marié entretient une liaison hors du commun avec une Indienne Crow alors que sa femme lutte contre un cancer. Et un adolescent, pris dans la guerre intime que se livrent ses parents, se transforme en exterminateur de chats...
    Saluées par Jim Harrison et Thomas McGuane, les deux maîtres des lettres de l'Ouest américain, les nouvelles de Callan Wink, vibrantes d'intelligence et d'humanité, marquent l'arrivée tonitruante d'un jeune écrivain qui n'a pas fi ni de nous surprendre.
    « Des nouvelles vraiment impressionnantes, dont les personnages
    m'ont habité longtemps. » Jim Harrison

  • « On trouve dans ce roman tous les éléments du genre : du sexe, de la violence, des crimes, des personnages fascinants, une formidable intrigue et l’inoubliable Al Barnes la Tendresse. Comme Richard Hugo, c’est un type qu’on aimerait avoir à ses côtés. » James Welch
    Flic chevronné et poète à ses heures, Al Barnes a quitté la police de Seattle par lassitude et haine de la violence. En s’établissant à Plains, petit patelin du Montana, il pense pouvoir enfin mener « la belle vie » et s’adonner à ses plaisirs favoris : les femmes, la pêche et la bonne chère. Mais ses espoirs sont vite anéantis lorsque sont commis des crimes qui l’entraînent dans l’enquête la plus complexe de sa carrière et qui réveillent une autre affaire vieille de vingt ans…
    Hommage aux maîtres du genre, cet unique roman de Richard Hugo est un savant mélange de noirceur et de poésie, resté mythique pour les amateurs de romans noirs.

  • Dans l’œuvre de Louise Erdrich, le rêve peut surgir du quotidien, le comique tourner au tragique, la violence et la beauté envahir tout à coup un paysage banal. 
    Rassemblées pour la première fois en deux volumes (La décapotable rouge et Femme nue jouant Chopin, à paraître prochainement), ces nouvelles publiées dans des revues littéraires et des magazines américains sont marquées par l’imaginaire sensuel et fertile d’un écrivain singulier.
    On y retrouve la genèse de ce qui a constitué, au fil des livres, l’univers de Louise Erdrich, de Love Medicine à La Malédiction des Colombes : le Dakota du Nord, le monde indien, un réalisme à la fois magique et poétique, la passion secrète qui habite ses personnages et la puissance d’évocation de ses histoires.« L’un de nos plus grands écrivains, remarquable par son audace stylistique et sa virtuosité artistique. La décapotable rouge est une splendide démonstration de son talent et de son style. » The Washington Post« Un extraordinaire auteur de nouvelles. » The New York Times« Une immense et magnifique conteuse. » The Los Angeles Times« Ces nouvelles magnifiques distillent l’essence de son œuvre. »  Kirkus Reviews

  • Le nouveau film de Jacques Audiard, adaptation de deux nouvelles de Craig Davidson, est sorti le 17 mai 2012 et fait partie de la sélection officielle du 65ème festival de Cannes, avec dans les rôles principaux : Marion Cotillard, Matthias Schoenaerts (révélé dans le récent Bullhead), Céline Sallette et Bouli Lanners.Dans la lignée d'écrivains comme Chuck Palahniuk et Thom Jones, Craig Davidson aime prendre des risques. A la dureté de son univers, il allie l'émotion et la compassion qu'il manifeste envers ses personnages dont il sonde les corps, les âmes et les coeurs avec une redoutable efficacité. Son écriture, viscérale et percutante, s'empare littéralement du lecteur pour ne plus le lâcher.Ces formidables nouvelles sont les meilleures que j'ai lues depuis bien longtemps. Il y a là matière à une douzaine de romans... Croyez-moi, vous n'avez jamais rien lu de tel. Bret Easton Ellis

  • Après son dernier roman, Cette vie ou une autre, Dan Chaon renoue avec la nouvelle, le genre littéraire qui l'a révélé lors de la parution de Parmi les disparus.Sobriété et élégance du style. Puissance émotionnelle de personnages aux vies apparemment ordinaires : un père de famille dont le petit garçon fait des cauchemars en trouve la cause dans son propre passé ; un homme tout juste veuf tente désespérément de déchiffrer des mots qu'il imagine lui être destinés ; un jeune homme réalise que la maison dont il a hérité à la mort de ses parents est habitée par une force obscure ; une femme divorcée se retrouve face à une existence qu'elle n'avait pas imaginée... De la réalité, Dan Chaon fait surgir l'étrangeté. Une étrangeté obsédant et intranquille qui donne à ses nouvelles une profondeur et une tension dramatique inattendues.« Le John Cheever d'aujourd'hui. » The Boston Sunday Globe « Constamment surprenant et superbement inquiétant. » The New York Times Book Review

  • De l'Afrique du Sud à la Lituanie, de l'Allemagne nazie à la banlieue de Cleveland, le livre d'Anthony Doerr est un voyage troublant dans l'espace et dans le temps. Le temps de la mémoire qui relie, comme un fil fragile, les personnages de ces six nouvelles, tous hantés par la perte ou la résurgence de leur passé, et confrontés à ce manque vertigineux de ce qui a été mais n'est plus. À l'image d'Alma, une veuve septuagénaire de Cape Town, à qui l'on tente curieusement de voler ses plus précieux souvenirs, dans la magnifique nouvelle qui donne son titre au recueil.
    Nulle nostalgie sous la plume d'Anthony Doerr, plutôt la volonté d'évoquer, de son écriture fluide, cristalline et élégante, en quoi la mémoire façonne nos destins et fait de nous des êtres véritablement humains. Récompensé par les plus prestigieux prix anglo-saxons, révélé en France par Le Nom des coquillages, il poursuit une oeuvre ambitieuse et originale qui ne ressemble à aucune autre.
    « Anthony Doerr appartient bel et bien à une espèce rare d'écrivains. » The New York Times « Un incroyable talent et une sensibilité hors du commun. » The San Francisco Chronicle « Un styliste hors pair. » The Guardian

  • Août 2011. L'ouragan Irene s'abat sur le Vermont, laissant derrière lui le chaos et la désolation. Loin de là,  à La Nouvelle-Orléans, Vale apprend que sa mère a disparu lors du passage de la tempête. Cela fait longtemps que la jeune femme a tourné le dos à sa famille, mais cette nouvelle ne lui laisse d'autre choix que de rentrer chez elle, à Heart Spring Mountain.Elle y retrouve celles qui ont bercé son enfance : la vieille Hazel qui, seule dans sa ferme, perd la mémoire, et Deb, restée fidèle à ses idéaux hippies. Mais si elle est venue là dans le seul but de retrouver sa mère, c'est aux secrets des générations de femmes qui l'ont précédée que Vale va se confronter, réveillant son attachement féroce à cette terre qu'elle a tant voulu fuir. Après Le Coeur sauvage, un recueil de nouvelles unanimement salué par la critique et les libraires, Robin MacArthur signe, d'une écriture pure et inspirée par la nature sauvage du Vermont, un émouvant premier roman sur le lien à la terre natale, et offre une réflexion lumineuse sur l'avenir de notre planète.
    « L'écriture de Robin MacArthur est un petit miracle. » Télérama.

  • « Je connais deux garçons qui suivent un sentier secret pour aller pêcher des perches dans le bassin du Niagara, leurs cannes à l'épaule comme des carabines. Je connais le flot sans fin des chutes qui rugit dans mes veines. Je connais des forêts infestées la nuit de loups gris. »Avec la puissance et la sensibilité révélées par Un goût de rouille et d'os, adapté au cinéma par Jacques Audiard, Craig Davidson explore dans ce roman vertigineux le conflit intérieur de deux hommes liés par un secret d'enfance.Duncan Diggs et Owen Stuckey ont grandi à Niagara Falls, surnommée par ses habitants Cataract City, petite ville ouvrière à la frontière du Canada et des États-Unis. Ils se sont promis de quitter ce lieu sans avenir où l'on n'a d'autre choix que de travailler à l'usine ou de vivoter de trafics et de paris.Mais Owen et Duncan ne sont pas égaux devant le destin. Tandis que le premier, obligé de renoncer à une brillante carrière de basketteur, s'engage dans la police, le second collectionne les mauvaises fréquentations. Un temps inséparables, sont-ils prêts à sacrifier le lien qui les a unis, pour le meilleur et pour le pire ?« Un véritable écrivain, qui crée son univers littéraire en se nourrissant du corps, du coeur et de l'âme des hommes. » Joseph Boyden

  • Aussi fou que deux hommes prêts à tout pour sauver un alligator, aussi tendre qu'un père essayant de se racheter auprès de son fils, Le paradis des animaux donne vie à un univers riche et émouvant.On y croise des arnaqueurs pleins d'illusions, de charmants dépravés et de jeunes amants égarés. Criants de vérité et terriblement attachants, ces personnages sont tous au bord du précipice. Sauter dans le vide ou détourner le regard : telle est la question.Avec un humour décalé et une grâce infinie, David James Poissant explore la dérive poétique d'êtres ordinaires. Il sonde les âmes et les coeurs de son un style aussi vif que tendrement mélancolique, et donne à des sujets éternels une force renouvelée.« Dans la lignée de Tchekhov et de Raymond Carver, dont il partage à la fois l'humanité et la maîtrise littéraire. » Kirkus Reviews« Un talent hors du commun. »The New York Post

  • Avec Le Miel du lion, un roman salué par la critique, Matthew Neill Null avait fait la preuve de son incroyable talent pour saisir le monde sauvage et interroger notre rapport à l'environnement.
    Dans Allegheny River, animaux et humains cohabitent au fil du temps, dans un équilibre précaire, au sein d'une nature ravagée par la main de l'homme. Tour à tour épique et intimiste, c'est un univers de violence et de majesté qui prend vie sous la plume lyrique et puissante de ce jeune écrivain. Ce livre, récompensé par le prix Mary McCarthy, acquiert une dimension universelle, car si le monde qui y est décrit peut nous sembler lointain, une chose est certaine : il s'agit bien du nôtre.Singulières et puissantes, ces nouvelles, ancrées dans la région des Appalaches, résonnent d'une inquiétante actualité. « Ces nouvelles sont autant de chefs-d'oeuvre à la beauté cruelle. Cette voix, ce regard, sont bien ceux d'un poète et d'un maître conteur. »                                                                               The San Francisco Chronicle

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