Alexandre StankéÉditeur

  • « J'ai encore tué quelqu'un. Je suis un tueur en série. D'accord, deux cadavres, c'est une petite série, mais c'est une série quand même. Et je suis jeune. Qui sait jusqu'où les opportunités me mèneront ? L'occasion fait le larron, le meurtrier ou la pâtissière. C'est documenté. »

  • Marie-Maude Pranesh-Lopez est aux prises avec un « trou blanc » qui la pousse à toujours fuir vers l'avant, à tout essayer, ce qui se solde invariablement par une profonde indifférence. Sa mère provoque volontairement des accidents de la route, qui causent des embouteillages. Son père, fervent consommateur de psycho-pop, se livre à la méditation chromatique et adhère à tout ce qui peut favoriser sa croissance personnelle. Dans un récit déconstruit, entrecoupé de pages du journal intime de Marie-Maude, l'auteur explore le thème de la fatalité, en mettant en scène des personnages pour lesquels la rédemption n'arrive pas.

  • « Ma mère se suicidait souvent. Elle a commencé toute jeune, en amatrice. Très vite, maman a su obtenir la reconnaissance des psychiatres et les égards réservés aux grands malades. Pendant que je collectionnais des cartes de hockey, elle accumulait les diagnostics. »

    Le drame familial d'un homme seul. Et des chats qui croisent sa route.

  • Implantée dans quarante-six pays, Monsanto est devenue le leader mondial des organismes génétiquement modifiés (OGM), mais aussi l'une des entreprises les plus controversées de l'histoire industrielle avec la production de BPC (biphényles polychlorés), d'herbicides dévastateurs (comme l'agent orange pendant la guerre du Viêt-nam) ou de l'hormone de croissance. Depuis sa création en 1901, la firme a accumulé les procès en raison de la toxicité de ces produits, mais se présente aujourd'hui comme une entreprise des « sciences de la vie », convertie aux vertus du développement durable. Grâce à la commercialisation de semences transgéniques, elle prétend vouloir faire reculer les limites des écosystèmes pour le bien de l'humanité. Mais qu'en est-il exactement ? Quels sont les objectifs de cette entreprise qui, après avoir longtemps négligé les impacts écologiques et humains de ses activités, s'intéresse tout à coup au problème de la faim dans le monde au point de se donner des allures d'organisation humanitaire ?

    S'appuyant sur des documents inédits, des témoignages de victimes, de scientifiques ou de politiciens, ce livre reconstitue la genèse d'un empire industriel qui, à grand renfort de rapports mensongers, de collusions avec l'administration états-unienne, de pressions et de tentatives de corruption, est devenu le premier semencier du monde. Et il révèle notamment le rôle joué par Monsanto dans le formidable tour de passe-passe qui a permis l'extension planétaire des cultures OGM sans aucun contrôle sérieux de leurs effets sur la nature et la santé humaine.

  • S'appuyant sur de nombreuses études scientifiques, mais aussi sur les témoignages de représentants des agences de réglementation, Marie-Monique Robin montre que la cause principale de l'épidémie de maladies chroniques (cancers, maladies neurologiques et auto-immunes, dysfonctionnements du système reproductif) que l'on observe dans les pays dits « développés » est environnementale.

    Pour cela, l'auteure retrace le mode de production des aliments, depuis le champ de l'agriculteur jusqu'à notre assiette. Elle décortique le système d'évaluation et d'homologation des produits chimiques et démontre qu'il est totalement déficient et inadapté. Surtout, elle raconte les pressions et les manipulations de l'industrie chimique pour garder sur le marché des produits hautement toxiques, et elle explore les moyens permettant de se protéger.

  • La vie offre toutes sortes d'inspirations : la nature, le sexe, l'amour, la beauté, la bouffe, tiens, même la laideur... Mais pour ceux qui, comme les six auteurs québécois réunis le temps de ce recueil, sont fous des chiens ou des chats, leur compagnon à quatre pattes se révèle une source intarissable de joie, d'anecdotes savoureuses et d'idées de fiction. Comme chiens et chats propose des nouvelles drolatiques ou dramatiques, ludiques ou très noires, nostalgiques de temps révolus ou résolument tournées vers l'avenir. Des récits aux antipodes les uns des autres, avec, comme point de départ, la passion du chien ou du chat.

  • « À la fin de ce récit, je vais me tuer. Et puis mourir. C'est ainsi. Toute bonne chose a une fin, mais moi aussi. »

    Après les retentissants succès de La Bête à sa mère et La Bête et sa cage, David Goudreault conclut sa trilogie avec Abattre la bête ; des explosions d'amour et de violence pour une finale apocalyptique digne de ce nom.

  • Dans cet ouvrage, Marie-Monique Robin dresse le bilan du modèle agro-industriel qui, après un demi-siècle, n'est pas parvenu à nourrir le monde tandis qu'il participait largement au désastre écologique en poussant vers les bidonvilles des millions de paysans. Du Mexique au Japon, en passant par le Malawi, le Kenya, le Sénégal, la France, l'Allemagne, l'Inde et les États-Unis, cette enquête illustre l'idée que l'on peut faire « autrement » pour résoudre la question alimentaire en respectant l'environnement et les ressources naturelles, à condition de revoir de fond en comble le système de distribution des aliments et de redonner aux paysans un rôle clé dans cette évolution indispensable à la survie de l'humanité. Marie-Monique Robin démontre ainsi que, pratiquée sur des exploitations à dimension humaine, l'agroécologie peut être hautement efficace d'un point de vue agronomique et économique et qu'elle représente un modèle d'avenir productif et durable.

  • Le succès sourit enfin au patron, quarante ans, fraîchement nommé à la tête d'un média numérique en plein essor. Ce père de famille hétéronormatif caucasien et marié a tout pour réussir... dans les années 1980. Malheureusement pour lui, ses employés sont presque tous nés au tournant du millénaire. Mais qui diable sont ces gens qui réclament des toilettes non genrées? Qui dirige vraiment cette salle de nouvelles, et pourquoi de violents incidents inexplicables frappent-ils soudainement des représentants de la génération X ?

  • « Mon père, il est bon pour rentrer des affaires dans des têtes. Je me demande pourquoi c'est de l'amour qu'il a décidé d'enfoncer dans la mienne. Je me demande, surtout, s'il aurait fait le même choix si on n'avait pas passé notre vie à mourir. »Le père de Fauve se révèle là où le magnétisme rencontre la dureté. Il attire pour mieux anéantir, fait des enfants pour les abandonner, n'avance que pour jouir. Jusqu'à ce que la maladie frappe. Se sachant condamné, il retourne vers son unique fille pour en faire sa dernière femme, son plus important projet. Fauve devra grandir avec l'angoisse du deuil, les fins du monde qui s'enchaînent et l'ambiguïté d'un amour aussi vaste que corrompu.Rose-Aimée Automne T. Morin explore dans cette autofiction la mort et ses perversions. Une incursion déchirante au coeur de la famille, du pouvoir, du désir, de la rédemption et des responsabilités auxquelles on choisit de faire face. Ou non.

  • « J'étais son unique fille, j'allais devenir son projet. L'expérience devait durer deux ans ; contre toute attente, elle s'est étendue sur quatorze années. Ce qui suit n'est pas un joli conte. C'est une enfance en accéléré, une vie de maniaque. Un quotidien orchestré par un tendre égocentrique qui me laisserait plus démunie que je ne saurais l'avouer. »

    Rose-Aimée Automne T. Morin a perdu son père quand elle avait seize ans. Atteint d'un cancer, il s'était donné une mission avant de mourir : faire de sa fille la femme qu'il considérait comme parfaite. Une féministe affirmée, égoïste, cultivée, dérangeante. L'auteure comprend aujourd'hui qu'elle s'est fait imposer une personnalité dans l'urgence et, dans cet essai intime, tente de saisir l'héritage laissé par son enfance effrénée.  Mettant ses talents de portraitiste au service de sa quête de sens, elle interroge également six personnes qui ont elles aussi grandi dans un cadre hors de l'ordinaire.

    Un ouvrage coup-de-poing sur l'identité, porté par une écriture d'une grande vulnérabilité.

  • Afin de devenir un grand auteur, un jeune homme entame un processus de quête du malheur, une longue marche d'autodestruction créative. Pour créer un chef-d'oeuvre, il y a plusieurs choix possibles: être fêlé comme Nelligan, suicidé comme Aquin ou fumé à l'opium comme Baudelaire. Tout sauf ce bonheur improductif, état de grâce réservé aux non-écrivains de ce monde. Éviter les pièges du bonheur et provoquer le malheur jusque dans ses derniers retranchements, voilà le plan de match. C'est la guerre au bonheur, la résistance à ce monde capitaliste «qui nous tient en liesse». Tous les moyens sont bons...

  • Que s'est-il passé le matin du 12 novembre 2009 ? À ce jour, seul Jacques Delisle le sait.

    Retraité de la Cour d'appel du Québec, Jacques Delisle était un magistrat respecté et même craint par certains. Sa vie bascule en juin 2010 lorsqu'il devient le premier juge au Canada à être accusé pour le meurtre prémédité de son épouse. Au terme d'un procès très médiatisé, un jury reconnaît sa culpabilité, le faisant ainsi passer du côté des criminels. Alors que Jacques Delisle clame son innocence, la Cour d'appel et la Cour suprême refusent l'une après l'autre d'ordonner un nouveau procès. Au moment de la publication de ce livre, l'ex-juge Delisle est toujours derrière les barreaux.

    Dans cet ouvrage, la journaliste Kathryne Lamontagne relate, à la manière d'un roman policier, la chronologie des événements. Elle s'appuie sur des extraits de cour, des tweets et des entrevues effectuées avec les principaux acteurs de cette saga. Elle donne aussi la parole au condamné, qui se livre pour la toute première fois. Il s'agit peut-être de la dernière occasion qu'a l'homme de 79 ans de se faire entendre.

    Le lecteur en apprendra également sur l'autre drame que cache cette tragédie, celui d'une famille déchirée entre la mort d'une femme aimée et l'emprisonnement à vie d'un père admiré.

  • Après trois ans au pays de la baguette et du bon vin, le journaliste globe-trotteur revient au pays du beigne et de la bonne biaïre. Pour faire plaisir à sa femme, il débarque à Toronto, où l'attend le syndicat des ratons laveurs. S'étant trompé de bercail, il ramène sa femme à Montréal, où l'attend le syndicat des voleurs de vélos.

    Entre deux contrechocs culturels, il réapprend à vivre avec le sourire Colgate, redécouvre le hot-dog-de-nos-mères, enterre sa grand-mère schizo, canote avec une bande de triathloniens végétariens et réalise le premier Défi Pepsi du spermogramme intercité Paris-Toronto-Montréal.

    Dans le souci de dire les vraies affaires, l'auteur répond à TOUTES les grandes questions circomplexes de nos existences blafardes: combien de Torontois faut-il pour dévisser une ampoule? D'où vient le facteur vent? De quoi le Québec est-il censé se je-me-souvenir au juste? Les réponses pages42, 159 et225*.


    * Vous avez été eus, hein! Pensez-vous que j'allais vendre le punch?

  • « À quoi ça peut bien servir, de vouloir commenter le monde ? De prendre à ce point le pouls de la planète ? Elle sait bien c'est quoi, son pouls. À quoi ça sert de tenir un miroir devant les gens, alors qu'ils savent très bien ce qu'ils font ? Est-ce qu'il veut les informer ou les sauver d'eux-mêmes ? Est-il journaliste, commentateur, historien ou messie ? »

    Le Québec s'apprête à se prononcer dans un troisième référendum. Le Canadien s'en va en finale de la coupe Stanley avec de fortes chances de gagner grâce au jeu d'un musulman controversé. Et puis il y a Raphaël Cohen et Maxime Tremblay, des producteurs de contenu qui se retrouvent soudainement avec un budget illimité pour réaliser leurs plus grandes ambitions médiatiques. Mais avant, une petite ligne.

    Le drame d'une génération ouverte à tous les plaisirs, pourtant désorientée devant les signaux amoureux et désireuse d'un « vrai » qu'elle ne parvient pas à définir.

  • Les Champions de l'amourraconte l'histoire d'une jeune et séduisante adolescente qui, en raison de son endettement, décide de vendre ses charmes grâce au concours d'un souteneur dont elle tombe amoureuse.

    Très vite, le conte de fées se transforme en cauchemar, et c'est auprès de ses clients qu'elle trouve du réconfort.

  • Eva a vécu une enfance et une adolescence tourmentées, qu'elle croyait à jamais enfouies au fond de sa mémoire. Lorsqu'elle apprend qu'elle est enceinte, les souvenirs refont surface et la submergent. Son incertitude quant à sa volonté de garder le bébé provoque une dispute avec son amoureux, Alexis, qui, habitué à ses inquiétudes, semble moins compréhensif cette fois-ci. Elle trouve alors refuge chez son vieux copain Arnaud et sollicite l'aide de Judith, la mère de sa meilleure amie.

    L'Éphémère, un roman dans lequel passé et présent s'entremêlent, explore les doutes et les questionnements d'Eva : saura-t-elle être une bonne mère ? Est-elle condamnée à recréer pour son enfant la jeunesse trouble qu'elle a voulu oublier ? Peut-elle échapper à la grande noirceur familiale ou s'agit-il d'une tare héréditaire, inévitable ?

  • NICOLE GIBEAULT vient d'une grande lignée : elle est la petite-fille d'Alexis Caron, ancien maire de Hull et député provincial et fédéral pendant plus de seize ans, et la nièce de Pierre Caron, qui a succédé à son propre père à titre de député jusqu'en 1968. Son grand-oncle, l'honorable François Caron, a présidé la commission portant son nom chargée de faire la lumière sur la moralité dans l'administration municipale de Montréal dans les années 1950. Quant à sa mère, Marie Caron-Gibeault, femme au parcours professionnel exceptionnel et féministe convaincue, elle a été avocate et militante libérale, et fut très impliquée politiquement et socialement ici et à l'étranger.

    Toute carrière, quelle qu'elle soit, est un reflet de la vie d'une personne qui traîne avec elle son bagage, ses racines et les influences de son milieu. C'est probablement pour cela qu'en 1991, à trente-sept ans, Nicole Gibeault a été la première femme nommée juge en Outaouais. Elle a siégé à la Cour du Québec pendant vingt-trois ans. Depuis qu'elle a raccroché sa toge, elle est chroniqueuse judiciaire dans les médias, entre autres à TVA, à LCN et au 98,5 FM. On m'appelle encore « Madame la juge », c'est le parcours peu banal d'une femme de tête qui a beaucoup à raconter. Si elle écrit ce livre maintenant, c'est pour pouvoir revivre au ralenti une carrière qui a passé trop vite. En tant que juge, elle avait un devoir de réserve, désormais elle peut enfin s'exprimer, et elle le fait bien.

  • Manger avec sa tête, affirme Élise Desaulniers, c'est choisir ce qu'on met dans son assiette, en sachant que les choix qu'on fait ont des conséquences : sur notre santé d'abord, mais aussi sur l'environnement, sur la vie des animaux, sur celle d'autres personnes. En dix chapitres, elle explique les bases de l'éthique alimentaire, en apportant un nouvel éclairage sur des enjeux tels que les pesticides, les OGM et les aliments bio. Le saumon sauvage est-il plus intéressant pour la santé que le saumon d'élevage ? Doit-on vraiment acheter local ? Devrions-nous privilégier le bio à n'importe quel prix ? Autant de questions traitées avec nuance et intelligence.

  • « En colocation à Kaboul. Avec une Belge, un Irano-Britannique et un Hollandais qui mangent la nourriture avec les mains.
    Tu sauras jamais comment je vis ici.
    Jusqu'à présent, tout fonctionne comme prévu. »

    Une Fille grandit dans l'ombre d'une Mère qui invente un monde dangereux pour la retenir le plus longtemps possible au Village. Sa fuite se profile : elle se rendra dans une véritable zone de conflits, en Afghanistan, pour aider un pays décimé par la guerre. Mais elle y découvrira, avec la soupe aux gourganes de son enfance, d'étranges ressemblances avec le Village et les êtres plus grands que nature qu'elle a quittés. Rentrée au Québec, réussira-t-elle sa propre reconstruction ?

    Ce premier roman raconte l'évasion, le retour et la réconciliation en rapprochant deux milieux que tout sépare : un village québécois et Kaboul, en Afghanistan.

  • Geneviève St-Germain se dit « désobéissante » depuis toute jeune, parce qu'elle a toujours refusé de se taire. Mais elle constate que le prix à payer est lourd dans une société où fermer sa gueule est la norme.

    Sur un ton à la fois incisif, teinté d'humour et à fleur de peau, un peu comme dans un journal intime, l'auteure raconte des parties de sa vie dont elle a cherché à tirer un sens. Elle réfléchit à la condition féminine, à la misogynie ambiante, de même qu'à la radio et à la télévision, qu'elle connaît bien. C'est sans fausse pudeur qu'elle confie aussi sa quête obstinée de vérité intérieure, menée par une insatiable curiosité et aidée par la psychothérapie. Puis son éveil à la spiritualité, qui lui a permis de se réconcilier avec elle-même et a modifié sa perception de la vie.

    Carnets d'une désobéissante, un livre vibrant qui s'adresse au coeur autant qu'à la tête.

  • Plomb

    Felix Villeneuve

    « Personne ne t'aime, ne t'admire autant que moi, M.A. Pour cette raison, je crois que tu devrais m'appartenir. Et je t'appartiendrais aussi, bien entendu. Comme deux lumières se mélangent et créent une obscurité ; il n'y aura, autour de nous, que les ténèbres pour dévorer les autres amours. »

    Plomb relate une collision brutale entre fantasme et réalité. Carl, un homme sans envergure, est obsédé par Myriam Aaron, superstar de l'heure. Après avoir reçu de l'actrice une réponse formatée à sa lettre enflammée, il décide de tout laisser tomber pour la traquer. Carl est attiré par ce qu'il ne peut toucher sans se brûler?; un aveuglement qui ne peut se terminer qu'au fond de l'abîme.

  • Je me place au centre du trottoir et je descends mon pantalon jusqu'aux genoux. Ce n'est pas très élégant, j'en suis conscient, mais comme prévu on passe à mes côtés comme si je n'existais pas. Je crie :

    - Je suis invisible ! Invisible !

    Mario vient me rejoindre, il baisse lui aussi son pantalon. Nous devenons tous les deux invisibles.

    - Alors, convaincu ?

    - On devrait songer à braquer une banque, avec notre super pouvoir...

    Résidant du Plateau, écrivain de quartier, itinérant : Serge Comtois est surtout un homme qui a touché le fond, qui cherche des moyens de se relever et qui désespère de revoir son fils. Accompagné de ses fidèles collègues de travail, il traîne entre bancs publics et McDo avant de se décider à participer à un concours d'écriture qui changera sa vie, ou du moins son quotidien.

    Le récit d'un monde dur, beau par moments, appartenant à ceux que l'injustice sociale a relégués à la marge.

  • L'enseignante de terrain Tania Longpré traîne son oeil critique sur le système scolaire actuel et ses déboires. Elle propose une réflexion sur la perception et la réalité du métier d'enseignant, qui souffre, selon elle, d'une dévalorisation importante aux yeux du public. Cette déconsidération serait à la source d'un ensemble de maux affligeant l'éducation au Québec, eux-mêmes étroitement liés à d'autres enjeux de société qui font présentement l'objet de débats : la laïcité, la formation des maîtres, le discrédit des enseignants, leur épuisement, la bataille des connaissances et des compétences, du privé et du public, les réalités de l'école montréalaise, la problématique de l'enseignement de l'anglais intensif au primaire.

    Dans la foulée des réformes annoncées, les arguments de Tania Longpré ne manqueront pas d'alimenter les échanges.

empty