Armand Colin

  • Observer directement les pratiques sociales en étant présent dans la situation où elles se développent est un moyen de les reconstituer avec plus de précision qu'au travers du seul discours des acteurs, recueilli par entretien ou par questionnaire.
    Les conditions de validité scientifique de cette démarche d'enquête sont ici précisées pour répondre au risque que représenterait une connaissance trop impliquée dans la situation. L'ouvrage propose des conseils pour les différentes étapes de l'enquête, depuis le choix du terrain jusqu'au compte rendu final en passant par le mode de participation à la situation, la prise de notes, l'analyse... 

  • Les études sur le genre suscitent une production scientifique de plus en plus massive et pluridisciplinaire. Cette floraison requiert une présentation claire et rigoureuse des outils forgés par les sciences humaines et sociales pour penser le(s) masculin(s) et le(s) féminin(s).
    Comment naissent les identités de genre ? Quel éclairage les sciences sociales apportent-elles sur la sexualité ? Hommes et femmes ont-ils/elles le même rapport au travail ? Leurs loisirs et leur sociabilité sont-ils identiques ? Quel rôle le genre joue-t-il en politique ? Les identités de genre sont-elles en crise, une « domination » masculine persiste-t-elle ?
    Intégrant les développements les plus récents et des problématiques de plus en plus débattues (violences, genre et développement, brouillage des identités de genre, etc.), cet ouvrage présente de nombreuses études de cas. Il invite à questionner des catégories bien moins « naturelles » que ne le suggère le sens commun.

  • Comment la société construit-elle les individus ? Quels sont les processus sociaux à travers lesquels nous devenons ce que nous sommes ? C'est toute la question de la socialisation.
    Cet ouvrage en dresse un panorama d'ensemble, des écrits des fondateurs de la discipline aux recherches les plus récentes, et propose une grille d'analyse de la façon dont la société nous forme et nous transforme.
    L'auteure montre comment, au fil du cycle de vie, s'articulent les actions socialisatrices respectives de la famille (et à travers elles de la structure sociale et des rapports sociaux de sexe), des professionnels de l'éducation et des normes éducatives, de l'école, des groupes de pairs, de la vie en couple, du travail, du passage par diverses institutions ou de la participation à diverses interactions.
    Chacun pourra ainsi mieux mesurer la puissance des processus de socialisation, et leurs enjeux.

  • De tous les sociologues français du XXe siècle, Pierre Bourdieu (1930-2002) est sans doute aujourd'hui le plus connu et le plus controversé. Son oeuvre foisonnante a durablement marqué le champ intellectuel en France et dans le monde. À l'origine d'une nouvelle théorie du monde social qui s'appuie sur des concepts clés tels que l'habitus, la violence symbolique ou le champ, Pierre Bourdieu s'attache à mettre au jour la réalité des rapports sociaux pour mieux la dénoncer. 
    Cet ouvrage présente trois dimensions centrales de l'oeuvre de Pierre Bourdieu : sa réflexion  sur le métier de sociologue, l'élaboration de ses principaux concepts d'analyse à travers l'étude de domaines particuliers (école et culture) et enfin sa théorie de l'espace social. Dans chacun des chapitres, sont présentés des travaux d'auteurs qui ont poursuivi la réflexion de Pierre Bourdieu ou qui s'en sont inspirés. 
    C'est en s'intéressant aux apports et aspects critiques de la sociologie de Pierre Bourdieu que peuvent être saisies l'importance et la nature de son influence intellectuelle aujourd'hui. 
     

  • La sociologie de la culture, tout comme les définitions même du mot culture, est l'objet de débats et de polémiques passionnantes et souvent passionnées.
    Le but de cet ouvrage est de resituer les travaux - théoriques et empiriques - dans la dynamique de ce champ de recherches vaste et varié. Derrière des oppositions entre « des écoles » ou des auteurs, des méthodes ou des façons d'aborder la culture, peuvent être dégagés des points de rencontre et des complémentarités. Par ailleurs, les débats les plus actuels, soulevés par les (r)évolutions liées au numérique, l'importance prise par les études de genre, et l'émergence de nouveaux publics (les enfants, les fans), sont abordés, à la fois à travers les nouveaux terrains qu'ils font surgir, mais également par les questions méthodologiques qu'ils posent aux sociologues.

  • Cet ouvrage répond avec clarté et rigueur aux questions majeures que se posent tout concepteur d'enquête par questionnaire et toute personne souhaitant analyser statistiquement des données  : qu'est-ce qu'un échantillon représentatif, un pourcentage significatif et une «  bonne estimation  »  ? Comment recoder des variables et concevoir des indicateurs  ? Comment analyser leurs relations, avec quelles méthodes  ? Comment interpréter des résultats  ?
    Sans recours inutile au formalisme mathématique, il expose les principes des raisonnements statistiques en sociologie. Les présentations des méthodes et notions sont accompagnées d'exemples concrets, issus de vraies enquêtes.
    Tous les éléments sont fournis pour comprendre, analyser et produire des données, que ce soit en sociologie ou dans les domaines des études, du marketing, des sondages d'opinion ou des enquêtes de comportement.
    L'ouvrage, actualisé dans cette 5e édition, répond aux besoins bien identifiés des étudiants, enseignants comme des chargés d'études.

  • Ce manuel présente de façon concrète les différentes étapes permettant de mener à bien un entretien compréhensif et d'élaborer un cadre d'interprétation.
    La démarche consiste à s'appuyer sur les catégories de pensée des informateurs, tant pour conduire les entretiens de façon efficace que pour formuler des hypothèses. Elle peut s'appliquer au-delà de l'entretien en face à face, dans les nouveaux espaces d'enquête offerts par Internet. Jusqu'où et comment est-il possible de théoriser en partant du terrain ?

  • Le premier tome  de ce grand classique  évoque les précurseurs de la sociologie de l'antiquité au siècle des Lumières et présente les pères fondateurs, Weber et Durkheim au premier chef. Il analyse l'émergence, au long du XIXe siècle, de la thématique socialiste. Cette nouvelle édition prend en compte les progrès et évolutions dans l'approche de Weber. La bibliographie a été également mise à jour.
     

  • Grandir, travailler, choisir son ou sa conjoint-e, vivre en famille, pratiquer des loisirs, éduquer des enfants : le genre affecte les principaux moments traversés par un-e individu-e au cours de sa vie. L'ouvrage révèle comment ces différences sexuées sont construites et légitimées dans les sociétés contemporaines. Il décrit également les principales instances de socialisation qui participent à les produire : école, pairs, familles, médias... Il donne enfin à voir les transgressions à l'oeuvre dans nos sociétés ainsi que les éventuelles transformations sociales qu'elles annoncent.
    Enquête après enquête, apparaissent ainsi les modalités précises de production et de transformation des différences sexuées. Tout en restituant les grands débats et discussions autour du concept de genre, l'ouvrage permet à chacun et à chacune de mieux « voir » le genre en train de se faire dans son expérience quotidienne.

  • La sociologie de la culture est un des grands domaines de la discipline. Au cours des dernières années, plusieurs questions ont structuré les recherches : celles de la hiérarchie sociale des pratiques culturelles et de la distinction, de la démocratisation de la culture et des politiques publiques, de la diversité des pratiques et des publics. Cet ouvrage, traduit aux États-Unis, réactualisé dans cette 3e édition, présente une synthèse des résultats et des débats.
    La sociologie de la culture s'est également réorientée pour répondre à de nouveaux questionnements, liés aux mutations entre générations médiatiques et générations numériques, à la mise en concurrence entre culture légitime et culture de masse, à une meilleure compréhension de la réception des oeuvres et de l'expérience esthétique. Cette sociologie cherche à comprendre la place et le sens de la culture dans les sociétés contemporaines.

  • Ces dernières années, les domaines d'intervention de l'État ont proliféré. Ce manuel permet de comprendre les dynamiques et les transformations des politiques publiques.Il reprend les principaux concepts et modèles d'analyse  à partir de deux questions fondamentales : Qu'est-ce qu'une politique publique ?  Comment changent les politiques publiques? 
     

  • Cette 5e édition, totalement refondue, d'un manuel devenu « la » référence sur le monde de l'école, des élèves et des enseignants, explore le domaine de manière systématique et objective, et sous des aspects divers : place de l'école dans la société (politiques scolaires, inégalités de carrière, enjeux de la réussite scolaire, évolution des analyses théoriques), mais aussi acteurs et pratiques (profession enseignante, programmes, pratiques éducatives des familles, métiers d'élève).
    L'ouvrage actualisé propose ainsi de nombreux éléments sur les effets des politiques éducatives, la construction et les effets de ségrégation scolaire, ou encore les changements introduits par le renouvellement des enseignants et des élèves eux-mêmes.
    Les auteurs rendent compte de la profusion et de la diversité des recherches conduites ces dernières années dans ce champ qui demeure l'un des plus riches de la sociologie, en prise directe avec l'actualité et les préoccupations des familles, des enseignants et des élèves. Ce manuel exhaustif intéressera les étudiants en sciences sociales, en sciences de l'éducation, les enseignants, les responsables des politiques éducatives et des associations de parents d'élèves.

  • Chaque parcours de vie d'une personne est synthèse de multiples déterminations, d'interactions et des actions de la personne elle-même. Aussi chaque récit d'un parcours de vie contient-il, sous forme narrative, des informations et des significations sur des niveaux très divers de réalité.
    Comment le sociologue doit-il s'y prendre pour recueillir des récits de vie - et auprès de quelles personnes - afin que chacun contribue à la compréhension de l'objet étudié ? Comment construire cet objet sociologiquement, comment développer l'enquête et la mener à bien, comment y insérer des moments d'observation directe des interactions ? Comment recomposer peu à peu par l'analyse un modèle réaliste de l'objet d'étude, un modèle qui en donne une description analytique et dynamique la plus riche et la plus fidèle possible ? C'est à ces nombreuses questions que répond l'ouvrage, dont la 4e édition a été largement revue.

  • Peu d'institutions sont à la fois aussi explorées et mal connues que la famille. Celle-ci fait l'objet d'un discours politique et médiatique qui se renouvelle sans cesse ; chacun de nous est tenté par ailleurs de juger de la famille à partir de la connaissance intime, mais nécessairement partielle, voire partiale qu'il en a...
    Tout en conservant les développements sur l'histoire de la famille, l'ouvrage intègre  les nouveaux débats concernant la place de l'institution familiale dans le champ social, en relation avec les phénomènes de crise, de chômage et de migration. Il donne un large écho aux discussions relatives au « mariage pour tous », comme aux nouvelles techniques et aux nouvelles pratiques qui transforment profondément le champ de la filiation.
    S'appuyant sur un ensemble de travaux neufs, ce classique sur le sujet, régulièrement actualisé,  offre une vision renouvelée du champ familial.

  • Le numérique au sens large (informatique, réseaux, médias, Internet) a envahi l'ensemble des activités humaines, des plus personnelles aux plus collectives, et a profondément modifié notre rapport aux autres, à l'espace, au temps. Porteur d'innovations permanentes, il fascine et effraie tout autant, et fait l'objet de multiples débats, analyses, controverses.
    Cet ouvrage de référence en présente les cadrages théoriques et les concepts clés ainsi qu'une synthèse critique des travaux réalisés sur le sujet en sciences sociales. Cette nouvelle édition fait le point sur les évolutions récentes (le Machine Learning, la blockchain, le RGPD) et sur les enjeux contemporains (appels à la régulation, rôle croissant de la Chine, inflation des fakes news). Elle dresse un panorama des dernières avancées dans les domaines de la recherche : sociologie des algorithmes, des propagations et des makers ; économie de l'attention, plateformisation, économie comportementale à base de traces et de digital labor ; analyse politique du numérique dans la justice, la sécurité, le militaire ou la santé ; ou encore nouvelles méthodes des « humanités numériques ».

  • Cet ouvrage offre un large panorama de la sociologie moderne et contemporaine en montrant la diversité des pratiques et des courants sociologiques qui se sont développés depuis le début du XXe siècle aux États-Unis et en Europe occidentale. Il accorde tout d'abord une attention particulière aux théories de l'intégration par le social (culturalisme, fonctionnalisme, structuralisme). Puis il examine les analyses qui mettent en avant les contradictions et les conflits au coeur de nos sociétés (sociologies radicales et critiques, actionnalisme...). Il présente en troisième lieu les écoles qui donnent priorité à l'individu et au microsocial (individualisme méthodologique, interactionnisme, ethnométhodologie). Une dernière partie rend compte des théories des temps présents (sociologies de l'individu et des réseaux, postmodernisme...).

  • Ce manuel présente de manière didactique les  nombreux travaux classiques et contemporains relatifs à la consommation. Il vise à la réappropriation par les sociologues de ce champ d'études  principalement investi par des disciplines connexes (sciences économiques, sciences de gestion ou anthropologie). Dégagé d'une conception d'économistes et de marketing,  l'ouvrage  remet la consommation à sa juste place, c'est-à-dire au coeur des relations économiques et sociales.

  • Depuis la fin du XIXe siècle, la famille s'est transformée en permettant à chacun de ses membres d'avoir une identité de plus en plus personnelle, reconnue par ses proches, et dans une ambiance idéalement affective. Schématiquement les changements se sont déroulés en deux temps.
    Lors de la première modernité jusqu'aux années 1960, se sont imposés l'évidence du mariage amoureux, une grande division du travail entre les sexes, le repli sur le bonheur familial, et le soutien de l'État-providence.
    Avec la seconde modernité, sont apparus le droit au divorce et à la séparation, l'apparition de nouvelles formes familiales, le succès des normes psychologiques, le processus d'individualisation de la femme et de l'enfant, le déclin de la norme hétérosexuelle. En conséquence, des tensions naissent entre les exigences du maintien de la vie commune et celles de la défense de soi pour chacun de ses membres. Dans cette 6e édition, revue et refondue, de cet ouvrage, sont décrites les manières dont la famille est réinventée.

  • La dénonciation régulière des « affaires » et des « scandales » laisse croire que les élites économiques et politiques ne sont plus à l'abri des mises en cause et des procès. Ces événements masquent pourtant une tout autre réalité. Les déviances et délinquances des élites restent en effet perçues comme ayant une moindre gravité
    que celles portant atteinte aux personnes et aux biens. Et elles sont loin de susciter la même réaction sociale.
    S'intéresser aux élites délinquantes permet alors de poser des questions qui ne sont jamais soulevées dans les cas d'atteintes aux biens et personnes. Où placer le curseur entre les déviances acceptables et celles qui menacent l'ordre social ? L'existence d'une norme pénale est-elle suffisante pour identifier un acte transgressif ? Les auteurs d'abus sont-ils vraiment mal intentionnés et responsables ? Ne sont-ils pas victimes d'organisations laxistes et d'une grande tolérance collective ? Quelle est enfin la sanction adéquate à ces débordements ? Ces enjeux sont autant intellectuels que politiques et éthiques.
    Afin de pouvoir construire des positions réfléchies sur le sujet, la maîtrise des connaissances scientifiques existantes est un préalable indispensable. Tel est l'apport de cet ouvrage.

  • La lecture fait l'objet de nombreux discours pour en vanter les qualités ou en pointer les enjeux. Nombreux sont ceux qui s'inquiètent à son sujet. Pourtant, pratique très largement diffusée, elle relève d'évidences non questionnées. Qu'est-ce que la sociologie peut apporter à la connaissance de la lecture ?
    Il s'agit d'abord de s'interroger sur la définition de la lecture et surtout sur le statut qu'elle occupe dans notre société contemporaine et son évolution. Il s'agit aussi de saisir la différenciation sociale de cette pratique. Qui sont les lecteurs ? Quelles différences dans leurs pratiques selon leurs appartenances sociales ? De nombreuses enquêtes mettent en évidence les effets de l'âge, du genre et du milieu social sur le rapport à la lecture et la manière dont elle est pratiquée. Enfin, la sociologie se doit aussi d'entrer dans l'expérience de la pratique, dans la manière dont elle fait sens non seulement pour le lecteur lui-même mais aussi pour ceux qui l'entourent comme pour la collectivité dans son ensemble.

  • La ville en tant qu'établissement humain s'est largement imposée dans nos manières de penser, de sentir, d'agir, de bouger, de communiquer, d'aimer, de consommer... Il n'est donc pas étonnant de voir les grands auteurs de la sociologie intégrer la ville dans leurs réflexions. Qu'il s'agisse de Karl Marx, Émile Durkheim ou encore Max Weber, tous ces pionniers de la sociologie ont vu dans la grande ville le lieu même de la modernité, et leurs travaux ont permis le développement de la sociologie urbaine.
    Si dans cet ouvrage les grandes figures (Henri Lefebvre, Raymond Ledrut, Henri Raymond...) sont étudiées, cela ne veut pas dire pour autant que seuls les sociologues urbains sont mobilisés. Géographes, politistes, philosophes, architectes étayent ponctuellement le propos au point que les limites de la sociologie urbaine deviennent parfois si poreuses qu'il semble préférable de parler plus largement d'études urbaines (urban studies). Ce manuel entend déborder le champ de la sociologie urbaine en étudiant nombre de problématiques liées au monde urbain actuel (fragmentation territoriale, gouvernance, patrimonialisation, aménagement...).

  • Devenu référence incontournable de l'entrée dans la discipline, ce manuel d'initiation à l'ethnologie présente ses méthodes et concepts fondamentaux ainsi que ses principaux paradigmes - de l'évolutionnisme au structuralisme - et ses grands domaines de recherche - parenté, économie, politique, religion... Chacune de ces contributions est présentée de manière synthétique et illustrée d'extraits de l'oeuvre des auteurs les plus marquants de l'anthropologie française, britannique, américaine ou allemande, depuis les pères fondateurs (Morgan, Tylor, Boas ou Mauss) jusqu'aux contemporains (Lévi-Strauss, Balandier, Sahlins ou Geertz).
    Véritable instrument pédagogique, cet ouvrage, réactualisé dans cette quatrième édition, prépare l'étudiant à une lecture critique des oeuvres, tout en laissant entrevoir la complexité des débats et des controverses qui ont alimenté l'histoire de cette discipline.

  • Cet ouvrage récapitule les épisodes caractéristiques de la mise au travail depuis la révolution industrielle, les techniques d'organisation de la production et leur mode d'emploi, au-delà des entreprises. Il confronte les identités professionnelles à la dynamique des conflits et des tensions sur le marché de l'emploi. Sont ainsi mis en lumière les acquis, les débats classiques et les prolongements actuels de la sociologie du travail. 
    Cette nouvelle édition met l'accent sur le glissement de la sociologie du travail vers une sociologie de l'emploi et des professions.

  • Ce livre, réctualisé dans cette réédiition, explore les trois aspects fondamentaux de la délinquance.
    D'abord, la production des normes, qui ne cesse de redéfinir les contours d'une notion propre à une société donnée, à un moment donné de son histoire. Ensuite, les mécanismes de transgression, qui sont à la fois complexes et variés. Loin de se limiter aux phénomènes les plus visibles, tels que les délinquances juvéniles ou les violences physiques et sexuelles, la sociologie nous entraîne aussi dans les méandres de la délinquance des élites économiques et politiques, ainsi que dans les multiples formes de violence politiques et de crime organisé. Enfin, les réactions sociales qui vont de l'indifférence aux poursuites policières et judiciaires, au terme de profondes inégalités sociales.

empty