Armand Colin

  • Libération de la tutelle perse pour les uns, changement de maître pour les autres : la conquête d'Alexandre modifie profondément la situation politique de l'Anatolie à partir de 334 av. J.-C. La mise en place de nouveaux États après sa mort, l'émergence de royaumes indigènes hellénisés au nord et à l'est, le maintien de rares cités indépendantes, les invasions galates constituent autant de source de conflits, au point que la guerre paraît omniprésente dans l'histoire de l'Anatolie hellénistique. Mais les bouleversements politiques ne signent pas la mort de la cité grecque, qui parvient le plus souvent à trouver sa place dans le concerts des États hégémoniques : mais le modèle civique reste suffisamment enviable pour que de nombreuses communautés indigènes cherchent à obtenir des rois le statut privilégié de polis. L'irruption de Rome dans les affaires d'Asie Mineure au début du IIe siècle, modifie encore une fois la situation. Le cycle d'exploitation qui s'ouvre après la création de la province d'Asie entraîne des violences sans fin (guerres de Mithridate) qui laissent les cités exsangues à la veille de la bataille d'Actium en 31 av. J.-C.Maurice Sartre, professeur d'Histoire ancienne à l'Université de Tours, membre senior de l'Institut Universitaire de France, est spécialiste de l'histoire de la Méditerranée orientale aux époques hellénistique et impériale. Il y a consacré plusieurs ouvrages : L'Orient romain (Seuil, 1991), L'Asie Mineure et l'Anatolie d'Alexandre à Dioclétien (Armand Colin, 1995) et D'Alexandre à Zénobie. Histoire du Levant (Fayard, 2001).

  • Ce document présente l'histoire du bloc communiste européen jusqu'à sa dislocation en 1991. Il retrace la politique menée par Staline dès l'année 1939 et décrit la prise de pouvoir du parti communiste dans les différents Etats. Il expose également la situation des Pays baltes, l'opposition à la terreur stalinienne et les révoltes à partir de 1956, en Hongrie ou en Pologne.

  • Le Second Empire (1851-1870) a longtemps pâti d´une mauvaise réputation. Pendant des décennies, on n´a retenu du règne de Napoléon III que le coup d´État du 2 décembre 1851, l´affairisme, la « fête impériale » et le désastre de Sedan. Même si cette « légende noire » n´a plus vraiment cours, l´histoire de la France des années 1850 et 1860 reste encore pour partie méconnue.  Le présent ouvrage, qui ne cherche ni à réhabiliter ni à condamner le Second Empire, a pour but de brosser le portrait d´une époque, plus encore que d´un régime, en s´efforçant de respecter sa richesse et sa diversité. Envisageant ces vingt années sous trois angles différents, il analyse l´histoire politique du régime, étudie la société française sous Napoléon III, et dresse un panorama de l´histoire culturelle de la période. La variété des thèmes abordés et la multiplicité des approches permettent ainsi de dépeindre la France de Morny et d´Haussmann, de Schneider et de Boucicaut, de Claude Bernard et de Labiche.
    La première édition de cet ouvrage a reçu le prix Napoléon III de la Ville de Boulogne-sur-Mer et le prix Second Empire de la Fondation Napoléon. La présente édition, revue et augmentée, intègre les recherches les plus récentes sur la période.  Jean-Claude YON est professeur d´histoire contemporaine à l´Université de Versailles-Saint-Quentin-en-Yvelines. Spécialiste d´histoire culturelle du XIXe siècle, il est notamment l´auteur d´ouvrages sur Eugène Scribe et Jacques Offenbach. Chez Armand Colin, il a publié une Histoire culturelle de la France au XIXe siècle (2010) et dirigé le volume Les Spectacles sous le Second Empire (2010).

  • L´observation des crises financières et monétaires récentes, singulièrement celle de 2008-2009, témoigne du basculement d´un système régi par les gouvernements à un système mondialisé mû par les marchés internationaux de capitaux, soit la fin du « système de Bretton Woods » et l´avènement de la Globalisation financière.  La première partie de cet ouvrage, qui couvre la période 1944-1973, concerne le Système Monétaire International puis son effondrement précipité par les chocs pétroliers. L´essor des « euromarchés de capitaux », dès la fin de cette période, constitue le premier temps de la globalisation financière.  La seconde partie est consacrée à l´émergence de la « sphère financière », de 1974 au début de la décennie 1990, comme conséquence de la désintermédiation des financements, de la déréglementation et du décloisonnement des marchés. La globalisation financière se traduit, alors, par une accélération de la croissance des volumes des marchés financiers internationaux, second temps de la globalisation financière.  La troisième partie renvoie à la période contemporaine, marquée par l´apparition des «marchés émergents » et les crises s´y rapportant. Durant les années 2000, l´origine de l´instabilité financière se déplace : elle n´émane plus des pays en développement ou émergents, mais des États-Unis, coeur du système. C´est le troisième temps de la globalisation financière. 

  • S'appuyant sur la documentation papyrologique grecque, l'épigraphie et les sources littéraires, cette étude présente la conquête d'Alexandre (332 av. n.è.) jusqu'à l'édit de Caracalla (212) qui donna la citoyenneté romaine à tous les habitants libres de l'Empire romain. Elle s'intéresse à la vie des hommes et femmes dans l'Egypte grecque dans une double perspective anthropologique et juridique.

  • L'alimentation s'impose peu à peu dans la recherche et l'enseignement de l'histoire. Inscrite dans le courant de l'histoire matérielle, servie par de très nombreuses sources (archives, livres, tableaux, objets), la consommation alimentaire est devenue pour l'historien essentielle pour comprendre une époque et une société. Cette synthèse place l'histoire de l'alimentation, du XVIe au milieu du XIXe siècle, au coeur des problématiques multiples de l'histoire économique, sociale, culturelle ou politique. Ouverte sur l'Europe, cette étude est pour l'étudiant un outil de travail sans équivalent, qui offre informations historiographiques, bilan des connaissances, mais aussi orientations méthodologiques et pistes de recherches inédites.

  • Entre 1954 et 1962, la politique algérienne de la France évolua très rapidement, du principe de l´intégration croissante de l´Algérie dans la métropole à la recherche d´une négociation sur l´autodétermination de ses habitants et la définition de nouveaux rapports entre deux États indépendants.  Les négociations entreprises en 1961 entre le gouvernement français et le Gouvernement Provisoire de la République Algérienne (GPRA) représentant le front de Libération Nationale (FLN) aboutirent aux accords d´Évian du 18 mars 1962. Mais leur application tourna très vite au démantèlement de ces accords, et dans le demi-siècle qui suivit, toutes les tentatives de relance de relations exemplaires entre l´Algérie et la France ont abouti à des désillusions. Pourquoi ? C´est ce que ce livre se propose de rechercher et d´expliquer.
     Les accords d´Évian, qui mirent fin officiellement au mythe de « l´Algérie française » et aboutirent en de longs mois chaotiques à la séparation de deux États, font bien partie des événements fondateurs de notre temps. Un demi-siècle après leur signature, il appartient à l´histoire de relayer des mémoires trop sélectives.  Guy PERVILLÉ, professeur émérite d´histoire contemporaine, travaille sur la politique algérienne de la France, la guerre d´Algérie et les relations franco-algériennes depuis plus de quarante ans.

  • Ce document retrace l'histoire de l'empire austro-hongrois, à travers des thématiques historiques, économiques, politiques, culturelles et sociales.

  • Les gauches européennes, composante importante et multiforme du paysage politique, n´ont pas fait l´objet d´une histoire croisée à l´échelle du XXe siècle. Cet ouvrage, qui s´inscrit dans une perspective résolument comparée, restitue les principales phases de l´histoire des gauches tout au long d´un siècle marqué par deux guerres mondiales, la décolonisation et l´émergence puis l´effondrement du système communiste en Europe. À l´heure de l´Union européenne à 27, il constitue une synthèse véritablement européenne, intégrant pays nordiques et pays d´Europe centrale et orientale.  L´auteur accorde toute leur place aux différentes familles politique de gauche - extrêmes gauches, communistes, socialistes mais aussi écologistes et gauches libérales (radicalisme français, italien ou danois, républicains italiens, libéraux belges...). Afin de mesurer ce qui rapproche et divise ces forces politiques, la démarche associe l´étude des partis à l´évolution des idées et à l´examen des politiques publiques pratiquées par les gauches au pouvoir.  Fabien CONORD est agrégé et docteur en histoire. Il enseigne à l´Université Blaise- Pascal Clermont-Ferrand II.

  • Quel était le modèle impérial romain ? Pour répondre à cette question, les auteurs ont puisé dans les sources et livrent ici plus de trois cents documents - textes tirés des oeuvres des auteurs anciens, inscriptions, papyrus, ostraca et monnaies - traduits et présentés, dont beaucoup sont issus de découvertes récentes.  À travers eux, la parole est donnée à tous les habitants de l´Empire, hommes et femmes, provinciaux des villes et des campagnes, d´Orient et d´Occident, notables et petites gens, mais aussi aux responsables et aux agents du pouvoir romain, au Sénat, à l´empereur lui-même, aux dignitaires comme à la foule subalterne des soldats et des fonctionnaires de cette immense machine. Ainsi sont évoqués tous les aspects de la relation singulière établie entre Rome et les différentes communautés provinciales, depuis la conquête et l´intégration jusqu´à la romanisation, voire l´assimilation, et la participation des populations locales à la gestion de l´Empire.  Au bout du compte, c´est un système original d´impérialité qui apparaît au fil de ces pages dans lequel l´hégémonie volontiers brutale du centre était tempérée par l´association des périphéries à un destin commun.  Guillaume Flamerie de Lachapelle est maître de conférences de latin à l´Université de Bordeaux 3.  Jérôme France est professeur d´histoire ancienne à l´Université de Bordeaux 3 et membre senior de l´Institut universitaire de France.
    Jocelyne Nelis-Clément est chargée de recherches au CNRS.  Tous trois sont rattachés à l´Institut Ausonius (UMR 5607 Université de Bordeaux 3 - CNRS).

  • « Tout empire périra » , Jean-Baptiste Duroselle  La guerre est à l´origine des empires, elle est également la cause principale de leur chute. La défaite de 1914-1918 a fait disparaître les empires « monarchiques » (austro-hongrois, russe, ottoman). Les empires coloniaux ont été effacés de la carte du globe à partir de 1945 : les uns à cause de leur défaite (Japon, Italie), les autres en dépit de leur victoire (Royaume- Uni de Grande-Bretagne et d´Irlande, France, Pays-Bas).  Ce livre illustre une autre remarque de J.-B. Duroselle, « il n´y a pas d´histoire sans événements » ; il est un récit d´événements où les auteurs essaient d´en cerner les causes, de lier les facteurs et acteurs en faisceaux dynamiques et en établissant des liens voire des interactions entre eux. La déconstruction des grands empires coloniaux édifiés outre-mer en plus d´un siècle s´est achevée en une trentaine d´années, le temps d´une génération d´hommes et de femmes.  Cette histoire est déployée dans quatre théâtres géostratégiques : l´Asie orientale et méridionale, le monde méditerranéen méridional et oriental, l´Afrique subsaharienne et orientale et le monde du Pacifique. Aux quatre aires ainsi délimitées correspondent, grosso modo, quatre temporalités qui se succèdent de 1945 à 1990.  Pierre BROCHEUX a enseigné l´histoire et la géographie au lycée français de Saïgon de 1960 à 1968. Puis, l´histoire du XXe siècle à l´Université Paris VII-Denis Diderot de 1970 à 1997. Il consacre ses recherches à l´histoire contemporaine de l´Asie du Sud- Est tout en focalisant l´histoire de la péninsule indochinoise. Il a publié des livres (voir liste des co-auteurs) et de très nombreux articles dans les revues d´histoire générale, d´histoire coloniale et d´histoire asiatique, en français et en anglais.

  • Retour sur les deux lois Veil, celle de 1974 sur la contraception et celle de 1975 sur l'IVG. Cette synthèse historique retrace les étapes, les actrices et acteurs principaux, propose des textes sur l'histoire et les débats autour du sujet. Un formidable outil pédagogique pour comprendre les enjeux dans le très contemporain (persistance de l'avortement, problèmes de la contraception, oppositions persistantes), que ce soit en France ou à l'étranger.

  • Ce guide pour l'analyse documentaire comprend des outils méthodologiques et une large palette de supports, privilégiant des thématiques par auteur, par oeuvre artistique ou par champ civilisationnels.

  • Ce document propose un panorama du XXe siècle, dans le monde, sous ses aspects politiques, économiques, religieux, culturels et sociaux. L'analyse proposée s'inscrit dans le temps long mais aussi, plus court, de la conjoncture et des événements. Une réflexion sur les mouvements qui ont façonné ce siècle.

  • Au carrefour de plusieurs disciplines, ce manuel revient sur l'abolition de la peine de mort, symbolisée par le discours de Robert Badinter, prononcé à l'Assemblée nationale le 17 septembre 1981. Il analyse les conséquences juridiques, constitutionnelles et philosophiques de cet événement majeur.

  • Vouloir comprendre l'Italie contemporaine revient trop souvent à faire l'inventaire de ses difficultés en postulant une incapacité historique de ses habitants à se penser comme citoyens responsables. L'ambition de cette synthèse est double : au niveau des contenus, d'abord, rappeler que l'histoire du long XIXe siècle italien détruit bien des lieux communs actuels sur « l'impossible Italie » ; puis, au niveau méthodologique, aider à faire de l'Italie du XIXe siècle un objet de recherche nouveau et plus aisément accessible. Cette nouvelle édition est pourvue d'un « Petit guide de l'étudiant à travers l'Italie du XIXe siècle » où les principaux lieux et structures d'accueil de la recherche, comme le panorama de la production historique récente sont présentés au lecteur français. En partant de l'expression « L'Italie est faite, il reste à faire les Italiens », Gilles Pécout met en lumière les facteurs de la construction nationale depuis la fin du XVIIIe siècle. Montrer le poids réel de l'État dans ce processus, en rapport avec l'évolution de l'économie et la transformation des hiérarchies sociales, n'est-ce pas reconsidérer l'image d'une « nation sans État » et attester que le cliché de « l'Italie faible » est davantage une réaction à la confiscation de l'État et des valeurs nationales par le régime fasciste qu'un effet de l'inachèvement de l'Unité au XIXe siècle ? Sans sous-estimer les ruptures, les facteurs de division et les limites de l'Unité dont le poids est réel jusqu'à nos jours, ce livre retrace la genèse de l'Italie contemporaine, en restituant les étapes chronologiques du Risorgimento et en présentant de façon simplifiée les acquis et les perspectives des grands débats historiques italiens autour de la question de l'intégration politique, culturelle, économique et sociale du pays. Gilles Pécout, normalien, ancien membre de l'École française de Rome, est professeur des universités à l'École normale supérieure (Ulm), où il enseigne l'histoire contemporaine, et directeur d'études à l'École pratique des Hautes Études (IVe Section), où il est titulaire de la chaire d'Histoire politique et culturelle de l'Europe méditerranéenne. Historien de l'Italie contemporaine, il a récemment effectué l'édition historique du Livre Coeur d'Edmondo De Amicis aux Éditions Rue d'Ulm et dirigé le volume Penser les frontières d'Europe XIXe-XXIe siècle en co-édition avec les PUF.

  • Une histoire des groupes sociaux et de l'évolution de leurs rapports. Comment, dans cette évolution, certains groupes sociaux défavorisés ont-ils réussi à améliorer leur position, et assuré pour quelque temps leur domination ? Comment d'autres groupes, autrefois prépondérants, ont-ils été rejetés dans l'ombre, tandis que d'autres se constituaient et exigeaient leur part de bien-être, sinon de pouvoir ? Les tournants des fluctuations économiques, les modifications de la structure démographique, les rythmes inégaux du progrès technique, les guerres, les prises de conscience de la psychologie collective, autant de facteurs, externes et internes, qui ont provoqué cette évolution. Publié pour la première fois en 1964, cet ouvrage est rapidement devenu un classique, et a été souvent réédité. La présente édition, la sixième, a été entièrement recomposée, revue et mise à jour, non seulement dans ses bibliographies, mais dans son texte, pour tenir compte de recherches récentes ; l'histoire de la société française, enfin, y a été poursuivie jusqu'en 1970.

  • Qui d'autre que Ruskin, reconnu dès 1851 comme l'arbitre du goût de ce qui allait devenir l'ère victorienne, aurait osé parier sur la valeur et l'avenir d'un groupe de jeunes peintres écervelés et frondeurs qui s'octroyèrent - à tort ou à raison - le titre provoquant de « Confrérie Préraphaélite » ? La critique de l'époque n'appréciait ni leur manière de peindre et de traiter les motifs, ni surtout le type de « beauté » que Rossetti, Hunt, Millais et les autres imposèrent finalement à leurs contemporains, habitués aux avatars des modèles académiques de Reynolds et de ses émules au sein de l'Académie Royale britannique. Pourtant, moins de quarante ans plus tard, alors que les premiers signataires du pacte préraphaélite s'étaient dispersés pour suivre des carrières personnelles, le Préraphaélitisme avec Sir Edward Burne-Jones comme chef de file triomphait en Europe et ailleurs pour la plus grande gloire de l'art britannique. C'est la trajectoire socio-esthétique, paradoxale en apparence, d'une révolte devenue l'instrument d'une « apothéose nationale », que cet ouvrage se propose de suivre en prenant pour points de repère les conflits qui se cristallisèrent autour de la femme.

  • "Il y a pour l'humanité, dit Paul Ricoeur, deux façons de traverser le temps : la civilisation qui est à base d'accumulation et de progrès et la culture qui repose sur une loi de fidélité et de création." Voici deux siècles d'histoire culturelle de la France et un essai sur la culture telle que la nation l'a vécue ou telle que nous nous imaginons qu'elle l'a vécue. M. Crubellier nous propose une réflexion originale sur les fondements de cette culture et ses manifestations : la création des lycées, l'école laïque, les universités populaires, la contestation de l'enseignement ; les maisons des jeunes et de la culture ; les chansons populaires, les "canards" et les bals du samedi soir, les cafés et les émissions de télévision, les engouements pour des "stars", la publicité et les bandes dessinées ; les Expositions universelles, l'essor des grands magasins, les voyages et les distractions, la gageure des grandes surfaces ; les impressionnistes et les surréalistes, la musique moderne et l'art contesté ; les feux de la Saint-Jean, les processions des rogations, les rites religieux ; et la révolution culturelle née de la contestation de 1968... L'historien, l'ethnologue, le sociologue interrogent ces signes du passé et du présent, témoins des contradictions de notre culture.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Dans la société "traditionnelle", les milieux : famille, communauté villageoise, paroisse, métier imprégnaient l'enfant du dedans. Au XIXe siècle, un nouveau système se met en place, proposé ou imposé par les nouveaux pouvoirs : la société industrielle, l'État républicain, les intellectuels de l'Université, les mass-media ; en même temps un nouveau regard, une attention sans précédent se portent sur l'enfance, si bien que l'histoire de l'enfance devient l'histoire de la façon dont les adultes ont traité l'enfance. Ce livre s'efforce de saisir, dans l'histoire de la société française de 1800 à 1950, le processus de substitution lente, difficile et toujours imparfaite d'un système à l'autre, au niveau de la petite enfance, de l'enfance et de l'adolescence. Les modalités de la scolarisation laïque ou religieuse des garçons et des filles, l'éducation du corps par la gymnastique et le sport, l'emprise progressive d'une hygiène et d'une pédagogie scientifiques, le remplacement des jeux par les jouets, l'évolution de la littérature pour l'enfance et la jeunesse, la découverte des loisirs : autant d'éléments qui visent à préparer les jeunes aux rôles que la société souhaite leur voir tenir. Mais - paradoxalement ? - cette histoire conduit à la situation actuelle où, des crises de la famille, de l'école, du milieu urbain jusqu'à la valorisation ambiguë de la jeunesse dont les adultes ont pris la responsabilité, la place faite aux jeunes dans notre société n'est ni simple ni claire.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

empty