Littérature anglophone

  • « Ces hommes qui sont tous nés dans le même hôpital, qui ont grandi ensemble, fréquenté les mêmes filles, respiré le même air. Ils ont développé une langue à eux, comme des bêtes sauvages. » Ils étaient quatre. Inséparables, du moins le pensaient-ils. Arrivés à l'âge adulte, ils ont pris des chemins différents. Certains sont partis loin, d'autres sont restés. Ils sont devenus fermier, rock star, courtier et champion de rodéo.
    Une chose les unit encore : l'attachement indéfectible à leur ville natale, Little Wing, et à sa communauté. Aujourd'hui, l'heure des retrouvailles a sonné. Pour ces jeunes trentenaires, c'est aussi celle des bilans, de la nostalgie, du doute...
    Nickolas Butler signe un premier roman singulier, subtil et tendre, récit d'une magnifique amitié et véritable chant d'amour au Midwest américain.

  • « Pourquoi avoir choisi Mr Gatacre comme victime ? Je suppose que vous n'avez rien à lui reprocher ?- En partie parce qu'il était petit, frêle, facile à endormir... Et je ne tenais pas à ce qu'il souffre. »Westease, adorable village de la campagne anglaise, préservé des horreurs d'une guerre encore toute fraîche, est bien tranquille... trop, peut-être ?Lorsque Roger Liddiard, jeune et brillant romancier, s'y arrête au volant de sa Jaguar, il en tombe amoureux et décide de s'y établir, non loin du Professeur, vieux gentleman solitaire, du peintre Wyldbore Ryan, et de Mary Gatacre, la fille du révérend.Voici que Mr Gatacre est assassiné, sans raison ni indice évidents... Liddiard brûle de résoudre l'énigme. Sans savoir à quel point sa propre responsabilité pourrait être engagée.Traduit de l'anglais par Micha Venaille.

  • « Nos visages sont devenus blêmes, certains ont la voix presque brisée, d'autres songent avec gravité aux souffrances et aux drames qui se jouent dans cette nuit diluvienne et opaque... » Le soir du 3 novembre 1966, Florence est engloutie par son fleuve.

  • « Je me souviens d'avoir tenu chaque oeuf dans ma main avant de le briser dans le bol pour apprécier sa perfection. Je cuisinai lentement, John attendit patiemment et, assis face à face, en nous regardant au-dessus de nos assiettes et de nos verres, nous

  • « Lorsqu'elle entre, sa présence transforme la salle, à un point incroyable. Comme un gigantesque souffle. Vêtue de noir, elle force l'attention de la Villa Nova, tandis qu'elle avance avec une lenteur étudiée jusqu'à la table. On dirait que la salle s'est éclairée, que les flammes des chandelles sont plus hautes. » C'est une apparition : rayonnante, évidente, animale. Elle est au firmament, et pourtant rien ne la sauvera. Ni son mariage avec DiMaggio. Ni Sinatra, ni Arthur Miller, ni ses amis. Sa vie ? Une suite de scènes indélébiles. Pour en écrire le film, Adam Braver multiplie les angles et ménage la tension dramatique avec un extraordinaire sens du détail.
    Son approche libre, sensible, invite à redessiner soi-même, au fil de la lecture, l'identité d'une Marilyn vulnérable, qui fuit et se cache dans son propre mystère.

  • - Roma, c'est ton anniversaire aujourd'hui.
    - Anniversaire ?
    - Lorsqu'on fête le jour où l'on est né.
    - C'est quoi être né ?
    - Naître c'est être fabriqué. Une autre personne, ta mère, te fait à l'intérieur d'elle, et quand tu sors ça s'appelle être né.
    -

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