Belin

  • Les algorithmes sont machistes ! Difficile d'imaginer comment un ordinateur ou un robot pourrait être sexiste... C'est oublier que ceux qui les créent sont des êtres humains imprégnés par leur culture, et qu'il n'y a que 12% d'humaines parmi eux ! L'intelligence artificielle reflète les stéréotypes sexués présents dans notre société, et contribue à les diffuser. Quelles sont les conséquences ? Quelles solutions envisager ? Alors que les algorithmes bouleversent le XXIe siècle et transforment notre quotidien en profondeur, il est urgent que les femmes deviennent, elles aussi, des architectes de l'intelligence artificielle, et que celle-ci soit garante de l'égalité entre les femmes et les hommes.

  • Des noms d'hommes sur les plaques à tous les coins de rues. Des loisirs qui profitent en priorité aux garçons. Des offres de transport insensibles aux spécificités de genre. Sans oublier la culture du harcèlement.La ville se décline surtout au masculin. Plusieurs études récentes le confirment. L'auteur décrit comment la cité renforce les inégalités entre les femmes et les hommes et en crée de nouvelles, et montre qu'il est possible de la rendre plus égalitaire.L'usage de la ville est mixte, et travailler sur le mieux vivre des femmes, n'est-ce pas travailler pour tous ?

  • Le cinéma est une usine à rêves. À rêves masculins. Dénoncé comme l'industrie américaine la plus misogyne, il perpétue la discrimination entre les sexes. Lorsqu'elles arrivent à pénétrer ce ghetto masculin, productrices, réalisatrices, actrices ont des budgets moins élevés, des cachets inférieurs, des genres cinématographiques restreints et une carrière menacée dès les premières rides sur l'écran. L'ouvrage décrit, avec humour et rigueur, le fonctionnement d'un système injuste et les initiatives individuelles et collectives pour faire évoluer la place et la reconnaissance des femmes dans tous les métiers du cinéma.

  • À force de volonté, les femmes réussissent peu à peu à s'imposer (difficilement) dans le monde du sport, un univers qui a toujours cultivé la virilité. Les inégalités entre sexes y relèvent des mêmes stéréotypes et mécanismes à l'oeuvre ailleurs dans la société, mais résultent aussi de facteurs spécifiques au sport. La voie vers l'égalité suppose une remise en question profonde des mentalités de l'ensemble des acteurs et actrices concernés.

  • Comment se fabriquent les filles et les garçons ? Comment se forgent nos identités de femmes et d'hommes ? Dans ce livre, l'auteure explique le rôle clé de la plasticité cérébrale, nous donnant à voir un cerveau en perpétuelle évolution au gré des interactions avec son environnement.
    D'où une conclusion en forme de réflexion éthique. Car cette permanence du changement met à mal la justification des inégalités entre les sexes par un ordre biologique, porte ouverte aux "ismes" : sexisme, racisme, élitisme. Bonne nouvelle !

  • Dès le plus jeune âge, on nous répète que « le masculin l'emporte sur le féminin ». Pas étonnant qu'on puisse douter ensuite  que « directeur » ou «préfet», « artisan » ou « écrivain » puissent s'accorder au féminin. Et que continuent à circuler l'idée que les femmes sont des pipelettes et les hommes des tribuns.

    La langue n'est pas neutre. Elle nous impose l'inégalité à travers les accords et l'usage sexué des mots. Mais la langue ne cesse d'évoluer et les débats sur le sexisme des mots aussi, entre l'emploi désuet de Mademoiselle, le début de mixité de certains titres ou fonctions ou encore la suppression des expressions obsolètes comme « bon père de famille ».

    Quelles sont les résistances à la lutte contre le sexisme de la langue ? Comment les dépasser ? Ce livre traite des multiples facettes de ce miroir de la domination masculine qu'est la langue. Il apporte une démonstration rigoureuse de l'importance du langage et du choix des mots pour promouvoir l'égalité entre sexes et dessine des pistes pour accorder l'usage des mots au combat pour l'égalité entre les femmes et les hommes.

  • En matière de santé, femmes et hommes ne sont pas logés à la même enseigne. Ne sont-elles pas le « sexe faible » ? Au XIXe siècle les femmes sont considérées comme « d'éternelles malades » pour reprendre l'expression de Jules Michelet. Aujourd'hui, la perspective a bien changé : leur espérance de vie dans les pays occidentaux est plus longue que celle des hommes. Toutefois, elles passent aussi plus d'années qu'eux en mauvaise santé et souffrent de pathologies souvent bien différentes.

    Les différences purement biologiques sont loin d'être seules en cause. Ainsi, les rôles sociaux et les activités professionnelles des unes et des autres les conduisent à ne pas être exposés aux mêmes nuisances de santé. Comparées aux hommes, les femmes adoptent moins de comportements à risque, consultent davantage, prennent mieux leurs traitements. Les pratiques des médecins se construisent aussi différemment selon le sexe de leurs patients.

    Dans le domaine de la santé comme ailleurs, les inégalités entre les sexes existent et relèvent des mêmes stéréotypes et des mêmes mécanismes que dans le reste de la société, mais aussi de facteurs spécifiques, et notamment de la façon dont s'élabore le savoir médical. Pour lutter contre ces inégalités, il faut commencer par tordre le cou à un certain nombre d'idées reçues, chez les soignants comme chez les patients. Ce livre a pour objectif d'y contribuer, et de proposer des perspectives en matière de politique publique au service de la santé des femmes et des hommes.

  • Omniprésent dans le monde du travail, le sexisme fait toujours l'objet d'un déni de la part des victimes comme des auteurs. Cet ouvrage dénonce toute la gamme de comportements, souvent insidieux mais toujours délétères, du sexisme ordinaire auxquels les femmes sont confrontées : du compliment très, trop appuyé, à la blague graveleuse, en passant par des remarques, gestes et attitudes face auxquels elles sont désarmées. L'auteure propose une série de réponses individuelles et collectives possibles, et en particulier la voie ouverte récemment par le droit français qui a introduit dans le Code du travail l'interdiction de tout agissement sexiste.

  • La télévision, miroir du monde ? C'est souvent l'image qu'on en donne. Si c'est le cas, elle est un miroir déformant, car les femmes sont à l'écran deux fois moins nombreuses que les hommes, au mieux. Et plus encore que dans le réel, ils incarnent le pouvoir, quand elles sont reléguées au foyer, voire réduites à leur physique. Ce livre montre comment la télévision, souvent à la traîne de la société, participe à établir des normes. Ses acteurs en ont enfin pris conscience. Assez pour espérer qu'elle devienne un outil vertueux ?

  • En France, seuls 12 % des métiers sont mixtes. Aux hommes, la production et l'ingénierie, aux femmes, l'éducation, la santé, le social. Existerait-il des métiers plutôt féminins ou plutôt masculins ?
    Filles et garçons auraient-ils des aptitudes spécifiques qui les orienteraient «naturellement» vers des professions différentes? L'objet de ce livre est de démonter les ressorts de la division sexuée du travail, porteuse d'inégalités, et de révéler tout l'intérêt pour la société d'une réelle mixité des métiers.

  • L'école est mixte en France. Mais la mixité est loin d'être garante de l'égalité. Des filles plus discrètes en classe et des garçons qui souvent monopolisent la parole. Les premières ont les meilleurs résultats quand les seconds sont à la traîne. Une orientation scolaire qui dirige les filles vers les filières générales les moins prestigieuses et les secteurs les moins rémunérateurs. Quels sont ces mécanismes qui continuent à reproduire les inégalités entre les sexes ? Comment en finir avec les stéréotypes ? Et comment enseigner l'égalité ?

  • En politique, les femmes sont rares aux postes clés où se décide notre avenir à toutes et à tous. Or elles sont éduquées et compétentes, et l'entre soi masculin n'a désormais ni sens ni efficacité. Dans ce livre caustique et pédagogique, l'auteure apporte une réflexion majeure en ces temps de crises et de choix décisifs qui requièrent la participation de toutes les intelligences et de tous les talents. Les leviers de changement existent, il faut les utiliser et en inventer d'autres.

  • On se doutait que les femmes consacrent plus de temps que les hommes aux tâches domestiques. Mais pas dans de telles proportions : 3 fois plus, soit plus de 4heures par jour, alors que la majorité d'entre elles travaillent à l'extérieur. On pensait la ménagère de moins de 50 ans en voie de disparition, or ce livre montre la résistance de la séparation des rôles entre femmes et hommes dans la sphère domestique et son incidence sur la sphère professionnelle. Mais aussi l'intérêt qu'il y a à partager ces tâches, et à les valoriser.

  • Le génie a-t-il un sexe ? Les femmes illustres font figure d'exception, en littérature, dans les arts ou les sciences, sans parler de la vie publique. Des lois garantissent pourtant l'égalité d'accès des deux sexes à l'école et à l'université, dont les filles sortent plus nombreuses et plus diplômées que les garçons. Comment alors expliquer qu'il y ait toujours si peu de femmes célébrées ? Pour donner la place qui leur revient aux femmes de talent, les initiatives se multiplient. Leur généralisation est indispensable pour construire une société égalitaire.

  • Depuis quelques années, il est de bon ton pour les hommes de se dire favorables à l'égalité femmes-hommes, alors qu'ils sont les bénéficiaires d'un système toujours très inégalitaire.
    S'agit-il d'une façade permettant de se donner bonne conscience ou d'un engagement pris avec lucidité et honnêteté ?
    En perdant leurs privilèges, si les hommes ont peu à gagner immédiatement, ils auront la satisfaction de participer à la construction d'un monde meilleur. Et ce n'est déjà pas si mal !

  • Si on compare les salaires des femmes à ceux des hommes - à poste égal, par niveau de responsabilité, par secteur, par métier, par âge, par diplôme - force est de constater que leur valeur sur le marché de l'emploi est moindre. Les femmes qui accèdent à des emplois de bon niveau sont moins payées que les hommes. Les temps partiels, le sous-emploi, qui concernent surtout des femmes, font sombrer les moins qualifiées dans la pauvreté. L'objet de ce livre est de démonter les ressorts de ces paradoxes et de mettre en évidence les bénéfices individuels et collectifs de l'égalité salariale.

  • Sans que celles des hommes diminue, la précarité des femmes ne cesse d'augmenter. En cause, le développement du chômage et du temps partiel, mais aussi le nombre accru de familles monoparentales surtout portées par des femmes. Lutter contre la précarité féminine suppose de s'attaquer aux inégalités psychologiques, sociales, économiques, politiques qui subsistent entre les femmes et les hommes. Et pour préparer l'avenir, d'enseigner l'égalité dès le plus jeune âge et de donner aux filles toutes leurs chances.

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