Littérature générale

  • Vingt-quatre heures de la vie d'une femme

    Stefan Zweig

    • Bouquins
    • 21 Février 2013

    Une femme mûre de haute condition tente de délivrer un jeune homme de sa passion du jeu et accepte de se dégrader pour sa rédemption. Une histoire d'amour et de passion mais aussi une histoire de secret trop longtemps gardé et dévoilé comme une libération. Freud considérait cette nouvelle (1927) comme un chef-d'oeuvre et parlait du mariage réussi entre la qualité esthétique du texte, son " inquiétante étrangeté ", et la véracité psychologique.

  • La nef des fous ; des nouvelles du Bas-Empire

    Michel Onfray

    • Bouquins
    • 25 Février 2021

    Sous la forme d'une éphéméride, et ce sur presque tous les jours de cette année 2020, je consigne chaque délire dont notre temps est capable.Dans ce journal se croisent une petite fille de huit ans qui veut changer de sexe depuis l'âge de quatre ans ; des égorgeurs présentés comme de pauvres victimes d'elles-mêmes ; une jeune fille qui ne va plus à l'école et prophétise la catastrophe climatologique dont le clergé de son pays nous dit qu'elle est le Christ ; des femmes qui vendent des enfants pendant que d'autres les achètent ; l'Église catholique qui court après les modes du politiquement correct ; le journal Libération qui se dit progressiste en célébrant la coprophagie et la zoophilie ; des végans qui militent contre les chiens d'aveugles ; une anthropologue qui trouve qu'il y a trop de dinosaures mâles et pas assez de femelles dans les musées ; des pédophiles qui achètent des viols d'enfants en direct sur le Net ; un Tour de France qui commence au Danemark et un Paris-Dakar ayant lieu en Amérique du Sud ; un parfum élaboré par une femme à partir des odeurs de son sexe ; un chef de l'État qui, entre autres sorties, se félicite que ses ministres soient des amateurs ; Le Monde qui estime courageuse une mise en scène théâtrale qui présente Lucien de Rubempré en femme ; le pape et Tariq Ramadan pour qui le coronavirus est une punition divine - et autres joyeusetés du même genre... Entre rire voltairien et rire jaune, cette Nef des fous est un genre de journal du Bas-Empire de notre civilisation qui s'effondre.M. O.

  • La confusion des sentiments

    Stefan Zweig

    • Bouquins
    • 21 Février 2013

    La plus longue nouvelle de Zweig, splendide histoire de passion et de transgression.
    À l'occasion d'un hommage qui lui est rendu, un vieil universitaire s'aperçoit que, parmi tous les noms qui ont été cités et sont censés avoir marqué sa carrière, il manque le principal : le nom d'un professeur d'anglais qui, il y a bien des années, lui a donné le goût de la littérature. Pour réparer cet oubli, il écrit alors ses souvenirs et le désarroi qu'il a éprouvé face à cet homme mystérieux, imprévisible et passionné qui un jour lui avoue son amour. Un récit flamboyant et audacieux qui met à nu la complexité des désirs.

  • Vienne, ville de rêves

    Stefan Zweig

    • Bouquins
    • 16 Septembre 2021

    Ce nouvel inédit s'inscrit dans le sillage de l'oeuvre la plus emblématique de Zweig, Le Monde d'hier. Il nous emmène à Vienne, la ville de naissance et de coeur de l'écrivain.
    La capitale de l'Empire austro-hongrois a été le paradis de son enfance. Au fil du temps, et après bien des drames, elle est devenue pour lui un monde idéal, où les apports les plus divers finissaient toujours par se mêler harmonieusement, où l'ouverture à la modernité s'appuyait sur une solide tradition locale. Cette ville-théâtre, de 1880 à l'entre-deux-guerres, fut surtout une
    incomparable cité des arts et de l'esprit européen.
    Les textes ici réunis couvrent l'ensemble de la vie créatrice de l'auteur, de l'étudiant dilettante des débuts à l'écrivain célèbre et exilé de la fin, qui dut quitter l'Autriche quelques mois avant
    l'Anschluss. Des pans entiers de l'histoire culturelle viennoise sont ainsi explorés, avec ses valeurs sûres, ses modes passagères, ses lieux mythiques, ses poètes (Hugo von Hofmannsthal, Rainer Maria Rilke...), ses génies (Sigmund Freud, Joseph Roth, Gustav Mahler, Arthur Schnitzler...), ses inconnus et bien d'autres figures attachantes, amis plus ou moins proches que Zweig sent et analyse avec la précision de celui qui voit tout. Il retranscrit ses impressions et souvenirs dans ce style toujours accessible qu'on lui connaît. Ce faisant, témoin bouleversant d'une époque bouleversée, il tente de sauver ce qui peut l'être.
    Sa Vienne, qui nous fascine tant, est éternelle.

  • Les Essais

    Michel De Montaigne

    • Bouquins
    • 14 Mars 2019

    À bien des égards, Les Essais constituent l'oeuvre fondatrice des lettres françaises et de la pensée occidentale moderne, dont Montaigne est l'un des pères. Or rares sont ceux qui, en France, peuvent vraiment lire Montaigne, hormis les spécialistes, à cause des difficultés du moyen français. Une nouvelle édition des Essais s'imposait, non pas " modernisée " et encore moins " traduite en français moderne ", mais rajeunie et rafraîchie, pour rendre enfin accessible l'oeuvre du plus contemporain de nos classiques, le seul qui sache allier savoureusement des réflexions sur l'amour, la politique, la religion, et des confidences plus intimes sur sa santé ou sa sexualité. L'objectif de cette monumentale entreprise conduite par Bernard Combeaud, avec le concours de Nina Mueggler, est d'offrir des Essais restaurés et revitalisés, à partir de l'édition de 1595, pour que chacun puisse s'entretenir commodément avec un écrivain aux idées foisonnantes, salué par Stefan Zweig comme " l'ancêtre, le protecteur et l'ami de chaque homme libre sur terre ". Les traductions du grec et du latin sont toutes originales, les notes ont été réduites au minimum. Seules la ponctuation, l'accentuation, l'orthographe ont été systématiquement modernisées dans le souci constant de préserver la saveur originelle d'une langue si singulière, de préserver les images, les jeux de mots, les idiotismes gascons ou latinisants propres au style de Montaigne. Dans une longue préface inédite et percutante, Michel Onfray désigne l'auteur des Essais comme l'un de ses maîtres à penser et à vivre. Il explique " pourquoi et comment il faut lire et relire Montaigne ", philosophe qui apprend à " savoir jouir loyalement de son être ".

  • Jeux de pouvoir Nouv.

    Jeux de pouvoir

    Mathieu Gallet

    • Bouquins
    • 12 Mai 2022

    Les années passées par Mathieu Gallet à la tête de Radio France, de 2014 à 2018, semblent avoir été écrites pour un scénario de série. Coups tordus, trahisons : tous les ingrédients d'une intrigue qui s'est jouée dans le monde impitoyable des médias et de la politique se trouvent ici réunis. À quoi s'est ajoutée, pour pimenter le tout, la rumeur tenace d'une liaison cachée entre le futur chef de l'État, Emmanuel Macron, et le président du premier groupe radiophonique de France. Après s'être imposé une longue période de silence, Mathieu Gallet évoque pour la première fois publiquement cette histoire retentissante dans laquelle divers protagonistes ont essayé de l'impliquer en l'instrumentalisant à ses dépens.
    Des ors de la République jusqu'aux bancs du palais de Justice en passant par la Maison de la radio, ce livre retrace le parcours d'un jeune provincial qui réussit son ascension dans la société parisienne en accédant à de hautes fonctions dans le domaine de l'audiovisuel, avant de payer le prix d'un succès qui a heurté les intérêts de certains et dérangé les calculs des autres.
    Mathieu Gallet rappelle son action à la tête de Radio France, marquée par un profond mouvement de transformation qui, après des débuts chahutés, a permis à l'entreprise de se mettre en ordre de marche pour se trouver aujourd'hui dans la situa tion enviable de leader. À l'heure où les médias publics sont mis en cause et fragilisés, il dessine des perspectives pour que ce bien commun soit préservé et renforcé.
    Cette période de sa vie a correspondu au temps d'une relation amoureuse, étrangère à celle que la rumeur lui prê tait. Elle aura beaucoup compté dans la prise de conscience de ce qu'il doit à ses origines sociales et à sa vie personnelle : la capacité de tout affronter dans un univers où règne trop souvent la violence des jeux de pouvoir.

  • Amok

    Stefan Zweig

    • Bouquins
    • 21 Février 2013

    Dans cette nouvelle publiée en 1922, il est question de la folie, de la mort, de la dégradation que subit l'être humain dans son esprit et dans sa chair lorsqu'il est emporté par ses passions. Le cadre du récit est celui d'une colonie néerlandaise des tropiques, un lieu moite, malsain et brutal. Le personnage principal, un médecin éconduit par une belle Européenne, se lance à sa recherche dans une course insensée, comme l'un de ces fous qui, en Malaisie, dévalent parfois subitement les rues, armés de leur kriss, et poignardent tous ceux qui se trouvent sur leur chemin.

  • 2 grammes 40

    Jean-Marie Gourio

    • Bouquins
    • 6 Janvier 2022

    Victimes de l'alcool, forcément. Victimes du destin. C'était toujours à une minute près.
    C'est l'histoire d'une journée qui aurait dû être ordinaire mais finira dans le sang. Pedro Da Silva est un père de famille et mari aimant, bon patron maçon, citoyen tranquille. Après avoir quitté son domicile au petit matin, frais, plein de courage, il tue une mère et ses deux enfants en fin d'après-midi, les fauchant à un arrêt de bus au volant de son gros véhicule lancé à grande vitesse. Avec 2 grammes 40 d'alcool dans le sang. Sa femme, anéantie, dira aux policiers " Pedro ne boit jamais ! "
    Jean-Marie Gourio décrypte, heure par heure, rencontre après rencontre, verre bu après verre bu, gramme après gramme, à la manière d'une enquête policière, une mécanique redoutable : tout ce qui fait de ce jour ensoleillé un drame si douloureux qu'il fera la une des médias pendant plusieurs jours et projette deux familles dans l'horreur, mais des questions se posent autour de ce chauffard saoul. Qui sont les véritables acteurs de ce drame ? Qui a pu, sans savoir ou en sachant, sans se soucier de son état, se faire le complice de ce " meurtre " ? Est-ce seulement le " destin " ?
    Le roman le plus simenonnien de l'auteur, fidèle à son univers des bistrots, lieux romanesques par essence

  • Dire la Terre, toute la Terre : les romans de Jules Verne se lisent, de son propre aveu, comme une " géographie universelle pittoresque ". Partons donc pour un tour du monde inédit, au fil d'une des oeuvres les plus mythiques de notre littérature.De
    Cinq Semaines en ballon (1863), premier chef-d'oeuvre menant le lecteur, à la seule force des vents, de Zanzibar au Sénégal, au
    Village aérien (1901), qui annonce Tarzan, en passant par les
    Aventures de trois Russes et de trois Anglais (1871) et
    L'Étoile du Sud (1884), deux épopées sud-africaines, ou encore
    Un capitaine de quinze ans (1878), saga familiale et impitoyable plaidoyer contre l'esclavage, l'Afrique tropicale et australe est un haut lieu vernien où le romancier ne cessa d'entraîner ses héros, qu'ils soient scientifique, chasseur ou baroudeur adolescent. Ces cinq romans, dont trois rarement réédités, sont réunis pour la première fois. Ils délivrent, au fil d'aventures où se mêlent approche scientifique et épopée exploratoire, une vision flamboyante de la faune et des paysages africains.
    Ce volume contient :
    Cinq Semaines en ballon o
    Aventures de trois Russes et de trois Anglais dans l'Afrique australe o
    Un capitaine de quinze ans o
    L'Étoile du Sud o
    Le Village aérien.
    À paraître dans la série des
    Voyages dans les mondes connus et inconnus :
    La Méditerranée (2022),
    L'Amérique latine,
    L'Empire britannique,
    L'Amérique du Nord.

  • Un amour de Proust

    Jean-Marc Quaranta

    • Bouquins
    • 4 Novembre 2021

    Ce livre est la première biographie d'Alfred Agostinelli, le chauffeur de Marcel Proust, au rôle essentiel dans l'existence de l'écrivain et, parce qu'il est le principal modèle d'Albertine, dans la construction de la Recherche. Témoignages, archives et brouillons de l'écrivain révèlent cette relation d'une rare intensité, et montrent comment aimait Marcel Proust.
    On ignore tout d'Alfred Agostinelli, le chauffeur de Proust présenté par ce dernier comme son secrétaire. Cette première biographie du principal modèle d'Albertine éclaire le rôle primordial qu'il eut dans l'existence de l'auteur de la
    Recherche et la genèse de son oeuvre.
    Alfred Agostinelli fut ce jeune homme à la réputation sulfureuse, rencontré à Cabourg en 1907, dont Proust disait qu'il était avec son père et sa mère la personne qu'il avait le plus aimée. En première page du Figaro, il évoque son " jeune visage imberbe ", le compare à sainte Cécile, à " une nonne de la vitesse " et prophétise sa mort dans un accident. Il l'abrite sous son toit avec sa compagne, note ses faits et gestes dans ses carnets, le poursuit jusqu'à Monaco pour obtenir son retour après leur séparation.
    Documents inédits issus d'archives publiques et privées, témoignages, brouillons de l'écrivain ont permis à Jean-Marc Quaranta de dépasser les clichés et de dresser pour la première fois un portrait précis d'Agostinelli, de livrer le récit de sa vie et surtout de restituer la véritable relation, d'une rare intensité, qu'il entretint avec Marcel Proust jusqu'à leur rupture et à sa disparition tragique en mai 1914.
    Des informations inattendues et solidement étayées sur la biographie de l'écrivain renouvellent de manière décisive les connaissances que l'on pouvait avoir sur les années 1913-1914, essentielles dans l'élaboration de son oeuvre. Grâce à ces éléments nouveaux, il est possible de mieux cerner et comprendre les prémices de
    La Prisonnière et d'
    Albertine disparue dont Agostinelli fut le principal inspirateur.

  • L'ai-je bien descendu ?

    François Bazin

    • Bouquins
    • 24 Février 2022

    L'assassinat littéraire est une tradition très française qui vient de loin, quand bien même l'époque chérirait la modération ou la nuance hypocrite." L'ai-je bien descendu ? ", cette question-là, combien sont-ils, écrivains et journalistes, à se l'être posée après avoir levé la plume ? Descendre un adversaire, un concurrent, c'est assez ordinaire sauf quand tout à coup la grâce - certains diraient le style - élève cet exercice
    au rang des beaux-arts.
    Ce qui importe dans cet exercice n'est pas la violence mais la précision du trait, sa capacité à faire du portrait autre chose qu'une simple photographie prise sous un angle malveillant.
    De Saint-Simon à Françoise Giroud, en passant par Hugo et Mauriac, on a là une diversité de talents et d'ambitions, que réunissent autour d'une même cause un amour du bon mot, une capacité d'indignation moqueuse ou assassine.
    Il faut avoir rassemblé ces textes pour mesurer combien reste puissante cette tradition dont on aimerait, loin des extrémistes aux idées courtes, loin aussi des adeptes mollassons d'une prétendue bienveillance, qu'elle ne reste pas sans héritiers.

  • Quand les politiques nous faisaient rire

    Jean-Louis Debré

    • Bouquins
    • 7 Octobre 2021

    L'humour est un art en politique. L'auteur, qui le pratique lui-même avec talent, nous livre un inventaire désopilant de répliques et bons mots qu'il a glanés tout au long de son parcours.
    L'humour est un art en politique. Jean-Louis Debré, qui le pratique lui-même avec grand talent, nous livre un florilège désopilant de répliques et bons mots glanés tout au long de son parcours.
    L'ironie et l'humour étaient des armes fréquemment utilisées par les politiques pour déstabiliser un adversaire, éviter de répondre à un journaliste, convaincre et séduire l'opinion. De Gaulle, Mitterrand, Chirac étaient des orfèvres en la matière. Au Parlement, la petite phrase bien ciselée, percutante, qui déclenche des rires, marque l'auditoire mieux qu'un long discours. Ainsi, Georges Clemenceau lançant : " Vous n'êtes pas le bon Dieu ! " à Jean Jaurès qui lui répond : " Et vous, vous n'êtes même pas le diable ! " Et Clemenceau de riposter : " Qu'en savez-vous ? " Le député André Santini a fait mouche un jour avec cette formule irrésistible à propos du primat des Gaules : " Mgr Decourtray n'a rien compris au préservatif. La preuve : il le met à l'index ! " Ces traits d'esprit se révèlent souvent d'une redoutable efficacité, mais il peut aussi arriver que les arguments auxquels ont recours les orateurs fassent rire à leurs dépens. Tel ce député qui se plaignait que dans son département il n'y ait que trois abattoirs... un nombre très " insuffisant " pour deux cent mille habitants.
    À travers ce livre, qui fourmille d'anecdotes et de choses vues, l'auteur montre à quel point l'humour est un signe de bonne santé de notre vie démocratique. " Il n'y a pas si longtemps, on pouvait rire de tout ", rappelle-t-il en déplorant que ce ne soit plus le cas de nos jours. Heureusement, Jean-Louis Debré persiste et signe, quant à lui, dans le registre du bon mot, de l'autodérision et de la saillie verbale. Un régal.

  • Dieu est un voleur qui marche dans la nuit

    Quentin Bruet-Ferréol

    • Bouquins
    • 6 Janvier 2022

    Entre roman noir et récit d'initiation, Dieu est un voleur qui marche dans la nuit est le fruit de sept années d'enquête sur la secte Heaven's Gate, rendue célèbre par le suicide collectif de ses trente-neuf adeptes en mars 1997Californie, 1997. Trente-neuf corps retrouvés dans une villa. Uniformes noirs. Draps mauves sur le visage. La mort semble être venue à eux paisiblement. Et pourtant, un signal clignote sur tous les ordinateurs : " Alerte rouge ".
    Vingt ans plus tôt, Barthélemy, jeune hippie au bout du rouleau, rencontre Dieu lui-même dans un motel miteux. Pour devenir l'un des disciples de ce quadragénaire charismatique, il doit renoncer à l'amour, à sa famille et jusqu'à sa propre humanité. S'il y parvient, son maître lui a promis, il lui ouvrira les portes du paradis.
    Pour l'auteur, tout commence le jour où il découvre le site Internet de la secte Heaven's Gate. Comment peut-il être encore actif, alors que tous ses membres sont morts lors du suicide collectif ?
    Première secte de l'ère Internet, Heaven's Gate annonçait les tensions qui agitent nos sociétés contemporaines. Inspiré de faits réels, ce roman est une plongée vertigineuse dans le fait divers le plus étrange du xxe siècle et dans l'âme de ses adeptes en quête d'absolu, qui nous ressemblent bien plus qu'on ne peut l'imaginer.

  • Journal de la peste

    Gonçalo M. Tavares

    • Bouquins
    • 6 Janvier 2022

    Le grand livre qu'on attendait sur l'année Covid racontée par un grand écrivain.En mars 2020, déboussolé par les images venant d'Italie, je me suis senti, comme beaucoup, bombardé par un bombardier inexistant. Les actualités et la pandémie captaient toute mon attention.
    Au cours de ces semaines, mon attention latérale a été mise en suspens et une tension a surgi pour ne plus s'éloigner. Face à cette tragédie et à cette intensité, l'écriture devait être présente. Faire un pas en avant tandis que progressait ce violent événement.
    Je me suis mis à écrire tous les jours, suivant ce qui se passait avec la sensation d'assister à quelque chose d'unique et de terrible.
    J'ai écrit chaque texte comme si c'était le dernier, non pas parce que je pensais que j'allais mourir ou que la fin du monde approchait, bien sûr, mais dans le sens où je mettais toute l'énergie de la journée dans le texte -; ne pas garder des munitions pour le jour suivant : c'est maintenant ou jamais. Et le lendemain je me réveillais et j'adoptais la même attitude : c'est maintenant ou jamais.

  • Anne Shirley t.1 ; Anne, la maison aux pignons verts

    Lucy Maud Montgomery

    • Il était un ebook - il était un bouquin
    • 10 Septembre 2015

    Marilla Cuthbert et son frère Matthew décident d'adopter un jeune garçon pour les aider dans leur maison des Pignons verts. Mais c'est Anne Shirley, gamine rousse à l'inspiration débordante et à la langue bien pendue, qui les attend à la gare.
    Anne grandit donc à Avonlea, sur l'île du Prince Edouard, et s'y fait beaucoup d'amis, ainsi que des rivaux, car son intelligence et son impétuosité lui jouent parfois bien des tours.
    Un roman sur l'adolescence, la différence et la liberté, à mettre dans les mains de tous. Le plus grand classique de la littérature canadienne, adapté à la télévision sous le titre "Anne, le bonheur au bout du chemin" et depuis quelques semaines par Netflix avec "Anne with an E".

  • Lettres a une jeune poetesse

    Rainer Maria Rilke

    • Bouquins
    • 25 Mars 2021

    Après Lettres à un jeune poète, cette émouvante correspondance est une découverte majeure, riche de lumineuses leçons de vie
    " Dans la vie, on n'éveille jamais assez souvent le sentiment du commencement en soi, et nul besoin pour cela d'un grand changement extérieur, car nous modifions le monde depuis notre coeur même, et si celui-ci veut bien être neuf et incommensurable, celui-là se présente alors comme au jour de sa création : infini. Si nous devions nous rencontrer un jour et pourquoi cela ne se réaliserait-il pas, vous réclamez que je vous raconte l'histoire d'un commencement nouveau qui se produisit durant une période de mon enfance des plus difficiles et en quelque sorte tout à fait désespérée. Que cela demeure une promesse entre nous. "
    Cette émouvante correspondance avec la jeune Anita Forrer est une découverte majeure qui comblera tous les amoureux de l'oeuvre de Rainer Maria Rilke. Rendu pour la première fois accessible en langue française, cet échange épistolaire, qui peut se lire comme le prolongement des Lettres à un jeune poète, ouvrit à Anita Forrer des espaces spirituels insoupçonnés et donna un sens nouveau à son existence. Rilke fut son guide et son confident, comme il l'avait été quinze ans plus tôt pour Franz Xaver Kappus. Les lectrices et lecteurs d'aujourd'hui puiseront à leur tour dans ce texte inédit de lumineuses leçons de vie.

  • L'enfant de l'entre-deux

    Marc Sadoun

    • Bouquins
    • 6 Janvier 2022

    Dans ce récit lumineux et poignant, l'auteur évoque son enfance de jeune Français d'Algérie à travers son ambivalence originelle d'homme entre deux rives et deux religions : situation qui lui valait d'être qualifié d'imposte. De son enfance en Algérie, le narrateur se rappelle la lumière, la chaleur. Mais aussi le décalage qui distingue la vie stricte et pieuse d'une famille juive, et la liberté, la légèreté de la vie en métropole d'où vient sa mère. Le contraste entre un monde traditionnel et réglementé, et un monde ouvert aux infinies possibilités, aux espaces étendus, est saisissant.
    Différences de milieux sociaux, de langues, de filiations, tiraillement entre l'attrait pour la France, vécu comme une forme de dépossession, de renoncement au judaïsme, et le devoir de maintenir l'ancrage initial, tout dans ce roman de formation évoque l'ambivalence et le sentiment d'illégitimité.
    Lorsque la guerre éclate, le héros choisit l'Algérie française à laquelle son père ne croit pas. L'élève moyen qui ne parvient pas à avoir son bac se retrouve dans un camp de rétention, mêlé à des gens qui ne sont pas les siens, arrêté pour une cause à laquelle il ne croit plus.
    Conflit insoluble : le narrateur voudrait être Juif mais il bute sur cette association des contraires. Il n'est pas si difficile de devenir professeur, il suffit d'y mettre le temps. On peut, lorsqu'on vient d'un milieu pauvre, apprendre les bonnes manières, il suffit d'observer les autres. Mais être Juif ?

  • Histoire de ma vie t.1

    Giacomo Casanova

    • Bouquins
    • 13 Juin 2013

    Les célèbres Mémoires de Casanova, dans une nouvelle édition établie d'après le manuscrit original acquis par la BnF, accompagnée d'un appareil critique et renouvelé.
    Cette nouvelle édition, remaniée en profondeur, de l'Histoire de ma vie est entièrement fondée sur le manuscrit acquis par la BnF en 2010. Elle en respecte le découpage et procure pour la première fois un texte fiable, corrigé des erreurs de transcription de la précédente édition Brockhaus-Plon de 1960 (reprise dans la collection " Bouquins " par Francis Lacassin en 1993). Ce premier volume reproduit les tomes 1 à 3 des Mémoires, depuis l'enfance de Giacomo jusqu'à son évasion de la prison des Plombs, en novembre 1756. Une nouvelle préface présente un Casanova éloigné des clichés pour faire apparaître l'importance de l'écrivain et du penseur. L'appareil critique, lui aussi renouvelé et enrichi, se concentre sur le travail d'écriture de Casanova : il restitue l'histoire de la langue, éclaire son choix d'écrire en français sans renoncer à l'italianité (" La langue française est la soeur bien-aimée de la mienne ; je l'habille souvent à l'italienne ", écrit-il) et retranscrit dans la mesure du possible les passages biffés sur le manuscrit. Ce volume 1 reproduit trois variantes importantes : les différents projets de préface de l'auteur, les deux versions du premier séjour parisien (1750-1752), et le récit de l'évasion publié en 1788 sous le titre Histoire de ma fuite des Plombs. Enfin, on y trouvera plusieurs documents permettant de mieux comprendre le monde de Casanova : évaluation de ses revenus, tables de conversion des monnaies européennes, règles de jeux comme le pharaon, cartes illustrant les déplacements du Vénitien (monde méditerranéen, quartiers de Venise et de Paris).

  • La méchanceté est un art à la condition d'être drôle et inspirée. Cet ouvrage offre le florilège le plus complet et jubilatoire qui soit des traits d'esprit, saillies, épigrammes et autres " vacheries " qui ont jalonné l'histoire littéraire, mondaine et politique depuis l'Antiquité. Entièrement révisée, cette nouvelle édition comprend plus d'une centaine d'ajouts et est accompagnée de nombreuses illustrations - dessins, caricatures... - qui forment un ensemble encore plus désopilant. Certaines époques et certains milieux se sont particulièrement illustrés dans l'exercice vivifiant de la méchanceté : les cercles littéraires des XVIe et XVIIe siècles, les salons du siècle des Lumières, la société mondaine de la IIIe République, l'Angleterre post-victorienne, la grande période hollywoodienne de l'entredeux- guerres, le monde politique dans sa globalité... Autant d'espaces où la liberté d'esprit s'est exprimée sans craindre de tourner en ridicule les figures du conformisme intellectuel et de l'académisme pontifiant. Parmi les experts en la matière, de grands hommes d'État tels que Clemenceau, l'un des plus féroces, disant à propos du président de la République, Félix Faure, qui venait de mourir : " En entrant dans le néant, il a dû se sentir chez lui. " De célèbres dramaturges ou comédiens firent eux aussi profession de rosseries en tous genres. Ainsi de Sacha Guitry, commentant en ces termes l'élection à l'Académie française de l'un de ses confrères : " Ses livres sont désormais d'un ennui immortel ", ou de Tristan Bernard, disant d'une actrice en vogue : " Pour se faire un nom, elle a dû souvent dire oui. " Le répertoire rassemblé et présenté par François Xavier Testu fourmille de bons mots, de formules hilarantes et souvent assassines, qui constituent autant de trouvailles irrésistibles. On les lira avec la même délectation qui a animé les meilleurs esprits de leur temps.

  • Le quartette d'Alexandrie est une somme appelée à faire date sur l'Égypte ancienne grâce à la combinaison de quatre regards : celui de trois Grecs, voisins curieux et assidus, et celui d'un stoïcien Égypto-grec qui leur répond avec autorité sur son histoire et ses coutumes.Entre Grecs et Égyptiens, c'est une longue histoire qui n'a cessé de s'écrire à travers le temps. Ce volume réunit les oeuvres de quatre figures majeures de ce dialogue fondamental : Hérodote, Diodore de Sicile, Strabon, dans des traductions nouvelles, qui ont visité l'Égypte à des époques différentes, entre le Ve siècle av. J.-C. et le Ier siècle de notre ère, et Chérémon d'Alexandrie, philosophe stoïcien, historien et sociologue avant l'heure, qui rend cet échange possible en usant vis à vis des trois premiers d'une sorte de droit de réponse. Son témoignage inédit apporte un éclairage essentiel sur les sources premières de la double histoire dont les continents européen et africain sont issus.
    L'ensemble des textes ici rassemblés ne donne pas seulement une connaissance ethnologique précieuse sur l'Égypte. Il permet de mieux percevoir l'histoire de cette rencontre décisive entre une Grèce éblouie et sceptique qui crut voir dans la terre du Delta son premier grand modèle, et une Égypte à la fois plurielle et égocentrique qui abrita le foyer le plus éclatant et inattendu du multiculturalisme d'Alexandrie.
    La richesse d'une telle confrontation entre deux univers distincts, dotés de peu de dénominateurs culturels communs mais non dénués de convergences religieuses, offre l'une des plus curieuses et fascinantes introductions à la vie égyptienne dans l'Antiquité, de ses croyances et de ses savoirs et de la place irremplaçable qu'ils occupent dans le patrimoine de l'humanité.

  • Des messages portés par les nuages

    Jean d' Ormesson

    • Bouquins
    • 11 Mars 2021

    " Je n'aime pas beaucoup les lettres, ni en recevoir ni en envoyer. Sauf de toi et à toi - et quelques autres. C'est ce qu'on doit appeler l'amitié"
    Tout en prenant un malin plaisir à se déclarer réticent à ce genre d'exercice, Jean d'Ormesson déploie dans l'art épistolaire autant de brio et de virtuosité que de talents de stratège et de séducteur. Il laisse libre cours, dans cette version la moins " autorisée " de son autobiographie, à son franc-parler, sa malice, son goût de l'ironie et de la facétie.
    C'est tout l'arrière-plan de son parcours dans le siècle que l'on voit se dessiner au fil de ces échanges multiples, sous l'effet révélateur des relations qui ont le plus compté dans son existence. Le meilleur de sa correspondance, en dehors de ses grandes amitiés littéraires, gravite autour de quelques figures clés. De Raymond Aron ou Roger Caillois à Claude Lévi-Strauss, tous ont agi sur Jean d'Ormesson comme autant de maîtres et d'inspirateurs dans sa réflexion intellectuelle et philosophique et l'évolution de son oeuvre.
    " Les amitiés qui commencent par les livres sont peut-être les plus fortes ", écrivait-il à José Cabanis. Cet ensemble de " messages portés par les nuages ", selon la formule de Jean-Marie Rouart, en offre une vivante et savoureuse illustration. C'est le même amour fou de la littérature qui explique l'amitié paradoxale de Jean d'Ormesson avec des auteurs aussi distincts de lui que Michel Déon ou François Nourissier. À travers eux on découvre ici son autoportrait le plus inattendu.
    Jean-Luc Barré

  • Création

    Sébastien Bohler

    • Bouquins
    • 23 Septembre 2021

    Et si vous découvriez les secrets de l'origine de l'humanité ?Laura, jeune rédactrice cantonnée à la rubrique des faits divers du journal suisse
    Le Globe, déniche un jour le scoop du siècle : au coeur des glaces du massif du Cervin, refont surface les corps de plusieurs dizaines d'êtres humains conservés depuis des millénaires dans un état quasi intact.
    D'où viennent ces corps ? Quelle est leur histoire ? Ces questions passionnent l'opinion publique et émeuvent la communauté scientifique. Et si l'origine de notre humanité n'était pas celle que nous croyons ? Quand Laura embarque à bord d'une capsule en expédition sous la plus formidable épaisseur de glace jamais rencontrée, elle ne sait à quel point elle est en danger et que toute sa vie va basculer...
    Du haut des Alpes suisses aux fosses sous-marines de l'Antarctique, d'un mystérieux signal sous-marin à la découverte d'une civilisation perdue,
    Création nous entraine dans une épopée hallucinante où s'enchaînent révélations et découvertes scientifiques sans précédent. Un récit digne d'un Jules Verne des temps modernes.

  • Journal intégral t.1 ; 1919-1940

    Julien Green

    • Bouquins
    • 26 Septembre 2019

    Oeuvre monumentale qui couvre soixante-dix ans de la vie de l'écrivain, le Journal de Julien Green n'avait pourtant jamais été publié dans sa version intégrale et définitive. L'auteur en avait délibérément écarté les pages les plus intimes, l'évocation de sa vie amoureuse et certains portraits littéraires dans lesquels il livrait une opinion sans fard sur quelques-uns de ses pairs. Jugeant impubliable de son vivant cette " confession qui rétablissait la vérité " et où l'on saurait " tout " de lui, selon sa formule, Julien Green s'est cependant toujours montré favorable à l'idée que cet ensemble soit exhumé le moment venu par ses héritiers, leur laissant le choix d'en décider en fonction des instructions qu'il leur avait laissées. C'est chose faite aujourd'hui, grâce à cette édition conçue à partir des manuscrits originaux par Guillaume Fau, Alexandre de Vitry et Tristan de Lafond. Entre préoccupations métaphysiques et notations relatives à son travail de créateur, le grand romancier catholique, porté par une exaltation incessante de la jeunesse et de la beauté, livre ici, avec une sincérité sans détour et de la façon souvent la plus crue, le récit de ses rencontres et aventures homosexuelles, de ses rapports avec des amants de passage comme avec son compagnon de l'époque, Robert de Saint Jean. Julien Green n'ignorait pas que ces pages restées longtemps confidentielles pourraient surprendre, voire scandaliser, le jour où elles seraient révélées. Mais il tenait les exigences de la chair pour indissociables de celles de l'esprit : une conviction qu'il ne cesse d'illustrer à travers cette magnifique célébration du désir et de la passion. Son " journal complet ", comme il le qualifiait, offre ainsi une approche plus authentique de sa vie comme de l'ensemble de son oeuvre.

  • Le bouquin de l'humour involontaire

    Jean-Loup Chiflet

    • Bouquins
    • 8 Novembre 2018

    Il peut nous arriver de déplorer le côté monotone et ennuyeux de la réalité, mais si on l'observe bien, elle peut aussi nous apporter son lot de cocasseries. L'humour le plus réjouissant est souvent celui qui ne " s'invente " pas, cet humour " involontaire " dont Jean-Loup Chiflet nous offre ici un savoureux florilège, fruit de son inlassable curiosité. Ses trouvailles sont autant de formules étonnantes, insolites, improbables, puisées aux meilleures sources : dans des manuels scolaires - " Par admiration, on appelait Charlemagne l'empereur à la barbe fleurie bien qu'il n'eût pas de barbe " - ou religieux - " Le petit Jésus passait ses vacances à la montagne chez son cousin Jean-Baptiste " -, dans des guides dits de civilités commis au début du XXe siècle par des baronnes et autres comtesses - " On peut dire merci aux domestiques, mais seulement de temps en temps " -, et surtout dans les fameux almanachs Hachette - " Les porteurs de grandes oreilles sont des naïfs. " Cette intarissable veine comique ne vient pas seulement du fond des âges ; on trouvera aussi dans ce catalogue déraisonné des perles récentes tout aussi saugrenues, provenant de fonctionnaires ou de victimes de l'Administration, de clients de librairies, de journalistes - " Auguste Lumière s'éteint " - ou de cancres patentés. Preuve que la réalité est parfois plus imaginative et attrayante que la fiction, cette anthologie drôlissime couvre les domaines les plus variés de la vie quotidienne, de nos moeurs, de nos manies, de la petite et de la grande histoire. Et il y est bien sûr question de justice, de politique, de l'amour et du Bon Dieu !

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