CNRS Éditions via OpenEdition

  • Confiée à trois cents institutions qui opèrent dans environ 210 pays différents, sont en liaison avec trois mille organisation non gouvernementales, et gèrent des crédits par milliards, l'administration internationale et européenne emploie actuellement plus d'une centaine de milliers d'agents, appartenant à presque toutes les nationalités. C'est dire l'importance et la difficulté des questions que pose la gestion de ce personnel dans tous les domaines : juridique, administratif, financier, contentieux. Ce livre regroupe les règles applicables à l'ensemble de la fonction publique internationale : Nations unies et Institutions spécialisées, Union européenne, Organisations intergouvernementales, etc. Ainsi apparaît un véritable droit commun de l'administration internationale. Construit comme un instrument de travail synthétique, cet ouvrage peut rendre de grands services à tous ceux qui ont à traiter des problèmes de cet ordre dans les services publics nationaux et internationaux, en même temps que, sur le plan universitaire, il encouragera et facilitera les études et la recherche dans un domaine d'activités en plein développement. L'ouvrage a été couronné par l'Académie des Sciences morales et politiques de l'Institut de France.

  • Ce livre est le premier sur la sociologie chinoise en français. Privée d´existence pendant trente ans, la sociologie chinoise a été refondée en 1979. Ce tournant dans l´histoire internationale de la pensée, ainsi que l´intégration des théories occidentales, la restructuration de la discipline, et la multiplication des enquêtes qualitatives comme quantitatives qui ont été accomplie depuis, ne demeurent que trop méconnues. Ce livre donne la parole à des sociologues chinois, témoins éminents de ce renouveau. L´État, la ville, le marché : en nous faisant entrer dans ces différents mondes sociaux de la Chine qui constituent aussi des thèmes majeurs de leurs recherches, c´est la réalité même de la transition qu´ils nous font saisir. Ainsi voit-on s´affirmer, au cours de ces études souvent étonnantes, toujours passionnantes, une dynamique intellectuelle, originale, créative et vigoureuse au sein d´une société en grande transformation, appelée à marquer la sociologie contemporaine et à rénover notre vision tant de la Chine que du monde. Un livre-événement pour tous ceux intéressés par la marche du siècle qui s´ouvre.

  • Georges Friedmann est une figure à redécouvrir. À l´occasion du centenaire de sa naissance, le présent ouvrage retrace la trajectoire de l´homme avant, pendant et après la Seconde Guerre mondiale. Écrivain, voyageur, résistant, étranger à la tradition durkheimienne, marxiste plus spinoziste qu´hégélien, Friedmann a su faire partager ses curiosités et ses inquiétudes pour relancer la sociologie après la guerre. Dès la fin des années 40, tournant le dos à la Sorbonne, s´appuyant sur des institutions comme le CNRS et le Conservatoire National des Arts et Métiers, il met le pied à l´étrier à une nouvelle génération qui s´emploie à développer la sociologie hors de la clôture académique. À l´articulation de l´histoire intellectuelle et de l´histoire de la sociologie, ce livre est bâti en trois parties : histoire, oeoeuvres, témoignages. Il fait dialoguer ceux qui furent ses proches dans la refondation de la sociologie et les membres d´une nouvelle génération qui, n´ayant pas connu directement Georges Friedmann, se sentent plus libres pour réinterroger l´oeoeuvre.

  • Cet ouvrage pose le problème essentiel de la conception de produits et services interactifs innovants - téléphones portables, stylos " intelligents "...- adaptés à l´usage des consommateurs. Ceux-ci, bien souvent, sont choisis pour cible des marchés mais

  • Mondialement reconnue pour sa gastronomie, la France est aussi le pays des cantines... dont les opérateurs occupent une position dominante sur les principaux marchés internationaux. Sur notre territoire, ils se hissent au premier rang des employeurs de cuisiniers, avant les restaurants.

  • Qu'est-ce qu'un artiste industriel ? Quel est le statut de son oeuvre au sein de la hiérarchie des arts et face à l'essor de la production mécanique d'objets en série de qualité esthétique incertaine ? Dans la France de la seconde moitié du xixe siècle, ...

  • À partir des années 1970, la photographie bénéficie en France de la création d'institutions et d'événements spécifiques, de son intégration et de sa valorisation dans les organismes culturels et d'une légitimation dans le champ du marché de l'art.

  • On voit se manifester aujourd'hui dans l'espace public des sociétés démocratiques tout un ensemble d'attentes et de demandes de reconnaissance. Elles concernent aussi bien les droits fondamentaux - les libertés civiles et politiques -, que des droits spécifiques que l'on cherche souvent à intégrer dans le groupe des droits fondamentaux ; demandes de reconnaissance des spécificités culturelle ou ethnique, exigences de reconnaissance dans le cadre du travail ; attente de reconnaissance des langues minoritaires ; reconnaissance relevant du « genre » ; reconnaissance de victimes soumises à des processus d'oppression non ou insuffisamment reconnus. Une telle variété d'investissement du concept de reconnaissance rend nécessaire d'en donner une définition qui permette de décliner celle-ci selon ses différents contenus (civique, sociale, culturelle, interpersonnelle). Or, l'intensité des débats sur ce thème dans la philosophie et la sociologie contemporaines témoigne de sa complexité, voire de son obscurité. Lorsqu'on passe du courant libéral « déontologiste » à certaines tendances du courant communautarien, du marxisme ou du courant républicain, voire à la sociologie critique ou à l'individualisme méthodologique, c'est à chaque fois un nouveau paysage de la reconnaissance, une problématique différente qui apparaît. Qui doit reconnaître qui ou quoi ? Au nom de quoi ? Sous quelles formes ? Et, d'ailleurs, qu'est-ce que reconnaître ?

  • Les attentats du 11 septembre 2001 ont brutalement posé la question des libertés politiques dans le monde arabe.

  • La gestion « durable » des ressources naturelles renouvelables et des milieux est une question vive, plus que jamais actuelle. Les bases de la démarche véritablement interdisciplinaire qu´elle requiert restent à construire. Tel est l´objet de la réflexion menée ici par des spécialistes de disciplines aussi différentes que l´écologie, l´ethnologie, l´agronomie, la géographie, le droit, la sociologie ou l´économie. Cet ouvrage porte témoignage de la façon inhabituelle dont un certain nombre de connaissances et de démarche disciplinaires ont été sollicitées et mobilisées dans des programmes interdisciplinaires traitant de cette question. Il balise le champ scientifique ouvert, repère les questions théoriques et méthodologiques qui y ont une importance particulière, voire qui lui sont spécifiques, clarifie langages et procédures. Travail de synthèse, il tire de l´expérience réalisée les termes et les règles d´un questionnement clair et rigoureux qui peut servir de cadre aux recherches nouvelles. À travers les problèmes méthodologiques dont il traite, cet ouvrage aborde quelques-uns des grands débats contemporains sur la science tels que déterminisme et causalité, rapports sciences et société, interdisciplinarité et complexité, observation et expérience.

  • Lutte pour l´existence, survie des plus aptes... On a longtemps cru que l´utilisation à des fins politiques et sociales des théories de Charles Darwin était une spécialité des seuls pays anglo-saxons. À rencontre de cette idée reçue, l´auteur soutient qu´une véritable culture darwinienne s´est développée en France au siècle dernier, bien au-delà du cénacle des scientifiques, et souvent à leur corps défendant. Par l´attention portée aux médiateurs d´une culture scientifique, cet ouvrage montre de quelle manière dans ses débats philosophiques, religieux et politiques, la France du long xixe siècle a d´abord exprimé sa fascination puis sa réticence pour les nouvelles idées évolutionnistes de Charles Darwin. L´étude approfondie des phénomènes de circulation, d´enracinement ou de rejet d´une idéologie scientifique éclaire au final d´une lumière singulière la résistance des scientifiques français aux théories darwiniennes, résistance qui leur fit prendre bien du retard dans le domaine de la biologie évolutionniste.

  • Nous sommes à l´âge de la négociation, estimait il y a une vingtaine d´années un politiste américain, William Zartman. En France, y serions-nous parvenus ? Oui, si l´on observe l´actuel mouvement de décentralisation et d´impulsion de la négociation collective d´entreprise. Non, ou pas encore, tant la négociation, comme mécanisme de prise de décision collective, semble peu pratiquée ou appréciée comme telle. Pour quelles raisons ? Associant réflexions de praticiens et analyses d´universitaires (juristes, sociologues, politistes, économistes) français et québécois, et à partir d´exemples concrets (RATP, EDF, etc.), ou d´expériences vécues de négociations professionnelles, cet ouvrage a pour ambition d´inscrire la négociation sociale à l´agenda scientifique et socio-politique français. Parmi les questions traitées : qu´est-ce que la « négociation stratégique » ou « interest-based » ? Peut-on négocier de bonne foi ? Quelle place accorder à la négociation dans la régulation des services et des entreprises publiques ? Ou dans la construction européenne ? La négociation se prête-t-elle à la modélisation ? Quels acteurs sociaux pour quelle régulation sociale ?

  • Partant d´une étude concrète sur l´abandon ou la disparition de certains colis dans un centre de tri postal, les auteurs montrent que l´organisation attribue la responsabilité de ces faits aux agents contractuels, dont la loyauté est mise en doute. Cette

  • L'université constitue un peu le baromètre de nos sociétés contemporaines. Sur ce plan, les pays du Maghreb ne font pas exception. Ils sont passés de conceptions dominées par les théories développementalistes, les étudiants et les diplômés étant d'abord perçus comme des militants au service de l'indépendance nationale, à des approches plus pragmatiques et sélectives, subordonnées aux nouvelles options libérales. Nous sommes loin de l'époque où les États maghrébins souffraient d'une pénurie de cadres et de techniciens supérieurs et où les pays européens, en particulier la France, cherchaient à drainer cette matière grise «bon marché» en provenance du Sud. Au contraire, le contexte actuel se caractériserait plutôt par la montée en flèche du chômage, du sous-emploi et de la précarité généralisée chez les diplômés maghrébins issus de l'enseignement supérieur. L'objectif de cet ouvrage est d'appréhender la situation actuelle des étudiants et des diplômés maghrébins d'ici et d'ailleurs, dans la double perspective du retour dans les pays d'origine et de l'installation dans les sociétés européennes.

  • Shinjuku, Shibuya, Umeda, Ikebukuro... Ces noms qui sonnent familièrement aux oreilles de chaque Japonais, comme de tout visiteur étranger débarqué au Japon, sont ceux des plus grandes gares du monde, fréquentées chaque jour par plus d'un million de voyageurs. Mais ils évoquent bien plus des pôles urbains fourmillant de grands magasins et de boutiques à la mode qu'un environnement ferroviaire. Leur incontestable pouvoir d'attraction tient sans doute au fait qu'ils constituent des espaces majeurs de transit dans des agglomérations dominées par le rail, parce qu'ils sont situés au point d'articulation entre les réseaux de métro et les lignes de chemin de fer qui irriguent, sur des distances considérables, de gigantesques bassins résidentiels. Dès l'origine, le trafic ferroviaire de la banlieue avait été dévolu à des opérateurs privés, dont l'existence remonte pour certains à plus d'un siècle. Appelés ôtemintetsu, ces groupes ferroviaires ont su très tôt tirer parti du fabuleux gisement de profit offert par la confluence du trafic. Ils ont fourni aux voyageurs transformés en consommateurs toute une panoplie de services, d'abord à proximité de leurs réseaux, puis dans des lieux sans rapport avec leur activité de transporteur. Le lecteur est ainsi invité à découvrir le singulier processus de diversification grâce auquel des groupes ferroviaires privés sont parvenus à consolider leur activité principale tout en concourant à « produire » de la ville, en faisant émerger de grands noyaux urbains dans le centre et de multiples pôles secondaires en banlieue. Il verra aussi comment ces groupes, devenus de gros conglomérats, parviennent à satisfaire, voire à anticiper, les désirs des consommateurs à toutes les étapes de leur vie... et ce jusqu'à la tombe.

  • Lorsque, à la fin du xixe siècle, la sociologie est portée sur les fonts baptismaux, la comparaison internationale est présentée par des auteurs comme E. Durkheim ou M. Weber comme l'un des détours méthodologiques les plus fructueux pour l'analyse des institutions et des pratiques sociales. Qu'en est-il aujourd'hui ? Comment, à l'heure d'une globalisation multiforme, les différentes sciences de la société - l'économie, l'histoire, les sciences de l'éducation, les sciences politiques, la sociologie... - s'emparent-elles de cette stratégie de recherche ? Produit de la collaboration étroite de plus d'une vingtaine de chercheurs de spécialités et de nationalités différentes, cet ouvrage répond à deux questions majeures. Quelles sont les principales avancées conceptuelles et empiriques de ces dernières décennies dans le champ des comparaisons internationales ? Comment, dans le quotidien de leurs activités, les chercheurs fabriquent-ils des comparaisons ? En mêlant en permanence réflexions épistémologiques, considérations méthodologiques concrètes et présentations de travaux empiriques (sur l'école, le temps, le travail...), cet ouvrage offre un panorama aussi original qu'inédit sur l'une des stratégies de recherche les plus fécondes des sciences sociales contemporaines.

  • L´ouvrage est articulé autour de deux pôles thématiques : les biens et l´argent. Il s´agit de rendre compte des processus de constitution de la valeur et d´observer surtout la dématérialisation qui y est de plus en plus intensément à l´oeuvre. Le départ est pris dans un questionnement sur ce qu´est un bien (en soi, privé, public) pour aller vers ce qui en devient l´expression la plus générale et la mesure la plus mobile : l´argent. La généralisation de la valorisation monétaire fluidifie les choses, efface les distinctions traditionnelles entre types de biens et surtout accompagne un processus de socialisation de l´utilité qui transforme le sens et la portée de l´avoir à soi des choses. La valeur aura sa vie dans la circulation et sa possession s´exprimera comme participation à la fluctuation d´un médium. Ces constats provoquent parfois le recours à des théories " fortes " de la valorisation, capables de ramener à des visions plus intuitives : cependant, envie et désir mimétique ont beau être à la racine du valoir, les dynamiques de l´échange monétaire et surtout la centralisation du partage du produit social comme produit monétaire ouvrent des problématiques que l´intuition anthropologique ne suffit plus d´éclairer. Enfin, l´étude des marchés financiers offre, à l´extrême de la dématérialisation, une illustration des perplexités que rencontre toute tentative de briser la clôture sur eux-mêmes des processus calculatoires du médium financier. Les tentatives d´y importer des normes semblent vouées à l´échec.

  • Ce que la mort a de monumental, d´inattendu et de collectif, tel est le sujet de cet ouvrage. Il aborde les morts collectives à travers un regard sociologique, la question centrale étant : la mort d´un collectif d´hommes, outre les traitements habituels,

  • La Semaine de Suzette a occupé une place à part dans la presse française. Créée en 1905, elle accompagne jusqu'en 1960 les petites filles françaises, suivant leurs interrogations dans un monde en mutation et bouleversé par les guerres. S'adressant à un public féminin et jeune, le journal tente de dessiner à son auditoire, chaque jeudi, les principes d'un monde, certes changeant, mais ordonné et hiérarchisé. Le principe des principes du journal est « l'ordre ». Marie-Anne Couderc décrit parfaitement le système de valeurs de la publication sur la politique nationale, le sytème familial, la hiérarchie sociale et les distractions. Il s'agit par ailleurs d'éduquer en divertissant. Bécassine, Nane ou la poupée Bleuette, chacune à leur manière, viennent rassurer les petites filles ou les mettre en garde face aux mirages du monde. Et il faut tout le talent des crayons et des plumes, des Pinchon, des Morin ou des Caumery, la personnalité des rédactrices successives, notamment de Mad H. Giraud, pour assurer cette tâche régulière d'éveil, de mise en garde et d'éducation... À travers l'étude de Marie-Anne Couderc, La Semaine de Suzette apparaît comme un témoin, peut-être subjectif, mais instructif de la vie des Français, de leurs moeurs et de leurs mentalités.

  • Sans ancrage syntaxique manifeste, à la croisée d'approches divergentes - rhétorique, énonciative, pragmatique -, et victime de son flou définitionnel, l'apostrophe nominale a jusqu'à présent trop peu retenu l'attention des linguistes. La profusion des désignations (vocatif, terme/nom d'adresse, ...

  • « New York. Pas loin de trente degrés, début d'après-midi. Une devanture de Little Italy. Sur un papier gras, derrière les vitres crasseuses, un étalage rouge et de généreuses parts de pizza... Je me laisse envahir par une confusion gourmande : la tomate brillante, huileuse, euphorique, et les petites herbes me promettent d'incroyables saveurs.

  • Troie, Mycènes, Cnossos... En ce début de xixe siècle, la découverte de ces cités antiques, exhumées de l'oubli, révèle la richesse insoupçonnée de civilisations matrices de l'Europe. Avec elles, se défait tout un écheveau, et c'est au tour des Orients, de l'Égypte, de la Palestine, du Levant, et de la Perse, de livrer leurs secrets. Ève Gran-Aymerich dévoile, dans Naissance de l'archéologie moderne, cette épopée fabuleuse. Sur fond de conquêtes coloniales, les nations occidentales se livrent à une concurrence politique et diplomatique acharnée pour s'approprier le passé, ses vestiges, ses ruines, et sa force symbolique. Savants et aventuriers découvrent les plus célèbres sites, ouvrent les premiers chantiers de fouilles et fondent les plus prestigieuses institutions scientifiques. On découvrira leur biographie dans l'indispensable Dictionnaire biographique d'archéologie qui, en 600 notices, de Vivant Denon à l'abbé Breuil, de Jean-François Champollion à André Leroi-Gourhan, retrace leurs destinées et dit notre dette à leur endroit. Car c'est à ces chercheurs de passé, véritables inventeurs de notre héritage, que nous devons la conscience moderne de la mémoire de l'humanité. Un volume total.

  • Et si la science physique la plus récente sortait de son domaine d'application traditionnel ? Si la physique quantique, développée par Planck, Bohr et Einstein, se confrontaient aux sciences dites humaines ? Tel est le projet de Michel Bitbol et de son équipe dans cet ouvrage hors norme, faisant fi des frontières traditionnelles. Quelles affinités peuvent partager ces deux types de science ? Quels rôles y jouent l'homme ? Parmi les thèmes choisis pour cette confrontation citons : la prise de décision, la théorie du comportement, la recherche de l'utilité.

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