Sciences humaines & sociales

  • Officier à seize ans, général à vingt-cinq, consul à trente, empereur à trente-cinq, Napoléon a réformé en profondeur la société française et fait main basse sur l'Europe. Ce bourreau de travail n'en était pas moins homme, sujet de sentiments et de désirs. Bonaparte aimait les femmes. Si ses deux épouses, Joséphine et Marie-Louise, lui inspirèrent d'authentiques passions, des dizaines de maîtresses partagèrent sa couche, lui donnant deux enfants naturels, le comte Léon et Alexandre Waleswski. Sans compter les rencontres d'un soir... L'amant insatiable devait aussi tenir les rênes d'une famille bien agitée. Sa propre mère, Letizia, aurait fauté avec Charles- Louis de Marbeuf, dont l'Empereur se demande s'il est le fils. Ses sept frères et soeurs étaient tous dotés d'un solide appétit sexuel. De Pauline, on parlait comme d'une « gloutonne de plaisirs ». La reine Hortense, fille de Joséphine de Beauharnais, maltraitée par Louis Bonaparte, maladivement jaloux, aimait à se consoler dans d'autres bras. Son troisième fils deviendra Napoléon III, et son quatrième, illégitime et longtemps resté caché, sera le duc de Morny. Quelle influence ces frasques et ces amours, parfois peu avouables, eurent-elles sur les choix et le destin de leur frère ?
    Avec cette fresque familiale, c'est toute l'épopée napoléonienne qui défile, à la fois tragique et cocasse, mais éminemment romanesque.

  • 4 avril 1968, 18 heures : Martin Luther King est assassiné à Memphis. James Earl Ray, déclaré coupable sans qu'ait eu lieu de procès, était-il réellement l'assassin ? Comment expliquer que ce petit malfrat sans envergure ait mené à bien un acte aussi spectaculaire ans des conditions proprement incroyables ? Comment comprendre qu'il ait pu échapper aux forces de police après son crime ? Que penser de ce marché avec la justice qui évitera le procès en bonne et due forme qui aurait mis en lumière nombre de contradictions dans la version officielle du crime d'un individu isolé sans complicités de quelque sorte ? Pourquoi Coretta King, ses enfants, tous les dirigeants de son mouvement, la SCLC, affirmeront-ils que l'assassinat est le résultat d'une conspiration ? Il porte une part de responsabilité dans l'affaire, Ray ne peut être l'homme qui a abattu King... Si des théories complotistes peu crédibles ont fleuri, faut-il pour autant en profiter pour jeter le discrédit sur les recherches et les découvertes sérieuses et circonstanciées d'historiens, d'enquêteurs et d'hommes de loi qui ont mis en lumière une foule de contradictions, de faits troublants, de coïncidences singulières et exposé les insuffisances tant du Memphis Police Department que du FBI dans l'enquête ? Comment ignorer la surveillance permanente des Services du renseignement de l'Armée, l'espionnage de tous les faits et gestes de King par le FBI, et les manoeuvres incroyables et souvent illégales de J. Edgar Hoover contre son « ennemi n°1 », auquel il voue une véritable haine personnelle ?

  • René Pagis évoque avec humour des anecdotes relatives à son parcours professionnel, depuis son poste de gendarme au début de sa carrière, jusqu'à son intégration dans la magistrature où il a exercé tour à tour les fonctions de juge d'instruction, juge pour enfants puis procureur de la République. Il partage également son expérience de procureur sur l'affaire Agnès Marin, violée et tuée par M. Moulin.

  • Une histoire de la littérature française depuis le Moyen Age à travers la vie intime et érotique de ses écrivains.

  • Au XVIIe siècle, Padraig, un jeune contrebandier irlandais, est reclus dans une geôle anglaise. Auprès de Tull, son gardien et ancien corsaire, il découvre l'existence d'un fabuleux butin de pirates qui recèlerait un mystérieux livre écrit par un de ses ancêtres. C'est le début d'une grande aventure.

  • Mademoiselle Mengele... Pourquoi ce nom ? Les jeunes femmes choisies par le monstre d'Auschwitz lors de leur arrivée au camp étaient appelées « les filles de Mengele ». Elle a 20 ans quand la Seconde Guerre mondiale et le nazisme broient sa famille et son existence. Elle saura pourtant surmonter l'indicible. Au soir de sa vie, elle s'est confiée et a raconté son histoire, telle qu'elle demeurait dans ses souvenirs.

  • Le Roman d'Amour de Lucrèce Borgia est une plongée lumineuse dans l'intimité de la femme la plus fascinante de la Renaissance italienne. Ainsi apprend-on que l'accusation d'inceste, qui l'a poursuivie durant des siècles, est infondée - une simple rumeur lancée par son premier mari voulant se venger de la famille Borgia qui avait eu le mauvais goût de l'humilier. Malmenée, elle servit de monnaie d'échange, pour les intérêts de son père, toujours contre sa volonté. En prenant appui sur des documents récemment mis au jour, l'auteur nous fait découvrir la véritable histoire de Lucrèce et met en pleine lumière sa personnalité ; sa recherche de l'amour, les hommes qu'elle a aimés, ceux qui l'ont fait souffrir, et d'autres encore auxquels elle n'a pas osé déclarer son sentiment. Jamais aucun texte ne l'avait rendue si vivante, si humaine, si attachante et si extraordinairement féminine. On sort de cette rencontre avec Lucrèce ébloui par tant de grâce et d'intelligence. Et nous partageons avec elle son furieux amour de la vie.

  • Présentation des récits et des légendes qui ont façonné la mémoire des chemins menant à Saint-Jacques-de-Compostelle. Alain Lequien conte l'histoire de l'alchimiste Nicolas Flamel, du moine Aimery Picaud ou encore de Roland et son épée Durandal. Il évoque des lieux et édifices présents sur les chemins, comme l'église Saint-Jacques-de-la-boucherie à Paris ou le cimetière des Alyscamps d'Arles.

  • Unique en son genre, ce livre s'affirme comme un ouvrage de référence au fil duquel se déroulent les principaux événements qui ont fait l'actualité du département de la Marne de 1900 à nos jours. Sous la plume de Bruno Dehaye, découvrez une kyrielle de faits heureux ou malheureux qui ont empreint la conscience collective. De Reims à Châlons, d'Épernay à Vitry-le-François, c'est à cheval, en voiture, en avion, même en bicyclette que vous parcourrez le siècle, découvrant des personnages passionnants, des faits dramatiques, des aventures inoubliables. Depuis la simple inauguration d'un monument dans un petit village - événement capital dans la vie locale - jusqu'à la visite d'un chef d'État, voire du pape, tout permet de voir et de comprendre l'importance de la Marne dans la vie française. C'est dans ce département que les avions et les hélicoptères prirent leur envol, que les guerres se firent les plus cruelles, que les sportifs engrangèrent les plus beaux records, que les moments de la paix devinrent inoubliables... Bruno Dehaye, que les lecteurs des éditions De Borée connaissent bien, piochant dans la mémoire collective, vous emmène dans ce voyage séculaire en compagnie des Marchandeau, Farman, Kopa, de Gaulle, Kroutchev, Jean-Paul II, comme des plus anonymes Marnais qui, à l'image des grands, ont façonné ce département de la Marne.

  • Haut lieu de mémoire, le Mont Saint-Michel est habité depuis treize siècles. Cette "fantastique pyramide coiffée d'une cathédrale" (G. de Maupassant), placée sous les ailes protectrices de l'archange Michel, enflamme l'imagination. Toutefois a-t-on tout lu à son sujet ? Secrets et mystères entourent ses murailles et la baie...
    Ce livre jette le voile sur ces aspects méconnus de l'histoire montoise. Diableries, miracles et merveilleux surgissent à chaque détour de ces paysages granitiques peuplés de fées et de druides. Rencontrez les Neuf "prophétesses" qui gouvernèrent d'abord cet espace, jadis consacré au dieu du Soleil. Elles vouent un culte aux ancêtres, pratiquent des sacrifices d'animaux et fabriquent des flèches chassant les orages ! Partez à la découverte de l'étrange : la relique de saint Hildevert le géant, les danseurs de l'enfer, le miracle du cierge, les marais des portes de l'enfer. Le Mont est un mystère implanté sur une terre de légendes. Ce livre remet à l'honneur son patrimoine réel et imaginaire, considérant légendes roses et légendes noires, période préchrétienne et ère monastique, personnalités en vogue ou humbles montois, comme les acteurs d'une histoire unique.

  • L'auteur propose une biographie romancée de Jeanne d'Arc, étayée de recherches historiques. Jeanne ne fut jamais bergère. Elle était en réalité la demi-soeur de Charles VII. Elle fut soutenue et guidée par Yolande d'Aragon, future belle-mère du roi Charles VII, et les héritiers des Templiers, les Chevaliers de Sion.

  • Futiles parfois, dramatiques pour d'autres, les faits divers fascinent. Au-delà de leurs aspects sensationnels, ils révèlent beaucoup de la société qui les génère. À travers 360 récits, sur plus d'une centaine d'années, la rétrospective d'un siècle de faits divers dans le Haut Rhin permet de suivre l'évolution des mentalités, préoccupations et aspirations de ses citoyens. Empruntant mille visages, de l'anecdote à l'événement historique, la définition de fait divers couvre un large spectre. Ainsi, ce livre relate autant des accidents (comme un crash d'A320), des affaires criminelles (comptant un tueur en série de vieilles dames) que des catastrophes (avec entre autres l'inondation de l'Usine électrique du lac Noir). On trouve également nombre de faits insolites ou cocasses (sculptures dont le postérieur fait jaser), des actes héroïques (victimes sauvées des eaux, du feu, de la neige ou de la terre), ainsi que le parcours extraordinaire de personnalités (couple Krafft). Parmi ces derniers, plus d'une cinquantaine de faits divers se révèlent typiquement haut-rhinois. L'ambiguïté identitaire alsacienne peut se traduire par des actes terroristes (les Loups noirs), ou des drames de guerre (les malgré-nous). Des emblèmes régionaux apparaissent au coeur de certaines affaires (kouglofs recelant de l'or), des accidents sont spécifiques à l'implantation d industries locales (coup de mur dans les mines). Maillant un territoire de 213 communes, ce livre raconte une histoire singulière du département.

  • Qu'on les appelle gangsters, comme aujourd'hui, ou brigands, comme autrefois, les bandits ont toujours fasciné le public. Ces personnalités fortes et originales ont vécu des existences sortant de l'ordinaire ; des vies qui se racontent et se lisent comme autant de romans. D'autre part, ces brigands sont forcément représentatifs de leur époque et de leur milieu, social ou régional. Ne serait-ce que parce qu'ils en représentent l'envers, la face plus ou moins cachée. Et que beaucoup ont su cristalliser les espoirs et les révoltes de la société de leur temps. Tout cela a valu aux brigands, de leur vivant et bien après, une popularité qui n'est pas dépourvue d'ambiguïté, mais qui reste aussi forte que durable. Trois siècles après leurs naissances, qui ne connaît (ou croit connaître) Cartouche ou Mandrin ? Quel Provençal ne s'enthousiasmerait en racontant la geste de Gaspard de Besse ? Quel Breton ne connaît celle de Marion du Faouët ? Jusqu'aux écoliers qui chantonnent les exploits de Compère Guilleri... Presqu'au même titre que nos rois et nos grand écrivains, les plus célèbres brigands de l'histoire de France font partie intégrante de notre patrimoine, national et régional.

  • Témoin des bouleversements de l'après-guerre, acteur syndical et politique du demi-siècle écoulé, François Guillaume, né dans un village de Lorraine, se voyait promis dès son plus jeune âge à un destin de paysan dans une France rurale immobile qui semblait se satisfaire de la paix des champs. Le conflit mondial en a décidé autrement, libérant à son issue les jeunes générations de la pesanteur des traditions désuètes, de la soumission obligée à la famille, de la tutelle des notables.
    Ce livre multiplie les anecdotes, les portraits des personnages hauts en couleur de la France profonde, décrit les rencontres avec des hommes d'exception - de Gaulle, Jean-Paul II, Juan Carlos, Houphouët-Boigny, Bourguiba, Diouf, Pompidou.. - et avec d'autres en charge des affaires de l'État - Chirac, Giscard d'Estaing, Mitterrand, Sarkozy..
    Le témoignage de l'auteur est une illustration probante de l'émancipation paysanne au cours des Trente Glorieuses, un exemple abouti d'ascension sociale qui a fait, par la voie syndicale, du jeune paysan un ministre de l'Agriculture. Dans l'arène politique dont il raconte la face cachée, il dénonce les intrigues, les coteries, les dérives coupables, les ambitions injustifiées qui écartent souvent les meilleurs et stérilisent le débat démocratique. Il jette ainsi une lumière crue sur les raisons du déclin de la France et ouvre des voies vers un nécessaire redressement du pays.


    Les droits d'auteur de cet ouvrage seront directement versés à l'association « Le Plan Guillaume, pour un nouvel ordre économique mondial », qui lutte activement contre la faim dans le monde depuis plus de vingt ans.


    Auteur : Président de la FNSEA, du comité économique et social de Lorraine, de Saint-Hubert industrie laitière, François Guillaume est ministre de l'Agriculture de 1986 à 1988, puis député européen et député de Meurthe-et-Moselle. Tout au long de son parcours, il met à profit son expérience agricole, syndicale, économique, parlementaire et ministérielle pour soutenir un projet de lutte contre la faim dans le monde auprès des instances internationales politiques et religieuses. Cette ardente obligation de nourrir tous les hommes est le fil conducteur de ses précédents livres : Le Pain de la liberté (Lattès, 1982), Le Complot des maîtres du pouvoir (Lattès, 1999) et Vaincre la faim.. pour en finir avec l'inacceptable (Eyrolles, 2009). Paysan dans l'âme, homme d'action et de conviction, il témoigne dans ce nouveau livre de son engagement syndical et politique au service du bien commun et trace la voie du renouveau, convaincu de la permanence de la mission universelle de la France.

  • Il est dix neuf heures trente. Deux tombereaux montent la rue du Rocher en direction du cimetière des Errancis, près de la barrière de Monceaux. Il est tard, on jette pêle-mêle dans la fosse les corps des suppliciés du jour. Parmi eux, Maximilien Robespierre et Louis-Antoine Saint-Just, né à Decize il y a vingt-six ans. Nous sommes le 10 Thermidor de l'An II. Ce jeune homme que rien ne destinait à participer à l'aventure révolutionnaire était mort sans pouvoir prononcer son dernier discours. Celui qui déclarait à la tribune de l'assemblée que « la confiance n'a plus de prix lorsqu'on la partage avec des hommes corrompus », ou encore « Osez ! ce mot renferme toute la politique de notre révolution », n'aura été député que vingt-deux mois et n'aura pu mettre en pratique la constitution de 1793 dont il fut l'un des maîtres penseurs. Quelles purent être les dernières heures, les ultimes pensées de Saint-Just, homme d'action et penseur d'actes, alors qu'ils se savait condamné ?

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