Champ social Editions

  • Présentation de l'ouvrage : Récit éclairé sur l'histoire d'un homme, Jean Oury et d'une pratique d'accompagnement de personnes en difficulté psychique, située entre attention individuelle et pratique du collectif.
    Le collectif est soignant, la moindre des choses, un sourire, est au coeur du soin. L'ouvrage est un hommage à cette pratique de soin en la situant sur le plan historique,
    clinique et culturel. Face à la folie, dont nous ne savons pas grand-chose, la psychothérapie institutionnelle prône la créativité, l'analyse institutionnelle (c'est-à-dire l'analyse de l'aliénation), la libre circulation, le collectif, l'écoute, la relation qui soigne, la veillance, la disponibilité, la non intrusion, et l'entraide ; plutôt que la rééducation psychosociale d'orientation comportementaliste, de plus en plus présentée comme le seul modèle possible des bonnes
    pratiques, en psychiatrie. La psychothérapie institutionnelle est une forme de la psychiatrie, une alter-psychiatrie.
    Auteur : Serge Didelet a été éducateur auprès de jeunes, puis formateur. Titulaire d'un d'un master de recherche en sciences sociales (le D.H.E.P.S, analyse des pratiques professionnelles par la recherche-action), psychanalyste, il anime actuellement des groupes de parole et de supervision dans le champ social et médico-social.

  • Fresque collective, cet ouvrage a pour ambition de témoigner d'une pratique pédopsychiatrique institutionnelle insistant sur une double dimension : L'accueil et le refuge d'une part, l'insertion et les interactions sociales d'autre part. Ouvert en 1977 à Spy, petit village du namurois disposant encore de divers commerces, les Goélands ont toujours tenu à être dans la vie sociale évitant à la fois un isolement rural et la trépidation urbaine. Dans le centre du village, l'hôpital occupe quatre lieux distincts et accueille 12 enfants et 14 adolescents psychotiques, autistes, tous en très grande souffrance psychique et dont le rapport au monde est particulièrement perturbé, insécurisé, instable. Ces expressions extrêmes, insoutenables mêmes parfois dans le cadre familial, rendent indispensables une hospitalisation, souvent de longue durée (3 ans).

  • Présentation de l'ouvrage : À quelles conditions la solidarité publique peut-elle s'exercer à l'égard des jeunes précaires ? Grâce à une enquête par observation dans des comités d'attribution du fonds d'aide aux jeunes, ce livre nous offre une plongée au coeur de l'État social pour comprendre le traitement qu'il réserve aux jeunes en difficulté.
    On y découvre des professionnels qui racontent des histoires d'insertion au passé et au futur, qui se posent des questions sur le bien fondé des demandes d'aide financière, et qui évaluent les parcours comme les projets des jeunes. Sous nos yeux, et non sans hésitations, les acteurs de l'insertion fabriquent une doctrine de la solidarité avec ses normes et finalement une certaine conception de la citoyenneté sociale
    des jeunes.
    Léa Lima est maîtresse de conférences au Conservatoire National des Arts et Métiers et co-dirige le Lise, le Laboratoire Interdisciplinaire pour la sociologie économique. Elle est aussi membre associée du Centre d'Etudes de l'Emploi. Son travail de sociologue porte sur les politiques d'insertion des jeunes et leur mise en oeuvre et plus largement sur les politiques sociales locales.


  • La pédagogie institutionnelle s'est construite à partir de la pédagogie Freinet et des Sciences Humaines. Il n'est pas possible de comprendre les pédagogies « nouvelles », et « actives », sans rappeler cette dramatique question toujours actuelle : éduquer à la démocratie, à la parole, au coeur de l'essence même du savoir, de la connaissance, peut-il se faire sans l'éducation « institutionnelle », institutionnalisée, c'est-à-dire décidée, discutée, arrêtée en commun ?
    Ce livre est un montage des contributions des groupes actuels de pédagogie institutionnelle. Il vise à montrer des pratiques de la classe, de l'école, qui ouvrent un réel espace social d'apprentissage pour la société de demain, en carence de démocratie, de relation, de savoirs partagés. Une démocratie d'apprentissage. Apprendre, oui, mais pas n'importe comment. À côté ou autour de ces groupes, des milliers d'enseignants, dans le monde « globalisé » d'aujourd'hui, sur la planète en arrivent aux mêmes pédagogies, aux mêmes nécessités : réveiller la soif d'apprendre, en groupe, pour nos « vieilles » sociétés ; ou l'éveiller, plus simplement, dans le monde ouvert du présent. Mais pas à n'importe quel prix. Le sujet est « l'appreneur ». Un appreneur vaut un entrepreneur. Une force à venir.
    Ce livre fait suite et complément au livre : La Pédagogie Institutionnelle de Fernand Oury (Matrice, 2009) et au colloque de 2008 à Paris Ouest Nanterre.

  • [Actes du Colloque National (2010) organisé par le Collège de Psychologie et des Psychologues du Centre Hospitalier Charles Perrens.]
    Plus de trente psychologues cliniciens, venus de la France entière, étaient présents pour témoigner de leur pratique à l'hôpital. Durant les deux journées du colloque, praticiens, chercheurs, universitaires, ont échangé sur les orientations actuelles du métier de psychologue et de la psychologie. L'ouvrage retrace la dynamique de ce Colloque national, à travers la reprise des interventions, toutes vives et riches d'enseignements, sur le thème du nouveau dans la profession de psychologue hospitalier. Pluralisme des orientations, multiplicité des approches et des interventions, cet ouvrage offre un panorama conceptuel et clinique unique sur l'actualité de ce métier. Il constitue tout aussi bien un outil majeur pour l'étudiant en psychologie qui souhaite découvrir les professionnels en situations, qu'une source indispensable de réflexions et d'informations pour le clinicien ou le chercheur en psychologie.

  • L'ouvrage reprend les fondements théoriques et historiques de la psychothérapie et les éclaire par de nombreux cas concrets tous issus de la pratique de son auteur. Ce livre s'adresse aux professionnels ou aux futurs professionnels qu'ils soient soignants, éducateurs ou travailleurs sociaux et, au-delà, à toute personne intéressée par les questions de santé mentale. Il part d'un détour nécessaire sur la constitution du psychisme plongeant ses racines en-deçà même de la naissance et de la conception de chaque être humain pour, ensuite, développer les différentes approches des psychothérapies, individuelles ou groupales, verbales ou corporelles.

  • Présentation de l'ouvrage : L'empathie, mais, quelle est-elle ? Une donnée anthropologique fondamentale de l'être humain, un levier d'éducation à la civilité, voire à l'humanité par delà les frontières nationales, une arme de stratégie persuasive, une compétence professionnelle nécessaire ? Dans le contexte actuel néolibéral, où logique gestionnaire et technocratique et « bio-pouvoir » usent de rhétoriques habiles à masquer son utilitarisme idéologique, il importe d'autant de chercher à comprendre le sens et les enjeux de l'empathie, à travers plusieurs auteurs et dans plusieurs champs disciplinaires, en privilégiant toutefois la philosophie. Il s'agit ensuite d'en repérer les contours à travers les visages de ceux qui la mettent en pratique, notamment dans le cadre des activités conduites pour accueillir un jeune enfant en situation de handicap. Enfin, il est question d'appréhender une théorisation des étapes du processus d'empathie visant à en approcher son opérationnalité in situ.
    Auteur : Martine Janner-Raimondi, professeure des Universités en sciences de l'éducation à l'Université Paris 13, membre du laboratoire Experice (Centre de Recherches inter-universitaires, expérience, ressources culturelles), a publié plusieurs articles et chapitres d'ouvrages relevant de la philosophie du handicap et de la grande difficulté scolaire avec des ancrages notamment en phénoménologie et en éthique. Elle a co-dirigé, avec Diane Bedoin, l'ouvrage Petite enfance et handicap. Famille, crèche, maternelle publié aux éditions des Presses Universitaires de Grenoble dans la collection « Handicap, vieillissement, société » en 2016.

  • Présentation de l'ouvrage : La présence du chercheur n'est-elle pas porteuse de dérangements aussi minimes soient-ils ? Les chercheurs qui contribuent à cet ouvrage partagent ce constat et construisent en conséquence leurs dispositifs de recherche. Plutôt que de chercher vainement à se faire les plus discrets ou transparents possible, plutôt que de se croire neutres ou objectifs, ils cherchent à tirer les conséquences méthodologiques, éthiques et épistémologiques du fait que leur travail de recherche intervient sur les pratiques et situations qu'ils étudient. Bien que venant d'origines nationales (France, Brésil, Canada) et théoriques (analyse institutionnelle, anthropologie sociale, psychanalyse, psychologie sociale et institutionnelle, santé collective...) différentes, ils adoptent des dispositifs qui associent les sujets (adolescents, parents, professionnels, malades...) de leurs recherches à la réalisation de celles-ci. Le fait qu'enquêter puisse aussi être intervenir n'est plus alors un problème à neutraliser mais une opportunité d'accéder à une analyse plus complexe des pratiques et situations sociales.
    Auteur : Gilles Monceau est Professeur des universités au Laboratoire EMA, Université de Cergy-Pontoise. Il est co-président du Comité scientifique du réseau international interdisciplinaire « Recherche avec ». Il développe une démarche socio-clinique institutionnelle qu'il mobilise dans l'analyse des pratiques professionnelles en éducation, santé et action sociale et l'étude des dispositifs et politiques de la parentalité.
    Contributeurs : Patricia Bessaoud-Alonso, Pascale Breugnot, Arnaud Dubois, Dominique Fablet, Cinira Magali Fortuna, Laurence Gavarini, Solange L'Abbate, Lucia Cardoso Mourão, Maria Livia do Nascimento, Tuany Nobre Soussume, Cláudia Maria Filgueiras Penido, Sébastien Pesce, Bruno Robbes, Roberta Carvalho Romagnoli, Anna Rurka, Marguerite Soulière, Silvia Tedesco.

  • Les républiques d'enfants ont existé dans des pays et des contextes politiques différents.
    Leurs fondateurs ont soutenu le projet de libération et d'émancipation de l'enfant dans un cadre démocratique. Aujourd'hui de telles expériences peuvent surprendre car l'enfant y est convoqué à une place de « citoyen » qui fait de lui un sujet que l'on ne se contente pas seulement d'instruire de ses droits et de ses devoirs envers lui-même et les autres mais qui prend une part active dans l'administration et le règlement de la communauté dans laquelle il vit. Le projet des républiques d'enfants anticipe d'ailleurs l'avènement après la deuxième guerre mondiale des droits de l'enfant et va beaucoup plus loin dans l'exercice actif de ces droits et de l'apprentissage de son autonomie. L' enfant en effet ne saurait être reconnu comme un citoyen, comme un sujet de droit, dans une société dont les fondements ne sont pas démocratiques mais inversement une société ne saurait se penser comme démocratique si elle n'accorde pas à l'enfant un vrai statut de citoyenneté.

  • Présentation de l'ouvrage : Porté par un souci constant de mieux comprendre les patients atteints de psychoses au long court, l'auteur tente d'en éclairer les mécanismes profonds en se référant aux études sociologiques et surtout psychanalytiques de diverses écoles. Le rôle des équipes infirmières, en contact plus étroit avec les patients que ne peut l'être les médecins, apparait un apport incontournable dans la cohérence théorique et la pratique des soins et du suivi des patients. Des exemples cliniques permettent de mieux comprendre l'indispensable étayage d'une psychologie des profondeurs, dont une compréhension partagée est le minimum exigible pour qu'une équipe soit solidaire et stable dans sa pratique. Trois expériences différentes en centres hospitaliers relatent les difficultés, le temps nécessaire pour atteindre cette cohérence. L'incidence de la psychanalyse sur la conduite d'un service, sur la qualité des liens qui s'y nouent et sur la vie même de l'auteur est un témoignage des modifications qu'une analyse personnelle peut induire dans la pratique des soins et le regard sur l'existence.
    Auteur : Michel Nique a été psychiatre des hôpitaux et chef de service.

  • Le titre implique la joie que tout professionnel peut éprouver au contact du désir d'éduquer, de soigner ou de gouverner qui l'aura conduit « là »... comme son envers de désillusion et d'encombrement d'un quotidien renforcé par la démarche qualité, l'approche DSMiste, l'évaluation renforcée ou autres niaiseries managériales. Peut-être parce que le sujet freudo-lacanien comme le sujet marxiste ont été reniés par la logique de marché, le discours capitaliste et avec lui le sujet du politique et de la démocratie. Il en va de même pour « le sujet éthique et moral » (Arendt) : l'implication est supplantée par l'application, la réflexion et le positionnement éthique par une injonction de bonne exécution de la tâche. Notre salut, comme nous en a instruit la psychothérapie institutionnelle, et comme nous le déclinerons ici, viendra surement du fait qu'il s'agit d'un seul un même sujet, regroupant l'individuel et le collectif, l'inconscient et le social. Lacan n'affirmait-il pas que « l'inconscient c'est la politique » ?
    Le pari de l'ouvrage, dans le sillage de ces deux courants [pourtant « non consensuels » !], est de participer au renouvèlement des dimensions éthique, politique, et clinique qui la différencie de la logique d'établissement ou mieux d'entreprise. C'est bien le nouage des deux, Freud et Marx, sujet de l'inconscient et du social, sur lequel porte l'ouvrage. Les apports de l'un (la plus-value, la lutte des classes, la valeur travail, la question du pouvoir, l'aliénation au travail, le désir émancipatoire, la grève...) nourrissant ceux de l'autre (la dimension du symptôme, de la jouissance, le rapport de l'humain au sexuel et à la mort, la notion de discours, de désir du soignant, la catégorie du sujet dans son rapport à l'Autre, le Collectif, la relation de transfert, création et sublimation, la folie aliénante ...) et réciproquement, donc !

  • Deux drôles déblatèrent dans une roulotte avec la ferme intention de donner chair à une pièce de théâtre. Ils divaguent autour de Sébastien Brant et sa Nef des fous, Michel Foucault et son Histoire de la folie... Nul ne sait pourquoi l'un d'eux dérape tout particulièrement sur le DSM-III (Diagnostic and Statistical Manual - Troisième révision), et poétise les Critères diagnostics de ce célèbre ouvrage de psychiatrie. « Sur invitation de Philippe Duban, directeur artistique de l'association Turbulences !, je lis le DSM-III en évitant de surligner les formes morbides de la folie et en y prélevant les déformations de la vie morale. Je lis et je prélève et j'isole, de façon à ce que ces Critères diagnostiques, remis à dessein dans leur état brut, puissent constituer le contour d'un individu lambda, un ami ? un voisin ? un politique ? un autoportrait ? Ces critères, devenus poèmes, se liraient comme un jeu, non sans humour. Un jeu glissant, puisque quatre à cinq d'entre eux suffiraient à définir le trouble psychiatrique. Trouble 307.23 est dédié à tous les malades d'hier, d'aujourd'hui et demain. » (J.K.)

  • Présentation de l'ouvrage : En réponse à l'exigence de plus en plus affirmée d'une meilleure prise en compte des complexités constitutives des problèmes sociaux et de santé, les métiers du prendre soin (sciences infirmières, travail social, médecine, éducation, etc.) sont conviés à se coordonner davantage, et nombre de leurs intervenants remplissent une fonction relativement nouvelle de coordonnateur dédié. L'émergence de la coordination dans ces métiers constitue alors un puissant analyseur de la transformation de la professionnalité de ces divers métiers. Le présent ouvrage expose les fondements de cette transformation et en illustre certains de ses effets à travers la figure archétypique du gestionnaire de cas. Une telle figure de la coordination incarne la façon émergente de concevoir des services davantage intégrés pour mieux répondre aux besoins complexes des personnes. L'ouvrage s'adresse autant aux praticiens réflexifs, qu'aux étudiants et formateurs qui souhaitent comprendre les évolutions en cours. Il s'adresse aussi aux chercheurs qui étudient cette nouvelle façon de concevoir l'action professionnelle dans les métiers du prendre soin qu'est l'intervention de coordination. Cette réflexion se structure au tour des concepts d'intervention, de situation, de réflexivité, de collaboration interprofessionnelle et de médiation, soit autant de fondamentaux permettant de concevoir l'importance des pratiques de coordination dont le terrain d'action ne cesse de s'étendre.
    Yves Couturier (Ph. D) est titulaire de la Chaire de recherche du Canada en pratiques professionnelles d'intégration des services en gérontologie de l'Université de Sherbrooke. Professeur en travail social, il explore le thème de la collaboration dans les métiers du prendre soin depuis 20 ans à partir d'un regard sociologique.
    Louise Belzile est doctorante en gérontologie et possède une longue expérience à titre d'intervenante sociale. Ses travaux portent sur l'usage des outils cliniques multidimen- sionnels soutenant l'intégration des services destinés aux personnes aînées en perte d'au- tonomie fonctionnelle.

  • Présentation de l'ouvrage : Cet ouvrage est un recueil de textes choisis, qui, depuis presque vingt ans, ont été, chacun à leur époque, des Dires ; à chaque fois, un propos dans un contexte particulier du champ clinique. En effet, l'immense majorité de ces travaux sont des conférences dont le cadre varie : universitaire, confidentiel, associatif, local, régional ou international. Cela signifie que la forme orale est privilégiée dans l'écriture, et que le souci didactique y est toujours présent. Les publics auxquels se sont adressés ces Dires étaient souvent hétéroclites. La plupart du temps, l'adresse est ce que l'on appelle « grand public », autrement dit, pas spécialement initiés au discours et à la culture psy, notamment la psychanalyse.
    /> Le psychanalyste qui s'adresse au public, prend toujours le risque de faire scandale (étymologiquement parlant), et peut facilement devenir ou passer pour un fou, car il est soumis à une double contrainte paradoxale ; dire ce qu'il ne sait pas sous la forme du vrai à des gens qui ne veulent pas le savoir et qui vont le croire ; alors autant faire « simple » et ne faire que Dire... pour que ceux qui se pensent ignorants s'interrogent autant que ceux qui croient savoir.
    Auteur : Bernard Quatelas. Psychologue clinicien au CHRU de Nîmes, Service de pneumologie. Sociologue, Docteur en psychologie (PhD). Chargé de cours à l'Université Paul Valéry Montpellier III, psychanalyste en libéral.

  • Présentation de l'ouvrage : Cet ouvrage que vous tenez entre vos mains est une aventure collective, dernier né de l'atelier d'écriture Papiers de soi du centre hospitalier de Montfavet (Vaucluse).
    C'est un livre-orchestre qui réunit trente-deux auteurs, en une seule et même voix. C'est un monologue poético-chaotique, un pas de côté, du côté de l'écriture. Lui, il dit : « J'aime pas les écrivains et leur prétention. J'aime pas les bergers travailleurs et leur fumier. Sous mes chaussures, de la bouse des troupeaux du Connemara. La réalité me frappe au visage avec une tapette à mouche. Ça ne supporte pas le voyage des mots pareils. Je plante ma plume dans le bitume des fleurs de vase. J'écris dans un barrage contre le pacifique. J'écris au plus près des mots comme on regarde un inconnu. » Merci de ne pas errer au fil des pages.
    Auteur : Collectif de l'Atelier d'écriture Papiers de soi du centre hospitalier de Montfavet (Vaucluse).

  • La santé mentale est au coeur d'un combat politique, d'un enjeu de contrôle social de la population. Le fou continue de déranger profondément l'ordre néolibéral, et sa culture de l'efficience. Décrypter à travers une douzaine d'interventions thématiques sur des situations concrètes ce qui se cache derrière les belles formules des protocoles de soins psychiatriques du DSM ; interroger la folie du monde et sa traduction en guides de bonne pratique à partir du regard singulier du géographe ; creuser les discours de la méthode scientiste où la statistique et les preuves supposées scientifiques remplacent la clinique de la parole et masquent l'intention idéologique propre au néolibéralisme d'un contrôle social sur la population et sur les différences, n'est pas un réflexe de paranoïaque, mais la tentative parfois désespérée de redonner une éthique et un sens à la santémentalisation de la psychiatrie, qui tente d'éradiquer la psychanalyse et la pédopsychiatrie, à réduire la psychiatrie à une « spécialité comme une autre », qui gère et ne soigne plus les laissés-pour-compte du développement inégal, dans un monde où la moyenne et les groupes homogènes ont remplacé progressivement l'anamnèse médicale, le sujet et son inconscient.
    Alerter chacun sur les risques de la privatisation de la santé publique et mentale, au profit d'une technostructure médicale mondialisée sans âme, l'hôpitalentreprise, tourné vers la biologie et les laboratoires, préfigurant le transhumanisme qui se trame vite et sans bruit dans les start-up hors-sol de la Silicon Valley : est-ce vraiment perdu d'avance que chercher à comprendre pour agir ?

  • Baisse de la participation électorale dans l'Hexagone en général, et dans les quartiers dits sensibles en particulier, désaffection lignement des catégories populaires vis-à-vis des partis de gauche, montée des votes protestataires, inscription durable du Front national dans le paysage politique : sont les symptômes les plus évidents d'une société et d'un lien électoral et politique tous deux sous tension. Pourtant, on assiste dans le même tempss faits à une modification en profondeur du rapport au politique, entraînant dans son sillage avec à la fois des aspects négatifs, bien connus, mais aussi des conséquences positives. Ainsi, si les citoyens sont plus critiques et défiants, mais c'est parce qu'ils sont plus également plus exigeants et mieux informés. Ils votent moins par sentiment de « devoir », mais peuvent en revanche s'impliquer davantageparticiper plus d'autres manières et par via d'autres canaux.
    L'objectif de ce livre collectif est de présenter proposer un portrait de cette nouvelle France politique à la lumière des élections de 2012, mais pas seulement : il analyse les données actuelles à la lumière aussi au miroir des évolutions constatées depuis 25 ans tant en termes de nouveaux clivages sociaux que des évolutions majeures sur le plan des en valeurs. Il fait le point sur des sujets aussi importants que le rapport des catégories populaires au vote et l'émergence politique des nouvelles inégalités, notamment la question de la diversité, les recompositions de la citoyenneté, les ressorts des votes FN, les transformations de la gauche et de la droite, notamment. Se dessine ici le portrait d'une nouvelle démocratie française.

  • Parmi les travailleurs sociaux, les AMP ont cette spécificité d'être "spécialistes" du quotidien en institution. L'approche du quotidien, à travers les soins, l'accompagnement, les aides, est une technique de haut niveau dans le médico-social.

  • Récit écrit à la première personne du singulier qui traque le quotidien jusque dans les retournements désespérés de l'humour.

  • Ce livre pourrait être le récit d'un chemin de deuil singulier. Par la grâce des mots qui se rencontrent ici, certains pour la première fois, il fait résonner en nous la cruauté de la perte, l'abîme de solitude, le morcellement d'images et la tentative d'un rassemblement, la présence du chtonien.

  • Les étudiants de Master professionnel s'organisent et publient. Qu'est ce qu'un master professionnel ? Où en sont la politique de la ville, les problématiques éducatives urbaines, les tutorats des grandes écoles, les décrocheurs, les troubles de la conduite , Ce premier numéro de revue promet !

  • Le regard d'une professionnelle au quotidien qui nous emmène dans le réel du polyhandicap avec passion et sensibilité pour des être humains à la fois si différents et si proches.
    Des rencontres particulières, parfois déstabilisantes, souvent porteuse de magie.
    Il y a cette souffrance, l'inacceptable, la fatalité, l'injustice, mais aussi tant d'humanité.

  • « Lorsque Catherine Halpern signe en 2011 un article pour Télérama interrogeant `le désamour' de la psychanalyse, et que suivent en cascade la décision de la Haute Autorité de Santé (HAS) d'exclure la psychanalyse et la psychothérapie institutionnelle de la prise en charge de l'autisme, les attaques contre la pratique du packing de Pierre Delion et enfin la parution du troisième plan autisme, transformé en diktat comportementalo-cognitiviste par la ministre Carlotti, il ne peut s'agir de coïncidences. Pour avoir consacré l'essentiel de mon parcours professionnel d'éducateur spécialisé, au travail avec les enfants les plus perturbés de l'institution dans laquelle je travaillais, ainsi qu'avec leurs parents, j'avais vécu de l'intérieur, malgré notre référence à une approche psychodynamique consensuelle, cette tectonique des plaques dogmatiques qui illustrait nos combats fratricides entre professionnels, entre parents, entre professionnels et parents, à propos de la `bonne' politique d'éducation et soin les concernant. Il fallait donc tenter de comprendre ce qui avait pu nous conduire à ce séisme qui agite aujourd'hui nos secteurs Pédopsychiatrie et Médico-Social, après que les lois sociales et médico-sociales de 2002 et 2005 se soient déjà annoncées comme la `révolution culturelle' de nos secteurs. Dans cet essai réactionnel j'essaie de montrer comment, en l'absence d'une véritable politique d'éducation et soin et à la faveur de notre rapport ambigu aux personnes `différentes' ou en `difficulté', ce champ de l'autisme a servi de cheval de Troie pour provoquer une bascule idéologique dans l'accompagnement d'éducation et soin, et asservir les professionnels de nos secteurs. Mais au-delà de nos secteurs, cette bascule idéologique parle de nous, de notre société, tant ce thème de l'éducation et soin est fondamental dans notre rapport à nous-mêmes, dans notre rapport à l'autre `différent', dans notre rapport à l'enfant, c'est-à-dire dans notre rapport à ce qui fonde notre culture et notre société.C'est pourquoi je propose le recours à la réflexion éthique pour dépasser cette tectonique des plaques et énoncer les fondamentaux qui devraient présider à notre travail commun. »

  • Comment en rendre compte ? Le cancer de Tristane qui lui ôte la vie quelques jours avant une épreuve longtemps attendue par son père ; celui d'Electre qui stoppe son évolution maligne, sans aucune chimiothérapie, à la mort de sa mère ; les poussées d'eczéma de Florence chaque fois qu'elle rend visite à ses parents ; le psoriasis de Jehane si évidemment porteur du signe de l'horreur de l'histoire familiale et tant d'autres encore ! Somatiser devient parfois la seule façon de faire acte de présence en tant que sujet parlant. Sujet-limite, oscillant dans la turbulence de l'éphémère, mais sujet quand même, à n'importe quel prix, fut-il celui, paradoxal, de la mort même.

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