Sciences humaines & sociales

  • Présentation de l'ouvrage : Récit éclairé sur l'histoire d'un homme, Jean Oury et d'une pratique d'accompagnement de personnes en difficulté psychique, située entre attention individuelle et pratique du collectif.
    Le collectif est soignant, la moindre des choses, un sourire, est au coeur du soin. L'ouvrage est un hommage à cette pratique de soin en la situant sur le plan historique,
    clinique et culturel. Face à la folie, dont nous ne savons pas grand-chose, la psychothérapie institutionnelle prône la créativité, l'analyse institutionnelle (c'est-à-dire l'analyse de l'aliénation), la libre circulation, le collectif, l'écoute, la relation qui soigne, la veillance, la disponibilité, la non intrusion, et l'entraide ; plutôt que la rééducation psychosociale d'orientation comportementaliste, de plus en plus présentée comme le seul modèle possible des bonnes
    pratiques, en psychiatrie. La psychothérapie institutionnelle est une forme de la psychiatrie, une alter-psychiatrie.
    Auteur : Serge Didelet a été éducateur auprès de jeunes, puis formateur. Titulaire d'un d'un master de recherche en sciences sociales (le D.H.E.P.S, analyse des pratiques professionnelles par la recherche-action), psychanalyste, il anime actuellement des groupes de parole et de supervision dans le champ social et médico-social.

  • Présentation de l'ouvrage : À quelles conditions la solidarité publique peut-elle s'exercer à l'égard des jeunes précaires ? Grâce à une enquête par observation dans des comités d'attribution du fonds d'aide aux jeunes, ce livre nous offre une plongée au coeur de l'État social pour comprendre le traitement qu'il réserve aux jeunes en difficulté.
    On y découvre des professionnels qui racontent des histoires d'insertion au passé et au futur, qui se posent des questions sur le bien fondé des demandes d'aide financière, et qui évaluent les parcours comme les projets des jeunes. Sous nos yeux, et non sans hésitations, les acteurs de l'insertion fabriquent une doctrine de la solidarité avec ses normes et finalement une certaine conception de la citoyenneté sociale
    des jeunes.
    Léa Lima est maîtresse de conférences au Conservatoire National des Arts et Métiers et co-dirige le Lise, le Laboratoire Interdisciplinaire pour la sociologie économique. Elle est aussi membre associée du Centre d'Etudes de l'Emploi. Son travail de sociologue porte sur les politiques d'insertion des jeunes et leur mise en oeuvre et plus largement sur les politiques sociales locales.

  • Le titre implique la joie que tout professionnel peut éprouver au contact du désir d'éduquer, de soigner ou de gouverner qui l'aura conduit « là »... comme son envers de désillusion et d'encombrement d'un quotidien renforcé par la démarche qualité, l'approche DSMiste, l'évaluation renforcée ou autres niaiseries managériales. Peut-être parce que le sujet freudo-lacanien comme le sujet marxiste ont été reniés par la logique de marché, le discours capitaliste et avec lui le sujet du politique et de la démocratie. Il en va de même pour « le sujet éthique et moral » (Arendt) : l'implication est supplantée par l'application, la réflexion et le positionnement éthique par une injonction de bonne exécution de la tâche. Notre salut, comme nous en a instruit la psychothérapie institutionnelle, et comme nous le déclinerons ici, viendra surement du fait qu'il s'agit d'un seul un même sujet, regroupant l'individuel et le collectif, l'inconscient et le social. Lacan n'affirmait-il pas que « l'inconscient c'est la politique » ?
    Le pari de l'ouvrage, dans le sillage de ces deux courants [pourtant « non consensuels » !], est de participer au renouvèlement des dimensions éthique, politique, et clinique qui la différencie de la logique d'établissement ou mieux d'entreprise. C'est bien le nouage des deux, Freud et Marx, sujet de l'inconscient et du social, sur lequel porte l'ouvrage. Les apports de l'un (la plus-value, la lutte des classes, la valeur travail, la question du pouvoir, l'aliénation au travail, le désir émancipatoire, la grève...) nourrissant ceux de l'autre (la dimension du symptôme, de la jouissance, le rapport de l'humain au sexuel et à la mort, la notion de discours, de désir du soignant, la catégorie du sujet dans son rapport à l'Autre, le Collectif, la relation de transfert, création et sublimation, la folie aliénante ...) et réciproquement, donc !

  • Deux drôles déblatèrent dans une roulotte avec la ferme intention de donner chair à une pièce de théâtre. Ils divaguent autour de Sébastien Brant et sa Nef des fous, Michel Foucault et son Histoire de la folie... Nul ne sait pourquoi l'un d'eux dérape tout particulièrement sur le DSM-III (Diagnostic and Statistical Manual - Troisième révision), et poétise les Critères diagnostics de ce célèbre ouvrage de psychiatrie. « Sur invitation de Philippe Duban, directeur artistique de l'association Turbulences !, je lis le DSM-III en évitant de surligner les formes morbides de la folie et en y prélevant les déformations de la vie morale. Je lis et je prélève et j'isole, de façon à ce que ces Critères diagnostiques, remis à dessein dans leur état brut, puissent constituer le contour d'un individu lambda, un ami ? un voisin ? un politique ? un autoportrait ? Ces critères, devenus poèmes, se liraient comme un jeu, non sans humour. Un jeu glissant, puisque quatre à cinq d'entre eux suffiraient à définir le trouble psychiatrique. Trouble 307.23 est dédié à tous les malades d'hier, d'aujourd'hui et demain. » (J.K.)

  • L'ouvrage reprend les fondements théoriques et historiques de la psychothérapie et les éclaire par de nombreux cas concrets tous issus de la pratique de son auteur. Ce livre s'adresse aux professionnels ou aux futurs professionnels qu'ils soient soignants, éducateurs ou travailleurs sociaux et, au-delà, à toute personne intéressée par les questions de santé mentale. Il part d'un détour nécessaire sur la constitution du psychisme plongeant ses racines en-deçà même de la naissance et de la conception de chaque être humain pour, ensuite, développer les différentes approches des psychothérapies, individuelles ou groupales, verbales ou corporelles.

  • Présentation de l'ouvrage : L'empathie, mais, quelle est-elle ? Une donnée anthropologique fondamentale de l'être humain, un levier d'éducation à la civilité, voire à l'humanité par delà les frontières nationales, une arme de stratégie persuasive, une compétence professionnelle nécessaire ? Dans le contexte actuel néolibéral, où logique gestionnaire et technocratique et « bio-pouvoir » usent de rhétoriques habiles à masquer son utilitarisme idéologique, il importe d'autant de chercher à comprendre le sens et les enjeux de l'empathie, à travers plusieurs auteurs et dans plusieurs champs disciplinaires, en privilégiant toutefois la philosophie. Il s'agit ensuite d'en repérer les contours à travers les visages de ceux qui la mettent en pratique, notamment dans le cadre des activités conduites pour accueillir un jeune enfant en situation de handicap. Enfin, il est question d'appréhender une théorisation des étapes du processus d'empathie visant à en approcher son opérationnalité in situ.
    Auteur : Martine Janner-Raimondi, professeure des Universités en sciences de l'éducation à l'Université Paris 13, membre du laboratoire Experice (Centre de Recherches inter-universitaires, expérience, ressources culturelles), a publié plusieurs articles et chapitres d'ouvrages relevant de la philosophie du handicap et de la grande difficulté scolaire avec des ancrages notamment en phénoménologie et en éthique. Elle a co-dirigé, avec Diane Bedoin, l'ouvrage Petite enfance et handicap. Famille, crèche, maternelle publié aux éditions des Presses Universitaires de Grenoble dans la collection « Handicap, vieillissement, société » en 2016.

  • Présentation de l'ouvrage : La présence du chercheur n'est-elle pas porteuse de dérangements aussi minimes soient-ils ? Les chercheurs qui contribuent à cet ouvrage partagent ce constat et construisent en conséquence leurs dispositifs de recherche. Plutôt que de chercher vainement à se faire les plus discrets ou transparents possible, plutôt que de se croire neutres ou objectifs, ils cherchent à tirer les conséquences méthodologiques, éthiques et épistémologiques du fait que leur travail de recherche intervient sur les pratiques et situations qu'ils étudient. Bien que venant d'origines nationales (France, Brésil, Canada) et théoriques (analyse institutionnelle, anthropologie sociale, psychanalyse, psychologie sociale et institutionnelle, santé collective...) différentes, ils adoptent des dispositifs qui associent les sujets (adolescents, parents, professionnels, malades...) de leurs recherches à la réalisation de celles-ci. Le fait qu'enquêter puisse aussi être intervenir n'est plus alors un problème à neutraliser mais une opportunité d'accéder à une analyse plus complexe des pratiques et situations sociales.
    Auteur : Gilles Monceau est Professeur des universités au Laboratoire EMA, Université de Cergy-Pontoise. Il est co-président du Comité scientifique du réseau international interdisciplinaire « Recherche avec ». Il développe une démarche socio-clinique institutionnelle qu'il mobilise dans l'analyse des pratiques professionnelles en éducation, santé et action sociale et l'étude des dispositifs et politiques de la parentalité.
    Contributeurs : Patricia Bessaoud-Alonso, Pascale Breugnot, Arnaud Dubois, Dominique Fablet, Cinira Magali Fortuna, Laurence Gavarini, Solange L'Abbate, Lucia Cardoso Mourão, Maria Livia do Nascimento, Tuany Nobre Soussume, Cláudia Maria Filgueiras Penido, Sébastien Pesce, Bruno Robbes, Roberta Carvalho Romagnoli, Anna Rurka, Marguerite Soulière, Silvia Tedesco.

  • [Actes du Colloque National (2010) organisé par le Collège de Psychologie et des Psychologues du Centre Hospitalier Charles Perrens.]
    Plus de trente psychologues cliniciens, venus de la France entière, étaient présents pour témoigner de leur pratique à l'hôpital. Durant les deux journées du colloque, praticiens, chercheurs, universitaires, ont échangé sur les orientations actuelles du métier de psychologue et de la psychologie. L'ouvrage retrace la dynamique de ce Colloque national, à travers la reprise des interventions, toutes vives et riches d'enseignements, sur le thème du nouveau dans la profession de psychologue hospitalier. Pluralisme des orientations, multiplicité des approches et des interventions, cet ouvrage offre un panorama conceptuel et clinique unique sur l'actualité de ce métier. Il constitue tout aussi bien un outil majeur pour l'étudiant en psychologie qui souhaite découvrir les professionnels en situations, qu'une source indispensable de réflexions et d'informations pour le clinicien ou le chercheur en psychologie.

  • La santé mentale est au coeur d'un combat politique, d'un enjeu de contrôle social de la population. Le fou continue de déranger profondément l'ordre néolibéral, et sa culture de l'efficience. Décrypter à travers une douzaine d'interventions thématiques sur des situations concrètes ce qui se cache derrière les belles formules des protocoles de soins psychiatriques du DSM ; interroger la folie du monde et sa traduction en guides de bonne pratique à partir du regard singulier du géographe ; creuser les discours de la méthode scientiste où la statistique et les preuves supposées scientifiques remplacent la clinique de la parole et masquent l'intention idéologique propre au néolibéralisme d'un contrôle social sur la population et sur les différences, n'est pas un réflexe de paranoïaque, mais la tentative parfois désespérée de redonner une éthique et un sens à la santémentalisation de la psychiatrie, qui tente d'éradiquer la psychanalyse et la pédopsychiatrie, à réduire la psychiatrie à une « spécialité comme une autre », qui gère et ne soigne plus les laissés-pour-compte du développement inégal, dans un monde où la moyenne et les groupes homogènes ont remplacé progressivement l'anamnèse médicale, le sujet et son inconscient.
    Alerter chacun sur les risques de la privatisation de la santé publique et mentale, au profit d'une technostructure médicale mondialisée sans âme, l'hôpitalentreprise, tourné vers la biologie et les laboratoires, préfigurant le transhumanisme qui se trame vite et sans bruit dans les start-up hors-sol de la Silicon Valley : est-ce vraiment perdu d'avance que chercher à comprendre pour agir ?

  • Baisse de la participation électorale dans l'Hexagone en général, et dans les quartiers dits sensibles en particulier, désaffection lignement des catégories populaires vis-à-vis des partis de gauche, montée des votes protestataires, inscription durable du Front national dans le paysage politique : sont les symptômes les plus évidents d'une société et d'un lien électoral et politique tous deux sous tension. Pourtant, on assiste dans le même tempss faits à une modification en profondeur du rapport au politique, entraînant dans son sillage avec à la fois des aspects négatifs, bien connus, mais aussi des conséquences positives. Ainsi, si les citoyens sont plus critiques et défiants, mais c'est parce qu'ils sont plus également plus exigeants et mieux informés. Ils votent moins par sentiment de « devoir », mais peuvent en revanche s'impliquer davantageparticiper plus d'autres manières et par via d'autres canaux.
    L'objectif de ce livre collectif est de présenter proposer un portrait de cette nouvelle France politique à la lumière des élections de 2012, mais pas seulement : il analyse les données actuelles à la lumière aussi au miroir des évolutions constatées depuis 25 ans tant en termes de nouveaux clivages sociaux que des évolutions majeures sur le plan des en valeurs. Il fait le point sur des sujets aussi importants que le rapport des catégories populaires au vote et l'émergence politique des nouvelles inégalités, notamment la question de la diversité, les recompositions de la citoyenneté, les ressorts des votes FN, les transformations de la gauche et de la droite, notamment. Se dessine ici le portrait d'une nouvelle démocratie française.

  • Parmi les travailleurs sociaux, les AMP ont cette spécificité d'être "spécialistes" du quotidien en institution. L'approche du quotidien, à travers les soins, l'accompagnement, les aides, est une technique de haut niveau dans le médico-social.

  • Cet ouvrage collectif a été envisagé afin de penser les questions majeures soulevées par l'histoire et les traumatismes du XXe siècle, à l'issue des deux grandes Guerres mondiales. À l'aube du XXIe siècle, et surtout à partir de 2015, une série d'attentats a bouleversé le monde. Ces attentats, perpétrés par de jeunes terroristes en plein Paris puis en France et ailleurs, le furent au nom d'une Guerre contre l'Occident, qui a débuté en 2001 avec la destruction des Twin Towers à New York. Ces événements et leurs effets ne peuvent qu'encourager les psychanalystes à prendre la parole. La communauté analytique, quand elle fait oeuvre et pensée commune, peut se faire entendre au sein de la cité, de façon à pouvoir penser notre civilisation et tenter d'éviter qu'elle ne devienne au XXIe siècle, celle de la « dévastation ».
    Les événements traumatiques de l'histoire du XXe siècle, qui ont amené Freud à conceptualiser la pulsion de mort, ouvrent sur des problématiques au niveau du sujet, de ses idéaux, de ses oeuvres, de la civilisation et de l'histoire de sa culture dont la psychanalyse hérite et tente ici de rendre compte. Cet ouvrage fait suite à un congrès qui s'est déroulé à Vienne, la ville de naissance de Freud, fin 2014. La culture et la civilisation sont dans une croisée, nous sommes face à des questions dont les réponses seront décisives pour le futur, engageant parallèlement l'avenir de la psychanalyse.

  • Présentation de l'ouvrage : Depuis que la loi du 11 février 2005 sur l'égalité des droits et des chances de la participation et de la citoyenneté des personnes handicapées reconnait les troubles psychiques comme une des causes possibles d'un handicap, le handicap psychique questionne autant la société civile que le monde du sport handicap.
    Les personnes en situation de handicap psychique constituent une population spécifique dont l'approche catégorielle - handicap psychique - demande, notamment dans le champ du sport, à repenser les actions et les dispositifs en adéquation avec les caractéristiques singulières de ce public.
    Cet ouvrage nourrit de contributions et de témoignages donne la mesure de la complexité du phénomène.
    Auteurs : Isabelle Caby est Maître de conférence. membre de la commission recherche de la Fédération Française du Sport Adapté. Roy Compte est sociologue, vice-Président de la Fédération Française du Sport Adapté.

  • Présentation de l'ouvrage : En 2006, L'accueil en pratique institutionnelle (Champ social) tentait de renouveler l'approche clinique de ce qu'il est convenu d'appeler « psychothérapie institutionnelle » à partir d'une relecture de certaines propositions théoriques de Winnicott plutôt audacieuses et controversées notamment l'hypothèse d'un féminin non pulsionnel. Le présent ouvrage reprend ce point de départ théorique et le prolonge pour mettre en tension deux paradigmes : le précoce (early) et le profond (deep), en s'appuyant sur une notion winnicottienne particulièrement négligée malgré ses conséquences épistémologiques et thérapeutiques, celle de la double dépendance ou dépendance absolue des premières semaines de la vie. Si la discontinuité de la présence de l'objet est fondatrice de l'accès à la représentation, c'est en personne et en présence que l'autre secourable, le Nebenmensch, le care-giver, se doit aussi de se manifester. Dimension incontournable dans la clinique institutionnelle des psychoses, illustrée par quelques vignettes. Cette clinique de l'en-deçà interroge, à travers la non demande des patients, la légitimité de notre offre et de nos dispositifs. Dès lors, il sera tout aussi incontournable de ne pas négliger les conditions préalables au soin psychanalytique. De psychiatrie en psychanalyse avec Winnicott, c'est donc depuis l'extérieur qu'est abordé l'espace analytique, le bord externe du cadre en quelque sorte.
    Auteur : Martine Girard, psychiatre des hôpitaux, membre de la Société psychanalytique de Paris dirige depuis trente ans l'Unité de soins ambulatoires du Service de psychiatrie, psychothérapies et art-thérapie du CHU de Toulouse.

  • Pour Vladimir Jankélévitch l'apprentissage est valable pour tout ce qui prétend au progrès dans la continuation, seule l'heure de la mort ne peut être apprentissage car l'apprentissage porte les traces du futur. L'apprentissage est donc par déduction, le visage même de la vie. L'apprentissage est la marque la plus significative du vivant dont le point d'orgue est « l'habitude ». Quand l'animal symbolique comme le décrit Charles Sanders Peirce apprend, apprend-t-il en regardant, en imitant ou en explorant ? Y-a-t-il une intentionnalité dans l'acte d'apprendre ? Il y a plusieurs façons d'apprendre dont la démonstration. Mais la démonstration est-elle la marque de la plus grande créativité ? À quoi peut se comparer la démonstration ? La démonstration est à l'apprentissage ce que l'interprétation est à la psychanalyse. Un apprentissage n'est pas simplement la mise en oeuvre d'un geste, d'une méthodologie, mais la mise en mouvement d'un contenu cognitif, d'un contenu émotionnel, d'un corps, et d'une histoire singulière.

  • Ce livre en deux parties, constitue une synthèse des réflexions d'un psychologue clinicien, acteur de terrain sur plus de quarante ans de pratiques institutionnelles dans une maison d'éducation et de soins pour enfants (Institut-Médico-Pédagogique).
    La première partie tente de définir le travail psychique spécifique que réalisent les intervenants de manière individuelle et collective pour assurer une fonction contenante et s'ajuster aux besoins des bénéficiaires.
    La seconde partie se centre sur l'institution en tant que ressource pour soutenir, dynamiser et orienter le travail de l'intervenant.
    La notion de créativité, force mobilisatrice, est articulée à l'enjeu éthique, coeur du dispositif institutionnel.
    Comment mobiliser nos inerties, traverser nos peurs et nous détacher des négativités induites par des situations profondément déstabilisantes et interpellantes ?
    Des illustrations cliniques et des récits inspirés de la vie institutionnelle viennent illustrer ces processus complexes.

  • De nombreux enfants grandissent avec un parent atteint d'une maladie mentale ou somatique, ou porteur d'un handicap. L'ouvrage se compose de trois parties : la première porte sur l'impact des pathologies psychiques telles que les troubles psychotiques et bipolaires, la deuxième aborde les maladies somatiques comme le cancer, alors que la troisième explore l'impact des handicaps moteurs et sensoriels et de la déficience mentale. L'ouvrage formule également des recommandations sur des actions préventives et de soutien destinées aux parents confrontés à une maladie ou handicap et à leurs familles.

  • S'agit-il d'un simple glissement sémantique ou n'est-ce pas le signe d'un délitement du lien social ? La cohésion sociale signe-t-elle la fin de l'état providence, remettant en chantier ses modalités d'action devant la montée des logiques de privatisation du risque ? La cohésion sociale serait-elle seulement le parent pauvre de la solidarité née de la volonté collective des citoyens ? Ne serait-elle pas aussi l'occasion de nouveaux débats sur l'implication citoyenne où l'on retrouve les valeurs qui nourrissent nos pratiques ? Quelle peut-être dans ces débats la place des plus fragiles, celles et ceux qui sont malades et/ou en situation de handicap psychique ? Quels liens pouvons-nous construire pour renforcer cette cohésion ? Que pouvons-nous changer dans nos pratiques pluriprofessionnelles ou nos rencontres singulières, pour créer ces liens au quotidien, avec ceux que nous appelons patients ou usagers ? L'enjeu n'est-il que participatif ou doit-il concerner pleinement la représentativité des usagers citoyens ?
    Autant de questions que les journées de Santé mentale France ont travaillées lors des journées annuelles qui se sont déroulées à Rennes en septembre 2016. À partir de tous les lieux, dans la cité ou dans les services de santé mentale, qui proposent de « petites fabriques de liens » les participants ont essayé de repérer et de promouvoir tout ce qui peut être facilitateur de cette cohésion sociale.

  • Produire une recherche-action constitue une expérience nouvelle pour l'auteur. Ces deux niveaux conduisent au titre « Avoir l'expérience pour la recherche / Faire l'expérience de la recherche ».
    Au-delà de cette désignation, le LaboPraxéo s'est interrogé sur la dimension épistémologique de l'expérience dans la production de connaissances. Plusieurs questions à l'origine de son travail ont soustendu sa réflexion : qu'est-ce que l'expérience d'un acteur? Pourquoi faire appel à l'expérience pour engager une recherche ? Quelle valeur a l'expérience de l'auteur dans la production de sa recherche ? Comment définir l'expérience acquise par l'auteur de sa recherche ? Une recherche fait-elle expérience dans l'action et comment ?
    L'objet des journées ToPos s'ancre dans ces questionnements issus des expériences professionnelles et personnelles. En tant qu'adultes qui « ont cumulé, souvent parcimonieusement, parfois fastidieusement, toujours laborieusement, au long d'une expérience de vie active, sociale comme professionnelle, un potentiel culturel et praxéologique, nous sommes taraudés par le besoin ou l'aspiration à accoucher cette expérience dans une expression adéquate pour s'élucider et se communiquer » (Desroche H. 1990). Au cours de ces journées ToPos, les membres du LaboPraxéo, des praticiens-chercheurs et des universitaires relèvent, sous l'emploi courant du terme d'expérience, les configurations épistémologiques qui se dessinent, entrecoupées des tracés singuliers des acteurs/auteurs de recherche-action, qui comme une légende topographique de l'expérience, dégagent l'éprouvé de cette double articulation - expérience/recherche/expérience.
    Ainsi se dégage une praxis constitutive et spécifique à la recherche-action.
    De cet espace réflexif, tant épistémologique que pédagogique, nous en communiquons le contenu dans ce numéro de la revue FORUM, pour tous ceux qui ont intérêt à travailler et interroger la valeur de l'expérience dans et par la recherche.

  • Ca y est vous partez, ou vous allez partir, enfin c'est décidé ! Que vous partiez pour poursuivre vos études ou pour travailler à l'étranger, que vous partiez pour une mission de volontariat international ou, plus modestement, que vous partiez pour aller rejoindre un autre coin de la France, ce livre est fait pour vous. En effet il serait dommage de passer à côté du petit bijou que vous offre cette expérience de changement de culture et de milieu de vie. Ce trésor c'est votre capacité à vous (re) découvrir, à mettre au jour le lien intime entre vous et votre culture maternelle, à vivre une formation par l'expérience qui vous permettra de vous réaliser pleinement, en un mot d'ETRE. A l'heure où l'on relativise le parcours académique en le complétant par des stages et autres formations terrain, c'est à vous de ne pas passer à côté des acquis que vous fournira l'expérience que vous souhaitez vivre. Ce modeste ouvrage souhaite, tel un guide, baliser les incontournables, les chemins de traverse et les spécificités de ce voyage que vous entreprenez car comme l'a affirmé Lors d'une interview dans l'émission envoyé spécial sur France 2, Bernard Lavilliers : "le voyage est un endroit où tout peut arriver " et encore : « Ce n'est pas moi qui ai fait les voyages, c'est les voyages qui m'ont fait. » dans la chanson : Voyageur de l'album Carnets de bord, Edition BBC et encore « Un voyage se passe de motifs. Il ne tarde pas à prouver qu'il se suffit à lui-même. On croit qu'on va faire un voyage, mais bientôt c'est le voyage qui vous fait, ou vous défait ». (Nicolas Bouvier, in 'L'usage du monde')

  • Présentation de l'ouvrage : En réponse à l'exigence de plus en plus affirmée d'une meilleure prise en compte des complexités constitutives des problèmes sociaux et de santé, les métiers du prendre soin (sciences infirmières, travail social, médecine, éducation, etc.) sont conviés à se coordonner davantage, et nombre de leurs intervenants remplissent une fonction relativement nouvelle de coordonnateur dédié. L'émergence de la coordination dans ces métiers constitue alors un puissant analyseur de la transformation de la professionnalité de ces divers métiers. Le présent ouvrage expose les fondements de cette transformation et en illustre certains de ses effets à travers la figure archétypique du gestionnaire de cas. Une telle figure de la coordination incarne la façon émergente de concevoir des services davantage intégrés pour mieux répondre aux besoins complexes des personnes. L'ouvrage s'adresse autant aux praticiens réflexifs, qu'aux étudiants et formateurs qui souhaitent comprendre les évolutions en cours. Il s'adresse aussi aux chercheurs qui étudient cette nouvelle façon de concevoir l'action professionnelle dans les métiers du prendre soin qu'est l'intervention de coordination. Cette réflexion se structure au tour des concepts d'intervention, de situation, de réflexivité, de collaboration interprofessionnelle et de médiation, soit autant de fondamentaux permettant de concevoir l'importance des pratiques de coordination dont le terrain d'action ne cesse de s'étendre.
    Yves Couturier (Ph. D) est titulaire de la Chaire de recherche du Canada en pratiques professionnelles d'intégration des services en gérontologie de l'Université de Sherbrooke. Professeur en travail social, il explore le thème de la collaboration dans les métiers du prendre soin depuis 20 ans à partir d'un regard sociologique.
    Louise Belzile est doctorante en gérontologie et possède une longue expérience à titre d'intervenante sociale. Ses travaux portent sur l'usage des outils cliniques multidimen- sionnels soutenant l'intégration des services destinés aux personnes aînées en perte d'au- tonomie fonctionnelle.

  • Présentation de l'ouvrage : Cet ouvrage est un recueil de textes choisis, qui, depuis presque vingt ans, ont été, chacun à leur époque, des Dires ; à chaque fois, un propos dans un contexte particulier du champ clinique. En effet, l'immense majorité de ces travaux sont des conférences dont le cadre varie : universitaire, confidentiel, associatif, local, régional ou international. Cela signifie que la forme orale est privilégiée dans l'écriture, et que le souci didactique y est toujours présent. Les publics auxquels se sont adressés ces Dires étaient souvent hétéroclites. La plupart du temps, l'adresse est ce que l'on appelle « grand public », autrement dit, pas spécialement initiés au discours et à la culture psy, notamment la psychanalyse.
    /> Le psychanalyste qui s'adresse au public, prend toujours le risque de faire scandale (étymologiquement parlant), et peut facilement devenir ou passer pour un fou, car il est soumis à une double contrainte paradoxale ; dire ce qu'il ne sait pas sous la forme du vrai à des gens qui ne veulent pas le savoir et qui vont le croire ; alors autant faire « simple » et ne faire que Dire... pour que ceux qui se pensent ignorants s'interrogent autant que ceux qui croient savoir.
    Auteur : Bernard Quatelas. Psychologue clinicien au CHRU de Nîmes, Service de pneumologie. Sociologue, Docteur en psychologie (PhD). Chargé de cours à l'Université Paul Valéry Montpellier III, psychanalyste en libéral.

  • Présentation de l'ouvrage : Cet ouvrage que vous tenez entre vos mains est une aventure collective, dernier né de l'atelier d'écriture Papiers de soi du centre hospitalier de Montfavet (Vaucluse).
    C'est un livre-orchestre qui réunit trente-deux auteurs, en une seule et même voix. C'est un monologue poético-chaotique, un pas de côté, du côté de l'écriture. Lui, il dit : « J'aime pas les écrivains et leur prétention. J'aime pas les bergers travailleurs et leur fumier. Sous mes chaussures, de la bouse des troupeaux du Connemara. La réalité me frappe au visage avec une tapette à mouche. Ça ne supporte pas le voyage des mots pareils. Je plante ma plume dans le bitume des fleurs de vase. J'écris dans un barrage contre le pacifique. J'écris au plus près des mots comme on regarde un inconnu. » Merci de ne pas errer au fil des pages.
    Auteur : Collectif de l'Atelier d'écriture Papiers de soi du centre hospitalier de Montfavet (Vaucluse).

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