Arts et spectacles

  • Jusqu'à la première édition de cet album, le nom de Carlo évoquait seulement le mythique illustrateur d'introuvables romans libertins publiés dans les années 1930. Avec plus de 340 dessins, cette nouvelle édition présente la quasi-totalité d'une oeuvre secrète, inaccessible et fascinante.
    Femmes altières vêtues de chevreau glacé, princes cruels et pirates divers rivalisent d'imagination pour asservir des victimes qui trouvent dans ces traitements de bien bizarres satisfactions. Après avoir révélé, dans Mignonnes Mignonnettes, les photographies coquines contemporaines des dessins de Carlo, Robert Mérodack étudie cet artiste mystérieux, les ouvrages qu'il a illustrés et l'énorme influence qu'il a exercée aussi bien sur John Willie, le créateur de Sweet Gwendoline, que sur Gene Bilbrew, Eric Stanton ou Bill Ward...
    De cette confrontation résultent des découvertes concernant l'histoire d'un genre méconnu, mais également l'identité réelle des auteurs illustrés par Carlo. Cependant, même débusqué sous le pseudonyme d'un caricaturiste, Carlo reste mystérieux. Parce que son oeuvre est géniale et inattendue, parce que son humour est aussi cruel que tendre, parce qu'il est devenu à l'illustration ce que Histoire d'O est au roman, ce qu'André Breton appelait "un infracassable noyau de nuit".
    Collection Vertiges Souvenirs.

  • Tout sur le sexe et la bande dessinée dans cet énorme pavé... Plus de 1 800 vignettes tirées des BD populaires
    Ce livre recense les images de toutes les nuances de la sexualité, dans ses variations et dans ses excès... Une somme en la matière !
    L'Érotisme a 20 000 ans d'âge. Le Péché 2 000 ans seulement. Mais c'est grâce aux Manuels des Confesseurs que toutes les nuances de la sexualité, de ses variations et de ses excès, se sont imposées à l'Occident, jusqu'à devenir obsession. Le confesseur a enseigné à « pécher » à des générations qui, pour la première fois, apprenaient ce « qu'elles pouvaient faire ». Cet empirisme des faiblesses charnelles, du stupre et du contre-nature nous fut distillé par les prêtres. La femme en était l'inspiratrice en tant que suppôt du Diable, et d'ailleurs elle n'eut une âme que bien tardivement. À cet empirisme ecclésiastique succéda la science de Krafft-Ebing, qui devait aboutir à la confession laïque de Freud et à la fonction érotique de Zwang. Krafft-Ebing dressa son célèbre catalogue de toutes les « variantes » du sexe, pilier des universités.
    L'image populaire exigeait d'illustrer ce double monde du confesseur tatillon et du savant scrupuleux. Des premières gravures dans le style d'Épinal et des colporteurs du dimanche, on en est venu à l'éclatement de la bande dessinée. Bien avant la « libération des moeurs », elle prit son caractère obsessif et diffus en Italie, où la répression sexuelle était près des sources, pour se répandre ensuite en France, aux USA, en Belgique, etc.
    J.-M. Lo Duca a fouillé 100 000 images parues en trente ans, pour en tirer 10 000 qui correspondraient à sa thèse, pour enfin en retenir 1 800 qui sont l'objet de ce « Manuel des Confesseurs » et Krafft-Ebing en bandes dessinées. Ce sont 1800 « citations » librement choisies, parfois incroyables mais rigoureusement authentiques.
    Collection Vertiges Graphiques.
    Monographie illustrée, 368 pages, 1 800 illustrations en noir et en couleurs, couverture en couleurs de Philippe Cavell.

  • Les mignonnes mignonnettes présentées ici, connurent un sort prestigieux puisqu'elles bénéficiaient de l'appellation de cartes postales, même si les PTT eurent sans doute très rarement l'occasion de les acheminer. (A strictement parler, les mignonnettes étaient ces photos plus ou moins déshabillées vendues sous le manteau, jusqu'à la fin des années 1960, aux abords de Montmartre à Paris.) Alors, pardonnez la légère inexactitude du titre: les belles jeunes filles de papier sépia sont si mignonnes que le terme de mignonnettes leur convient mieux encore qu'à leurs petites soeurs clandestines.
    Voici donc deux cent neuf cartes postales "légères" réalisées entre 1925 et 1937, en particulier dans les Studios Yva Richard et Filmart. Elles sont rares et précieuses, en elles-mêmes. Mais ce recueil est d'autant plus remarquable qu'il présente près de vingt séries de trois à cinq photographies avec le même modèle dans des poses différentes. Ainsi, au-delà d'une collection exceptionnelle, se dégage la première conception des "portfolios" de photos de charme.
    Ancêtres des pin-up sophistiquées du glamour, les mignonnes mignonnettes sont souriantes et coquettes par jeu, par goût, par bonheur de vivre. Devant l'objectif, elles expriment la joie de montrer leur corps, et le plaisir de savoir le montrer.
    Après soixante-dix ans, elles débordent encore de vie et de malice, et leur clin d?oeil nous provoque toujours avec la même intensité.
    Postface de Robert Mérodack.
    Collection Vertiges Lumières

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