Arts et spectacles

  • Je suis devenu « tétraplégique incomplet » suite à un plongeon trop à pic dans une piscine pas assez remplie. (...) Je sors tout juste de l'hôpital où j'étais en réanimation ces dernières semaines. On me conduit aujourd'hui dans un grand centre de rééducation qui regroupe toute la crème du handicap bien lourd : paraplégiques, tétraplégiques, traumatisés crâniens, amputés, grands brûlés... Bref, je sens qu'on va bien s'amuser...

  • "Pendant des années, j'ai couru sans savoir où j'allais, jusqu'au jour où, perdue et épuisée, je me suis effondrée. Parfois, toucher le fond donne beaucoup d'ardeur à vivre, à aimer et, surtout, à devenir un cultivateur du bonheur. Me revoilà, donc, mais cette foisavec un livre dans lequel je me confie et rétablis mes vérités, moi qui écoute depuis trois ans sans rien dire.
    Ce livre, je le dédie à toutes celles et tous ceux qui m'ont aimée et soutenue." Pour la première fois depuis la sortie de son dernier disque, SOS, l'étoile du rap français rompt le silence.
    Dans une autobiographiesincère et émouvante, Diam's nous entraîne dans l'aventure hors du commun qui l'a vue enchaîner les tubes, les salles combles et les récompenses. Mais, derrière les paillettes, la jeune femme raconte aussi les larmes. Elle confie les souffrances d'une enfant qui a grandi sans père, la dépression qui l'a conduite en clinique psychiatrique, la quête éperdue pour trouver le sens de la vie et, enfin, sa découverte de l'Islam, et sa renaissance. Elle nous emmène sur les routes qu'elle a arpentées, depuis son enfance à Chypre jusqu'au scandale de sa photo volée à la sortie d'une mosquée, et son engagement humanitaire en Afrique.
    Ce livre, Diam's l'a conçu comme un voyage "au fond de son coeur", et s'y découvre avec la générosité qu'on lui connaît.

    "Si ce lvre peut vous faire entrer dans ma vie comme vous entreriez chez moi alors... Soyez les bienvenus. Mélanie"

  • Trente ans avant les événements de Ferguson, Spike Lee créait la polémique avec Do The Right Thing, brûlot sur les tensions raciales et de frustration urbaine à Brooklyn.Jamais avant Spike Lee un cinéaste n'avait filmé le ghetto du point de vue d'un accro au crack se vantant d'avoir « fumé la télé Sony de sa mère » ou d'un sneaker addict entrant dans une rage folle lorsqu'un cycliste caucasien (on ne disait pas encore hipster à l'époque) a roulé sur sa paire de Jordan immaculée. En inventant la « street culture », creuset d'une nouvelle mythologie urbaine au fil des décennies, l'auteur de Do The Right Thing est aussi devenu le père-fondateur du film « hip hop » en intégrant le rap à son espace narratif. Ce gamin de Brooklyn, trop petit et trop frêle pour s'illustrer sur les terrains de basket, aura ainsi esthétisé dans sa représentation cinématographique la pratique du basket de rue, à travers la figure de Michaël Jordan et de ses défis quotidiens aux lois de la gravité... Celui qui dit « emmerder John Wayne » et a menacé Wim Wenders avec une batte de baseball au festival de Cannes a influencé, dans le monde entier, la mode, le langage, les codes, l'esthétique, l'attitude, voire le folklore, de plusieurs générations.Ce livre n'est pas une biographie exhaustive mais bien une ballade gonzo et « rap'n'roll » nourrie d'une approche journalistique dans la lignée des écrits de Nick Cohn, Nick Kent ou encore Jeff Wang. À travers la vie et l'oeuvre de Spike Lee, c'est une certaine histoire de l'Amérique que nous sommes amenés à raconter, d'une Amérique noire pas encore totalement remise de l'épidémie de crack des 90's, ni des drames nationaux provoqués par les attentats du 11 septembre 2001 et les dévastations de l'ouragan Katrina en août 2005, sans compter les bavures policières de 2014.

  • « Le destin l'a mise à la place exacte où le rêve et la réalité se confondent. Sa beauté, son talent sont incontestables, mais elle possède autre chose d'inconnu qui attire les idolâtres d'un âge privé des dieux. »BB, c'est un mythe. À travers elle, Et Dieu créa la femme. Elle fut au coeur de tant de passions, de haines, de controverses, de désirs, de tensions, d'enjeux et de fantasmes. « Elle tenterait même un saint », écrivait Simone de Beauvoir. À une époque où c'est inhabituel, elle porte des chemises d'homme ou des vêtements sexy qui laissent voir sa chair. Change d'amant comme de chemise. Et devient l'objet d'un fétichisme inédit. Son style est ce mélange irréfutable de plastique et de tempérament, de simplicité érigée en art. En combinant les rôles d'ingénue et de femme fatale, Brigitte, symbole sexuel ultime des années pop, incarne l'éternel féminin dans toutes ses facettes. Elle est la déesse, fondamentale, primordiale. Immortelle.Pareil phénomène n'échappe pas aux artistes. Elvis, Dylan, les Beatles, Nougaro, Gainsbourg, Elton John, AC/DC ou Jay Z la célèbrent. Les peintres aussi, de Picasso à Warhol. Et les écrivains, Françoise Sagan, Simone de Beauvoir, Marguerite Duras, Marguerite Yourcenar, Edgar Morin, Barjavel, et Cocteau, qui dira : « Le destin l'a mise à la place exacte où le rêve et la réalité se confondent. Sa beauté, son talent sont incontestables, mais elle possède autre chose d'inconnu qui attire les idolâtres d'un âge privé des dieux. »Par elle, le Deuxième Sexe nié, caché, soumis, va rétablir son pouvoir initial, irréfutable, celui de la Vie triomphant, croira-t-on tout au long des années 60 et 70, des forces noires de l'humanité, et en tout cas du patriarcat.Les politiques ne l'impressionnent guère, et elle ne se gênera jamais pour les interpeller, avec un aplomb, une conscience de sa propre place dans la société et dans son histoire tout à fait admirables.À 80 ans, elle reste le « cas » Bardot, objet d'admiration, de scandale, d'études psychosociologiques, étrangère au pays de la gloire (elle la déteste et a refusé tous les ponts d'or d'Hollywood), la plus grande star de France, son personnage le plus célèbre dans le monde depuis Napoléon.

  • Manu Chao, figure majeure du rock français, est né à Paris en juin 1961, d'une mère basque et d'un père galicien. Si s'engager, c'est choisir son camp, le chanteur s'y dévoue depuis l'enfance à Boulogne-Billancourt, puis à Sèvres, passée à jouer au foot avec des fils d'ouvriers, des Portugais, des Arméniens, à écouter de la musique latino-américaine, " Hasta Siempre ", Bob Marley, Chuck Berry, ainsi que les chants révolutionnaires espagnols.Dès ses débuts, fin 1970, Manu Chao remet à l'honneur la culture latino-américaine, épicentre du jeu politique mondial. Après la dissolution de La Mano Negra, le groupe de rock alternatif fondé en 1987, et l'un des plus énergiques parmi la scène française de l'époque, l'artiste a entamé une seconde carrière : son premier album solo, Clandestino (1998), est un énorme succès. Le chanteur s'y révèle engagé, nomade, et royalement fainéant. Jouer de la musique à danser, faire du cirque à Rio, provoquer des rencontres de poètes au fond du sertao brésilien et monter dix autres projets en parallèle (en 2005, il a produit l'album d'Amadou et Mariam), font de lui un paradoxe. Lui qui a vendu près de 6 millions de disques a aussi prophétisé la disparition du CD. Tour à tour amoureux des instruments traditionnels, tout en étant l'un des pionniers de l'ordinateur, qu'il utilise comme un outil de collages sonores et d'échantillonnages d'ambiances. De Belfast à la Cité Langlet-Santy de Lyon, du Forum social de Porto Alegre au contre-G 8 de Gênes en 2001, l'artiste n'a cessé d'accompagner les mouvements altermondialistes, sans s'y engager. Défendant les eaux-de-vie traditionnelles, la marijuana et la libre circulation des personnes, Chao choisit ses combats. Avec son collectif Radio Bemba, sorte de sound system surdoué et délirant, il met en pratique une écologie de la musique mondiale. Fervent souteneur du mouvement zapatiste au Mexique, il a tourné un documentaire avec le cinéaste Emir Kusturica sur les fous de l'asile de la Colifata, près de Buenos Aires.Ce livre suit les voyages de ce champion de l'économie artistique durable, entre Barcelone, le Brésil, le Mexique, l'Argentine, et la place Pigalle.

  • « La réussite prend parfois des chemins inattendus. Du jour où pour la première fois j'ai vu couler les larmes de mon père à celui où j'ai failli mourir étouffé lors d'un concert en Afrique, ma vie de mélancolique anonyme m'a souvent réservé d'extraordinaires surprises. Alors j'ai eu envie de vous la raconter. » Saïd M'Roumbaba, a.k.a. Soprano, est né de parents émigrés comoriens dans une HLM des quartiers nord de Marseille, en 1979. Dans la cité phocéenne, il partage son temps entre l'école, les parties de foot sur les terrains vagues et les sessions de rap dans la chambre de ses potes. Il enregistre ses premiers freestyles sur les K7 que sa famille s'échange en guise de lettres, faute de pouvoir écrire. Remarqué par Akhenaton, Soprano connaît ses premiers succès avec ses complices des Psy 4 de la rime, et dans la foulée, il crée avec plusieurs de ses amis le label Street Skillz. Il nous raconte cette route vers la professionnalisation, se remémorant des souvenirs cocasses, comme les premiers albums aux stickers mal collés qui détruisent les lecteurs CD des copains, ou les piles de disques qui s'entassent dans leurs salons et qu'il faut distribuer tant bien que mal. Mais il revient aussi sur ce qu'il appelle sa « mélancolie », qu'il ressent depuis l'adolescence (timidité maladive, manque de confiance en soi et en son talent, désillusions amoureuses...). En 2007 cependant, c'est le premier album solo, Puisqu'il faut vivre, et la deuxième partie de sa brillante carrière. Consacré par trois trophées à l'année du hip hop, il est l'unique rappeur français à participer aux prestigieuses BET Cypher américaines. À travers ces pages, Soprano revient sur son parcours, son histoire, mais aussi sur ses racines africaines : le mariage grandiose de sa soeur aux Comores, son engagement en Afrique auprès des populations les plus démunies, ses concerts de près de 100 000 personnes, et ses rencontres avec les Magic System qui vont forger sa conception du rôle de l'artiste dans la société. Mélancolique anonyme, c'est donc le récit d'une aventure humaine, la victoire d'un homme sur la dépression. C'est aussi les chroniques de Marseille, où, loin des règlements de compte et des trafics en tous genres, se côtoient Français, Irakiens, Turcs, Marocains, Tunisiens, Italiens, Sénégalais, Arméniens, Comoriens... dans une joie de vivre et une belle solidarité. C'est un panorama du rap et du hip hop des vingt-cinq dernières années. C'est surtout l'histoire d'une joyeuse réussite, entre amis, un éloge du rêve et de la persévérance pour tous les jeunes de quartiers défavorisés, que rien ne condamne à gâcher leur vie.

  • Dans un ouvrage écrit à la première personne, Maxime Le Forestier dessine son portrait avec la rigueur, l´honnêteté et la sensibilité qu´on lui connaît.
    L´enfant, élevé dans une famille musicienne et dont le père disparut pendant quinze ans, fit ses débuts dans l´ombre des deux Georges (Moustaki et Brassens) et connut le triomphe d´un premier album empli de tubes. Après les glorieuses années soixante-dix du succès populaire et de la vague hippie, ce chanteur-guitariste subit le désamour du public et une longue traversée du désert, qui prit fin le jour où il créa « Né quelque part », chanson incontournable devenue un hymne antiraciste.
    Si ce livre est le fruit d´un premier travail entrepris par Maxime Le Forestier avec Sophie Delassein (et paru en 2005 sous forme d´entretiens), il en est surtout une version remaniée et considérablement augmentée. En six ans, les échanges du chanteur et de la journaliste se sont enrichis (une tournée a eu lieu, de nouvelles chansons ont vu le jour, la célébrité de l´artiste n´a cessé de grandir et de s´affirmer...) et Maxime Le Forestier a souhaité se livrer cette fois à un véritable récit, intime et poignant, de sa vie et de son parcours.
    Né quelque part, un ouvrage en partie inédit, permet au lecteur d´entendre la voix de ce personnage discret, qui brille par sa variété et sa longévité musicale et suscite depuis toujours la curiosité, tant on en sait peu sur sa vie et ses opinions profondes. L´année 2011 est d´ailleurs importante pour Maxime Le Forestier : au mois de juin, il célébrera les quarante ans de son voyage jusqu´à San Francisco et de son séjour dans la mythique « maison bleue ».
    A l´occasion de cet anniversaire, un événement colossal est organisé. Il s´agira de repeindre la maison en bleu, d´y apposer une plaque commémorative, et de reprendre, avec de nombreux artistes, l´intégralité du premier album éponyme.

  • Fasciné par l'Amérique de Gershwin, la soul de Ray Charles et le rock des Beatles, Michel Berger a modernisé la musique et la chanson française en la vertébrant, à l'instar de Gainsbourg, à travers ses interprètes (France Gall, Françoise Hardy, Elton John, Johnny Hallyday), ses complices (Véronique Sanson, Luc Plamondon) et des tubes incontournables comme " Message personnel ", " Musique ", " Le monde est stone ", " Quelque chose en nous de Tennessee ", " Diego, libre dans sa tête ", " La groupie du pianiste ", " Il jouait du piano debout ", " Ella, elle l'a ", " Chanter pour ceux qui sont loin de chez eux ".Né dans la grande bourgeoisie intellectuelle parisienne (il est le fils du Pr Hamburger de l'Académie française), " Chouchou " de Salut les copains à 14 ans au coeur des années 1960, il n'a eu de cesse de prouver que les Français peuvent se joindre au concert mondial de la culture vivante, et de mélanger les genres, classique, jazz, rock, son, image, danse, théâtre, cinéma. Il y parvint notamment grâce au visionnaire et prophétique Starmania.Ce livre retrace son itinéraire singulier, analyse son influence, à travers de nombreuses interviews et conversations qu'il a eues avec l'auteur entre 1982 et sa disparition en 1992, ainsi qu'avec Véronique Sanson et les principaux acteurs de sa carrière, Luc Plamondon (Starmania, La Légende de Jimmy), Bernard de Bosson (président de sa maison de disques), Grégoire Colart (attaché de presse), Bernard Saint-Paul (producteur de Sanson), Philippe Rault (organisateur de tous ses enregistrements), Lewis Furey (Starmania), Vanina Michel (vedette de Hair, et l'une de ses premières compagnes), etc.Entre 1982 à 1992, Yves Bigot a souvent interviewé Michel Berger. Tous deux ont développé au-delà une relation personnelle. Ensemble, ils ont notamment participé à l'aventure de Band Aid France (Action Écoles).

  • Qui sait qu'à ses débuts Lætitia Casta a poussé un producteur dans une poubelle ? Que " terrienne ", pour les Actrices, signifie " sexy " ? Qu'" autodérision " n'est en revanche pas référencé dans leur vocabulaire ? Que pleurer est chez elles un passe-temps comme un autre ? Que JoeyStarr est, lui aussi, unE actricE ?
    À l'écran, l'Actrice hante les imaginaires et les nuits blanches. À la ville, la même s'épanche sur son style inimitable et sa vie privée, et distille conseils et avis, judicieux ou pas, sur la mode, la coiffure, l'éducation, la diététique, la politique, le couple et plus si affinités.
    D'" Isabelle Adjani " à " Elsa Zylberstein ", en passant par " Bashing ", " Casseroles ", " Moue ", " Moments de bravoure " ou " Jeune Actrice ", ce livre s'intéresse aux territoires que l'Actrice occupe (festivals, castings, grandes marques dont elle est l'égérie), aux individus qu'elle côtoie (agents, metteurs en scène, chasseurs de têtes, journalistes), aux choses qui l'intéressent (chirurgie esthétique, amours, maternité, etc.), à l'importance d'être bankable, ou encore prise pour une intellectuelle... Autant de passionnants sujets qui lèvent enfin le voile sur son insondable mystère et épinglent avec humour les travers de cet animal fascinant qu'est l'Actrice made in France.
    Florence Trédez a aiguisé sa plume irrévérencieuse à 20 ans, Télérama, Max, Charlie Hebdo. Journaliste chez ELLE depuis quinze ans, elle est l'auteure de Brassens, de Madonna et de Amy Winehouse, une icône rebelle.
    Maud Fournier, attachée de presse pour le label Mercury Group, connaît bien les milieux du cinéma et ne rate pas une occasion de poster des interventions pleines d'humour sur les réseaux sociaux.

  • Depuis le début des années soixante, tous les chanteurs – et les groupes – français sont les enfants croisés de la chanson française et du rock, de Brassens et de Dylan, de Brel et des Beatles, de Ferré et de Hendrix. Qu'ils veuillent et le reconnaissent ou non.
    C'est cette dualité, cette double paternité écrasante, que le livre d'Yves Bigot analyse, explore, constate et commente, le plus souvent en compagnie des artistes concernés.
    De Gainsbourg (le premier des Modernes) et Nougaro (le dernier des Classiques) à Renaud et Goldman, si chers au c(h)oeur des Français, ce premier volume passe en revue les carrières et les contributions, les tourments parfois, de nos pionniers du rock (Johnny Hallyday, Eddy Mitchell, Dick Rivers), nos amateurs de rhythm'n'blues (Nino Ferrer), nos beatniks (Hugues Aufray, Antoine, Le Forestier, Charlebois, Polnareff), nos dandys (Ronnie Bird, Christophe, Dutronc), nos égéries (Sylvie Vartan, Françoise Hardy), nos singers-songwriters à l'américaine (Yves Simon, Véronique Sanson), nos romantiques (Julien Clerc, William Sheller), nos rebelles (Higelin, Lavilliers), nos fans de pop (Laurent Voulzy, Il Était Une Fois), nos irréductibles (Bashung, Murat, Manset), sans oublier Adamo et Souchon, et jusqu'aux Américains de Paris (Joe Dassin, Mort Shuman).
    Ce faisant, Je t'aime, moi non plus rappelle le dialogue parfois musclé, souvent antagoniste, mais la plupart du temps fraternel, entre l'auteur, journaliste à Libération, Rolling Stone, Europe 1, France-Inter, pour " Les Enfants du rock " et " Rapido ", et ces artistes, dont il a produit certains à Fnac Music et Mercury, lorsque la question de savoir qui était rock et ne l'était pas était véritablement existentielle.
    Actuellement directeur général de TV5Monde, Yves Bigot
    a chroniqué la vie des artistes – français et internationaux –
    dans la presse écrite (Libération, Rolling Stone, principalement),
    les a programmés et interviewés à la radio (Europe 1,
    France Inter, RTL) et à la télévision (" Rapido ", " Les Enfants
    du rock ", " Rive droite, rive gauche ", France 2, RTBF,
    " 300 millions de critiques "), produits et promus dans les maisons
    de disques qu'il a dirigées (Fnac Music Production, Mercury).
    Il a même présidé les Victoires de la Musique et joué au football
    avec certains...

  • L'esprit Canal : mauvais esprit, génie créatif ou élémentaire bon sens d'une télévision moderne ? Rencontres fortuites de talents ou castings prémédités avec la précision d'un horloger ? Dans la légende, il est dit que " Canal+, c'était la fête ", des grands-messes de Cannes aux soirées entre potes dans les meilleurs clubs privés. Pas faux mais alors, comment conciliaient-ils délire et travail acharné 14 heures sur 24 ? La légende dit aussi que " Canal+, c'était la thune ". Ici encore, le mythe a frappé. Tellement d'argent a coulé dans les caisses de la chaîne que les canaliens, et notamment les fondateurs, gavés de stock-options et d'épargne d'entreprise, sont tous blindés de chez blindé.
    Ce livre conte l'histoire de la chaîne vue des coulisses et les bouleversements qu'elle a entraînés. L'action est rythmée par le génie et l'impertinence des programmes qui ont fait le succès de Canal (Les Nuls, Les Guignols de l'Info, Burger Quiz, Jamel Comedy Club, Ça cartoon, Nulle part ailleurs, le Grand et le Petit Journal, etc., les dix heures de foot par jour et les 64 matchs de la Coupe de monde 1998, les meilleurs films tout juste sortis des studios, sans oublier les films classés X, première à en diffuser, et Le journal du Hard). L'action est également rythmée par les grandes manoeuvres, les coups bas et les trahisons.
    Le récit commence en 1984, au début des années fric, avec la première grande fête (la Fête Zéro, qui changera définitivement le petit écran), et s'achève après l'an 2000 avec la chute des saltimbanques brisés par les requins de la finance. On y croise notamment le génial De Greef, Chabat, Coluche, Djamel, Les Deschiens, Les Robin des bois, Delarue, Beigbeder, Karl Zéro, etc., des stars du cinéma, des sportifs et leurs agents, des politiques, des industriels et des espions. Comme toute excellente saga, Canal mêle l'argent, le pouvoir, les amitiés, l'amour et les lâchetés.
    Cette histoire est révélée à deux étages : l'étage de Dana et Mercadet, soutiers de luxe, animateurs sur les antennes du groupe ; et l'étage des capitaines d'industrie et des squales politiques.

  • "En 1996, Skyrock a basculé dans le rap et le R'n'B, devenantla première radio nationale spécialisée dans la cultureurbaine. Voilà dix-sept ans que, avec toute l'équipe deSkyrock, nous nous battons pour populariser cette culture et fairedécouvrir les artistes qui la font vivre. Dix-sept ans ! Quand je penseau nombre de projets, d'émissions, de concerts, de rencontres... j'aile vertige ! D'IAM à Doc Gynéco, de NTM à Sexion d'Assaut, sansoublier Diam's, Rohff, Booba, La Fouine, Orelsan, Soprano et tantd'autres, ils sont tous passés sur Skyrock et j'ai vécu des histoiresextraordinaires avec chacun d'entre eux...Dix-sept ans plus tard, la culture urbaine a emporté la partie. Sesinfluences, références, codes, rythmes, sons et attitudes ont infiltrétoutes les couches de la société. Le rap s'invite chez les bobos, dansles cités, les médias, au cinéma, dans la rue et les défilés des grandscouturiers, dans l'art contemporain et la déco. Il est dans le génériqued'une émission, dans la bande-son d'un film, dans les fêtesdu samedi soir et dans les stades de foot. Il est dans la gestuelle, lelangage. Ce n'est pas une provocation mais un constat : le rap estaujourd'hui la musique préférée des Français !"Laurent Bouneau, directeur général des programmes deSkyrock, est l'homme qui a popularisé le rap et les rappeursen France. Fif Tobossi, fondateur de Booska-P, le site numéroun sur le rap en Europe, est un amoureux et un fin connaisseurdu rap français. Avec l'auteure Tonie Behar, ils livrent ici unehistoire subjective du rap français, truffée d'artistes et d'anecdotesinsolites.

  • « Nous avons grandi pauvres dans des quartiers riches, nous avons essuyé les plâtres et vécu des drames, mais nous sommes toujours restés proches de ce que nous sommes. Nous avons enchanté des dizaines de milliers de fans et gagné plus d'argent qu'on n'en a jamais rêvé. Nous avons réconforté des gens et fait hurler des centaines d'autres. Nous avons fait des erreurs, nous avons fait de grandes choses. Nous avons été des stars, nous avons été des parias. Nous avons été sensibles à la misère du globe, nous l'avons parfois oubliée pour préférer nos intérêts. Nous n'avons jamais été meilleurs ni pires que les autres, nous avons juste réussi à être ce que nous voulions. Mais jamais, jamais, jamais, nous n'avons lâché l'affaire. Jamais nous n'avons baissé les bras. Nous sommes les acteurs de notre succès, nous ne devons rien à personne, à part à vous qui lisez ces lignes. Personne ne nous enlèvera ça.De la 9e Zone jusqu'à la scène de Bercy, nous avons été, nous sommes, et nous resterons la Sexion d'Assaut. Un groupe de huit adolescents liés par une amitié indéfectible qui nous a permis de tout inventer. Des refrains, des carrières, des vies. Nous avons tout fait ensemble, nous avons tout géré, le succès comme la tempête, les coups de chance et les coups de pute. Jamais nous ne nous sommes tirés dessus. Jamais. À cause de ce que nous avons traversé, nous sommes unis. Et nous le resterons. »

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