Arts et spectacles

  • Il y a une quinzaine d'années, en chahutant avec des amis, le jeune Fabien, pas encore vingt ans, fait un plongeon dans une piscine. Il heurte le fond du bassin, dont l'eau n'est pas assez profonde, et se déplace les vertèbres. Bien qu'on lui annonce qu'il restera probablement paralysé à vie, il retrouve peu à peu l'usage de ses jambes après une année de rééducation. Quand il se lance dans une carrière d'auteur-chanteur-slameur, en 2003, c'est en référence aux séquelles de cet accident - mais aussi à sa grande taille (1,94 m) - qu'il prend le nom de scène de Grand Corps Malade.
    On connaît l'immense succès qui suit : trois albums plébiscités par le public et la critique, une distinction de Chevalier des Arts et des Lettres, qui récompense la qualité de sa plume, toujours subtile et surprenante. Dans ses chansons pleines de justesse, telles " À l'école de la vie ", " Roméo kiffe Juliette ", " Éducation nationale ", ou encore " Rachid Taxi ", l'artiste soulève le voile d'une réalité sociale et politique singulière. Chaque année, certains de ses textes sont proposés au baccalauréat de français.
    Dans son livre, où il se fait pour la première fois auteur d'un récit en prose, il raconte, avec humour, dérision et beaucoup d'émotion, les douze mois passés en centre de rééducation et relate les aventures tragiques mais aussi cocasses vécues par lui et ses colocataires d'infortune.

  • "Pendant des années, j'ai couru sans savoir où j'allais, jusqu'au jour où, perdue et épuisée, je me suis effondrée. Parfois, toucher le fond donne beaucoup d'ardeur à vivre, à aimer et, surtout, à devenir un cultivateur du bonheur. Me revoilà, donc, mais cette fois avec un livre dans lequel je me confie et rétablis mes vérités, moi qui écoute depuis trois ans sans rien dire. Ce livre, je le dédie à toutes celles et tous ceux qui m'ont aimée et soutenue."

    Pour la première fois depuis la sortie de son dernier disque, SOS, l'étoile du rap français rompt le silence.
    Dans une autobiographie sincère et émouvante, Diam's nous entraîne dans l'aventure hors du commun qui l'a vue enchaîner les tubes, les salles combles et les récompenses. Mais, derrière les paillettes, la jeune femme raconte aussi les larmes. Elle confie les souffrances d'une enfant qui a grandi sans père, la dépression qui l'a conduite en clinique psychiatrique, la quête éperdue pour trouver le sens de la vie et, enfin, sa découverte de l'Islam, et sa renaissance. Elle nous emmène sur les routes qu'elle a arpentées, depuis son enfance à Chypre jusqu'au scandale de sa photo volée à la sortie d'une mosquée, et son engagement humanitaire en Afrique.
    Ce livre, Diam's l'a conçu comme un voyage "au fond de son coeur", et s'y découvre avec la générosité qu'on lui connaît.

    "Si ce lvre peut vous faire entrer dans ma vie comme vous entreriez chez moi alors... Soyez les bienvenus. Mélanie"

  • Trente ans avant les événements de Ferguson, Spike Lee créait la polémique avec Do The Right Thing, brûlot sur les tensions raciales et de frustration urbaine à Brooklyn.
    Jamais avant Spike Lee un cinéaste n'avait filmé le ghetto du point de vue d'un accro au crack se vantant d'avoir " fumé la télé Sony de sa mère " ou d'un sneaker addict entrant dans une rage folle lorsqu'un cycliste caucasien (on ne disait pas encore hipster à l'époque) a roulé sur sa paire de Jordan immaculée. En inventant la " street culture ", creuset d'une nouvelle mythologie urbaine au fil des décennies, l'auteur de Do The Right Thing est aussi devenu le père-fondateur du film " hip hop " en intégrant le rap à son espace narratif. Ce gamin de Brooklyn, trop petit et trop frêle pour s'illustrer sur les terrains de basket, aura ainsi esthétisé dans sa représentation cinématographique la pratique du basket de rue, à travers la figure de Michaël Jordan et de ses défis quotidiens aux lois de la gravité... Celui qui dit " emmerder John Wayne " et a menacé Wim Wenders avec une batte de baseball au festival de Cannes a influencé, dans le monde entier, la mode, le langage, les codes, l'esthétique, l'attitude, voire le folklore, de plusieurs générations.
    Ce livre n'est pas une biographie exhaustive mais bien une ballade gonzo et " rap'n'roll " nourrie d'une approche journalistique dans la lignée des écrits de Nick Cohn, Nick Kent ou encore Jeff Wang. À travers la vie et l'œuvre de Spike Lee, c'est une certaine histoire de l'Amérique que nous sommes amenés à raconter, d'une Amérique noire pas encore totalement remise de l'épidémie de crack des 90's, ni des drames nationaux provoqués par les attentats du 11 septembre 2001 et les dévastations de l'ouragan Katrina en août 2005, sans compter les bavures policières de 2014.

  • « Le destin l'a mise à la place exacte où le rêve et la réalité se confondent. Sa beauté, son talent sont incontestables, mais elle possède autre chose d'inconnu qui attire les idolâtres d'un âge privé des dieux. »BB, c'est un mythe. À travers elle, Et Dieu créa la femme. Elle fut au coeur de tant de passions, de haines, de controverses, de désirs, de tensions, d'enjeux et de fantasmes. « Elle tenterait même un saint », écrivait Simone de Beauvoir. À une époque où c'est inhabituel, elle porte des chemises d'homme ou des vêtements sexy qui laissent voir sa chair. Change d'amant comme de chemise. Et devient l'objet d'un fétichisme inédit. Son style est ce mélange irréfutable de plastique et de tempérament, de simplicité érigée en art. En combinant les rôles d'ingénue et de femme fatale, Brigitte, symbole sexuel ultime des années pop, incarne l'éternel féminin dans toutes ses facettes. Elle est la déesse, fondamentale, primordiale. Immortelle.Pareil phénomène n'échappe pas aux artistes. Elvis, Dylan, les Beatles, Nougaro, Gainsbourg, Elton John, AC/DC ou Jay Z la célèbrent. Les peintres aussi, de Picasso à Warhol. Et les écrivains, Françoise Sagan, Simone de Beauvoir, Marguerite Duras, Marguerite Yourcenar, Edgar Morin, Barjavel, et Cocteau, qui dira : « Le destin l'a mise à la place exacte où le rêve et la réalité se confondent. Sa beauté, son talent sont incontestables, mais elle possède autre chose d'inconnu qui attire les idolâtres d'un âge privé des dieux. »Par elle, le Deuxième Sexe nié, caché, soumis, va rétablir son pouvoir initial, irréfutable, celui de la Vie triomphant, croira-t-on tout au long des années 60 et 70, des forces noires de l'humanité, et en tout cas du patriarcat.Les politiques ne l'impressionnent guère, et elle ne se gênera jamais pour les interpeller, avec un aplomb, une conscience de sa propre place dans la société et dans son histoire tout à fait admirables.À 80 ans, elle reste le « cas » Bardot, objet d'admiration, de scandale, d'études psychosociologiques, étrangère au pays de la gloire (elle la déteste et a refusé tous les ponts d'or d'Hollywood), la plus grande star de France, son personnage le plus célèbre dans le monde depuis Napoléon.

  • Dans un ouvrage écrit à la première personne, Maxime Le Forestier dessine son portrait avec la rigueur, l'honnêteté et la sensibilité qu'on lui connaît. L'enfant, élevé dans une famille musicienne et dont le père disparut pendant quinze ans, fit ses débuts dans l'ombre des deux Georges (Moustaki et Brassens) et connut le triomphe d'un premier album empli de tubes. Après les glorieuses années soixante-dix du succès populaire et de la vague hippie, ce chanteur-guitariste subit le désamour du public et une longue traversée du désert, qui prit fin le jour où il créa " Né quelque part ", chanson incontournable devenue un hymne antiraciste.
    Si ce livre est le fruit d'un premier travail entrepris par Maxime Le Forestier avec Sophie Delassein (et paru en 2005 sous forme d'entretiens), il en est surtout une version remaniée et considérablement augmentée. En six ans, les échanges du chanteur et de la journaliste se sont enrichis (une tournée a eu lieu, de nouvelles chansons ont vu le jour, la célébrité de l'artiste n'a cessé de grandir et de s'affirmer...) et Maxime Le Forestier a souhaité se livrer cette fois à un véritable récit, intime et poignant, de sa vie et de son parcours. Né quelque part, un ouvrage en partie inédit, permet au lecteur d'entendre la voix de ce personnage discret, qui brille par sa variété et sa longévité musicale et suscite depuis toujours la curiosité, tant on en sait peu sur sa vie et ses opinions profondes.
    L'année 2011 est d'ailleurs importante pour Maxime Le Forestier : au mois de juin, il célébrera les quarante ans de son voyage jusqu'à San Francisco et de son séjour dans la mythique " maison bleue ". À l'occasion de cet anniversaire, un événement colossal est organisé. Il s'agira de repeindre la maison en bleu, d'y apposer une plaque commémorative, et de reprendre, avec de nombreux artistes, l'intégralité du premier album éponyme.

  • Compositeur, auteur, chanteur, réalisateur, producteur, directeur artistique, scénographe, pianiste, fasciné par l'Amérique de Gershwin, la soul de Ray Charles et le rock des Beatles, Michel Berger s'est employé à moderniser la musique et la chanson française à travers ses interprètes (France Gall, Françoise Hardy, Balavoine, Johnny Hallyday, Céline Dion), ses complices (Véronique Sanson, Luc Plamondon, Elton John), son opéra rock Starmania et des tubes incontournables comme " Message personnel ", " Musique ", " Débranche ", " Le blues du businessman ", " Le monde est stone ", " Les uns contre les autres ", " Quelque chose en nous de Tennessee ", " Diego, libre dans sa tête ", " La groupie du pianiste ", " Il jouait du piano debout ", " Ella, elle l'a ", " Chanter pour ceux qui sont loin de chez eux ".
    Né dans l'élite intellectuelle parisienne (il est le fils du professeur Hamburger, triple académicien), " Chouchou " de Salut les Copains à quatorze ans au coeur des années soixante, il n'aura de cesse de prouver que les Français peuvent se joindre au concert mondial de la culture pop et multimédia, mélangeant les genres, classique, jazz, rock, son, image, danse, théâtre, cinéma.
    Ce livre retrace comme jamais son itinéraire singulier, inédit, ses drames familiaux, analyse ses et son influence, à travers de nombreuses interviews et conversations que l'auteur a eues avec lui, ainsi qu'avec France Gall, Véronique Sanson et Luc Plamondon, entre 1982 et la disparition soudaine de Michel Berger à Saint-Tropez le 2 août 1992, ainsi que de nouveaux témoignages apportés par ses musiciens (Janik Top, Serge Pérathoner), ses producteurs (Gilbert Coullier, Jean-Claude Camus), ses amis (Pierre Lescure, Yves Simon, Marc Kraftchik, Jean-Marie Périer, Georges Lang), Bernard de Bosson (président de sa maison de disques), Grégoire Colart (son attaché de presse pendant 16 ans), Bernard Saint-Paul (son collègue de bureau, producteur de Véronique Sanson), Philippe Rault (son fixeur à Los Angeles et à New York), Lewis Furey (metteur en scène de Starmania ), Vanina Michel (vedette féminine de Hair, et l'une de ses premières compagnes), Philippe Labro (pour qui il composa la musique de Rive droite, rive gauche ), Gérard Manset et Françoise Hardy.
    Yves Bigot et Michel Berger ont notamment participé tous les deux à l'aventure de Band Aid France (Action Écoles).

  • " La réussite prend parfois des chemins inattendus. Du jour où pour la première fois j'ai vu couler les larmes de mon père à celui où j'ai failli mourir étouffé sur scène, j'ai toujours pensé que ma vie était crazy pour une personne normale comme moi. Alors j'ai eu envie de vous en raconter les meilleurs épisodes. " Ou les histoires extraordinaires du Comorien le plus connu au monde.
    Soprano rapporte les tribulations, émouvantes ou cocasses, d'un jeune garçon plein de talent qui a poussé dans les (célèbres) quartiers nord de Marseille et qui, aujourd'hui, connaît le succès que l'on sait : sacrifices d'un père (venu des Comores, le sien a tout abandonné, jusqu'à son nom, dans l'espoir d'une vie meilleure pour ses enfants) ; enfance et adolescence entre culture africaine, enseignement religieux à la madrasa et rap dans les MJC de quartier ; premiers freestyles sur la fameuse radio Grenouille ; fondation, entre amis d'enfance, du label Street Skillz, avec deux francs six sous mais une furieuse envie de réussir et de concrétiser leurs rêves ; rencontre primordiale avec Akhenaton, et leur professionnalisation, jusqu'à la reconnaissance internationale et la participation aux BET Cypher américaines (la plus prestigieuse cérémonie hip-hop au monde) ; engagement en Afrique, notamment aux Comores... Et bien d'autres aventures qui témoignent d'un destin extraordinairement singulier.
    Qui montrent surtout que Marseille n'est pas seulement le lieu des règlements de comptes à la kalachnikov et des élus corrompus. C'est aussi une jeunesse qui ne demande qu'à réussir. Entouré d'amis de longue date, Soprano a contribué à rendre la culture urbaine populaire. Et, au-delà des tubes et du succès commercial, il n'oublie pas d'où il vient, reste fidèle à ses valeurs : l'amitié, le respect et la tolérance. Crazy ! est un éloge de la persévérance face aux obstacles, une leçon d'optimisme pour tous ceux qui veulent croire en leurs rêves. Selon Soprano, chacun doit pouvoir tracer sa voie, se libérer de sa condition, combattre le préjugé - tenace - qu'il n'y aurait rien de bon pour celles et ceux issus des quartiers laissés à l'abandon.

  • Manu Chao, figure majeure du rock français, est né à Paris en juin 1961, d'une mère basque et d'un père galicien. Si s'engager, c'est choisir son camp, le chanteur s'y dévoue depuis l'enfance à Boulogne-Billancourt, puis à Sèvres, passée à jouer au foot avec des fils d'ouvriers, des Portugais, des Arméniens, à écouter de la musique latino-américaine, " Hasta Siempre ", Bob Marley, Chuck Berry, ainsi que les chants révolutionnaires espagnols.
    Dès ses débuts, fin 1970, Manu Chao remet à l'honneur la culture latino-américaine, épicentre du jeu politique mondial. Après la dissolution de La Mano Negra, le groupe de rock alternatif fondé en 1987, et l'un des plus énergiques parmi la scène française de l'époque, l'artiste a entamé une seconde carrière : son premier album solo, Clandestino (1998), est un énorme succès. Le chanteur s'y révèle engagé, nomade, et royalement fainéant. Jouer de la musique à danser, faire du cirque à Rio, provoquer des rencontres de poètes au fond du sertao brésilien et monter dix autres projets en parallèle (en 2005, il a produit l'album d'Amadou et Mariam), font de lui un paradoxe. Lui qui a vendu près de 6 millions de disques a aussi prophétisé la disparition du CD. Tour à tour amoureux des instruments traditionnels, tout en étant l'un des pionniers de l'ordinateur, qu'il utilise comme un outil de collages sonores et d'échantillonnages d'ambiances. De Belfast à la Cité Langlet-Santy de Lyon, du Forum social de Porto Alegre au contre-G 8 de Gênes en 2001, l'artiste n'a cessé d'accompagner les mouvements altermondialistes, sans s'y engager. Défendant les eaux-de-vie traditionnelles, la marijuana et la libre circulation des personnes, Chao choisit ses combats. Avec son collectif Radio Bemba, sorte de sound system surdoué et délirant, il met en pratique une écologie de la musique mondiale. Fervent souteneur du mouvement zapatiste au Mexique, il a tourné un documentaire avec le cinéaste Emir Kusturica sur les fous de l'asile de la Colifata, près de Buenos Aires.
    Ce livre suit les voyages de ce champion de l'économie artistique durable, entre Barcelone, le Brésil, le Mexique, l'Argentine, et la place Pigalle.

  • Ce livre, à deux étages – celui des soutiers de luxe, animateurs, programmateurs, réalisateurs ; celui des capitaines d'industrie et des squales politiques – raconte trente ans d'histoire de Canal +, vus des coulisses. Il témoigne du génie et de l'impertinence des émissions et des personnalités emblématiques qui ont fait le succès de la chaine.
    Canal + est une histoire d'amitié : dans la petite entreprise des débuts, des liens se nouent autour de la machine à café, on y bosse parce que les potes y travaillent, on connait le nom de chacun de ses collègues, on sort ensemble, on fait la fiesta... Car dans la légende, il est dit que " Canal +, c'était la fête ", des chaudes nuits cannoises aux soirées dans les meilleurs clubs privés de la capitale. Le mythe dit aussi que " Canal +, c'était la thune " : tellement d'argent a coulé dans les caisses de la chaine que les Canaliens, et notamment les fondateurs, saturés de stock-options, sont tous " blindés de chez blindés ".
    L'histoire commence en 1984, au début des années fric, avec la première grande fête, lors du lancement de la quatrième chaine qui changera définitivement le petit écran. Elle se poursuit dans les années 2000 avec la chute des saltimbanques brisés par les requins de la finance. Car Canal +, c'est aussi des manœuvres, des coups bas et des trahisons...
    Comme toute passionnante saga, celle-ci mêle argent, pouvoir, amitiés, amours et lâchetés.

  • Qui sait qu'à ses débuts Lætitia Casta a poussé un producteur dans une poubelle ? Que " terrienne ", pour les Actrices, signifie " sexy " ? Qu'" autodérision " n'est en revanche pas référencé dans leur vocabulaire ? Que pleurer est chez elles un passe-temps comme un autre ? Que JoeyStarr est, lui aussi, unE actricE ?
    À l'écran, l'Actrice hante les imaginaires et les nuits blanches. À la ville, la même s'épanche sur son style inimitable et sa vie privée, et distille conseils et avis, judicieux ou pas, sur la mode, la coiffure, l'éducation, la diététique, la politique, le couple et plus si affinités.
    D'" Isabelle Adjani " à " Elsa Zylberstein ", en passant par " Bashing ", " Casseroles ", " Moue ", " Moments de bravoure " ou " Jeune Actrice ", ce livre s'intéresse aux territoires que l'Actrice occupe (festivals, castings, grandes marques dont elle est l'égérie), aux individus qu'elle côtoie (agents, metteurs en scène, chasseurs de têtes, journalistes), aux choses qui l'intéressent (chirurgie esthétique, amours, maternité, etc.), à l'importance d'être bankable, ou encore prise pour une intellectuelle... Autant de passionnants sujets qui lèvent enfin le voile sur son insondable mystère et épinglent avec humour les travers de cet animal fascinant qu'est l'Actrice made in France.
    Florence Trédez a aiguisé sa plume irrévérencieuse à 20 ans, Télérama, Max, Charlie Hebdo. Journaliste chez ELLE depuis quinze ans, elle est l'auteure de Brassens, de Madonna et de Amy Winehouse, une icône rebelle.
    Maud Fournier, attachée de presse pour le label Mercury Group, connaît bien les milieux du cinéma et ne rate pas une occasion de poster des interventions pleines d'humour sur les réseaux sociaux.

  • Depuis le début des années soixante, tous les chanteurs – et les groupes – français sont les enfants croisés de la chanson française et du rock, de Brassens et de Dylan, de Brel et des Beatles, de Ferré et de Hendrix. Qu'ils veuillent et le reconnaissent ou non.
    C'est cette dualité, cette double paternité écrasante, que le livre d'Yves Bigot analyse, explore, constate et commente, le plus souvent en compagnie des artistes concernés.
    De Gainsbourg (le premier des Modernes) et Nougaro (le dernier des Classiques) à Renaud et Goldman, si chers au c(h)oeur des Français, ce premier volume passe en revue les carrières et les contributions, les tourments parfois, de nos pionniers du rock (Johnny Hallyday, Eddy Mitchell, Dick Rivers), nos amateurs de rhythm'n'blues (Nino Ferrer), nos beatniks (Hugues Aufray, Antoine, Le Forestier, Charlebois, Polnareff), nos dandys (Ronnie Bird, Christophe, Dutronc), nos égéries (Sylvie Vartan, Françoise Hardy), nos singers-songwriters à l'américaine (Yves Simon, Véronique Sanson), nos romantiques (Julien Clerc, William Sheller), nos rebelles (Higelin, Lavilliers), nos fans de pop (Laurent Voulzy, Il Était Une Fois), nos irréductibles (Bashung, Murat, Manset), sans oublier Adamo et Souchon, et jusqu'aux Américains de Paris (Joe Dassin, Mort Shuman).
    Ce faisant, Je t'aime, moi non plus rappelle le dialogue parfois musclé, souvent antagoniste, mais la plupart du temps fraternel, entre l'auteur, journaliste à Libération, Rolling Stone, Europe 1, France-Inter, pour " Les Enfants du rock " et " Rapido ", et ces artistes, dont il a produit certains à Fnac Music et Mercury, lorsque la question de savoir qui était rock et ne l'était pas était véritablement existentielle.
    Actuellement directeur général de TV5Monde, Yves Bigot
    a chroniqué la vie des artistes – français et internationaux –
    dans la presse écrite (Libération, Rolling Stone, principalement),
    les a programmés et interviewés à la radio (Europe 1,
    France Inter, RTL) et à la télévision (" Rapido ", " Les Enfants
    du rock ", " Rive droite, rive gauche ", France 2, RTBF,
    " 300 millions de critiques "), produits et promus dans les maisons
    de disques qu'il a dirigées (Fnac Music Production, Mercury).
    Il a même présidé les Victoires de la Musique et joué au football
    avec certains...

  • "En 1996, Skyrock a basculé dans le rap et le R'n'B, devenant
    la première radio nationale spécialisée dans la culture
    urbaine. Voilà dix-sept ans que, avec toute l'équipe de
    Skyrock, nous nous battons pour populariser cette culture et faire
    découvrir les artistes qui la font vivre. Dix-sept ans ! Quand je pense
    au nombre de projets, d'émissions, de concerts, de rencontres... j'ai
    le vertige ! D'IAM à Doc Gynéco, de NTM à Sexion d'Assaut, sans
    oublier Diam's, Rohff, Booba, La Fouine, Orelsan, Soprano et tant
    d'autres, ils sont tous passés sur Skyrock et j'ai vécu des histoires
    extraordinaires avec chacun d'entre eux...
    Dix-sept ans plus tard, la culture urbaine a emporté la partie. Ses
    influences, références, codes, rythmes, sons et attitudes ont infiltré
    toutes les couches de la société. Le rap s'invite chez les bobos, dans
    les cités, les médias, au cinéma, dans la rue et les défilés des grands
    couturiers, dans l'art contemporain et la déco. Il est dans le générique
    d'une émission, dans la bande-son d'un film, dans les fêtes
    du samedi soir et dans les stades de foot. Il est dans la gestuelle, le
    langage. Ce n'est pas une provocation mais un constat : le rap est
    aujourd'hui la musique préférée des Français !"
    Laurent Bouneau, directeur général des programmes de
    Skyrock, est l'homme qui a popularisé le rap et les rappeurs
    en France. Fif Tobossi, fondateur de Booska-P, le site numéro
    un sur le rap en Europe, est un amoureux et un fin connaisseur
    du rap français. Avec l'auteure Tonie Behar, ils livrent ici une
    histoire subjective du rap français, truffée d'artistes et d'anecdotes
    insolites.

  • " Nous avons grandi pauvres dans des quartiers riches, nous avons essuyé les plâtres et vécu des drames, mais nous sommes toujours restés proches de ce que nous sommes. Nous avons enchanté des dizaines de milliers de fans et gagné plus d'argent qu'on n'en a jamais rêvé. Nous avons réconforté des gens et fait hurler des centaines d'autres. Nous avons fait des erreurs, nous avons fait de grandes choses. Nous avons été des stars, nous avons été des parias. Nous avons été sensibles à la misère du globe, nous l'avons parfois oubliée pour préférer nos intérêts. Nous n'avons jamais été meilleurs ni pires que les autres, nous avons juste réussi à être ce que nous voulions. Mais jamais, jamais, jamais, nous n'avons lâché l'affaire. Jamais nous n'avons baissé les bras. Nous sommes les acteurs de notre succès, nous ne devons rien à personne, à part à vous qui lisez ces lignes. Personne ne nous enlèvera ça.
    De la 9e Zone jusqu'à la scène de Bercy, nous avons été, nous sommes, et nous resterons la Sexion d'Assaut. Un groupe de huit adolescents liés par une amitié indéfectible qui nous a permis de tout inventer. Des refrains, des carrières, des vies. Nous avons tout fait ensemble, nous avons tout géré, le succès comme la tempête, les coups de chance et les coups de pute. Jamais nous ne nous sommes tirés dessus. Jamais. À cause de ce que nous avons traversé, nous sommes unis. Et nous le resterons. "

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