Don Quichotte

  • La pop est aujourd'hui plus qu'un genre musical créé par les Anglais. C'est une véritable culture ayant explosé avec l'arrivée de la télévision et de l'industrie du cinéma dans les années 1950, et prenant ses racines dans la Révolution industrielle et la working class de la fin du XIXe siècle. Elle infuse aujourd'hui tous les pans de notre société. La pop est partout : au " King of pop " Michael Jackson a succédé Lana del Rey, surnommée " The Queen of pop ", Andy Warhol est le père d'un Pop Art désormais mondialisé, Marylin Monroe en est son effigie, les Comics et les histoires de super-héros ont le vent en poupe, Mai 68 a su créer des slogans et des affiches ancrés dans toutes les têtes cinquante ans après et, loin de l'image d'une contre-culture contestataire des " masses " contre " l'élite ", elle correspond plutôt à une esthétique dominante, imposant ses canons et son style. Depuis la révolution industrielle et l'élaboration d'une culture ouvrière, depuis les Pulps et la conscience des Noirs-américains jusqu'au rap actuel, la pop épouse l'histoire des rêves et des aspirations de populations marginales que personne n'écoutait, et qui se racontaient des histoires d'abord à elles-mêmes et entre elles. La pop offre ainsi une autre histoire des peuples, prise entre entertainment et culture. Elle est faite de moments forts, de personnages emblématiques, réels ou imaginaires (Batman ou Russ Meyer), de villes mythiques (Londres et ses ouvriers, Détroit où naquirent la Motown et la techno, Manchester pour le pop-rock, le bar, la gouaille et la baston), de courants et de luttes diverses (féminisme, droit à la reconnaissance des Noirs et des Natives américains), irriguant le même mode de vie branché d'une génération X ultra-connectée, iPad à la main, portant des Stan Smith et regardant uniformément Game of Thrones, Star Wars et Breaking Bad partout dans le monde. Hubert Artus est journaliste. Il écrit sur la littérature pour le magazine Lire, s'intéresse aux problématiques culturelles et sociales pour Marianne et chronique le sport pour RFI et Sport365 TV. Il tient aussi un blog, Le Pop Corner, sur L'Express.fr. Il est l'auteur de "Galaxie Foot" (Don Quichotte éditions, 2011, Points 2014).

  • " Si ce soir-là Charlotte n'était pas sortie dîner entre filles, si ce jour-là Karim n'était pas allé à la mosquée, jamais elle n'aurait déchiré sa robe, jamais il ne serait parti en Syrie. Ils promèneraient leur fille dans les allées du parc. Il lui achèterait des livres qu'elle laisserait traîner sur la table de nuit. Chaque jour elle serait plus belle. Chaque jour ils seraient plus amoureux. Ils boiraient du Sancerre au bonheur de leurs 30 ans, danseraient sur Christine and the Queens. La vie ne tient parfois qu'à un bas filé... " Le miracle n'arrivera pas : cette nuit-là, Karim perd tout. Son désir de vengeance va le mener jusqu'aux ruines d'Alep, au coeur de la machine à embrigader de Daech. Là où se cachent les monstres, mais aussi les centaines d'égarés qui ont fait le mauvais choix pour de mauvaises raisons. Là où il faudra lutter pour ne pas ressembler aux bourreaux. Un voyage réaliste au pays mal connu de l'embrigadement et de toutes les violences. Pascal Manoukian, ancien reporter de guerre, a dirigé l'agence Capa. En 2013, il publie un récit, Le Diable au creux de la main, dûment salué par la critique. Son premier roman, Les Échoués (2015), a reçu un bel accueil auprès des lecteurs, des libraires et des médias.

  • Le discrédit du système politique - les institutions comme le personnel - est devenu massif ; il s'amplifie d'année en année. Changer la République ou changer de République ? " Un peuple a toujours le droit de revoir, de réformer et de changer de Constitution. Une génération ne peut assujettir à ses lois les générations futures ". (Constitution du 24 juin 1793 - article 28) Partout en Europe, les effets de la révolution numérique se font sentir et un nouveau désir de démocratie s'enracine, social autant que politique. En France, il a pris une tournure particulière au cours de la dernière décennie : les électeurs sont plus nombreux à se détourner des urnes, comme pour mieux dire le discrédit qu'ils portent à notre système politique, à un président qui outrepasse largement ses fonctions, à des institutions à bout de souffle, à un personnel politique qu'ils estiment corrompu. Et chaque année davantage - études d'opinion et sécessions électorales le confirment. Pour autant, ce rejet n'est pas négatif et les aspirations à une réforme politique du régime de la Ve République existent bel et bien dans les couches populaires comme dans les milieux dirigeants. D'une critique au fil des événements n'émerge qu'une alternative à ce présidentialisme mortifère, à son intouchable président, à ses prérogatives étendues à l'excès et à l'absence de réels contre-pouvoirs, qu'il s'agisse de la représentation parlementaire ou des médias. La Ve République est née d'un coup d'Etat, elle se poursuit, selon le mot de Mitterrand, dans le " coup d'Etat permanent " ; elle en est aujourd'hui discréditée, la démocratie de faible intensité. Alors, changer la République ou changer de République ? Dans tous les cas, ce sont nos institutions qu'il nous faut repenser, notre constitution, nos modes de scrutin. A l'approche d'une nouvelle élection présidentielle, Le rêve d'autre chose (tirée pour partie d'une " Une autre République est possible ", sur Mediapart) montre l'inefficience d'un quinquennat (celui de François Hollande), pourtant réputé susciter le changement, et la nécessité augmentée d'une révolution démocratique. Et, pourquoi pas, d'une VIe République ? Paul Alliès est professeur de science politique émérite à l'Université de Montpellier. Président de la Convention pour la VIe République (C6R).

  • Cette contestation française tient en une ligne : que la loi soit appliquée à tous, sans aucune restriction ni distinction. Ce n'est pas le cas en France. Chacun de nous est conscient que la République va mal, que l'intérêt général ne cesse d'être bafoué, que la justice est dévoyée en un instrument au service des puissants, et que nos politiques, à quelques rares exceptions près, ne s'engagent pas contre notre ennemi, la finance, mais se complaisent dans cette démocratie de basse intensité. Le peuple doit redevenir souverain. Par-delà les divergences et les différences, nous, citoyens, devons mettre ensemble un terme aux dysfonctionnements de notre société, sur la base d'un dénominateur commun que sont nos contestations compatibles, et qui convergent vers une même volonté d'obtenir davantage d'honnêteté et de justice dans la vie publique. Ce livre appelle ainsi tous ceux auprès desquels ce propos trouve un écho à se rassembler pour préparer le combat qui vient. David Koubbi est avocat à la cour de Paris, associé du Cabinet 28 octobre. En 2012, il prend la défense de Jérôme Kerviel dans le procès qui l'oppose à la Société Générale, et contribue à mettre au jour les graves manquements du système bancaire - et de la justice dans cette affaire. Anarchiste, non-croyant et boxeur pratiquant, il a publié un premier roman, Hélium & Papillons (Fischbacher, 2004).

  • À la fin du mandat présidentiel de François Hollande, la rédaction de Mediapart en dresse le bilan exhaustif dans un moment décisif pour l'avenir de la démocratie française. Ce quinquennat du second président socialiste sous la Ve République, après François Mitterrand, s'achève sur un sentiment de sidération devant l'état de démoralisation et de division de la gauche, tandis que l'extrême droite continue d'imposer son agenda à la vie publique, ses peurs et ses haines. La catastrophe est déjà là, celle d'un président qui n'a pas su apaiser et réconcilier une France que son prédécesseur avait profondément divisée et blessée. Sonnons l'alarme ! montre combien le choix de Manuel Valls comme Premier ministre, le 31 mars 2014, en a accéléré le cours. Tournant de la présidence Hollande, il fut à la fois le signe de rupture idéologique avec son propre camp politique et l'affichage d'une conversion à l'ordre néo-conservateur, sécuritaire et économique. Cet inventaire met aussi en évidence combien la réaction du pouvoir aux attentats, ici replacés dans leur contexte géopolitique international, fut une fuite en avant autoritaire, brutalisant la société, ses libertés fondamentales et sa vitalité démocratique. Comme les précédents N'oubliez pas ! (2010) et Finissons-en ! (2012) sur la présidence de Nicolas Sarkozy et Qu'ont-ils fait de nos espoirs ? (2015) sur la première partie du quinquennat actuel, il s'agit d'un manuel citoyen pour choisir et décider en connaissance de cause, maîtriser notre avenir collectif et comprendre la situation actuelle. Ce travail de documentation, d'enquête et d'analyse, porté par un journalisme indépendant vis-à-vis des pouvoirs, brasse plus d'une cinquantaine d'articles, complété par une chronologie détaillée des deux dernières années de la présidence Hollande. À la fin du mandat présidentiel de François Hollande, la rédaction de Mediapart en dresse le bilan exhaustif dans un moment décisif pour l'avenir de la démocratie française. Ce quinquennat du second président socialiste sous la Ve République, après François Mitterrand, s'achève sur un sentiment de sidération devant l'état de démoralisation et de division de la gauche, tandis que l'extrême droite continue d'imposer son agenda à la vie publique, ses peurs et ses haines. La catastrophe est déjà là, celle d'un président qui n'a pas su apaiser et réconcilier une France que son prédécesseur avait profondément divisée et blessée. Sonnons l'alarme ! montre combien le choix de Manuel Valls comme Premier ministre, le 31 mars 2014, en a accéléré le cours. Tournant de la présidence Hollande, il fut à la fois le signe de rupture idéologique avec son propre camp politique et l'affichage d'une conversion à l'ordre néo-conservateur, sécuritaire et économique. Cet inventaire met aussi en évidence combien la réaction du pouvoir aux attentats, ici replacés dans leur contexte géopolitique international, fut une fuite en avant autoritaire, brutalisant la société, ses libertés fondamentales et sa vitalité démocratique. Comme les précédents N'oubliez pas ! (2010) et Finissons-en ! (2012) sur la présidence de Nicolas Sarkozy et Qu'ont-ils fait de nos espoirs ? (2015) sur la première partie du quinquennat actuel, il s'agit d'un manuel citoyen pour choisir et décider en connaissance de cause, maîtriser notre avenir collectif et comprendre la situation actuelle. Ce travail de documentation, d'enquête et d'analyse, porté par un journalisme indépendant vis-à-vis des pouvoirs, brasse plus d'une cinquantaine d'articles, complété par une chronologie détaillée des deux dernières années de la présidence Hollande. À la fin du mandat présidentiel de François Hollande, la rédaction de Mediapart en dresse le bilan exhaustif dans un moment décisif pour l'avenir de la démocratie française. Ce quinquennat du second président socialiste sous la Ve République, après François Mitterrand, s'achève sur un sentiment de sidération devant l'état de démoralisation et de division de la gauche, tandis que l'extrême droite continue d'imposer son agenda à la vie publique, ses peurs et ses haines. La catastrophe est déjà là, celle d'un président qui n'a pas su apaiser et réconcilier une France que son prédécesseur avait profondément divisée et blessée. Sonnons l'alarme ! montre combien le choix de Manuel Valls comme Premier ministre, le 31 mars 2014, en a accéléré le cours. Tournant de la présidence Hollande, il fut à la fois le signe de rupture idéologique avec son propre camp politique et l'affichage d'une conversion à l'ordre néo-conservateur, sécuritaire et économique. Cet inventaire met aussi en évidence combien la réaction du pouvoir aux attentats, ici replacés dans leur contexte géopolitique international, fut une fuite en avant autoritaire, brutalisant la société, ses libertés fondamentales et sa vitalité démocratique. Comme les précédents N'oubliez pas ! (2010) et Finissons-en ! (2012) sur la présidence de Nicolas Sarkozy et Qu'ont-ils fait de nos espoirs ? (2015) sur la première partie du quinquennat actuel, il s'agit d'un manuel citoyen pour choisir et décider en connaissance de cause, maîtriser notre avenir collectif et comprendre la situation actuelle. Ce travail de documentation, d'enquête et d'analyse, porté par un journalisme indépendant vis-à-vis des pouvoirs, brasse plus d'une cinquantaine d'articles, complété par une chronologie détaillée des deux dernières années de la présidence Hollande. À la fin du mandat présidentiel de François Hollande, la rédaction de Mediapart en dresse le bilan exhaustif dans un moment décisif pour l'avenir de la démocratie française. Ce quinquennat du second président socialiste sous la Ve République, après François Mitterrand, s'achève sur un sentiment de sidération devant l'état de démoralisation et de division de la gauche, tandis que l'extrême droite continue d'imposer son agenda à la vie publique, ses peurs et ses haines. La catastrophe est déjà là, celle d'un président qui n'a pas su apaiser et réconcilier une France que son prédécesseur avait profondément divisée et blessée. Sonnons l'alarme ! montre combien le choix de Manuel Valls comme Premier ministre, le 31 mars 2014, en a accéléré le cours. Tournant de la présidence Hollande, il fut à la fois le signe de rupture idéologique avec son propre camp politique et l'affichage d'une conversion à l'ordre néo-conservateur, sécuritaire et économique. Cet inventaire met aussi en évidence combien la réaction du pouvoir aux attentats, ici replacés dans leur contexte géopolitique international, fut une fuite en avant autoritaire, brutalisant la société, ses libertés fondamentales et sa vitalité démocratique. Comme les précédents N'oubliez pas ! (2010) et Finissons-en ! (2012) sur la présidence de Nicolas Sarkozy et Qu'ont-ils fait de nos espoirs ? (2015) sur la première partie du quinquennat actuel, il s'agit d'un manuel citoyen pour choisir et décider en connaissance de cause, maîtriser notre avenir collectif et comprendre la situation actuelle. Ce travail de documentation, d'enquête et d'analyse, porté par un journalisme indépendant vis-à-vis des pouvoirs, brasse plus d'une cinquantaine d'articles, complété par une chronologie détaillée des deux dernières années de la présidence Hollande.

  • Le 7 mai 2017, l'ancien ministre de François Hollande est devenu, à 39 ans, le plus jeune président de la Ve République, au terme d'une OPA sur le pouvoir menée avec méthode, sur fond d'effondrement des partis. En coulisses, Emmanuel Macron a construit une machine électorale destinée à conquérir le pouvoir, transformant en cash machine les ramifications multiples d'un réseau accumulé au fil des ans dans le monde des affaires et le Paris mondain.
    Loin du storytelling macronien, la rédaction de Mediapart a enquêté pendant plusieurs mois sur le " monde " de l'ancien banquier d'affaires, ses réseaux, ses donateurs, la façon dont l'ancien élève de Ricoeur a bricolé une pensée ultra-pragmatique collant au moment politique, son zigzag symbolique et opportuniste entre gauche et droite, et la façon dont il s'est hissé au pouvoir. Incarnation du " système " politique, l'énarque jure qu'il saura se démarquer du " vieux monde " dont il est issu.
    À bonne distance de la communication et de la chronique des faits et gestes du président, Mediapart s'est penché sur les hommes et les femmes du nouveau pouvoir, le peuplement des cabinets ministériels, et raconte les coulisses des premiers mois d'une présidence inattendue.

  • " J'avais vingt-trois ans lorsque je fus engagé comme kinésithérapeute dans le centre de réadaptation de Coubert. J'y restai quinze ans. Quinze ans qui résonnent en moi intensément, comme une peine purgée à mon corps défendant. Durant cette période, la blouse blanche m'a placé du côté des matons, libres en apparence, telles des sentinelles dressées face au handicap déferlant ; libres, ou presque.
    J'ai dû apprendre à dire que non, ce ne serait plus jamais comme avant. Je me suis protégé. Je me suis fait envahir. J'ai nourri ma vie de trajectoires bouleversantes et de fulgurantes leçons. J'ai mesuré l'infortune, prolongé les efforts, soutenu les regards, ouvert mon être pour tenter de donner un sens aux mots "prendre soin'. "
    /> François Chevet, son diplôme de kinésithérapeute en poche, rejoint l'équipe soignante de l'un des meilleurs centres de réadaptation d'Europe, où il travaille auprès des grands blessés du système nerveux central : paraplégiques, tétraplégiques, hémiplégiques, traumatisés crâniens, malades de Parkinson. Prendre soin est son premier livre.

  • Plus de data ont été récoltées cette année que depuis le début de l'histoire de l'humanité. Cette nouvelle matière première nourrit quantité d'algorithmes qui déterminent les conditions d'accès à un crédit ou à un emploi, prévoient le décrochage scolaire, détectent les profils à risque terroriste, et repèrent les prédispositions à certaines pathologies.
    Comment fonctionne ce monde opaque dans lequel nous vivons ? Sur quels critères sont prises ces décisions que nous déléguons à des mécanismes qui nous dépassent ? Seule une approche pluridisciplinaire permet d'envisager ces nouveaux rapports de force entre États, plateformes, consommateurs et citoyens.
    Largement illustré, L'Empire des données retrace la grande histoire de cette collecte, et offre des clefs pour protéger l'individu et la collectivité des avancées technologiques. Les data ne sont qu'un outil, à l'homme de décider de leur rôle.
    Adrien Basdevant est avocat au Barreau de Paris, spécialiste des enjeux du numérique et enseigne la gouvernance des données au sein du master Data Science de l'ESSEC - Centrale Supélec.
    Jean-Pierre Mignard est docteur en droit pénal (thèse en Sorbonne sur la cybercriminalité), avocat au Barreau de Paris, maître de conférences à Sciences Po et membre du Comité consultatif national d'éthique.
    Tous deux sont associés au sein du cabinet Lysias.

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