Editions Boréal

  • Des poèmes inédits du grand Gilles Vigneault se sont frayé un chemin jusqu'à nous. D'une voix tantôt amusée, tantôt prenante, le poète nous offre son accompagnement et sa sagesse.

  • Vous tenez entre vos mains un livre d'amour. Non pas un livre sur l'amour, ni même la relation, en langage singulier, de l'histoire d'une vie amoureuse. Si je dis livre d'amour, c'est que je crois que toute avancée vers le plein de l'amour recouvre une quête de la totalité de la poésie, laquelle à son tour exprime, par une hauteur de langage, une recherche de la vraie réalité. Pourquoi avons-nous si peur du mot poésie alors que c'est le mot amour qui devrait nous faire trembler ? Amour et poésie sont pourtant du même spectre lumineux. (Extrait de l'avant-propos)

  • Fidèle à la manière qui est la sienne depuis Les Paroles qui marchent dans la nuit (1994), Pierre Morency nous propose ici un recueil où se côtoient vers et prose. Témoignant d'une époustouflante maîtrise, rayonnant d'une constante lumière, ces textes célèbrent la flamme, à la fois forte et fragile, qui brûle en chaque être vivant.

  • En ces temps que les médias n'arrivent plus à qualifier, à la vitesse où le train fonce dans le tunnel bouché, quiconque subit du harcèlement au travail et de la violence psychologique et sociale sera ici en terrain connu. On y lit les moeurs réfrigérantes et le néo-cynisme de l'époque occupée à pleine capacité par la lutte des places, le narcissisme ambiant et la mort de l'empathie. Considérés miroirs déformants, coupables éhontés ou menteurs de première, on abandonne les gens brisés si jamais on a pris le temps d'entendre ce qu'ils peinent à raconter. Stress garanti. Coeurs serrés. Rythme d'enfer.

    Fidèle à sa manière, Hélène Monette allie prose, poésie, lyrisme et rythme fulgurant. Elle dénonce avec l'énergie du désespoir et la force de ses mots les conditions de travail de ce qu'on nomme maintenant le capital humain.

  • Comme une vielle savate dans la savane je me penche sur la beauté du monde pas grand-chose des panneaux-décors offrent des destinations touristiques extrêmes ça m'apprendra à m'occuper de la cigale, du brin d'herbe et du caillou dans un monde pareil où la beauté, même laide, se paye... Dans cette suite de Paysages kitsch, Hélène Monette fait varier les perspectives. Qu'est-ce qui nous retient ici ? Le monde est-il vraiment plus vivable quand on est là-bas ? Avec cette écriture tendue, intense, inimitable qui est la sienne, elle mêle indignation et compassion pour nous bouleverser encore une fois.

  • Doit-on rester la statue qu'on devient poésie quand on nous lance à bout de bras ? Doit-on rester comme on est tombé debout, comme on est tombé couché, doit-on rester pareil comme avoir été lancé nous a mis et attendre la remise des prix ? Amour, que veux-tu faire ? La voix et le mot, la parole et le sens, tout s'accorde dans la poésie de Suzanne Jacob pour nous faire vivre une singulière expérience de lecture.

  • Amouraska

    Pierre Morency

    Dans ce recueil, qui s'inscrit dans la foulée de ses Paroles qui marchent dans la nuit (Boréal, 1994), Pierre Morency nous offre une poésie dont la sobriété n'a d'égale que le pouvoir d'émotion qu'elle exerce sur le lecteur.

  • Les paroles qui marchent dans la nuit marquent, après deux ouvrages sur les oiseaux, un retour à la poésie «pure». Un recueil où se côtoient vers et prose et qui est une superbe célébration de la vie et du verbe.

  • Suzanne Jacob rassemble ici deux suites poétiques inédites. Elle nous invite, selon son habitude, à un séjour dans le dos des images, dont nous ne pourrons revenir sans étonnement.

  • En relisant La Chèvre de Monsieur Seguin, je me suis souvenu du grand loup de l'enclos. Un épisode du conte me parlait particulièrement, celui où Daudet écrit : «Tout à coup le vent fraîchit. La montagne devint violette: c'était le soir. - Déjà! dit la petite chèvre et elle s'arrêta fort étonnée.» Un mot vibre dans cette phrase : le mot déjà. Dans toute existence arrive le moment où un être se dit: déjà!? Cela arrive à l'âge où l'on se rend compte que le temps subitement fraîchit, que la montagne de sa propre vie se peuple d'ombres. Déjà? Oui, déjà. Comme si une grande part de notre temps avait été dévorée. Par quels crocs de quelle gueule? Par quelle gueule de quelle bête? Dans À l'heure du loup, Pierre Morency met en scène toute une galerie de personnages. Le poète Lauréat Pick, le biologiste Scotteen, le cinéaste Duve, et surtout un homme qui porte le nom sonore et étonnant de Trom. Trom, où s'inscrit, à rebours, la destination ultime de chacune de nos existences. Trom observe, écoute, dessine, voyage. Il parle de l'éblouissement toujours renouvelé que provoque l'apparition d'un oiseau, de la lumière de la terre de Baffin, de la sensation sous le pied de l'argile qui n'a jamais été foulée. Ce qui distingue la parole de Trom, c'est l'art de cerner à l'aide des mots les plus simples ce qui fait l'essence même de notre vie.

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