Editions L'Harmattan

  • En 1940, dans un village de l'Entre-deux-Mers, une idylle se noue entre un notable et une domestique. Un enfant nait de leur amour. Pour lui épargner la honte et la rumeur ils éloignent l'enfant dans une famille d'accueil alors que la guerre fait rage. Plus que le récit de la vie d'un homme se construisant un destin malgré les manques et les blessures, Enfer et contre tous, est un livre sur la famille et l'identité, sur le pardon et le libre-arbitre.

  • Ces carnets relatent la traversée solitaire de la Patagonie et de la Terre du Feu, ainsi que les étapes pour atteindre ce bout du monde. Nous suivons l'auteur dans différentes villes latines, Santiago ou Valparaiso, et sur les pistes improbables qui mènent à ces territoires désolés. Mais c'est surtout le cheminement intérieur d'un poète qui se cherche entre voyage et écriture.

  • Les récits qui composent ce recueil prennent leur source dans un pays réel mais si méconnu qu'il en devient facilement imaginaire. Un homme retrouvé mort sur la plage, des femmes que tout le monde dit folles, un légionnaire inconsolable... pour chacun de ces personnages, la vie doit reprendre sous un jour neuf. Eux n'ont jamais existé, mais ils sont à l'image de ce pays bien réel : ils attendent leur propre résurrection.

  • Elle, c'est Isabelle. mais elle pourrait s'appeler Lydie, Brigitte, Aude ou Christine. Elle a la cinquantaine. Elle vient d'être quittée.
    Lui, c'est Bernard. Comme il pourrait être Michel, Didier, Yves ou Jean-Luc. La cinquantaine pareillement. Il a décidé un beau matin de "reprendre sa liberté" comme il dit. A l'occasion de la rupture, Isabelle tente, à travers l'écriture, de faire le point sur sa vie, sur ce qu'elle est, sur cet autre qui la fuit après un quart de siècle de vie commune et sur cet amour qui s'obstine malgré l'épreuve...

  • Ce roman raconte l'histoire de ces paysannes insoumises, sur fond de misère, de guerre et de révolte. C'est l'histoire aussi de toutes ces femmes, bourgeoises, manantes, filles du ciel ou filles de joie qui, avec les Magayantes, ont jalonné l'histoire de cette île et embrasé leur époque, afin que l'on puisse, aujourd'hui, saisir un peu de leur lumière.

  • En mai 1994, Capucine, atteinte de leucémie, meurt suite à une faute dans l'exécution d'une prescription médicale. Elle venait d'avoir 14 ans. Ce livre est un carnet de route. Il dit sobrement les difficultés du parcours, l'espoir, le doute, le choc, l'incompréhension. Il parle d'une bataille pour recommencer à penser, pour comprendre et pour survivre. Mettre des mots sur l'impensable. Énoncer, car il ne s'agit pas de dénoncer. Refuser le silence. Lancer un pont vers les autres. Les paroles sont mesurées, mais l'impact est violent, à la mesure de l'événement.

  • Au crépuscule de sa vie, dans les années 2000, Paul fait revivre dans la "lumineuse" nostalgie de ses mots, ce lien qui se noue entre Pablito et Manuelita, jeune réfugiée espagnole. Ils se découvrent en même temps qu'ils découvrent le monde qui les entoure, un monde agité par la guerre qui, en 1943, brutalement les sépare, après quelques mois de vie partagée. Soixante ans après, miraculeusement, Manuelita, au Chili où elle vit, reçoit, comme une ultime offrande, ce roman, intitulé Manuelita, qui est aussi le sien.

  • Lacan ou Derrida ? Un psychanalyste pour qui Derrida est "l'un des penseurs les plus importants de notre époque et, qui plus est, un des plus sensibles à l'oppression et à l'injustice dans le monde", lui donne ici la réplique. Dialogue impossible ? Dans un sens, oui. mais non impraticable, ce livre en donne la preuve.

  • Quelque part en Haute-Saintonge, une enfant parle aux arbres et regarde avec curiosité le monde des adultes...Pour ses parents, elle est une petite chose dénuée d'intérêt; à l'internat, elle n'est qu'une "petite folle". La raison de la jeune femme s'altère; un fait troublant survient l'obligeant à s'enfermer. Max, son livreur, reste son seul lien avec l'extérieur. L'auteur pose ici la question : quelles incidences les "petites mises à l'écart", les jugements des autres ont-ils sur notre vie?

  • La vie fait parfois preuve d'intranquillité... Elle nous bouscule, nous chavire, menace de nous laisser aussi pantois que de pauvres fantoches à qui on aurait coupé leurs ficelles. Au travers de scènes saisies sur le vif, dans les replis mystérieux de l'âme humaine, ce recueil de nouvelles nous emporte au-delà des frontières, dans des ailleurs pas si lointains, là où des guerres d'adultes foudroient les rêves des enfants.

  • Une terre inconnue : l'Algérie, quelque part dans le XXIè siècle. Une terre que Pierre-Hassen va apprendre à connaître, à reconnaître. Il y reconnaîtra aussi Imane, la femme de sa vie. Des ruines antiques de Tipasa, d'un voile de pierre sur une statue romaine à celui jeté sur un visage de chair se construit alors un récit où les voix s'entremêlent, se confrontent, et où un couple, s'extirpant des entraves sociales et du passé, ose prendre le risque de la liberté et de l'amour.

  • Ce livre évoque l'amitié de Julie et Léa, à l'aube de l'adolescence, dans un port fortifié, secoué par le vent et la mer. En ce moment instable, entre enfance et maturité, se développe chez certains jeunes une idéologie du risque qui cherche paradoxalement à démultiplier les sensations physiques pour éteindre l'angoisse de vivre. Cette fiction est donc principalement une méditation sur la solitude, sur ce violent souffle de noroît, imprévisible et parfois déchaîné, qu'est l'adolescence.

  • L'arrivée des conquistadors et leur chevauchée fantastique à l'intérieur de Tenochtitlan. Un crime à Mexico. Le cadavre d'un Indien atrocement mutilé, dans le bois de Chapultepec. Autant de récits, racontés dans un train par un voyageur mexicain à son voisin, qui s'emboîtent, sans lien apparent, les uns avec les autres. Un histoire à tiroirs qui s'ouvrent et se referment, au passé et au présent. Au total, une aventure inachevée, un roman sans fin qui excite l'imagination du lecteur.

  • Et puis un jour, je ne me suis plus retrouvé dans le miroir : l'expression et même les traits de mon visage avaient changé au point de me le rendre méconnaissable.ŠComment cette métamorphose avait-elle pu m'échapper?ŠEt qui c'était, ce type-là?ŠŠ

  • Qu'est-ce qui unit une vieille dame indigne en fugue, un adolescent mal dans ses baskets, une femme en quête d'une "passeuse", une détective un peu décalée, une homme monté par hasard dans un étrange autobus, et tous les héros de ces nouvelles ? C'est que les uns et les autres tentent d'échapper à une vie qui ne leur convient pas et de trouver leur route, parfois douloureusement, parfois dans le rire ou l'autodérision. Peut-être y rencontrerez-vous l'écho de vos envies d'ailleurs.

  • Périple initiatique, recherche d'un soi en déliquescence sous les moiteurs et les exubérances tropicales. Dérives existencielles, touristiques et sexuelles, dérèglement, anéantissements, déchéance d'une occidentalité avide d'exotisme frelaté, délires et soifs. Ce livre déjanté nous plonge au coeur d'uen réalité du voyage actuelle et pitoyable.

  • Bien que largement médicamentée, et plusieurs fois hospitalisée, pour une supposée mélancolie, Elsa glisse insidieusement vers une perte progressive de toute identité, vers une mort prématurée. Sa petite-fille Sophie, amenée à veiller sur sa grand-mère, va découvrir que les diagnostics médicaux s'avèrent discutables. Ensemble, elles vont tenter de dépasser leur désarroi, de comprendre, pour échapper à cette confusion où il semblerait que la malade ne soit pas la priorité de tout le corps médical rencontré.

  • Un grand reporter français, qui a longtemps vécu en Chine, vient enquêter sur une importante affaire de contrebande à l'importation de produits de luxe, survenue dans un petit port tranquille de la côte sud de la Chine. Parmi les interviews que lui a ménagées un ami journaliste à Hong Kong, une belle Chinoise, cultivée et ouverte, ayant quelques liens avec les leaders locaux. Arrivé sur les lieux, le reporter ira de surprise en surprise...

  • Bien que très disparates par leurs univers, les récits de ce recueil ont un point commun : ils cherchent à mettre en lumière les côtés obscurs de la nature humaine. Ce sont des voix enfouies au plus profond de notre être, qui résonnent quand on s'y attend le moins. Des voix qui viennent de loin, de notre lignée humaine, ou bien ce sont des messages d'ailleurs, soufflés par de bons ou de mauvais génies qui nous observent dans l'ombre.

  • Tranférer des embryons ce qu'il y a de plus européens vers des mères porteuses d'Amapa, Etat brésilien souhaitant tirer profit de sa frontière avec la Guyane Française, c'est-à-dire la France et l'Union Européenne, en voilà un beau projet. Loïg Arvez, venu en consultant de l'Union Européenne, aura bien du mal à comprendre à travers les sept jours qui constituent les chapitres dans quel jeu de dupes on l'a placé... dans quelle réalité même.

  • Le père attend, sur un quai de la gare de Zurich, une correspondance pour Budapest et se dispute âprement avec le fils. Le premier a passé toute sa vie dans le pays que le fils a quitté un quart de siècle auparavant. Leurs visions du monde diffèrent radicalement. Le rejeton ne vit-il pas simultanément dans de multiples univers ? SLes voies ferrées se déploient en éventail et conduisent le lecteur sous des cieux différents.

  • 1956, l'hiver était glacial. Le 1er septembre, tout ronronnait dans ma vie jusqu'à l'arrivée de mes nouveaux voisins. Comment Lucie pouvait-elle me troubler à ce point? Pourquoi mes dessins ne réflétaient-ils plus la réalité? La liberté se gagne-t-elle à coups de bluffs? Pourquoi Gina s'intéressait-elle tant à la mécanique? Qui parle le ladino de nos jours? Des destins singuliers vous frôelent tous les jours. C'est peut-être le cas de votre voisin?

  • Un enfant qui a tout pour être heureux...Il habite un village perdu au temps de l'Occupation et de la peur des représailles...Le narrateur, pour nous emmener dans ce bout du monde, entrecroise fragments, descriptions et micro récits. L'auteur nous livre un premier roman à l'écriture subtile où se mêlent charme et sensibilité. Un regard décalé sur un monde en voie de disparition ou déjà disparu. En ce temps-là, on pratiquait l'écologie sans dire le mot.

  • Disciple de Montaigne, l'auteur observe l'existence. Le lecteur est embarqué dans une expérience ontologique qui le fait naviguer entre les formes brèves à la frontière des haïkus, à des chapitres plus amples, récits d'épisodes de vies, poèmes en vers libres, odes à la nature et au rapport cosmique à la beauté du monde. (Anne Mills)

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