Editions Le Mono

  • Les Souffrances du jeune Werther

    Johann Wolfgang Von Goethe

    • Editions le mono
    • 1 Septembre 2012

    En lisant l'histoire du malheureux Werther, vous ne pouvez vous retenir d'admirer son esprit, d'aimer son caractère, et son sort vous fera peut-être verser des larmes. "Et toi qui souffres du même mal que lui, puise de la consolation dans ses douleurs, et permets que ce petit livre devienne pour toi un ami, si le destin ou ta propre faute ne t'en ont pas laissé un qui soit plus près de ton coeur."

  • Le Joueur d'échecs de Maelzel

    Edgar Allan Poe

    • Editions le mono
    • 1 Septembre 2012

    Découvrez le 'Joueur d'échecs de Maelzel'. Aucune exhibition du même genre n'a jamais autant excité l'attention publique que le Joueur d'échecs de Maelzel. Partout où il s'est fait voir, il a été, pour toutes les personnes, l'objet d'une intense curiosité.

  • Eureka

    Edgar Allan Poe

    • Editions le mono
    • 1 Mai 2012

    L'énigme que ce livre se propose d'élucider est celle de l'Univers. Embrassant d'un seul coup d'oeil l'immensité de l'univers, là où un esprit ordinaire ne percevrait que complexité et chaos, Edgar Allan Poe y découvre au contraire une unité, un ordre, un plan...

  • Vie de Beethoven

    Romain Rolland

    • Editions le mono
    • 1 Février 2015

    Roman Rolland, prix Nobel de littérature, retrace ici la vie du célèbre compositeur Beethoven.

  • Seul à travers l'Atlantique

    Alain Gerbault

    • Editions le mono
    • 20 Avril 2012

    Gerbault n'était pas le premier, mais son exploit, en 1923, eut un retentissement considérable. Ancien joueur de tennis, Alain Gerbault accomplit un exploit en affrontant la mer. Seul à travers l'Atlantique est un Témoignage du navigateur sur sa traversée de l'Atlantique en solitaire.

  • L'invasion de la mer

    Jules Verne

    • Editions le mono
    • 1 Mars 2014

    "L'Invasion de la mer" est souvent présenté comme le dernier roman de Jules Verne. L'histoire se déroule dans les années 1880 ; elle raconte un authentique projet, caractéristique de l'esprit colonial de la France de cette époque.

  • Souvenir de Solferino

    Henry Dunant

    • Editions le mono
    • 1 Mai 2012

    Chacun a entendu, ou a pu lire quelque récit de la bataille de Solférino. Ce souvenir si palpitant n'est sans doute effacé pour personne, d'autant plus que les conséquences de cette journée se font encore sentir dans plusieurs des États de l'Europe. Cette rude bataille donna naissance à la création de la Croix-Rouge pour l'amélioration du sort des militaires blessés dans les armées en campagne.

  • La philosophie française «a défendu l'idée du devoir et l'a fortement séparée de l'intérêt personnel. Elle a défendu la liberté humaine au point de vue philosophique, moral et politique.» (Paul Janet, La Philosophie de la Révolution française.) Le rôle de la France dans l'évolution de la philosophie moderne est bien net : la France a été la grande initiatrice. Ailleurs ont surgi également, sans doute, des philosophes de génie ; mais nulle part il n'y a eu, comme en France, continuité ininterrompue de création philosophique originale. Ailleurs on a pu aller plus loin dans le développement de telle ou telle idée, construire plus systématiquement avec tels ou tels matériaux, donner plus d'extension à telle ou telle méthode; mais bien souvent les matériaux, les idées, la méthode étaient venus de France.

  • Psychologie de l'attention

    Theodule Ribot

    • Editions le mono
    • 16 Avril 2018

    On s'est beaucoup occupé des effets de l'attention, mais très peu de son mécanisme. Le travail présenté dans ce livre permet de combler cette lacune et aide à comprendre la psychologie de l'attention. L'objet de ce travail, c'est d'établir et de justifier les propositions suivantes : Il y a deux formes bien distinctes d'attention l'une spontanée, naturelle; l'autre volontaire, artificielle. La première, négligée par la plupart des psychologues, est la forme véritable, primitive, fondamentale, de l'attention. La seconde, seule étudiée par la plupart des psychologues, n'est qu'une imitation, un résultat de l'éducation, du dressage, de l'entraînement. Précaire et vacillante par nature, elle tire toute sa substance de l'attention spontanée, en elle seule elle trouve un point d'appui. Elle n'est qu'un appareil de perfectionnement et un produit de la civilisation. L'attention, sous ses deux formes, n'est pas une activité indéterminée, une sorte d' «acte pur» de l'esprit, agissant par des moyens mystérieux et insaisissables. Son mécanisme est essentiellement moteur, c'est-à-dire qu'elle agit toujours sur des muscles et par des muscles, principalement sous la forme d'un arrêt; et l'on pourrait choisir comme épigraphe de cette étude la phrase de Maudsley : «Celui qui est incapable de gouverner ses muscles est incapable d'attention.» « Dès à présent et sans sortir des généralités, nous pouvons ... arriver à définir l'attention. Si nous prenons un homme adulte, sain, d'intelligence moyenne, le mécanisme ordinaire de sa vie mentale consiste en un va-et-vient perpétuel d'événements intérieurs, en un défilé de sensations, de sentiments, d'idées et d'images qui s'associent ou se repoussent suivant certaines lois. À proprement parler, ce n'est pas, comme on l'a dit souvent, une chaîne, une série, mais plutôt une irradiation en plusieurs sens et dans plusieurs couches, un agrégat mobile qui se fait, se défait et se refait incessamment. Tout le monde sait que ce mécanisme a été très bien étudié de nos jours et que la théorie de l'association forme l'une des pièces les plus solides de la psychologie contemporaine. Non que tout ait été fait; car, à notre avis, on n'a pas assez tenu compte du rôle des états affectifs comme cause cachée d'un grand nombre d'associations. Plus d'une fois il arrive qu'une idée en évoque une autre, non en vertu d'une ressemblance qui leur serait commune en tant que représentations, mais parce qu'il y a un même fait affectif qui les enveloppe et qui les réunit. Il resterait aussi à ramener les lois de l'association à des lois physiologiques, le mécanisme psychologique au mécanisme cérébral qui le supporte mais nous sommes bien loin de cet idéal. L'état normal, c'est la pluralité des états de conscience ou, suivant une expression employée par certains auteurs, le polyidéisme. L'attention est l'arrêt momentané de ce défilé perpétuel, au profit d'un seul état c'est un monoïdéisme. Mais il est nécessaire de bien déterminer dans quel sens nous employons ce terme. L'attention est-elle la réduction à un seul et unique état de conscience? Non; l'observation intérieure nous apprend qu'elle n'est qu'un monoïdéisme relatif, c'est-à-dire qu'elle suppose l'existence d'une idée maîtresse attirant tout ce qui se rapporte à elle et rien d'autre, ne permettant aux associations de se produire que dans des limites très étroites et à condition qu'elles convergent vers un même point. Elle draine à son profit, du moins dans la mesure possible, toute l'activité cérébrale. »

  • De toute la bataille des frontières la partie restée la plus obscure jusqu'ici est la bataille dans la région des Ardennes et ses environs. Une bataille qui a laissé sa trace dans l'histoire de la Grande Guerre. Sur un front d'au moins cent kilomètres, trois armées allemandes, trois armées françaises, se livrèrent des combats obscurs, extrêmement meurtriers, qui eurent les plus graves conséquences sur le sort de la guerre elle-même. A la suite des premiers engagements, les armées françaises furent refoulées ; la France fut envahie ; mais elle trouva, dans ces mêmes combats, les gages de sa prochaine victoire : la victoire de la Marne. Ce livre publié dans la Collection « Les Pages de l'Histoire », raconte l'histoire de la bataille des Ardennes et ses environs, avec une analyse des plans de bataille des différentes armées, les tactiques des forces en présence...

  • Les guerres de Napoléon

    Stendhal

    • Editions le mono
    • 16 Avril 2018

    Voici l'histoire des guerres de Napoléon sous les plumes de Stendhal. «Napoléon était doué de talents extraordinaires et d'une dangereuse ambition, l'être le plus admirable par ses talents qui ait paru depuis César, sur lequel il nous semble l'emporter... Napoléon a été engagé dans plusieurs guerres qui ont fait répandre des flots de sang, mais dans aucune, si l'on excepte la guerre d'Espagne, il ne fut l'agresseur. Il a été sur le point de faire du continent de l'Europe une vaste monarchie...» « Quelle partie du monde habitable n'a pas ouï les victoires de ce grand homme et les merveilles de sa vie ? On les raconte partout ; le Français qui les vante n'apprend rien à l'étranger, et quoi que je puisse aujourd'hui vous en rapporter, toujours prévenu par vos pensées, j'aurai encore à répondre au secret reproche d'être demeuré beaucoup en dessous.»

  • Les débuts de l'intelligence

    Pierre Janet

    • Editions le mono
    • 16 Avril 2018

    À chaque instant tout le monde parle de l'intelligence et on semble comprendre de quoi il s'agit, mais il est vraiment très difficile de préciser. Un maître d'école, un professeur nous diront facilement : "cet enfant est très paresseux, il ne sait pas grand'chose, mas cela s'arrangera, car il est très intelligent" et ils diront d'un autre : "c'est un bon petit garçon, plein de bonne volonté, il travaille, il apprend beaucoup, il est un puits de science ; mais que voulez-vous qu'on en fasse, il est si peu intelligent". Sans doute ces paroles nous donnent déjà une petite indication au moins négative ; pour ces professeurs, ne rien savoir n'empêche pas d'être intelligent, savoir beaucoup, être un puits de science n'empêche pas d'être bête ; mais si nous demandons au professeur : "À quoi voyez-vous que celui-là est intelligent et que celui-ci est bête ?" il ne nous répondra rien de précis et nous sentirons le vague de cette notion populaire de l'intelligence. L'homme a sans doute peu de pouvoir dans ce monde, mais il a quelque pouvoir. Quand je déplace un papier sur la table je fais peu de chose mais je fais quelque chose : le destin, les lois naturelles avaient voulu que ce papier fût à ma droite, je l'ai mis à ma gauche, j'ai changé quelque chose dans l'ordre du monde. On nous répète que l'homme a peu de durée, qu'il passe comme une ombre sans laisser de trace. Mais enfin il y a des hommes qui ont bâti des cathédrales ; ces cathédrales ont changé quelque chose dans la région et ce changement se prolonge pendant des siècles. On dirait que l'homme a du pouvoir non seulement à l'endroit où il est, mais encore à l'endroit où il n'est pas : je puis déplacer un livre à côté de moi, mais je puis aussi le jeter à deux mètres, à un endroit où je ne suis pas. L'architecte qui a bâti la cathédrale a jeté son action en avant dans le temps et il a encore de l'efficience des siècles après sa mort. De quoi dépend cette efficience ? Si nous le savions nous pourrions la gouverner, l'augmenter indéfiniment et nous deviendrions maîtres de tout, maîtres même de la mort, comme disait M. Bergson. Les études publiées dans ce volume qui a pour titre « Les débuts de l'intelligence », portent sur les divers stades des tendances psychologiques, afin de situer l'intelligence élémentaire à sa place dans le tableau hiérarchique de ces tendances. Puis elles portent sur l'analyse des premiers objets intellectuels, la route, la place, l'outil, le portrait, la forme. Pierre Janet, médecin, philosophe et psychologue français, fut l'une des figures majeures de la psychologie et fondateur de la psychologie clinique.

  • Histoire et colonisation de la Nouvelle Zélande

    Louis Reybaud

    • Editions le mono
    • 17 Mai 2018

    «Partout où l'Europe passe, il faut qu'elle laisse son empreinte, soit politique, soit religieuse. La Polynésie lui appartient désormais. A Hawaii, à Tahiti, l'esprit indigène n'a pas même songé à la résistance ; il s'est livré sans conditions, il s'est résigné au sort du vaincu. Le vêtement national a fait place à un costume sans nom qui a cessé d'être sauvage sans devenir pour cela européen. Toute originalité s'est effacée devant des imitations grotesques, et la race elle-même semble dépérir sous les atteintes de cette contagion que le commerce promène autour du globe avec ses infatigables vaisseaux. La Nouvelle-Zélande n'a pas désarmé aussi promptement : elle a protesté à diverses reprises par des révoltes soudaines et des colères imprévues. Ses moeurs militaires se sont refusées à une assimilation immédiate. L'archipel a tenu tête à l'ascendant européen avant de le subir, et, tout en cédant, il s'est mieux défendu. Aujourd'hui même qu'il se soumet en obéissant à l'admiration plutôt qu'à la crainte, ni ses moeurs guerrières, ni ses allures indépendantes ne semblent être entamées par le contact civilisateur. Ce que la Nouvelle-Zélande demande surtout à l'Europe, ce sont des mousquets, c'est-à-dire les plus énergiques agents de destruction, les derniers raffinements de la force brutale. On peut juger, par ce fait, de ses tendances...»

  • Comment l'Alsace est devenue Française

    Armand Albert-Petit

    • Editions le mono
    • 17 Mai 2018

    A cette époque, pour qu'un Français puisse pénétrer en Alsace, il faut que l'ambassade d'Allemagne appose un visa à son passeport. Au préalable, l'ambassade transmet la demande au ministère de Strasbourg, et le ministère ordonne une enquête. La réponse se fait attendre d'habitude trois ou quatre semaines, et la plupart du temps cette réponse est un refus. C'est une affaire de caprice, de nerfs, et les nerfs excitables de nos voisins sont souvent agacés. Leurs hauts fonctionnaires sont pleins de méfiance ; les agents subalternes, qui exécutent leurs ordres, ont un zèle excessif pour leur service : ils savent que les abus de pouvoir et les brutalités trouvent facilement grâce auprès de leurs chefs, et que le zèle, fût-il immodéré, est le secret de l'avancement. L'entrée en Alsace a été refusée à des nourrissons, parce qu'on avait oublié de donner leur signalement sur le passeport de leur nourrice...
    L'Alsace, celtique dans l'origine, fut Welche jusqu'au IXe siècle, et elle revint à ses destinées primitives lorsque deux cents ans durant, le Rhin la sépara de nouveau de l'Allemagne. L'annexion de l'Alsace à la France fut un chef-d'oeuvre de politique intelligente et généreuse. Jamais conquérant n'eut plus de ménagement pour les libertés, pour les habitudes d'une population conquise. « Une noble province, profondément attachée à ses traditions, comprit dès le premier moment qu'elle pouvait devenir française en restant elle-même. » Louis XIV mit son honneur à ne pas toucher aux institutions républicaines de Strasbourg.

  • L'histoire du Canada, depuis la conquête anglaise, présente cet exemple original et peut-être unique d'un peuple qui, afin de conserver ses institutions, sa langue et sa religion, s'initie au régime constitutionnel, s'approprie l'instrument que le vainqueur avait forgé contre lui et, à force de ténacité, arrache une à une ces libertés nécessaires dont la possession et la pratique sincères pouvaient seules assurer le maintien de sa nationalité. En d'autres pays, le système représentatif s'est établi naturellement, par une sorte de cristallisation politique, par imitation de ce qui se passait ailleurs, pour garantir le contrôle des actes et des dépenses, échapper à des abus intolérables : nulle part on n'a vu ce phénomène d'une race à laquelle sa foi catholique, l'amour de la patrie perdue, inspirent le goût, font comprendre le besoin d'un gouvernement libre, qui s'en sert comme d'un bouclier, se façonne à ses règles délicates et compliquées à mesure qu'elle les reconnaît, gagne sans cesse du terrain et triomphe de tous les obstacles. Les peuples logiciens, les peuples artistes, les peuples guerriers sont peu propres au régime parlementaire ; moins que tout autre, celui-ci paraissait capable d'une métamorphose si profonde, car, pendant la domination française, le Canada n'a que le caractère d'une colonie féodale et d'une mission : son administration est établie sur les mêmes bases que celle de la métropole, ses habitants descendent la plupart des régiments qu'elle y a envoyés ; ils en gardent les moeurs, l'esprit aventureux, entreprenant ; l'absence d'assemblées élues n'a rien qui étonne ces soldats laboureurs, habitués au commandement d'un seul, au respect de la royauté, entretenus dans ces idées par le clergé, absorbés d'ailleurs par la guerre contre l'Anglais, contre les sauvages, par l'agriculture et la colonisation des nouveaux territoires. Mais ce qui surprend davantage encore, c'est l'invincible persistance du sentiment national chez ces hommes en faveur desquels la mère patrie faisait si peu, qui tous sacrifiaient leur fortune et leur vie pour rester Français, combattant un contre trois, un contre cinq, remportant avec Frontenac, Montcalm et Lévis d'éclatantes victoires, jusqu'au jour où, ruinés par la famine et la concussion, envahis de toutes parts, écrasés sous le nombre, ils mettaient bas les armes, et, la mort dans l'âme, subissaient la capitulation de 1760 et le traité de 1763...

  • Qui étaient les envahisseurs germains ? Comment les Francs devinrent les maîtres en Gaule ? Le régime féodal a-t-il été une conséquence de la conquête ? Les Germains ont-ils apporté en Gaule les institutions de la Germanie et l'esprit de liberté ?... "On se représente ordinairement, au début de l'histoire de la France, une grande invasion de Germains. On se figure la Gaule vaincue, conquise, asservie. Cet événement a pris, dans les livres et dans les imaginations, des proportions énormes. Il semble qu'il ait changé la face du pays et donné à ses destinées une direction qu'elles n'auraient pas eue sans lui. Il est, pour beaucoup d'historiens et pour la foule, la source d'où est venu tout l'ancien régime. Les seigneurs féodaux passent pour être les fils des Germains, et les serfs de la glèbe pour être les fils des Gaulois. Une conquête, c'est-à-dire un acte brutal, se place ainsi comme l'origine unique de l'ancienne société française. Tous les grands faits de notre histoire sont expliqués et jugés au nom de cette iniquité première. La féodalité est présentée comme le règne des conquérants, l'affranchissement des communes comme le réveil des vaincus, et la révolution de 1789 comme leur revanche...."

  • Ce livre traite de l'histoire des mouvements féministes et de la condition des femmes aux États-Unis, et rend compte des divisions sociales qui existent au « pays de l'égalité ». Thérèse Bentzon fut journaliste et romancière dont les publications sur la vie des femmes aux États-Unis ont connu un grand succès littéraire.

  • Psychologie des temps nouveaux

    Gustave Le Bon

    • Editions le mono
    • 19 Mai 2016

    Les forces psychologiques, dont les actions morales font partie, ne règlent pas seulement le sort des batailles. Elles régissent aussi tous les domaines de la vie des peuples et fixent leur destinée. La plupart des questions politiques, militaires, économiques ou sociales sont du ressort de la psychologie. Si tant de problèmes présents ou passés sont d'ordre psychologique, c'est que la vie des peuples a pour mobiles, en dehors de leurs besoins biologiques, les conceptions qu'ils se font des choses. Or ces conceptions dérivent des sentiments et des passions qui furent toujours les grands moteurs de l'humanité depuis les origines de son histoire...

  • Du sommeil et du somnambulisme

    ,

    • Editions le mono
    • 17 Mai 2018

    Comment il se peut qu'un homme enseveli dans un profond sommeil, entende, marche, écrive, voie, jouisse en un mot de l'exercice de ses sens, et exécute avec justesse divers mouvements ? 
    Comment l'on peut éprouver des sensations sans que les sens y aient part ; voir, par exemple, sans le secours des yeux ? 
    Comment il arrive qu'en dormant il se rappelle le souvenir de ce qui lui est arrivé étant éveillé, qu'il sache aussi ce qu'il avait fait pendant les autres sommeils, et qu'il n'en conserve aucun souvenir en s'éveillant ?  
    On croit communément que le sommeil consiste dans un relâchement général qui suspend l'usage des sens et tous les mouvements volontaires ; cependant le somnambule ne se sert-il pas de quelques sens, ne meut-il pas différentes parties du corps avec motif et connaissance de cause ? Mais le sommeil n'est cependant pas moins profond...

  • Femmes Russes

    Therese Bentzon

    • Editions le mono
    • 17 Mai 2018

    D'après ce que l'on sait des différences fondamentales qui existent entre deux pays situés aux antipodes pour ainsi dire l'un de l'autre, dans le domaine de la civilisation, celui-là étant le berceau de la liberté, celui-ci la forteresse de l'absolutisme, il peut sembler étrange que cette rêveuse et mystique Russie m'ait rappelé si souvent, au cours de mon récent voyage, la positive Amérique. C'est qu'elles ont en effet plus d'un trait en commun : d'abord toutes les deux représentent l'avenir. Considérées au point de vue physique, la Prairie et la Steppe sont soeurs. Sur d'immenses étendues absolument vides de détails, les chemins de fer offrent les mêmes aspects de campement désordonné, précurseurs de l'irruption du progrès. Dans les deux pays, le mouvement féministe, très accentué, a le même caractère, c'est-à-dire qu'il n'implique aucun sentiment d'antagonisme ni de révolte contre le sexe fort, et cela par la bonne raison que l'homme en général, Américain ou Russe, favorise plutôt qu'il ne les contrarie, et en tout cas ne raille jamais cette soif de savoir, ce besoin effréné de culture, qui sévit chez l'« Eve nouvelle. » Il faut dire que l'égalité des sexes est reconnue par la loi au pays de l'absolutisme beaucoup plus qu'on ne le croit généralement, de grandes impératrices l'ayant gouverné d'une main ferme, et la femme de toute classe y possédant des privilèges inconnus chez nous, par exemple la libre disposition de ses biens qu'elle peut administrer à sa guise et sans contrôle...

  • Découvrez l'histoire de la pomme de terre depuis son origine et son introduction en Europe. « Cette plante, nommée vulgairement pomme de terre en France, et potatoe en Angleterre, paraît être originaire de Virginie, l'un des États-Unis de l'Amérique. Cette plante arriva des régions équatoriales en Italie, s'introduisit en Allemagne, d'où elle fut transportée en Espagne, et de là en Irlande, puis dans toute l'Angleterre. Vers la fin du 16e siècle, la pomme de terre fut importée d'Italie en France ; on la planta en Franche-Comté d'abord, puis en Bourgogne ; mais bientôt un préjugé se répandit contre ces tubercules ; on prétendit qu'ils pouvaient donner la lèpre ; leur usage fut défendu, et l'on cessa de les cultiver. La culture de la pomme de terre fut reprise quelques temps après, mais elle ne servit d'aliment qu'aux malheureux et aux bestiaux ; on lui supposait toujours quelques mauvais effets dans l'économie animale. Les préjugés reçus en France contre les pommes de terre s'étendirent même sur les gens qui faisaient un usage habituel de cet aliment... La culture des pommes de terre, en France, est aujourd'hui très étendue ; et sa consommation très considérable...»

  • Georges Bizet : le maître

    Camille Bellaigue

    • Editions le mono
    • 17 Mai 2018

    « Ah ! maître, si vous aviez été ici !... » Nous ne saurions songer à Georges Bizet sans nous rappeler ce regret des soeurs de Lazare. S'il avait été ici, s'il y était encore, le maître de l'Arlésienne et de Carmen, la musique d'abord compterait trois ou quatre chefs-d'oeuvre de plus. Et puis Bizet eût été un maître au vrai sens du mot ; il eût fait école et montré la route où nous devions marcher et que nous cherchons encore. Il nous aurait prouvé que cette route ne sort pas de France, qu'elle peut longer les frontières allemandes, mais ne doit jamais les franchir ; qu'on fait bien une excursion, un séjour même à l'étranger, mais qu'on finit toujours par rentrer chez soi, et que l'artiste, s'il doit être de son temps, doit être aussi de son pays.
    Bizet a été de l'un et de l'autre... Bizet a trouvé dans l'atmosphère artistique de notre temps une grande idée et un grand nom : la vérité. L'effort principal et parfois excessif de notre littérature et de notre art tend à faire du vrai la condition essentielle et l'unique loi du beau. La musique, comme la prose, a ses réalistes, et ce gigantesque remueur de notes et de mots qui fut Wagner, n'a ébranlé le monde musical, n'a rêvé de le détruire et de le reconstituer qu'au nom de la vérité. Au nom de la vérité, il a rejeté l'opéra de presque tous ses prédécesseurs et de tous ses contemporains, même les plus glorieux ; au nom de la vérité.

  • Hippocrate : Sa vie et son oeuvre

    ,

    • Editions le mono
    • 17 Mai 2018

    « La médecine, pour bien la connaître et bien l'exercer, il faut avoir au plus haut degré l'esprit d'observation et d'induction qui fait le fond de l'esprit scientifique. Il faut observer, et l'observation y est plus difficile que partout ailleurs ; il faut expérimenter, et les conditions de l'expérience ne sont jamais identiques : elles varient avec le pays où l'on exerce, le médicament que l'on emploie, l'âge, le sexe et les dispositions du malade. Les tempéraments divers mettent à chaque instant l'observateur dans des conditions nouvelles et l'empêchent de conclure avec certitude. Telle blessure, telle maladie sont mortelles pour l'un et légères pour l'autre. Tel homme peut supporter l'ablation du bras, tel autre, qui parait aussi vigoureux, mourra parce qu'on lui aura coupé le doigt. Bien plus, les mêmes maladies changent de nature sans qu'on puisse assigner une cause à ces variations, et le remède qui les guérissait peut devenir d'un jour à l'autre inutile ou funeste. Il n'est donc pas sans intérêt de rechercher ce que l'on sait des origines de la médecine et du commencement de son histoire, en suivant, dans cette étude, les deux savants traducteurs d'Hippocrate, M. Littré et M. Daremberg. À peine connaît-on dans le monde le nom de quelques-uns des grands médecins de l'antiquité, mais en tout cas on ne sait guère s'ils étaient des théoriciens ou des empiriques, on ignore en quoi leurs opinions ressemblent à celles qu'on enseigne aujourd'hui, et en quoi elles s'en distinguent. C'est là ce que nous voudrions exposer pour Hippocrate, après avoir cherché où en était la science au moment où il parut et ce qu'on savait avant lui. »  Né à Cos le 26 du mois agrianos, la première année de la LXXXe olympiade (460 ans avant Jésus-Christ), c'est au milieu d'un mouvement scientifique très prononcé que parut Hippocrate, celui qui devait faire oublier tous ces devanciers, et réunir sous une gloire qui lui devint personnelle et ses maîtres et ses contemporains.

  • Un soldat marchait sur la grand'route : Une, deux ! Une, deux ! Il avait le sac sur le dos et le sabre au côté ; il avait fait la guerre, et maintenant il revenait chez lui.
    Chemin faisant, il rencontra une vieille sorcière ; elle était bien vilaine, sa lèvre inférieure tombait sur sa poitrine...
    Ce recueil inédit regroupe les contes de grands auteurs évoquant des histoires et aventures de soldat.

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