Editions de l'Aube

  • Il y a l'histoire du chat ramené de la prison des Baumettes - incroyablement forte. Celle qui tient lieu d'hommage à la mère de l'écrivain - profondément émouvante. Celle inspirée de la passion de l'auteur pour le football - absolument savoureuse...
    Ces six nouvelles de René Frégni ont toutes un ton, une atmosphère, admirablement dépeints et incarnés. Ensemble, elles constituent ce court ouvrage dans lequel le lecteur appréciera se promener, plongeant ainsi dans l'univers de leur auteur.

    « Giono est toujours vivant. Il s'appelle Frégni et habite Manosque, comme feu le Titan de la Provence. » Franz-Olivier Giesbert, Le Point
    « Lire René Frégni, c'est se régénérer. » Le Sens critique

    René Frégni est un écrivain français. L'essentiel de son oeuvre est publié aux éditions Gallimard.

  • Rien n'était déjà très reluisant dans la République des Murmures, mais cette fois c'est du pire tout pire, du sauve qui peut, parce que vraiment rien ne va plus : les rebelles sont là ! Le président M'Mollot M'Mollot doit faire sa valise avant d'être exfiltré vers ses comptes en banque. Il y a ceux qui ont l'habitude de tourner leur veste et qui bien sûr ont tout prévu, et les autres, ceux qui restent sur le carreau, pris en étau entre des mouvements contraires.
    Avec ce roman à l'écriture inspirée et fantaisiste, Adrienne Yabouza nous plonge dans une Afrique corrompue, victime de l'islamisme, où les femmes et les plus faibles sont déconsidérés, victimes. Le portrait est cinglant, contrasté avec brio par la légèreté de la plume.

    Adrienne Yabouza a dû fuir la République centrafricaine lors des conflits de 2013. Elle vit aujourd'hui en France, à Guingamp, où elle bénéficie de l'asile politique. Auteure de plusieurs romans, elle a déjà publié, chez le même éditeur, La patience du baobab.

  • L'amour c'est pas plus facile que le reste de la vie. C'est vérifiable à 20 ans ou plus, sous les tropiques comme du côté de l'un des cercles polaires. Pas parce que c'est chaud ici et froid là-bas. C'est à cause des bâtons dans les roues, sous toutes les latitudes. Trop gros ou trop maigre ça peut être une cause de bâton dans les roues, comme trop intelligent, trop blanc, trop noir, trop zyeux bridés ou cheveux roux, blonds, crépus ; si en plus on compte les bâtons courbés ou à genoux dans l'ombre d'une religion, l'amour c'est vraiment le parcours du combattant.
    Pour deux gouttes d'eau, de sang ou de lait, l'amour c'est pas facile. Alors si tu compliques en aimant le sang quand tu es lait ou le vice et versa de ça, c'est comme demander au sel d'être sucré, ni plus ni moins.

    Adrienne Yabouza a dû fuir la République centrafricaine lors des conflits de 2013. Elle vit aujourd'hui en France où elle bénéficie de l'asile politique. Auteure de plusieurs romans, elle débute avec La patience du baobab une collaboration avec les éditions de l'Aube.

  • La cohabitation pacifique avec son cochon d'Inde, les puzzles de cinq mille pièces, sa collection de toupies et l'estime de ses patrons suffisaient à combler l'univers de Violette... jusqu'à ce que la blanchisserie qui l'employait soit amenée à fermer ses portes. Sa soeur saisit l'occasion pour l'inviter à faire la connaissance de son nouveau fiancé. C'est sans enthousiasme que Violette accepte. À l'hôtel de la Plage que possède la famille de ce nouveau beau-frère, ce sont pourtant des rencontres peu banales qui l'attendent. Sur fond de rock des années soixante et de balades en side-car, la jeune femme est embarquée dans un tourbillon joyeusement foutraque, pour notre plus grand plaisir?!

    Martine Genoux occupe, pour une période indéterminée, une parcelle de planète où l'on aime les moules, le spéculoos et le chocolat. Elle y anime des ateliers d'écriture. Pas simple de s'appeler Violette avec un profil de baobab est son premier roman.

  • « Trois têtes plissées. Trois vieilles pommes ridées rehaussées de verres progressifs à montures épaisses. C'est ce qu'il doit se dire. Il nous a repérées, derrière notre fenêtre, dès son entrée dans la cour de la maison de retraite. Pas difficile, les seules vieilles à pouvoir tenir debout sont à notre étage. L'administratif occupe le premier, les déments actifs le dernier. S'ils fuguent, on augmente les chances de les intercepter avant qu'ils ne mettent les pieds dehors. Au troisième, les grabataires séniles, dont le prochain acte notable sera de passer l'arme à gauche. Au deuxième, les sains d'esprit. Nous, donc. J'aimerais ajouter "et de corps", mais bien sûr, on croustille, on grince et on se traîne. Dans ces conditions, ça effraie les jeunes si on leur assure être bien conservées. »

  • Tilt

    Helie Harty

    Qui vole un oeuf, vole un boeuf. Tu parles d'une ânerie ! Jamais rien entendu de si contestable. De fait, ce qui, à cet instant, chagrine Vanvan, c'est le sentiment exaspérant d'être perçu comme un petit délinquant sans avenir. Ce qui l'insupporte, c'est l'attitude de ce vieux con de Michel à son égard et le peu de considération qu'il semble vouloir porter à son combat. Sans parler du fait non négligeable que, pour l'heure et sous la ­houlette de Tilt, un joli petit fox-terrier en charge de ne pas le laisser s'enfuir, Michel et Micheline le retiennent dans leur cave.
    Après la Bretagne et la Corse, Riton et Vanvan ont ­cherché un nouveau combat indépendantiste. Ils ont choisi la libération des nains de jardin, ce qui va s'avérer nettement plus dangereux que prévu...
    Mise en garde de l'éditeur : ce roman va vous faire rire.

    «

  • Vanvan et Riton mènent une vie paisible dans leur maison d'hôtes, au fin fond de la campagne normande. Ils y reçoivent des personnages atypiques qui disent rarement non à une bonne bouteille à partager, et Vanvan est toujours prêt à rendre service quand il s'agit de divertir leurs hôtes féminines, fussent-elles accompagnées de leurs époux légitimes... Seulement cette existence faite de bonheurs simples va sacrément se compliquer un soir de pluie, quand Boniface se présente à leur porte. Le jeune homme, trisomique, cherche son père et pense bien le trouver là. À compter de cette soirée, la vie de nos gais lurons va radicalement changer, et c'est un véritable périple qu'ils vont devoir entreprendre, pour dénouer les fils d'une histoire oubliée.

    Hélie Harty, ancien légionnaire, auteur de scénarios pour le cinéma et la télévision, a déjà publié Tilt chez le même éditeur.

  • « Ça part de traviole d'emblée et si je devais me présenter, je ne saurais trop par quel bout prendre ma vie. Aujourd'hui, elle se résume à être mère au foyer. J'ai 37 ans, trois enfants, un bel appartement au centre de Lausanne et bien que ça manque d'originalité, oui, je suis désespérée. Avant cela, j'étais médecin urgentiste. Avant cela encore, je faisais le deuil de ma mère morte trop tôt et de mon père entré dans les ordres. Ah, et j'ai un frère, pas bien stable lui non plus. Un mari, par contre, qui l'est pour nous tous. Mais tout ça, c'est sans compter le cadavre qui vient de s'inviter sur la poussette des twins... » Tout est dit ou presque : ce roman intelligent et drôlissime vous propose de suivre les (més)aventures d'une jeune trentenaire qui se retrouve nez à nez avec un macchabée en sortant la poussette de ses jumeaux du placard de l'entrée. Parce qu'elle s'ennuie à pleurer, elle décide de se mêler de l'enquête policière et ça donne un roman extrêmement bien écrit, enlevé et malicieux.Aurore Py, née en 1980 en Moselle, vit au bord du lac Léman. Elle partage son temps entre vie de famille et écriture.

  • Il aura fallu plus de trois milliards d'années à l'humanité pour que les descendants d'Homo sapiens songent enfin à mettre une machine à café écoresponsable dans l'open space des entreprises. Mais à quoi pensaient-ils jusque-là ?
    Ce roman évoque la complexité de ces phases essentielles de l'évolution, des origines de l'humanité à nos jours, alternant chapitres retraçant l'évolution depuis le Big Bang et dialogues de personnages contemporains. Et c'est au sein d'une société d'édition cotée en Bourse mais qui n'a plus aucune idée de ce que peuvent être un auteur ou un manuscrit original, que notre narrateur s'est insallé pour décliner son analyse... à la fois savante et vulgarisatrice, bien évidemment.
    Un roman à l'humour caustique et aux personnages hilarants, hélas bien malgré eux, qui ne nous épargne rien du ridicule et de la caricature que notre société peut engendrer.


    Philippe Carrese est romancier et réalisateur. Il a notamment publié, chez le même éditeur, la saga Belonore qui met en scène une famille italienne dans la première moité du xxe siècle.

  • Ils sont âgés de 25 à 87 ans, aiment le voyage, le picon-vin blanc ou leur voisine, échafaudent des projets qui ne tiennent pas toujours la route et parfois collectionnent des reproductions de tortue. Leur parcours est plus ou moins cabossé, plus ou moins en marge des routes toutes tracées, plus ou moins adapté à leurs souliers. Ils occupent, dans la ville basse, les petites maisons de l'ancienne cité ouvrière d'une fabrique désaffectée : La Courette. Peut-être plus pour longtemps, le lieu est menacé par le projet d'implantation d'un centre commercial... Le roman donne vie à ces personnages pas tout à fait dans les clous ni vraiment marginaux, aux relations qui se nouent entre eux. Un roman empreint d'humanité, qui nous rappelle qu'il n'y a pas de mode d'emploi pour mener son existence.

    Martine Gengoux occupe, pour une période indéterminée, une parcelle de planète où l'on aime les moules, le spéculoos et le chocolat. Elle y anime des ateliers d'écriture. Elle a publié en 2017, chez le même éditeur, Pas simple de s'appeler Violette avec un profil de baobab, son premier roman.

  • Marguerite est institutrice en Loire-Atlantique. La retraite venue, elle accepte l'offre d'un ancien élève devenu médecin et s'installe dans une maisonnette à côté de sa propriété. Un jour, elle entend des coups de feu. Le médecin, sa femme et leur fille ont été tués dans des conditions abominables. Crime passionnel et suicide ? Meurtre sordide ? Ancienne vengeance, programmée de très loin ? L'enquête sera menée par Marguerite avec le concours un peu lent du commissaire du coin, un autre ancien élève, blond, rougissant, homosexuel et franc-maçon. Mais le premier narrateur est un corbeau - Bleu -, qui sera vite révoqué pour parti-pris, mais ne pourra pas se retenir d'intervenir à nouveau, de temps à autre, non seulement dans la narration, mais aussi dans l'action, où son rôle sera décisif.

    Pierre Chiron est universitaire, spécialiste de grec ancien. Bleu, Marguerite et l'abominable L. est son premier roman.

  • C'est à l'hôpital que les destins de ces deux hommes se croisent. L'un est condamné. L'autre est convaincu de l'être. Parce qu'ils n'ont plus rien à attendre, ils s'interrogent sur la meilleure façon d'utiliser le temps dont ils disposent. Le romancier nous questionne : que ferions-nous si nous étions voués à ne plus rien espérer pour nous-mêmes ? Antoine et Madji tergiversent peu : ils vont faire le Bien. Démarre ainsi une quête peu banale, qui consiste à offrir une victoire aux victimes et aux perdants de la vie. Chaque nuit, ils «

  • Les Désamants est un roman épistolaire d'aventures utopiques dont l'action se situe au tournant des XVIIIe et XIXe siècles. Deux amants maudits, séparés par les aléas de l'Histoire¦: George Bass, jeune chirurgien envoyé par la Marine royale anglaise en Nouvelles-Galles du sud (personnage authentique, qui fut l'un des premiers explorateurs de l'Australie) et sa maîtresse, mystérieuse, Mademoiselle des X, aristocrate française fuyant la Révolution. Tout au long des mois et des lieues qui les séparent, ils échangent des lettres passionnées et tentent de se rejoindre. Mais l'écriture parviendra-t-elle à combler l'abîme vaste comme le monde qui s'est creusé entre eux¦?

  • Bernard Dan réussit dans ce roman à nous faire croire en la rencontre parfaitement improbable d'un homme qui souffre de l'histoire de ses racines et d'une femme qui questionne ses origines, l'agrémentant d'un joli conte sur le fonctionnement du cerveau humain et la nécessité - vitale - de rêver. Camille devient le remède des nuits sans sommeil d'Esther. Il lui parle de son pays natal, le Rwanda. Esther comble les vides de Camille. Elle lui parle de sa mère, Alsacienne. Ensemble, ils vont essayer de donner du sens à leurs existences décousues.
    Lors de la parution du premier roman de Bernard Dan, Le Livre de Joseph, Sophie Creuz affirmait dans L'Écho que c'était « une réussite. » L'écrivain confirme ici son talent.

  • Notre narrateur est concierge de nuit à Paris, dans un hôtel comme la capitale en compte des milliers. Son ex est une star de la télévision qui fait la couverture des magazines. Un peu dépressif, très désoeuvré, ce boulot lui offre un parfait poste d'observation du monde - et lui laisse tout loisir de ressasser. Sauf que bientôt sa route va croiser celle d'une jeune fille ­anglaise, complètement paumée. Joan est sortie de son hôpital psychiatrique le temps de passer un week-end avec son père. La nuit venue, elle quitte sa chambre d'hôtel et essaie juste­ment de séduire le type derrière le comptoir... avant de se volatiliser dans la nature. Un premier roman prometteur, qui aborde avec finesse les questions d'abandon et d'identité, des apparences et des faux-semblants, du libre arbitre et de la folie. Breuskin est né en région parisienne entre le décès du pape Jean XXIII et la sortie officielle de I want to be loved, premier 45 T des Stones. Il grandit en passant tous ses étés de l'autre côté de la Manche, gîte et couvert fournis par son aïeule britannique. De quoi forger une schizophrénie culturelle et affective, parfois embarrassante au pays de Jeanne d'Arc.

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