Editions des Régionalismes

  • Voilà tout juste deux cents ans, le Nord, l'Est et le Sud-Ouest de la France étaient envahis par les armées coalisées (Russes, Allemands, Autrichiens au Nord ; Anglais, Espagnols & Portugais au Sud), décidées à en finir définitivement avec Napoléon Ier que la désastreuse campagne de Russie avait si considérablement affaibli. En l'espace d'un trimestre (de janvier à avril 1814), le sort de la France (et de l'Empire) semble tour à tour sauvé ou perdu, au gré des batailles à demi-gagnées ou à demi-perdues par des armées françaises qui luttent le plus souvent à 1 contre 3 ! Mais, au final - on le sait -, la fortune tournera en défaveur d'un Napoléon qui ne parvient pas à empêcher Paris, après une terrible bataille dans les faubourgs, de tomber aux mains des Coalisés et qui, pris dans un infernal engrenage de malchances successives, finit par abdiquer, abandonné par tous...
    Le 1814 de Henry Houssaye est un ouvrage inouï où l'on suit, au jour le jour, parfois même d'heure en heure, le déroulement haletant des événements : on se trouve sur les chemins qui mènent aux champs de bataille, aux marches en avant ou aux retraites ; dans les villes assiégées, prises ou reprises, au sein des états-majors qui échafaudent fiévreusement des plans ; au côté des maréchaux, des généraux, des politiciens du gouvernement de régence à Paris et leurs (vacillants) états d'âme ; enfin dans l'intimité même de Napoléon Ier et de ses soldats...
    Par son style alerte, sa précision éclairante du détail, sa minutie, son souffle dans l'évocation, sa documentation faramineuse et toujours édifiante, 1814 donne la fascinante impression de remonter deux siècles de temps et d'être immergé au coeur de l'Histoire aux instants décisifs et précis durant lesquels elle se déroule le plus intensément. C'est certainement un des plus brillants, des plus complets et des plus compréhensibles ouvrages sur la chute du Premier Empire.
    Henry Houssaye, né à Paris (1848-1911), est un historien initialement spécialisé dans la Grèce antique ; après la guerre de 1870 (à laquelle il participe brillamment comme officier), il se consacre totalement à l'histoire militaire de Napoléon Ier et publie sur le sujet deux monumentaux ouvrages définitifs : 1814 (en 1888) (près d'une centaine d'éditions !), et 1815, (en trois volumes). Il est élu à l'Académie française en 1894.

  • Jacques Ellul est né en 1912 à Bordeaux où il enseigne à la faculté de droit et à l'Institut d'Etudes Politiques de 1944 à 1980. Ses cours sur le Marxisme, l'Histoire des Institutions de l'Antiquité à nos jours, la Propagande et la sociologie de la société technicienne ont laissé leur empreinte sur bon nombre d'étudiants qui gardèrent de lui un souvenir ému et reconnaissant. Historien et sociologue mais aussi théologien, il analyse avec passion et lucidité les phénomènes les plus complexes de notre société dans un langage volontairement simple et compréhensible.
    Précurseur, avec son ami Bernard Charbonneau, du mouvement écologique et initiateur des associations locales de défense de l'environnement en Aquitaine, Jacques Ellul inventa, dans les années 1930, la formule : « Penser globalement, agir localement ». Formule qui fit recette au point d'en devenir le slogan de l'association altermondialiste : ATTAC. On se doit, d'ailleurs, de rappeler, à toutes fins utiles, qu'à l'aube de l'écologie politique en France, l'auteur préconisait une écologie non-politique...
    Le présent ouvrage rassemble les articles parus dans les quotidiens Sud-Ouest et Ouest-France, écrits entre 1953 et 1994 et réunis par sa fille Dominique North-Ellul. Le témoignage de J.-C. Guillebaud (écrivain et journaliste qui débuta à Sud-Ouest) et la préface d'Etienne Jurie (auteur d'un mémoire de maîtrise sur J. Ellul et le protestantisme) viennent éclairer utilement l'oeuvre journalistique d'Ellul. Laquelle, malgré le temps, demeure d'une étonnante et brûlante actualité...

  • La Rome des Borgia transporte le lecteur dans la capitale de la Renaissance au temps du règne d'Alexandre VI, à l'époque la plus violente et la plus raffinée de cette période. Les crimes des Borgia, leurs incestes, la cantarelle, ce fameux poison qu'ils avaient inventé, constituent le fond de ce récit historique; le pape Alexandre VI, le fratricide César Borgia, duc de Valentinois, le pâle et mélancolique François, duc de Gandie, assassiné par son frère, la belle Lucrèce Borgia, les Cardinaux, les Courtisanes Romaines, les Spadassins, le sultan Gème, sont les principales figures qui revivent dans cet ouvrage; on y trouvera le détail des fêtes, des orgies trop communes à une époque qui malheureusement n'a pas trouvé son Brantôme.
    /> La fin du XVe siècle fut en Italie une époque d'amour violent, d'art plastique incomparable et de luxe effréné. Les maximes de Machiavel y étaient en honneur, et le Valentinois lui servait de modèle pour son « Prince ». Le sens moral manquait aux Borgia, mais non le sens politique ni une certaine grandeur qui retiendra longtemps encore l'at­tention des historiens. L'illustration de leur famille contraste avec les actions qu'on leur reproche au point qu'ils demeureront éternellement le prototype de la famille incestueuse et criminelle, et leurs débauches resteront à jamais le parangon des fêtes luxu­rieuses. Des documents originaux, des portraits inédits en très grand nombre augmentent l'intérêt de cet ouvrage ». (Présentation de l'édition originale de 1913).
    Guillaume Apollinaire signa ce roman historique dû à la collaboration du « plus ancien de ses camarades », René Dalize, écrivain d'origine créole, né à Paris (1879-1917), cofondateur avec Apollinaire de la revue Les Soirées de Paris. Qualifiée à sa sortie d'Histoire romanesque, La Rome des Borgia n'en reste pas moins grâce à sa seconde partie « Appendice : Texte & Documents » un ouvrage historique qui conserve tout son intérêt et méritait cette réédition enfin complète.

  • Nouvelle édition de ce monumental ouvrage sur le folklore de la pêche et des pêcheurs, de toutes les mers du globe mais, bien sûr, avec une prédilection pour les pêcheurs de nos côtes. Un ouvrage qui, plus de cent ans après sa parution (1900) demeure un classique du genre.
    Paul Sebillot, né à Matignon (Côtes d'Armor) en 1843 (il meurt en 1918), est une des figures majeures du folklore breton et français dans son ensemble. Au-teur de nombreux ouvrages dont la Littérature orale de la Haute-Bretagne et surtout son inégalable Folklore de France (édité en quatre forts volumes, entre 1904 et 1907.

  • Sans être Ecossois je puis donner les mêmes raisons que M. Kenneth Macaulay pour avoir entrepris ce travail : en effet quoiqu'un Peuple composé de quatre-vingt-huit personnes, ne paroisse pas mériter au premier aspect qu'on daigne seulement jetter un coup d'oeil sur son existence, je pense comme lui, qu'il doit au moins nous intéresser autant que ces anciennes peuplades, dont quelques Historiens ont peut-être plutôt fait le Roman que l'Histoire [...] Les Kildiens sont nos compatriotes en quelque façon, puisqu'ils font partie du genre humain, dont nous sommes Membres ; ainsi nous devons prendre plus d'intérêt à leur sort qu'à celui des Phoeniciens, des Égyptiens, des Ioniens, &c. dont il ne reste aucune trace, & sur lesquels on nous a débité, probablement, bien des fables. La singulière position de Saint-Kilda, les particularités qui en résultent, son sol, le genre de vie de ses habitants, leurs moeurs, leurs coutumes bizarres m'ont engagé à sacrifier quelques heures de mes loisirs à faire passer dans ma langue une relation assez curieuse... (extrait de l'Avertissement, édition de 1782).
    Le R. P. Kenneth Macaulay (1723-1779), missionnaire sur place, est le second à publier, en 1764, une description des îles de Saint-Kilda (archipel perdu des Hébrides extérieures au large de l'Écosse), en 1764 (seule l'a précédée, la relation de voyage de Martin Martin en 1697). Marie-Geneviève Thiroux d'Arconville en donne une traduction française, publiée dès 1782. En voici une nouvelle édition, tout juste 250 ans après sa première publication en langue anglaise.

  • Un essai philosophique et politique du plus important des « anti-philosophes » de la deuxième moitié du XVIIIe siècle, largement impliqué dans les tourments de la Révolution et de l'Empire. Joseph-Marie, comte de Maistre était sujet savoisien du royaume de Piémont-Sardaigne. Né en Savoie (1753-1821), à Chambéry, il fut diplomate, écrivain et philosophe. Cet essai, à la fois politique et philosophique, sur la sou-veraineté du peuple et des nations, écrit à Lausanne, au plus fort de la Révolution qui embrase la France en 1794, devait, à l'origine, s'intituler Cinquième lettre d'un royaliste savoisien à ses compatriotes.
    Publié pour la première fois en 1870 dans les oeuvres inédites, ce texte mérite assez qu'on le redécouvre. Passionnant et polémique - présenté comme « l'anti-Contrat Social » de J.-J. Rousseau -, paradoxalement, il n'a pas autant vieilli, à plus de deux cents ans d'intervalle, qu'on puisse le craindre. Au-delà de la forme obligatoirement surannée, il continue à poser, sur le fond, des problématiques pertinentes qui restent ou redeviennent d'une actualité finalement très proche...

  • Dans ce livre, qui est moins un chapitre de la vie de l'Empereur que l'histoire de la France pendant une année tragique, j'ai cherché à peindre les sentiments des Français de 1815 et à marquer leur action sur les événements. Napoléon, Louis XVIII, Talleyrand, Fouché, Ney, Davout, Carnot, restent au premier plan, mais non loin d'eux on voit les paysans, les bourgeois, les ouvriers, les soldats... J'ai tenté d'exprimer les idées et les passions de cette époque troublée avec le langage du temps. Quand je dis des mousquetaires les soldats d'antichambre, des vendéens les brigands et des prêtres les calotins, je parle comme les officiers à la demi-solde et les maçons du quai de Gêvres. Quand j'appelle Napoléon l'usurpateur ou l'aventurier Corse, les maréchaux de l'empire les va-nu-pieds et les conventionnels, les assassins ou les buveurs de sang, je parle comme les amis du comte d'Artois. De même, j'ai reproduit dans toute leur atrocité les propos sanguinaires des fédérés bonapartistes contre les nobles et les monstrueuses menaces de répression proférées à Grand et à Londres par les émigrés. L'historien ne doit pas seulement raconter les événements, il doit aussi, selon le mot de Saint-Marc-Girardin, « faire revivre les passions qu'on n'a plus » (Extrait de la Préface)
    Le 1815 de Henry Houssaye est un ouvrage inouï où l'on suit, au jour le jour, parfois même d'heure en heure, le déroulement haletant des événements. Par son style alerte, sa précision éclairante du détail, sa minutie, son souffle dans l'évocation, sa documentation faramineuse et toujours édifiante, 1815 donne la fascinante impression de remonter deux siècles de temps et d'être immergé au coeur de l'Histoire aux instants décisifs et précis durant lesquels elle se déroule le plus intensément. C'est certainement un des plus brillants, des plus complets et des plus compréhensibles ouvrages sur la chute du Premier Empire.
    Le présent tome porte exclusivement sur les quelques jours (15 au 18 juin) durant lesquels se déroulent la préparation, la bataille proprement dite et les suites immédiates de la défaite qui marquent la fin programmée des Cent-Jours.
    Henry Houssaye, né à Paris (1848-1911), est un historien initialement spécialisé dans la Grèce antique ; après la guerre de 1870 (à laquelle il participe brillamment comme officier), il se consacre totalement à l'histoire militaire de Napoléon Ier et publie sur le sujet deux monumentaux ouvrages définitifs : 1814 (en 1888) (près d'une centaine d'éditions !), et 1815, (en trois volumes). Il est élu à l'Académie française en 1894.

  • Dans ce livre, qui est moins un chapitre de la vie de l'Empereur que l'histoire de la France pendant une année tragique, j'ai cherché à peindre les sentiments des Français de 1815 et à marquer leur action sur les événements. Napoléon, Louis XVIII, Talleyrand, Fouché, Ney, Davout, Carnot, restent au premier plan, mais non loin d'eux on voit les paysans, les bourgeois, les ouvriers, les soldats... J'ai tenté d'exprimer les idées et les passions de cette époque troublée avec le langage du temps. Quand je dis des mousquetaires les soldats d'antichambre, des vendéens les brigands et des prêtres les calotins, je parle comme les officiers à la demi-solde et les maçons du quai de Gêvres. Quand j'appelle Napoléon l'usurpateur ou l'aventurier Corse, les maréchaux de l'empire les va-nu-pieds et les conventionnels, les assassins ou les buveurs de sang, je parle comme les amis du comte d'Artois. De même, j'ai reproduit dans toute leur atrocité les propos sanguinaires des fédérés bonapartistes contre les nobles et les monstrueuses menaces de répression proférées à Grand et à Londres par les émigrés. L'historien ne doit pas seulement raconter les événements, il doit aussi, selon le mot de Saint-Marc-Girardin, « faire revivre les passions qu'on n'a plus » (Extrait de la Préface)
    Le 1815 de Henry Houssaye est un ouvrage inouï où l'on suit, au jour le jour, parfois même d'heure en heure, le déroulement haletant des événements. Par son style alerte, sa précision éclairante du détail, sa minutie, son souffle dans l'évocation, sa documentation faramineuse et toujours édifiante, 1815 (dont voici le troisième et dernier tome) donne la fascinante impression de remonter deux siècles de temps et d'être immergé au coeur de l'Histoire aux instants décisifs et précis durant lesquels elle se déroule le plus intensément. C'est certainement un des plus brillants, des plus complets et des plus compréhensibles ouvrages sur la chute du Premier Empire (seconde abdication et seconde restauration) et la réaction royaliste (la Terreur blanche) qui s'ensuivit.
    Henry Houssaye, né à Paris (1848-1911), est un historien initialement spécialisé dans la Grèce antique ; après la guerre de 1870 (à laquelle il participe brillamment comme officier), il se consacre totalement à l'histoire militaire de Napoléon Ier et publie sur le sujet deux monumentaux ouvrages définitifs : 1814 (en 1888) (près d'une centaine d'éditions !), et 1815, (en trois volumes). Il est élu à l'Académie française en 1894.

  • « Il n'existe peut-être pas au monde une histoire plus belle que celle de l'humble bergère de Domrémy qui sauva la France, voici plus de cinq siècles. Mais dans cette histoire qui sans cesse côtoie le merveilleux, où commence la légende ? Où cesse la vérité historique ?
    Gambetta l'a dit : « On ne touche pas à Jeanne d'Arc ». Cependant, les éditeurs du présent volume et le directeur de cette collection ont estimé que la parole pouvait être donnée à l'historien scrupuleux qui apporte, en la matière de la naissance et de la survie de Jeanne, une étonnante solution. Sans doute, cette solution a-t-elle déjà fait l'objet de précédentes études - qui ne connaît du moins de nom, Jeanne des Armoises ; qui ne connaît la thèse faisant de la Pucelle une demi-soeur du Roi Charles ? Mais ici, le secret de Jeanne est cerné grâce à de si troublants documents tirés des archives, que notre amour de l'histoire et notre désir de la voir évoquée dans sa vérité ont fait taire les scrupules qui pouvaient nous retenir devant le bouleversement d'une si belle tradition. Peut-on même parler de scrupules, alors que l'admirable figure de Jeanne la Pucelle, si elle nous apparaît ici sous un jour nouveau, n'en garde pas moins, dans l'esprit du travail de M. Grimod, cette auréole de pureté, d'héroïsme et de grandeur, qui attire invinciblement l'admiration de l'esprit le plus froid et l'affection du coeur le plus sec. Nous nous sommes donc décidés à publier cet ouvrage. Nous voulons espérer que le lecteur, lorsqu'il aura achevé l'étude « révolutionnaire » de M. Grimod, approuvera notre décision. Pourquoi cacher ce qui est peut-être la vérité ? » (Avant-propos de l'édition de 1952, collection Présence de l'Histoire, dirigée par André Castelot).
    Politiquement très incorrect aux yeux de l'establishment, cet essai de contre-histoire mérite pourtant d'être remis à disposition du public qui pourra éventuellement s'y forger une opinion. Cela au moment où justement l'intérêt, voire parfois l'idolâtrie, pour la Pucelle va de nouveau croissant...

  • En 1855, le jeune Elisée Reclus (il a 25 ans) passe deux années dans la Nouvelle-Grenade (actuelle Colombie), particulièrement dans le massif montagneux de la Sierra Nevada de Santa Marta, à proximité de Carthagène. Région tropicale, isolée et en devenir mais ô combien passionnante pour l'utopiste qu'est Elisée Reclus ! Son compte-rendu (publié en 1881 dans sa deuxième édition) est à la fois un magnifique récit de voyage où, sans parti-pris, la connaissance des diverses populations et de leur existence le dispute à celle des lieux et des paysages.
    « ... Je ne le cacherai point : j'aime la Nouvelle-Grenade avec autant de ferveur que ma patrie natale, et je serais heureux de faire connaître à quelques-uns ce pays admirable et plein d'avenir. Si je pouvais détourner vers cette contrée une petite partie du courant d'émigration qui entraîne les Européens, mon bonheur serait grand. Il est temps que l'équilibre s'établisse entre les populations du globe et que l'Eldorado cesse enfin d'être une solitude ! »
    Elisée Reclus, né à Sainte-Foy-la-Grande (Gironde) en 1830, fils de pasteur protestant, vécut une partie de sa jeunesse à Orthez en Béarn. Il reste l'auteur internationalement reconnu de la monumentale Nouvelle Géographie Universelle (1894-1895) mais son engagement politique (républicain sous le Second Empire, communard en 1871, anarchiste), l'amène à des exils répétés en Suisse et en Belgique où il meurt en 1905.

  • Nouvelle édition (entièrement recomposée) de ce monumental ouvrage sur le folklore de la France. Ce tome (II-a sur 4) reprend la partie consacrée aux traditions de marin ou celles ayant trait à la mer, aux îles, rochers, grottes marines, aux navires légendaires, etc. On est surpris de la richesse du folklore recueilli, de sa diversité : on se prend à rêver tout au long des pages de ce livre, classique parmi les classiques du genre.
    Paul Sebillot, né à Matignon (Côtes d'Armor) en 1843 (il meurt en 1918), est une des figures majeures du folklore breton et français dans son ensemble. Auteur de nombreux ouvrages dont la Littérature orale de la Haute-Bretagne et surtout de ce Folklore de France, édité en 4 fort volumes entre 1904 et 1907.

  • Le jeune Russell - qui n'est pas encore le célèbre pyrénéiste - part de Bagnères-de-Bigorre pour un voyage qui va durer trois ans, de 1858 à 1861 : Saint-Pétersbourg, la Sibérie, le désert de Gobi, la Mongolie, Pékin, Shang-Haï, Hong-Kong, Macao, l'Australie, la Nouvelle-Zélande, Ceylan, les Indes jusqu'au pied de l'Himalaya, voilà, à grands traits, le périple que va mener Henry Russell à travers l'Asie et l'Océanie. Tout cela, bien évidemment, ponctué d'aventures aussi variées que les contrées visitées, et, déjà, de quelques ascensions qui préfigurent le futur "montagnard" des Pyrénées que deviendra Russell à son retour. Un ouvrage qui connaîtra un succès certain lors de sa parution, et dont Jules Verne s'inspirera abondamment pour écrire les aventures de Michel Strogoff.
    La dernière édition des 16.000 lieues... date de 1866, et Russell en fit également paraître un abrégé qui sera d'ailleurs inclus dans la partie "varia" des Souvenirs d'un montagnard de 1908.
    Voici donc le temps, enfin, de faire redécouvrir, dans sa version longue et intégrale, cette fabuleuse équipée, longue de 16.000 lieues...

  • Le jeune Russell - qui n'est pas encore le célèbre pyrénéiste - part de Bagnères-de-Bigorre pour un voyage qui va durer trois ans, de 1858 à 1861 : Saint-Pétersbourg, la Sibérie, le désert de Gobi, la Mongolie, Pékin, Shang-Haï, Hong-Kong, Macao, l'Australie, la Nouvelle-Zélande, Ceylan, les Indes jusqu'au pied de l'Himalaya, voilà, à grands traits, le périple que va mener Henry Russell à travers l'Asie et l'Océanie. Tout cela, bien évidemment, ponctué d'aventures aussi variées que les contrées visitées, et, déjà, de quelques ascensions qui préfigurent le futur "montagnard" des Pyrénées que deviendra Russell à son retour. Un ouvrage qui connaîtra un succès certain lors de sa parution, et dont Jules Verne s'inspirera abondamment pour écrire les aventures de Michel Strogoff.
    La dernière édition des 16.000 lieues... date de 1866, et Russell en fit également paraître un abrégé qui sera d'ailleurs inclus dans la partie "varia" des Souvenirs d'un montagnard de 1908.
    Voici donc le temps, enfin, de faire redécouvrir, dans sa version longue et intégrale, cette fabuleuse équipée longue de 16.000 lieues...

  • Si l'illustration a droit d'intervenir quelque part, c'est assurément dans les récits, aujourd'hui bien rares, où le voyageur lutte contre la difficulté de peindre et d'animer aux yeux du lecteur des moeurs nouvelles et des paysages inconnus. La Chine ouverte appartient à cette classe d'ouvrages où l'illustration est de mise, où le crayon peut utilement seconder la plume. Le titre indique assez le but que se sont proposé l'écrivain et le dessinateur. Il s'agissait de retracer fidèlement les impressions d'un Européen qui se trouve initié aux mystères de la Chine. M. Old Nick avait à se transporter par l'imagination dans les lieux que M. Borget retrace de mémoire : tous deux ont bien rempli leur tâche. Les dessins de M. Borget se distinguent par une fidélité scrupuleuse, et les récits de M. Old Nick résument avec charme les plus récentes notions qu'on possède sur le Céleste Empire. On ne peut que faire bon accueil à des publications qui, sous prétexte d'amuser les yeux, atteignent un but moins frivole en donnant une forme attrayante à l'étude et à la description des pays lointains... » (Revue des Deux Mondes, 1844).
    Paul-Emile Daurand-Forgues, connu sous le pseudonyme de Old Nick, est un journaliste, critique littéraire et écrivain né à Paris (1813-1883). On lui doit diverses traductions en français d'auteurs anglais ainsi qu'une Histoire de Nelson et deux récits de voyage : La Révolte des Cipayes (1861) et La Chine ouverte (1845).

  • Que Messieurs les bibliothécaires chargés des catalogues se gardent de classer parmi les romans l'oeuvre présente. Encore qu'elle débute comme un conte d'Edgar Poë, c'est de l'histoire pure. Les trésors cachés ou engloutis ont de tout temps passionné la foule. Plus d'un a une longue histoire. Mes études maritimes m'ont valu, de loin en loin, l'interview de prospecteurs en mal d'aventures. Les questions qui m'étaient posées en pareil cas, allaient droit au but. Mais qui aurait pu flairer une affaire analogue lorsque une lectrice venue d'une région lointaine de l'Afrique demandait naguère à la Bibliothèque Nationale : « Je voudrais avoir en main Les Clavicules de Salomon ». Ce n'était autre chose qu'un volume, publié en 1624 par l'archevêque d'Arles, Mgr Jaubert de Barrault, sous le titre : Les Clavicules de Salomon. C'étaient dans ce livre-là que la lectrice cherchait « les petites clefs » pour déchiffrer le cryptogramme où un forban indiquait le gîte d'un trésor...
    Cet ouvrage, initialement publié en 1934 et totalement introuvable actuellement, se veut une introduction à la résolution du fameux « cryptogramme de la Buse » du surnom d'un pirate fameux du XVIIIe siècle, Olivier Levasseur, originaire de Calais et qui écuma l'Océan Indien.
    Charles Bourel de La Roncière, né à Nantes (1870-1941), historien et bibliothécaire. On lui doit de nombreux ouvrages sur l'histoire maritime : La marine française sous Louis XI, Histoire de la Marine française, Nègres et négriers, La Découverte de l'Afrique au Moyen Âge, Jacques Cartier, etc. Il était membre de l'Académie de Marine et du Comité des travaux historiques et scientifiques.

  • Il n'y eut pas, dans notre longue campagne, de périodes plus tragiques. La joie de la victoire nous en fera oublier les souffrances, et peut-être notre quiétude se complaira-t-elle à n'y plus songer, préférant ne pas s'assombrir en ces retours vers un passé qui fut atroce. Mais il est bon que les adolescents de demain sachent au prix de quel courage leurs aînés leur ont conquis le droit et l'honneur de rester Français. Pour le bien de ceux qui n'ont pas partagé notre épopée, j'oserai dire notre martyre, j'ai cru utile d'en faire revivre quelques épisodes. Je n'y pouvais mieux contribuer qu'en racontant, au jour le jour, à l'honneur des soldats qui en furent les acteurs, les scènes dont mon ministère d'aumônier m'a rendu le témoin ». (extrait de la Préface).
    Il a laissé une image quasi légendaire dans la mémoire des survivants de la terrible bataille. Ne ménageant jamais sa peine, méprisant le danger, il surgissait la où les poilus souffraient dans leur chair et désespéraient dans leur âme, leur prodiguant secours et consolation. Il fut la lumière de l'espérance dans l'enfer de Verdun.
    Charles Thellier de Poncheville, né à Valenciennes (1875-1956), ordonné prêtre en 1900 ; il fut aumônier de la 28e division d'infanterie de février 1916 à décembre 1919. On lui doit également de nombreux écrits sur le rôle de l'Eglise dans la société.

  • Initialement paru en 1939, Lagerfeuer in Indianerland : Erzählungen aus den frühen Tagen des Indianers, fut publié pour la première fois en français en 1952.
    « Au pays des Indiens, le Feu de Camp était, dans les temps anciens, un endroit où l'on se rassemblait pour raconter des histoires. Celles qui avaient trait aux choses surnaturelles n'étaient racontées qu'après le coucher du soleil. Et, comme l'Indien aimait à parler par images, il appelait les contes, les mythes et les histoires plaisantes Feux de Camp merveilleux, Feux de Camp sacrés ou Feux de Camp gais. J'ai vécu, dès mon enfance, de nombreuses années en Amérique et j'ai mené une belle vie d'Indien libre dans les plaines du Far West encore sauvages à cette époque. Jeune adolescent, je me suis évadé des cadres de la vie bourgeoise et j'ai parcouru les parties alors peu peuplées des États de l'Ouest et du Canada. Il y avait là des Indiens qui pouvaient vivre encore un peu selon les moeurs anciennes de leur tribu. Partout, on était face à face avec la nature libre. Je ne pensais pas encore alors à écrire des histoires d'Indiens. Je me contentais de vivre tout près de la nature ; je jouissais d'un bonheur sans mélange et je ne demandais rien de plus. Mais la civilisation est venue et m'a emporté, de même qu'elle a chassé les Indiens. Plus tard, je retrouvai dans les mythes, les contes et les histoires amusantes des Indiens, les vestiges d'un monde disparu. Je ras-semblai ce qui avait pu être sauvé de ces vestiges ; je les assimilai jusqu'à en faire une matière vivante. Puis, je commençai à écrire, - et c'est ainsi que sont nés ces récits. Le lecteur trouvera ici un autre Indien que celui qui a combattu contre les Blancs et dont la figure est bien connue. C'est l'Indien d'une époque antérieure à l'arrivée de l'envahisseur étranger ; tout ce qui pourrait procéder d'une influence des Blancs a été éliminé. Ici vit le pur Indien ».

  • « La guerre a produit une masse considérable de documents... Aux historiens futurs de la guerre, on doit, si l'on veut qu'ils puissent agir et obtenir des résultats, préparer un terrain préalablement et progressivement déblayé... La besogne qui s'offre à l'heure qu'il est comme la plus aisément exécutable et la plus utile est une besogne de recension et de critique ; et dans cette besogne même mérite la priorité, en raison de son urgence particulière, le travail bibliographique... L'intervention bibliographique aura donc un but négatif : disqualifier, après triage, un nombre peut-être élevé de publications, les réduire à n'être plus, et au plus, qu'un numéro dans un répertoire. Mais elle aura aussi un but positif : Elle devra pousser en pleine lumière les ouvrages essentiels ». Je me suis inspiré de ces idées et mon travail en présente la mise en pratique, mais avec un luxe de détails auquel l'historien ne songeait pas, car dans sa pensée il s'agissait d'un classement de plusieurs milliers d'articles alors que le domaine très limité de mon étude n'en comprend guère que 300. J'ai labouré profondément un tout petit champ. Pour être utiles, de tels travaux doivent allier la précision des détails et la rigueur de la méthode à l'objectivité. On me cherchera querelle sur ce dernier point, on dira peut-être que pour n'être pas assez objectif mon travail n'a pas de valeur scientifique. Je ne suis subjectif que dans la mesure où, témoin moi-même, je juge des témoignages. Qui donc serait mieux à même de faire un premier triage des récits de combattants qu'un de leurs frères d'armes pourvu qu'il soit probe et patient dans ses recherches ? Comment un non-combattant de nos jours ou de l'avenir pourrait-il faire certaines critiques que l'on trouvera ici et qui seules peuvent établir que certains témoignages sont douteux ? Les petits faits significatifs de la tranchée constituent un domaine fermé, connu de ceux-là seuls qui vécurent la vie du poilu. Au tribunal et ailleurs on ne peut être juge et partie. Mais si l'on n'excepte pas notre sujet de cette règle, il faut renoncer à toute étude sérieuse des témoignages personnels de combattants et se résigner à ignorer la guerre telle quelle fut pour ceux qui en étaient les témoins-acteurs, c'est-à-dire la guerre en ce quelle a de plus intime, de plus concret, de plus humain, de plus essentiellement observable ».
    Jean Norton Cru, né à Labatie-d'Andaure (Ardèche) (1879-1949), est connu pour son essai Témoins, paru en 1929, dans lequel il contrôle la véracité des témoignages publiés par des combattants de la Première Guerre mondiale. Voici, à l'occasion du centenaire de la Première guerre mondiale, une nouvelle édition entièrement recomposée de cet incontournable monument.

  • Lors de l'intervention française en Espagne, la reddition qui faite suite à la bataille de Bailén - en 1808 -, livre 15.000 soldats français prisonniers aux Espagnols. D'abord internés sur des pontons à Cadix (en 1809, il ne reste déjà plus que 5.500 rescapés de l'enfer des pontons !), ils sont ensuite expédiés sur l'îlot de Cabrera dans les Baléares, sorte de camp de concentration avant la lettre, où les prisonniers sont laissés à l'abandon et en butte au dénuement le plus total. Les rescapés ne seront délivrés qu'en 1814 à la chute de Napoléon Ier.
    Un récit saisissant sur un épisode des moins connus de la guerre de la Péninsule qui opposa si durement Français, Anglais, Espagnols et Portugais entre 1808 et 1814.
    Henri Ducor, né en 1789 s'engage comme marin dès 1801, est fait prisonnier à Cadix en 1808, déporté à Cabrera en 1809, il s'évade en 1811 et entre dans le corps des marins de la Garde Impériale et fait la campagne de Russie. Prisonnier des Russes, puis des Autrichiens, il ne sera libéré qu'en 1814.

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