Littérature traduite

  • Jimmy Bluefeather

    Kim Heacox

    • Editions paulsen
    • 20 Janvier 2022

    Un grand roman d'aventure initiatique de notre temps, de magnifiques personnages en quête de vérité et de pardon, sur un majestueux fond de paysages alaskiens.
    À environ 95 ans, Keb Wisting pense qu'il pense trop et s'attend chaque jour à vivre le dernier. Mais lorsqu'un accident vient briser la carrière de basketteur de son petit-fils, le vieux Tlinglit entreprend de lui redonner goût à la vie et, pour cela, de sculpter avec lui un canoë traditionnel. À Jinkaat, dans ce village reculé du sud-est de l'Alaska, nul ne se souvient à quand remonte la dernière construction et tous, y compris Steve le chien, sont emportés par la ferveur de l'événement. Car cet outil ancestral est destiné à conduire le vieux Keb Zen Raven, Neuf-orteils-et-demi, du clan de la Baie, dans un dernier voyage jusqu'à ses terres natales, au pied du glacier, désormais réserve maritime à laquelle il n'a pas le droit d'accéder. Les sens en éveil, ils braveront les interdits pour pagayer dans un univers magnifiquement sauvage, comme au tréfonds du coeur humain.
    Avec sa galerie de personnages colorés et attachants, ce roman est une grande histoire d'aventure, d'amour et de réconciliation. L'écriture est entière, le ton juste, tantôt méditatif, tantôt dans l'aphorisme perçant.
    Premier prix du National Outdoor Book Award 2015.

  • L'histoire d'une légende de l'aventure polaire à l'occasion des cent ans de sa mort.
    À 16 ans, il s'ennuie sur les bancs de l'école et s'engage dans la marine marchande. Enjoué et cultivé, il prend très vite du grade. Mais déjà cette vie de marin ne lui convient plus. Il faut toujours plus d'aventures à Ernest Shackleton.
    C'est avec Robert Falcon Scott qu'il rencontre pour la première fois l'Antarctique. Dès lors, une passion est née. C'est décidé, il organisera ses propres expéditions vers le Continent Blanc. Hélas, il ne sera pas le premier au pôle. Il s'en est pourtant approché en 1909, mais a renoncé à moins de 200 kilomètres du but. Ravalant sa déception, il imagine une traversée de l'Antarctique et, en 1914, alors que l'Europe entre en guerre, il quitte Plymouth à bord de l'Endurance. Tout ne se passera pas comme prévu et l'exploration tournera au cauchemar. Mais jamais celui que ses hommes appelaient affectueusement " Le Boss " ne lâchera son équipage.
    Au-delà de l'aventurier polaire, c'est le portrait d'un entrepreneur extraordinaire que dresse Mirella Tenderini, un meneur d'hommes à nul autre pareil.

  • Neuf vies

    Robert Mads Anderson

    • Editions paulsen
    • 9 Septembre 2021

    Neuf fois, sa vie aurait pu s'achever à l'Everest... Un même regard pour raconter trois décennies qui ont changé la face du Toit du monde, et la façon d'y mourir. Ou d'y survivre. L'auteur, lui, s'acharne et revient, en solo, en hiver, en style alpin, son rêve en poche.
    " Je suis allé neuf fois en expédition à l'Everest. Et huit fois, je n'ai pas atteint le sommet. Alors j'y suis retourné, encore et encore. Personne à ma connaissance n'a consacré plus de temps que moi à d'obscures tentatives sur le Toit du monde. J'ai presque toujours évité les voies normales, et refusé ce qui aurait rendu les choses plus faciles : l'oxygène, le soutien des Sherpas... Les risques en étaient décuplés. Alors quand on me demande (et on me le demande souvent) s'il m'est arrivé de frôler la mort, je dois prendre le temps de rassembler mes souvenirs. Parce que oui, de nombreuses fois, et de multiples façons, j'aurais pu mourir, j'aurais vraiment dû mourir. Ce livre est ma réponse à cette question : vous est-il arrivé de frôler la mort ? "
    Traduit de l'anglais (Etats-Unis) par Charlie Buffet.

  • Un récit magistral sur l'essor du trail, à la première personne, par un journaliste du Guardian.
    " Au cours de cette plongée dans l'ultra, j'ai appris qu'il est presque impossible de savoir ce qui nous pousse à faire ce sport de dingues. Bien sûr, on veut gagner, on veut finir, on veut faire de notre mieux, on veut trouver ses limites, on veut que nos proches soient fiers de nous... Tout ça est vrai, mais ça n'explique pas grand-chose. Ce qui nous anime, c'est un besoin irrépressible, un désir profond et primitif d'aller braver la mort et d'en revenir. "
    Adharanand Finn, auteur d'une enquête remarquée sur les marathoniens kényans, court son premier trail pour un reportage. Deux ans plus tard, il est au départ du mythique UTMB. En chemin,
    il aura rencontré les plus grands champions de la course d'endurance, explorant les motivations de ces passionnés... et surtout les siennes.
    Les Ultraterrestres (The Rise of the Ultrarunners) est traduit de l'anglais par Jean-Philippe Lefief.

  • SOS Himalaya

    Denis Urubko

    • Editions paulsen
    • 8 Avril 2021

    L'alpiniste Denis Urubko, le sauveteur d'Élisabeth Revol au Nanga Parbat, raconte les six épisodes où il a sauvé des vies en Himalaya, avec un sens certain du récit et une voix singulière. Doué, entraîné, affûté et non dépourvu d'humour, il nous donne accès à cette "zone de la mort" au-delà de 8000 mètres qu'il a si souvent approchée.
    La France a découvert Denis Urubko en janvier 2018 lorsqu'il s'est porté au secours d'Élisabeth Revol, en perdition au Nanga Parbat. Abnégation : il renonce au K2 dont il tentait l'ascension hivernale ; suspense : la paroi du Nanga est immense et les infos floues ; exploit : il gravit 1 200 mètres de paroi en pleine nuit ; chance ou miracle : il retrouve la Française dans les ténèbres. Urubko raconte ce secours dans le détail pour la première fois. Mais il n'en était pas à son premier exploit : au moins six fois, il a ramené des alpinistes de la " zone de la mort ", ces hautes altitudes où chacun est trop obsédé par sa propre survie pour penser aux autres. Si Urubko peut jouer les saint-bernards, c'est qu'il est un as des 8 000, doué, entraîné et affûté. Il a su raconter ces histoires extraordinaires avec une voix talentueuse et singulière, où l'humour le dispute à l'orgueil.
    Denis Urubko est né en 1973 au pied du Caucase, en URSS. Il a pris la nationalité kazakhe en s'engageant dans l'armée aux débuts de sa carrière d'alpiniste, puis la nationalité polonaise lorsqu'il a participé à des expéditions hivernales nationales. Il a gravi vingt-deux fois des sommets de plus de 8 000 mètres, un record - parfois à plusieurs reprises, toujours sans oxygène, même en hiver.
    SOS Himalaya, traduit du russe par Nina Neverov, est son premier livre publié en France.

  • Born to run (né pour courir)

    Christopher Mcdougall

    • Editions paulsen
    • 5 Mars 2020

    Un grand récit d'aventure, où tout est vrai et un un plaidoyer convaincant sur une philosophie qui fait de plus en plus d'adeptes dans le monde : la course minimaliste. Mais pourquoi Christopher McDougall a-t-il mal aux pieds à chaque fois qu'il court ? Pour répondre à cette entêtante question, l'auteur part à la recherche d'une tribu légendaire et d'un mystérieux Caballo Blanco, cachés dans les replis inaccessibles du Copper Canyon au Mexique.
    Sous la menace des narcotrafiquants, au coeur de reliefs vertigineux où se blottissent des villages invisibles, Christopher McDougall va rencontrer les Tarahumaras et découvrir un mode de vie qui révolutionnera le monde de la course à pied.
    Une galerie de portraits de coureurs " plus fous les uns que les autres ".
    Born to run nous embarque dans un tourbillon de rencontres avec des personnages capables de courir 200 kilomètres sous 50 °C dans la vallée de la Mort ou à plus de 4000 mètres sur les montagnes du Colorado.
    En racontant quelques-unes des plus incroyables courses de longue distance de la planète, l'auteur nous plonge dans un univers aux limites de l'endurance humaine.

  • Solo intégral

    ,

    • Editions paulsen
    • 2 Mai 2019

    Il est au pied de la paroi, une paire de chaussons à la main et un sac à pof dans le dos, un océan de granit au-dessus de lui. L'histoire est sur pause. 3h56 plus tard, il se tient debout, sans corde, au sommet d'El Capitan au Yosemite. Il vient tout simplement de réaliser le solo du siècle. le grimpeur américain Alex Honnold vient d'ajouter un chapitre majeur à son destin.
    A l'occasion de cet exploit et de la sortie internationale du film événement Free solo, sélectionné cette année aux Oscars, Guérin réouvre les pages de Solo intégral, biographie publiée en 2016. Jamais une édition n'a autant mérité d'être revue et augmentée : revue par le rêve, augmentée de l'inimaginable.
    Acte I : Solo intégral d'Alex Honnold est la fascinante confession d'un adepte de forme la plus spectaculaire de l'escalade : le solo intégral consiste à grimper sans corde et sans matériel. La chute est inévitablement sanctionnée par la mort. Alex est le plus doué de ces soloïstes. Vous allez dire " fou ", " suicidaire " ? Dans ce livre autobiographique, Alex raconte le chemin qui l'a conduit à cette pratique et prouve que c'est l'exact contraire : il est un modèle de sang-froid, de lucidité, de raison.
    Lorsque nous avons traduit et publié la première édition du livre, en 2016, Alex était déjà une star aux États-Unis. Sur la scène du Grand Rex, il a tenu 2000 personnes en haleine par son charisme. Les lecteurs ont suivi. Solo intégral s'est vendu à ce jour à plusieurs milliers d'exemplaires.
    À la fin du livre, il passe en revue les défis susceptibles de l'inspirer et reconnaît penser au solo intégral d'El Capitan, joyau du Yosemite, en Californie, la plus grande paroi verticale du monde : 900 mètres de granit lisse, compact, minces fissures et écailles minuscules. Ceux qui en ont fait la première ascension dans les années 1960 y ont passé des semaines et ont planté des centaines de pitons. Un objet chutant de n'importe quel point de la paroi s'écrasera à son pied sans l'avoir touchée. Idem pour un corps.
    Acte II : Le 3 juin 2017, Alex Honnold a réalisé son rêve. En 3h56, sans corde, il a gravi la voie Freerider. " Le solo du siècle " ont dit beaucoup de connaisseurs. " Le plus dangereux jamais réalisé " a ajouté le National Geographic. Son ami Jimmy Chin l'a filmé, et a réalisé un film haletant, Free solo, en compétition pour l'Oscar du meilleur film documentaire le 25 février prochain.
    Après l'ascension, Alex a repris la plume. Il a écrit deux longs chapitres pour raconter cette ascension d'anthologie, et le tournage. Deux chapitres qui justifient à eux seuls de replonger dans le destin hors norme d'Alex Honnold.

  • Autour d'une figure devenue légendaire Kit Carson, qui combattit puis défendit les Indiens Hampton Sides construit une fresque magistrale de la conquête de l'Ouest au XIX e siècle.
    À 16 ans, il fuit l'atelier de sellerie dans lequel sa famille l'a placé et s'engage dans une caravane de marchands se rendant à Santa Fe. Pendant vingt ans, du Montana à l'Arizona en passant par la Californie et l'Utah, il parcourt les montagnes et le désert. Sur la piste, on ne lui connaît pas de semblable. Cet aventurier illettré, doué comme personne pour vivre dans la nature, c'est Kit Carson. Au gré de ses rencontres, il devient trappeur, guide d'expéditions pour Fremont ou le général Kearny, agriculteur, il épouse une Indienne puis une Mexicaine. Il jouera un rôle militaire et diplomatique de plus en plus important, notamment auprès des différentes tribus indiennes, servant l'armée américaine contre les Navajos.
    Autour de cette figure devenue légendaire, Hampton Sides construit une fresque magistrale de la conquête de l'Ouest et de la construction progressive des États-Unis au xixe siècle. De la guerre avec le Mexique aux campagnes contre les Navajos et la guerre de Sécession, la vie de Kit Carson illustre remarquablement la complexité de cette période.
    Mention 2019 de l'Académie de marine pour
    Au royaume des glaces.

  • L'Erebus ; vie, mort et résurrection d'un navire

    Michael Palin

    • Editions paulsen
    • 16 Janvier 2020

    L'un des plus grands mystères maritimes, qui excita l'imagination de grands écrivains, tels Joseph Conrad et Jules Verne, enfin dévoilé ! Un texte magistral de Michael Palin.
    En septembre 2014, au fond des eaux glacées du Grand Nord canadien, la poupe brisée d'un vaisseau fut découverte. Il s'agissait d'un bateau mythique qui avait disparu plus de 160 ans auparavant : l'Erebus.
    Fasciné, Michael Palin décide de redonner vie au navire, depuis sa mise à l'eau en 1826 jusqu'à ses missions d'exploration en Antarctique qui ont conduit à sa gloire, puis à son ultime catastrophe en Arctique.
    Il revisite les parcours entremêlés des hommes qui ont partagé son chemin : le fougueux James Clark Ross, qui cartographia une partie des régions australes et supervisa les premières expérimentations scientifiques menées sur place, le discret Francis Crozier, éternel second, et John Franklin, homme tourmenté qui, à l'âge de 60 ans et après une carrière en dents de scie, prit le commandement du bateau. Pour le pire...
    Une grande aventure humaine racontée par un homme féru d'histoire et à l'humour inimitable.

  • Tout l'or des braves

    Clifford Jackman

    • Editions paulsen
    • 21 Janvier 2021

    Une aventure d'hommes et de mer, une histoire de pouvoir et de quête spirituelle aux temps de la piraterie. Tout l'or des braves est une allégorie politique qui n'est pas sans rappeler nos temps bien troubles. Ou quand L'Île au trésor rencontre Sa Majesté des mouches.
    Mer des Caraïbes, 1721. Jimmy Kavanagh, ancien compagnon de Barbe Noire, rassemble un équipage pour une chasse-partie qui doit permettre d'assurer définitivement l'avenir de chacun. Avec le pillage de Cape Coast, d'où les pirates repartent chargés de l'or accumulé par les marchands d'esclaves, leur expédition débute sous les meilleurs auspices. Mais la mort prématurée de Kavanagh change la donne. Et la belle épopée se transforme peu à peu en enfer...
    Tout l'or des braves est à la fois un conte politique sur la domination, le récit d'une quête spirituelle et un grand roman d'aventures.
    Clifford Jackman vit au Canada, au sud-ouest de l'Ontario. Son premier roman,
    La Famille Winter (éditions 10/18, 2017) a été finaliste du Governor General's Literary Award for Fiction.
    Traduit de l'anglais (Canada) par Marc Sigala.

  • On ne m'a pas volé l'Everest

    Lydia Bradey

    • Editions paulsen
    • 20 Février 2020

    En 1988, la Néo-Zélandaise Lydia Bradey devient la première femme à réussir l'Everest sans oxygène, mais son exploit est " effacé " par des compagnons d'expédition jaloux, qui l'accusent d'avoir menti. Ce texte raconte la vie d'une femme à l'énergie indomptable, courageuse dans l'épreuve, élégante dans le triomphe. Un vrai polar d'altitude, et une formidable autobiographie, d'une sensibilité très féminine (et féministe).
    " Pourquoi ont-ils fait ça ? Pourquoi ont-ils dit que je n'avais pas gravi l'Everest ? "
    1988 : une jeune femme de 27 ans redescend du sommet de l'Everest, tout sourire sous ses dreadlocks blondes. Elle est la première femme au monde à réussir cet exploit sans oxygène. Mais que se passe-t-il? Pourquoi ses compagnons ont-ils déserté la montagne alors qu'elle se trouvait encore, seule, dans la zone de la mort? Et pourquoi, contre toute évidence, affirment-ils qu'elle a menti, elle dont la sincérité dérange?
    Lydia Bradey a passé des années à chercher les réponses à ces questions, et près de trente ans à les écrire avec l'aide de son amie auteur, Laurence Fearnley. Et la plus belle réponse est sa vie intense traversée par sa relation puissante et dérangeante avec Royce, cette mère qui l'a élevée seule ; par sa passion dévorante pour l'alpinisme, avec un talent inné pour l'altitude ; par sa trace en zigzag dans un Himalaya souvent macho où elle se promène en dansant, sans jamais s'user mais pas sans efforts. Adolescente, elle jouera des coudes pour entrer au club alpin qui n'accepte alors pas les femmes ; plus tard, elle se fera sermonner avant l'arrivée au camp de base de l'Everest pour s'assurer qu'elle reste à sa place...
    2019 : Lydia Bradey est guide de haute montagne et se dresse pour la sixième fois de sa vie sur le Toit du monde, avec une cliente. Presque au même instant, la photo d'une hallucinante file d'attente est diffusée en direct sur les réseaux sociaux, mais Lydia, comme toujours, a tracé sa voie loin de la cohue.

  • Depuis l'enfance, Bernd Heinrich court dans la nature et observe les animaux. Devenu un zoologiste reconnu, il rassemble tout ce que le règne animal lui a appris et se lance un défi impossible, gagner une course de 100 kilomètres. Mais pour lui, il n'y a rien d'impossible si l'on sait partir à la poursuite de son antilope, c'est-à-dire de ses rêves. Running the antilope, le best-seller de Bernd Heinrich, enfin traduit en français.
    Depuis son enfance dans les forêts du Nord de l'Allemagne jusqu'aux laboratoires des grandes universités américaines, Bernd Heinrich a étudié avec passion le règne animal. Pour le plaisir de la connaissance, pour l'amour de la nature... et pour la joie de la course.
    Car ces bêtes, petites ou grandes, à poil, à plume ou à élytres, ont toutes quelque chose à nous apprendre : les oiseaux migrateurs gèrent parfaitement leur nutrition avant leurs grands voyages ;
    le dromadaire est une mine d'astuces pour survivre à la chaleur ; la cicindèle a besoin de muscles chauds pour atteindre sa vitesse de pointe... Mais
    Homo sapiens a un petit truc en plus. Pour chasser l'antilope en l'épuisant à la course, nos lointains ancêtres ont appris à anticiper, à rêver même. Nous avons tous notre " antilope ", dit Bernd Heinrich, un but lointain, une proie qu'on rêve de faire nôtre. À 42 ans, il part à la poursuite de son antilope : il veut gagner une course d'endurance, le 100 kilomètres de Chicago.
    Bernd Heinrich détient toujours le record du monde de sa catégorie sur cette distance.
    Traduit de l'anglais par Jean-Philippe Lefief.
    Illustrations de Bernd Heinrich.

  • Le gel ne me fermera pas les yeux

    Adam Bielecki

    • Editions paulsen
    • 20 Juin 2019

    La vie de celui qui, avec son compagnon de cordée, a sauvé la Française Elisabeth Revol, en janvier 2018 au Nanga Parbat. Un récit glacé et glaçant qui s'achève par une extraordinaire course contre la montre pour rejoindre la naufragée.
    En janvier 2018, on découvrait son grand sourire au côté d'une jeune femme épuisée : Adam Bielecki venait, avec l'alpiniste Denis Urubko, d'arracher Élisabeth Revol des griffes du Nanga Parbat, un sauvetage inédit dans l'histoire de l'alpinisme en Himalaya.
    Le récit de sa vie est celui d'une longue marche vers le froid létal de l'hiver en haute altitude, un univers de précarité extrême, où la moindre erreur peut s'avérer fatale, où le gel, littéralement, peut vous coller les paupières. Où il faut se battre pour continuer à voir, et à vivre.
    Adam Bielecki, né en 1983, est l'une des stars de l'alpinisme polonais. Comme beaucoup de ses compatriotes, il s'est frotté aux parois glacées des Tatras, en Pologne, avant d'explorer les plus hautes montagnes du monde. Diplômé en psychologie, il vit depuis trente ans sa passion de l'alpinisme. Il a réalisé la première hivernale de deux 8000, le Gasherbrum I et le Broad Peak.
    Le gel ne me fermera pas les yeux, écrit avec Dominik Szczepaski, est son premier livre. L'édition française comporte un entretien inédit sur le sauvetage d'Élisabeth Revol.

  • Passager clandestin

    Laurie Gwen Shapiro

    • Editions paulsen
    • 17 Janvier 2019

    L'histoire vraie du new-yorkais Billy Gawronski, qui, en 1928, âgé d'à peine 17 ans, embarqua clandestinement à bord d'une expédition scientifique en Antarctique dirigée par l'explorateur Richard Evelyn Byrd.
    Le 24 août 1928, à la nuit tombée, un garçon de dix-sept ans traverse l'Hudson à la nage et monte à bord du City of New York.
    Depuis l'enfance, Billy Gawronski rêve d'aventure. Lorsqu'il a vent du projet de l'explorateur Richard Byrd - être le premier à prendre des photos aériennes du pôle Sud -, il est déterminé à faire partie du voyage. Mais son père, immigré polonais très actif dans la communauté, a d'autres projets pour lui. Dans ces années 1920, marquées par des ascensions sociales fulgurantes, Rudy Gawronski ne songe qu'à ajouter "& Fils " à l'enseigne de son entreprise de décoration d'intérieur. Dépité, Billy s'introduit alors clandestinement sur l'un des bateaux de la première grande expédition américaine du XXe siècle.

  • L'arête de l'éternité

    Sandy Allan

    • Editions paulsen
    • 9 Février 2017

    L'exploit de deux anglais qui, à presque soixante ans, atteignent l'un des plus hauts sommets de l'Himalaya, le Nanga Parbat. Sandy Allan, 57 ans, et son compère Rick Allen, 59 ans, sont deux Écossais cuirassés par les hivernales dans les Highlands et les marathons dans les bars de Chamonix. Face à eux, l'un des derniers challenges de l'Himalaya, qui tient en échec les meilleurs alpinistes depuis trois décennies : l'arête Mazeno au Nanga Parbat, la voie la plus longue du monde, qui culmine à 8126 mètres.
    En juillet 2012, ils s'y engagent avec trois amis Sherpas et une grimpeuse sud-africaine. À l'approche du sommet, ils ne sont plus que deux... sans tente, sans vivres, et bientôt sans plus rien à boire.
    Sandy Allan raconte avec flegme les dix-huit jours de cette chevauchée épique, littéralement hallucinée.
    L'Arête de l'éternité est son premier livre.

  • Une autre vie

    Ueli Steck

    • Editions paulsen
    • 24 Mai 2017

    Le plus célèbre alpiniste du moment revient sur une période charnière de sa vie, au cours de laquelle il a réussi l'un des plus grands exploits de l'histoire de l'alpinisme.
    On ne présente plus l'alpiniste Ueli Steck, surnommée la "Swiss Machine", l'homme le plus rapide des pentes raides qui détient nombres de records d'ascensions sur les parois les plus difficiles de la planète. Dans ce livre, son plus intime, il revient sur l'ascension de la face sud de l'Annapurna (8091 m) par une voie directe et extrêmement difficile, en solitaire et dans le temps record de 28 heures.
    Pour la première fois, il s'exprime sur cet exploit qui a été remis en cause et a déclenché une importante polémique dans le monde de l'alpinisme, parce quelle a été effectuée de nuit, sans aucune preuve, et qu'elle repousse les limites de l'alpinisme extrême en très haute altitude. Ce témoignage, d'une grande sincérité, n'occulte pas la remise en question profonde qui a succédé à l'exploit. Au retour de l'Annapurna, Ueli Steck a en effet pris conscience que cette performance serait pour lui indépassable et qu'il était désormais nécessaire d'imaginer un nouveau parcours, une autre vie...

  • Au royaume des glaces ; l'impossible voyage de la Jeannette

    Hampton Sides

    • Editions paulsen
    • 13 Septembre 2018

    Un monde sépare l'excentrique patron du New Herald Tribune, James Gordon Benett Jr et le capitaine George De Long, militaire et patriote. Pourtant une expédition va les rassembler : celle, terrifiante, de l' USS Jeannette au pôle Nord. À la fin du XIXe siècle nombreux étaient ceux obsédés par l'une des dernières zones non cartographiées du globe : le pôle Nord. James Gordon Bennett, patron du
    New York Herald, qui avait attiré l'attention en envoyant Stanley chercher Livingstone en Afrique pour le compte de son journal, lance une expédition pour atteindre ce dernier. Pour se faire, il confie son commandement au jeune officier de marine, George Washington De Long.
    Le 8 juillet 1879, L
    'USS Jeannette quitte San Francisco, avec 33 hommes à son bord, sous le regard d'une foule en transe, contaminée par la fièvre arctique.
    Une fois passée les comptoirs d'Alaska, puis le détroit de Béring, le bateau est pris dans les glaces et dérive. Au bout de deux ans d'un voyage éprouvant, la coque se brise et l'équipage est contraint d'abandonner le navire. Seuls sur la banquise, avec de maigres maigres ressources, les naufragés entament une longue marche dans l'enfer gelé de l'une des zones les plus isolées au monde.
    Avec rebondissements et ressorts dignes d'un thriller, voici un "roman vrai", envoûtant, mêlant héroïsme et détermination.
    Avec habileté, les chapitres alternent entre la vie mondaine new yorkaise de la fin du XIXe siècle, écrit dans un style flamboyant, et l'horreur de la survie sur la banquise, dans un style pudique où l'auteur manie parfaitement la litote. Très documenté, le récit décrit parfaitement le quotidien des hommes, la vie des indigènes qui accueilleront l'une des trois équipes.
    L'auteur s'est ausi appuyé sur la correspondance entre George De Long et sa femme Emma, femme forte et importante de ce livre, dont il publie des extraits.

  • La biographie du fils illégitime de Christophe Colomb, qui chercha à égaler les prouesses de son père en créant la première bibliothèque universelle. Grand voyageur et collectionneur, il atteignit le Nouveau Monde avec son père et parcourut l'Europe de la Renaissance.
    Son père a exploré les frontières connues du monde. Lui a parcouru l'Europe à la recherche d'imprimés de toutes sortes pour rassembler la connaissance universelle en un lieu : sa bibliothèque à Séville. Hernando Colomb, fils naturel de Christophe, fut un visionnaire qui, dès le début du XVIe siècle, comprit que la masse d'informations, désormais accessibles grâce à l'imprimerie, bouleverserait le monde.
    Sa vie est une aventure, un long voyage depuis son Espagne natale, qu'il sillonne avec la cour d'Isabelle et Ferdinand, les Rois Catholiques, jusqu'aux Amériques où il survit un an avec son père après leur naufrage au large de la Jamaïque, en passant par l'Europe de la Renaissance où tant d'idées nouvelles sont brassées. Hernando y fréquente Érasme, Thomas More ou encore Albrecht Dürer. Mais l'héritier spirituel de Christophe Colomb a aussi dirigé une encyclopédie géographique, créé les premières cartes modernes. Il a rédigé la première biographie de son père qui ancra définitivement le mythe, créé le premier jardin botanique et réuni la plus grande bibliothèque privée que l'Europe ait jamais vue et dont une partie fut engloutie...

  • Le tigre de Katmandou

    Michel Peissel

    • Editions paulsen
    • 17 Octobre 2019

    L'histoire d'un homme, d'un rêve, d'un hôtel, d'une ville et d'un pays dans les années 1950, celle de Boris Lissanevitch, né à Odessa au début du XX e siècle, qui a ouvert la voie royale du tourisme au Népal. Bienvenue à Katmandou.
    Réfugié russe, cadet du tsar, danseur de ballet, chasseur de tigres, entrepreneur opiniâtre, aventurier mondain aux poches percées, buveur invétéré, ce personnage à la Kessel a vraiment existé : il s'agit de Boris Lissanevitch qui, le premier, a ouvert les portes du Népal à l'Occident.
    Michel Peissel l'a rencontré plusieurs fois dans son palace de Katmandou, et il en dresse le portrait dans un livre qui fait revivre le Népal des années 1950, la décennie où le petit royaume himalayen sortit du Moyen Âge pour s'ouvrir au monde.
    Ce livre a été publié sous le titre
    A Tiger for breakfast en 1966.
    Huit ans après la disparition de l'auteur, il est traduit pour la première fois en français par Béatrice Aguettant.

  • Million dollar marathon

    Philip Maffetone

    • Editions paulsen
    • 1 Juin 2017

    Lorsqu'un jeune berger tibétain surdoué qui se lance à l'assaut de l'ultime défi des marathoniens : courir la distance en moins de deux heures.
    Berger tibétain que les autorités chinoises condamnent à renoncer à sa culture, Xi décide de fuir en Inde en franchissant l'Himalaya à pied. Le jeune homme a toujours couru la montagne pieds nus et continue à le faire aux abords du camp de réfugiés où il échoue, dans l'Uttar Pradesh.
    Il aperçoit un jour un groupe de coureurs indiens qu'il rattrape sans peine, malgré leur excellent niveau. Parmi eux, le fils d'un entraîneur de renom remarque immédiatement ses qualités exceptionnelles et le recommande à son père. Après quelques années sous son aile, Xi devient l'un des meilleurs marathoniens de la planète. La discipline est en pleine effervescence et les instances mondiales décident d'offrir un million de dollars au premier coureur qui brisera le mur mythique des deux heures.
    Phil Maffetone, expert du corps humain et entraîneur aux méthodes révolutionnaires, imagine le parcours physique et mental qui conduira Xi au sommet mondial de la course à pied sans renoncer à son identité. Il le raconte avec un sens aigu du suspens et une poésie rare dans le monde sportif.

  • Les fantômes du Denali

    Simon Mccartney

    • Editions paulsen
    • 12 Octobre 2017

    Un alpiniste repenti part sur les traces de son passé, à la recherche d'un lien rompu.
    À la fin des années 1970, Simon McCartney, un jeune grimpeur britannique brillant et fanfaron, écume les voies les plus dures des Alpes. Une rencontre dans un bar de Chamonix avec un virtuose californien, Jack Roberts, va changer sa vie - et manquer d'y mettre fin. Un lien se noue entre les deux hommes qui s'envolent pour l'Alaska. Pendant l'été 1978, ils réussissent la première ascension de la face nord du mont Huntington, une voie si dure qu'elle n'a jamais été répétée à ce jour.
    Deux ans plus tard, ils tracent une voie de légende dans la face sud-ouest du Denali (anciennement mont McKinley), le plus haut sommet d'Amérique du nord. Mais Simon passe tout près de la mort, et le lien qui le lie aux montagnes - et à Jack - se dénoue. Une vie plus tard, le hasard remet Simon face à ce passé refoulé. Dans
    Les Fantômes du Denali (
    The Bond), il revisite ses deux ascensions légendaires. À la recherche d'un lien perdu avec Jack. Et avec son propre passé.
    Le récit est conduit avec une maîtrise et un sens du suspens parfaits. Lorsque Simon, victime d'un oedème pulmonaire à 6 000 mètres d'altitude, commence à perdre conscience, sa " voix " s'éteint, et ses compagnons prennent le relais dans un magnifique récit choral.

  • La mère de Dieu dans les neiges de sang

    Eremei Aipine

    • Editions paulsen
    • 11 Juin 2020

    À l'heure où les enjeux en Arctique menacent l'intégrité des autochtones, le texte d'Aïpine se fait l'écho de toutes les cultures minoritaires que les bouleversements économico-politiques fragilisent.
    Ce livre révèle le martyre du peuple khanty dans les années 1930, lors de la soviétisation des autochtones.
    Dans les années 1960, suite au XXe Congrès du Parti communiste (1956), les intellectuels commencent à dénoncer les crimes de la période stalinienne. Tandis que les " petits " peuples restent muets, Aïpine est l'un des tout premiers à inclure cette thématique dans son oeuvre.
    Dans La Mère de Dieu dans les neiges de sang, Aïpine revient sur le passé de son peuple khanty, sur ses origines, son histoire, ses croyances et ses traditions mises à mal par la terreur " rouge ".
    Un récit puissant où s'entremêlent corps disloqués des victimes, chatoyance des étoffes et joyeuses sonorités des grelots, pour créer un tableau intense et coloré qui vire au rouge sang. On trouve dans ce récit toute la poésie des textes fondateurs.

  • Les caresses de la civilisation

    Tatiana Moldanova

    • Editions paulsen
    • 11 Juin 2020

    Récits de vie et créations littéraires, ces deux nouvelles, publiées pour la première fois en Occident, brossent le portrait de deux générations de femmes autochtones de la Sibérie occidentale.
    Tatiana Moldanova s'est inspirée de l'histoire que lui chantait sa grand-mère. Elle narre l'agonie des femmes sibériennes abandonnées à elles-mêmes à l'occasion des événements sanglants qui ont secoué la région du Kazym, durant les années 1930 : frères et fils emmenés, fracas des armes et des cris...
    Dans ce recueil, les jeunes femmes khantyes de la génération du boom industriel sibérien ne sont pas armées pour résister aux tentations qu'apportent les hommes nouveaux, dans ces contrées reculées du Nord.
    Pour l'héroïne, c'est le début d'une descente aux enfers ponctuée par la misère et la prostitution, que seul un retour auprès des anciens saura freiner pour un temps.
    Il aura fallu plus d'un siècle pour que résonne dans une publication officielle, sous la plume d'un écrivain autochtone, la douleur des femmes khantyes.

  • Si nous nous réveillons par temps calme

    Jens Rosing

    • Editions paulsen
    • 23 Février 2017

    La chronique d'une vaste lignée groenlandaise qui, pendant plus d'un siècle, a vécu et marqué la côte de Blosseville ; des gens à l'image de la région qu'ils ont peuplée : rudes, sombres, risque-tout.
    Une côte abrupte et ténébreuse, la plus dangereuse du Groenland. Les Est-Groenlandais l'appellent " le nord du Nord ". Une terre si inhospitalière qu'on ne voit pas comment elle pourrait accueillir les hommes. Et pourtant... Rites, traditions, légendes, commerce avec les esprits s'allient aux personnages souvent hors du commun et au cadre naturel pour créer une atmosphère tirant parfois sur le burlesque.
    Jens Rosing, qui a passé une partie de son enfance parmi les Est-Groenlandais, tente dans cet ouvrage de perpétuer la mémoire collective de cette lignée inuite, transmise oralement depuis le XIXe siècle.

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