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  • Les livres et les enfants d'abord !

    Patrick Ben Soussan

    • Eres
    • 19 Février 2022

    Le président Emmanuel Macron a annoncé sa volonté de faire de la lecture une grande cause nationale pendant une année (été 2021-été 2022) pour mobiliser l'ensemble de la chaîne du livre, redonner le désir de lire, transmettre le goût de la lecture au plus grand nombre.

    Il convient dès lors, nous dit-on, d'agir dans tous les espaces et à tous les temps de la vie, en particulier le plus en amont possible, c'est-à-dire dès la très petite enfance. 

    La littérature au berceau est alors convoquée, ne contribuerait-elle pas à développer le langage, à favoriser l'entrée dans l'écrit ? Accompagner les plus jeunes vers la lecture, pour que, demain, ils soient de grands lecteurs ou tout simplement des lecteurs, voilà donc un projet bien ambitieux !

    Mais pour remettre la lecture au coeur de la vie des petites Françaises et des petits Français, encore faudrait-il clairement saisir ce que lire signifie pour un bébé, un tout-petit.

    Précisons, les bébés lecteurs, si souvent célébrés, n'existent pas. Il n'existe, aux aubes naissantes de la vie et durant toutes les premières années, que des lectures partagées. Des adultes (ou des enfants plus grands) lisent AVEC des bébés ou des tout-petits. Et dans cette rencontre autour du livre, qui précède toute lecture, le vocabulaire pédagogiste, développemental, littératique ou linguistique, doit toujours demeurer second : « lire avec » ne saurait constituer une « activité » extérieure au moment, aux personnes (leur histoire, leur milieu social, culturel), tout autant qu'au texte et aux images lus.

    Encore faut-il que les livres pour enfants, et les albums en particulier, qui accordent une part importante aux images, acquièrent une légitimité culturelle qu'ils sont encore loin d'avoir conquise. Même si la critique les étudie, si l'université les consacre, si des chercheurs les analysent, ils demeurent encore trop souvent des oeuvres mineures, une petite littérature pour tout-petits. Ainsi, avant d'attirer de nouveaux lectorats, ne conviendrait-il pas de revisiter voire revitaliser la relation qu'entretiennent les très jeunes générations avec le livre et donc avec l'autre et l'humain ?

  • Les nouvelles beautés fatales : les troubles alimentaires comme pathologies de l'image Nouv.

    Les troubles des conduites alimentaires, anorexie et boulimie, sont un phénomène contemporain et sociétal en pleine expansion, accéléré par l'utilisation massive d'Internet. Ils appartiennent à un nouveau domaine d'expression de la souffrance intime que l'auteure désigne comme « pathologies de l'image ».

    À partir de son expérience clinique de psychiatre spécialiste des addictions, de psychanalyste et de philosophe, l'auteure analyse les liens entre les troubles des conduites alimentaires et les représentations du corps des femmes. La prolifération spectaculaire des images, qui vont jusqu'aux photos de soi produites par soi, via les réseaux sociaux, et leurs simulacres retouchés dans les magazines de mode, participe au développement d'une relation pathologique de la femme avec son propre corps.

    Ainsi l'anorexie et la boulimie permettent de mieux saisir notre époque où l'image, le corps, la mode, la beauté et le paraître constituent les termes de l'inscription postmoderne des sujets. Comment les femmes s'accommodent-elles d'un corps pris dans les attentes sociales ? Comment certaines, en parodiant jusqu'à la caricature cette idéalisation extérieure à leur propre chair, en font-elles le sacrifice ? Car tel est aussi le destin des troubles des conduites alimentaires comme pathologies de l'image : commettre le sacrifice du corps afin d'atteindre l'idéal éphémère d'une beauté contemporaine.

  • Lire l'entretien avec l'auteure

    « Vous avez entre les mains un livre important. Si vous êtes soignant·e, vous pourriez reconsidérer en partie ce que vous avez appris, et faire évoluer votre pratique. Si vous êtes patiente, ce livre est une invitation à changer votre rapport à votre santé et aux professionnel·les de soin que vous rencontrerez.

    Le sexe de la santé est écrit par une femme. Médecin urgentiste. Et américaine. Chacune de ces caractéristiques a son importance pour comprendre le parcours d'Alyson McGregor et mettre son propos en perspective. Elle  est une femme de conviction, « féministe », comme elle le souligne elle-même. Son ouvrage témoigne de tout ce que cela implique, en termes d'engagement comme en termes de posture.

    Etre une médecin féministe, c'est proposer un ouvrage d'information à destination des femmes elles-mêmes, pour qu'elles participent à la dynamique de changement que l'auteur appelle de ses voeux, pour elles-mêmes et pour les autres. C'est leur donner des outils, pour qu'elles sachent quelles questions poser, de quels pièges se méfier, quels examens demander ou éviter, et quelles ressources exploiter pour recevoir des soins de qualité. Ce livre constitue un véritable outil d'empowerment pour les femmes, une méthode simple pour améliorer la santé de toutes. » Muriel Salle

  • De la naissance aux premiers pas

    Michèle Forestier

    • Eres
    • 15 Juillet 2021

    Un ouvrage richement illustré

    Lire l'entretien avec Michèle Forestier (propos recueillis par Audrey Minart)

    De la naissance aux premiers pas : laissons les bébés bouger !

    Stimulés ou pas, tous les bébés en bonne santé parviennent à marcher, sans que l'on ait besoin de leur apprendre. Toutefois, l'attitude des personnes qui les entourent peut favoriser ou freiner l'installation d'une bonne motricité.

    Forte de son expérience de kinésithérapeute, l'auteur répond aux nombreuses questions que se posent les parents et les professionnels de la petite enfance :
    Le passage par le quatre pattes est-il important ?
    Faut-il aider le bébé à se mettre debout ou à marcher ?
    Doit-on s'inquiéter d'un petit retard d'installation de la marche ?
    Comment faire face à un bébé en difficulté ?

    Cet ouvrage vivant et pédagogique, largement illustré de photos et de dessins, incite à mieux observer les tout-petits, à s'émerveiller devant leurs exploits moteurs, mais aussi à agir au bon moment en cas d'inquiétude. Il propose des conseils pour la vie quotidienne, pour le choix du matériel et des objets à mettre à disposition, mais aussi des jeux moteurs simples, faciles à partager, afin de donner au bébé toutes les chances d'être à l'aise dans son corps avant de savoir marcher.

    Une affiche (format A3) est disponible sur demande à : a.bardou@editions-eres.com

  • Réussir son burn-out : récits de résistance

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    • Eres
    • 19 Février 2022

    Elles sont sept femmes, de 35 à 60 ans, infirmières, couturière, assistante sociale..., mariées ou célibataires, grands-mères ou en attente de fonder une famille, vivant en ville ou à la campagne, harcelées, surchargées, ballottées ou encore mal traitées par un supérieur, un collègue, un système. Elles sont tombées brutalement, après un long déni. Elles ont mis des mois à se relever. Repérées par le service social de l'Assurance maladie, elles ont accepté de participer à des séances de groupe.

    Leurs sept récits de burn-out aux caractéristiques communes montrent avec une émotion intacte que cette « maladie » de l'estime de soi, causée par une longue exposition quotidienne à un stress majeur proche du stress post-traumatique, est bel et bien une pathologie chronique. 

    Avec un titre en « pied-de-nez », qui ironise sur les promesses de rétablissement en 15 jours, elles démontrent pas à pas combien le travail social de groupe, et plus largement toutes les modalités de travail collectif entre pairs, est bénéfique : sortie de l'isolement, gestion d'un calendrier, souci de présentation physique, sentiment d'être comprises, partage, entraide...

    Ensemble, elles ont créé une association pour venir en aide à d'autres victimes du burn-out et pour définitivement transformer une épouvantable épreuve en ressource pour les autres.

  • Fin d'analyse : l'analyse finie et l'analyse infinie ; construction dans l'analyse ; la division du Ich dans le processus de défense Nouv.

    L'ensemble de ces trois articles écrits à la fin de sa vie permet d'apercevoir tout à la fois la continuité du propos de Freud et les modifications profondes qu'il a introduites à l'égard des premières formulations de la psychanalyse. Ainsi au temps de la découverte de l'inconscient et de son élaboration, succède celui de la prise en compte de ses conséquences qu'elles soient d'ordre clinique ou d'ordre théorique. Des questions qui ne pouvaient pas être anticipées apparaissent : si une psychanalyse est possible et démontre ses effets, en quoi peut consister sa fin ? Sur quels critères la fonder ? Peut-on en attendre une unité, voire une harmonie du sujet avec lui-même ? Mais aussi : à quelles conditions une telle fin est-elle pensable ? Toutes ces questions conduisent Freud à examiner la valeur des résultats produits par la psychanalyse. 

    Les trois écrits de ce livre ont été rédigés à Vienne, puis à Londres, entre 1937 et 1938. Ils constituent l'ultime enseignement de Freud qui y jette ses dernières pensées au sujet de la fin de l'analyse. La traduction s'accompagne du texte original allemand, permettant au lecteur de se reporter aux concepts fondamentaux, tels que Freud lui-même les formule. Elle prend pour guide de lecture l'oeuvre de Lacan, et s'efforce de faire entendre en français le poids du signifiant allemand, au point parfois de surprendre. 

  • Jouer, rêver, inventer... : la créativité à l'oeuvre dans les lieux accueillant le jeune enfant Nouv.

    Les psychologues en structures petite enfance sont surtout interpellées par les problématiques concernant les enfants (ceux qui ne jouent pas, ceux dont les manifestations comportementales dérangent, ceux qui sont déjà accros aux écrans, ceux dont le langage n'émerge pas...) ou par les difficultés rencontrées par les professionnel·le·s. (répétitivité des tâches, confrontation à l'archaïque, enjeux et responsabilités, tiraillements entre les divers positionnements sur « le bien de l'enfant »...).

    Pourtant, les autrices constatent que parfois éclosent de petites bulles de respiration, d'énergie créative, qui s'avèrent de formidables ressorts pour redynamiser la pensée, redonner envie, fluidifier les relations entre enfants. Dans cet ouvrage, elles s'intéressent à la place que tient la créativité dans les structures d'accueil du jeune enfant. Comment et à quelles conditions s'exprime-t-elle dans le quotidien des équipes ? Comment les professionnels peuvent-ils inventer leurs modalités de travail et leurs « outils », dans une rencontre entre le cadre externe et leur inventivité propre ? Comment accompagnent-ils le déploiement de la créativité de l'enfant, à cet âge où c'est le monde qu'il crée par ses expériences ? Comment soutiennent-ils ces enfants qui semblent ne pas trouver d'élan créatif, ne pas jouer, ne pas inventer, imaginer ?

  • Vingt ans après L'homme sans gravité, Charles Melman et Jean-Pierre Lebrun poursuivent leur dialogue sur les conséquences de la mutation de société à l'oeuvre depuis près d'un demi-siècle, véritable bouleversement anthropologique pour la vie collective et la subjectivité de chacun.

    À partir du film Petite fille, exemplaire sur la problématique de la dysphorie de genre en pleine expansion, ils se demandent si la possible autodétermination de l'enfant qui serait capable de se penser sexué à partir de lui-même est une avancée sociétale ; ou si elle témoigne d'un déni de la réalité, en l'occurrence anatomique, d'une récusation du sexuel et d'un refus de consentir à ce qui le détermine en tant qu'être parlant.

    À travers l'actualité brûlante où les présupposés implicites de la question du transgenre résonnent avec la vie politique elle-même, ils osent s'attaquer au point crucial : l'évolution de notre société nous entraîne-t-elle vers davantage de civilisation ou contribue-elle à nous déciviliser ?

  • La constellation transférentielle

    Pierre Delion

    • Eres
    • 24 Mars 2022

    La notion de transfert est sans doute l'une des plus déterminantes de la psychiatrie, grâce aux découvertes de la psychopathologie freudienne. Ce concept reste une invention géniale de Freud pour comprendre et soigner la névrose occidentale poids moyen, mais aussi des pathologies archaïques, et notamment des psychoses. La terminologie officielle de la psychiatrie, dominée par la classification internationale du dsm V, a délaissé ces concepts au profit d'un catalogue de comportements observables, de troubles divers, susceptibles de prescriptions médicamenteuses ou de thérapies cognitivo-comportementales, et débarrassées de toute connotation psychanalytique.

    Pierre Delion revient sur l'apport de Tosquelles et de la psychothérapie institutionnelle pour repenser la métapsychologie du transfert à l'aune des pathologies archaïques. Il insiste sur la nécessité de l'institution, dont la constellation transférentielle est la plus petite forme, comme chaînon manquant dans leurs prises en charge. Ces phénomènes de transfert sont à élaborer collectivement. Mais pour qu'une équipe de psychiatrie ou toute autre équipe du médico-social ou du social accueillant ces pathologies y parvienne, encore faut-il travailler ensemble sur les conditions de possibilité d'un tel dispositif. En effet, il est important de se remémorer l'histoire de la psychothérapie institutionnelle pour apercevoir les raisons qui ont conduit à son élaboration, les résistances qu'elle a rencontrées et les stratégies qu'elle a dû composer pour l'atteindre.

  • L'accueil en crèche de A à Z Nouv.

    L'accueil en crèche de A à Z

    Sophie Ignacchiti

    • Eres
    • 25 Mai 2022

    Accueillir le jeune enfant collectivement est un défi de tous les jours et nécessite de mettre du sens sur ses pratiques. Ce livre revient sur les notions clefs de l'accueil.
    L'accueil en crèche de A à Z a pour ambition de penser, repenser ou questionner des notions récurrentes de l'accueil du jeune enfant afin de leur donner du sens et faire le lien entre les aspects théoriques et la façon dont elles prennent vie au sein des structures d'accueil du jeune enfant.
    Ce livre permet à la fois une lecture linéaire, en faisant des ponts entre les différentes notions, mais également un usage plus ponctuel directement lié à un questionnement, comme avec un dictionnaire ou un guide pratique.
    Il offre un accompagnement des professionnels dans leur réflexion individuelle ou d'équipe et apporte l'éclairage de la psychologue de crèche pour des équipes qui n'en sont parfois pas pourvues. Bien qu'il soit impossible d'évoquer toutes les notions entendues en accueil collectif, celles qui sont abordées parcourent largement le quotidien de l'accueil et font écho aux notions entendues et travaillées depuis dix ans avec les équipes au service du développement harmonieux du jeune enfant et du bien-être professionnel.

  • énigmes de la douleur chez le bébé ; avancées scientifiques ? révolution des pratiques ? Nouv.

    La douleur n'a pas bonne presse ! Et celle du bébé, restée longtemps « sans voix », non plus ! Elle est même « scandaleuse » tant elle bat en brèche et offense nos tentatives successives d'organisation. Reconnaître l'erreur de jugement encore récente et coriace au sujet de la douleur du bébé demande une révision des positions du savoir, soulève, collectivement et pour chacun, une intense culpabilité, un retour du refoulé. Comment se fait-il ? Nous n'avions pas vu ! Ces bébés d'hier opérés sans anesthésie ! Comment intégrer un tel changement de point de vue, un tel changement d'ontologie ? Comment passer d'un monde « barbare » à « l'humanisme moderne » ? Et surtout ces progrès sont-ils acquis ?

    Douleur organique, douleur morale, douleur sociale : il y aurait un continuum dans cette polyphonie de la douleur. Ce constat empirique a été validé par des études histo-physiologiques pionnières (Eisenberg) et reprises à Lyon (Sirigu, Mauguière). Elles démontrent que la douleur sociale active les mêmes zones cérébrales qu'une nociception due à une atteinte physique. Prolongée, elle cause des dégâts irréversibles. Quid des effets délétères de l'exposition prolongée d'un bébé tant au retrait d'une mère déprimée qu'aux nombreuses autres distorsions du lien ? La douleur chez les bébés est un puissant paradigme de « l'air du temps », de nos théories pluridisciplinaires, de nos pratiques et de l'attention soignante.

    Avec le soutien de la Fondation apicil contre la douleur, mécénat pour notre recherche-action en cours à Lyon (KiTDP, outil de prévention des douleurs intersubjectives entre mère et bébé).

  • A l'heure où le projet psychanalytique est questionné dans ses fondements scientifiques et concurrencé dans son approche de la psyché humaine par le développement des neurosciences, Thierry Longé montre que le jeune Freud était engagé dans les courants scientifiques les plus novateurs de son époque.  Il présente et restitue les textes, publiés entre 1884 et 1886, et jusque-là inédits en français, qui en témoignent.

    En effet, la psychanalyse est née dans ce terreau fertile d'une science neurologique en pleine mutation, et au moment même où les énigmes se déchiffraient les unes après les autres, permettant de concevoir un schéma cohérent de l'appareil neuro-cérébral. C'est en s'y adossant un temps pour mieux s'en détacher sans l'oublier jamais que Freud construit son propre appareil psychique.

    L'auteur redonne de la valeur à la continuité qu'on aurait volontiers tendance à disqualifier au profit de la rupture dans l'émergence de cette science nouvelle. Il insiste sur la dimension critique du geste freudien de penser avec et de penser contre.

  • Les jeunes au volant Nouv.

    Les jeunes au volant

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    • Eres
    • 27 Avril 2022

    Une première partie de l'ouvrage repose sur une vaste enquête financée par la Fondation Vinci Autoroutes sous l'égide de Bernadette Moreau, effectuée sous la direction de David Le Breton. Il s'agit d'une enquête qualitative, la première d'une telle ampleur autour de conducteurs/conductrices entre 18 et 25 ans afin de comprendre leur relation à la voiture, à la transmission, aux manières de conduire, leur perception des risques routiers, leur usage au volant des technologies de l'information et de la communication, leur évaluation des campagnes de prévention. Ils sont également interrogés sur leurs propres préconisations en matière de sécurité routière. L'enquête s'appuie sur plus de 150 entretiens semi-directifs dans lesquels les jeunes racontent des histoires, évoquent leurs représentations, leurs raisons d'agir, leurs valeurs, leurs soucis quand ils sont sur la route, leur rapport aux technologies dans l'habitacle, leur perception des piétons et des cyclistes, les mobilités partagées, le covoiturage, l'écologie... La question du « pourquoi » est donc au coeur des entretiens. Nous avons également distingué une population spécifique de jeunes Parisiens, ou de la banlieue proche, titulaires d'un permis de conduire, et d'autres qui ne l'ont pas, en considérant que dans la mégalopole parisienne le rapport à la voiture est différent de ce qui se joue dans les autres grandes villes ou dans le monde rural. Cette première partie s'appuie en permanence sur les propos des jeunes conducteurs.

    Dans une seconde partie, des spécialistes de la sécurité routière ou de l'adolescence s'expriment sur différents points de la conduite routière des jeunes générations.

  • Dire non à son enfant, pas si facile !

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    • Eres
    • 20 Octobre 2021

    « Dans cet ouvrage, nous proposons d'ouvrir de nouvelles perspectives pour considérer les limites en partageant le plus simplement possible des réflexions issues de nos pratiques de psychomotricienne et de pédiatre.

    Déjà in utero, le bébé est un être limité dans son corps. En naissant, il est propulsé, sans le support de la pensée, dans le vaste monde des sensations internes et externes, rythmées par un nouveau tempo. Parallèlement, la mère franchit une limite essentielle pour entrer dans l'espace inconnu de son être-mère.

    Nous étudions l'adaptation du non à la maturité physiologique et psychique de l'enfant dans la subtilité du oui et du non entremêlés, et explorons les incertitudes de l'adulte limitateur.

    Nous insistons sur l'importance d'être à l'écoute de nos propres émotions et de nos sentiments ambivalents à l'égard de l'enfant, tout en étant conscients de nos limites psychiques, physiques et sociales.

    Nos propos concernent tous les enfants, même ceux qui connaissent des tourments dans leur développement. Ils s'adressent à tous : parents, grands-parents, professionnels et enseignants.

    Élever un enfant est une oeuvre gigantesque qui éveille, tout au long de la vie des parents, des émotions intenses et les fait trébucher sur des interrogations, des angoisses, des doutes. C'est une odyssée qui demande à chacun de reconnaître ses propres limites et de les sublimer.

    Un des objectifs de ce travail est que le lecteur ne se risque plus à résumer les limites au seul fait de savoir dire non. » M-C.C. et N. J-H.

     

  • Climat et civilisation : le défi incontournable Nouv.

    Climat et civilisation : le défi incontournable

    Hervé Le Treut

    • Eres
    • 25 Mai 2022

    Né d'une alerte scientifique qui s'est progressivement affirmée à partir des années 1970, le changement climatique constitue un élément récurrent du paysage scientifique, mais aussi politique, et médiatique. Si on note aujourd'hui une reconnaissance publiquede cet enjeu, il subsiste malgré tout face à ces problèmes climatiques une forte réticence qui prend des formes multiples, et qui joue un rôle négatif majeur dans un contexte où des décisions rapides sont nécessaires.

    Des enquêtes régulières le montrent : si l'existence d'un réchauffement en cours n'est plus vraiment contestée, le rôle essentiel de l'augmentation des gaz à effet de serre n'est en revanche pas toujours bien compris, et l'ampleur des changements attendus, la responsabilité des activités humaines continuent de faire l'objet d'interrogations.

    Par ailleurs, le problème climatique n'est que rarement analysé comme un problème rapidement évolutif. C'est sans doute là l'un des points les plus paradoxaux et les plus difficiles : le problème du changement climatique engage notre futur de manière irréversible sur des durées très longues. Pourtant, il suscite auprès d'une partie probablement majoritaire de l'opinion publique une forme de lassitude, face à des alertes climatiques qui sont perçues comme la répétition sans fin des mêmes arguments, comme inutilement anxiogènes et déconnectées des problèmes plus immédiats qui affectent nos sociétés. » 

    Les problèmes climatiques sont transdisciplinaires (au sens des disciplines scientifiques), trans-activités (au sens des activités économiques), trans-enjeux (au sens des enjeux environnementaux) et trans-acteurs... Ils doivent se concevoir en fonction d'échéances très courtes comme d'horizons plus lointains. Comment aider à élaborer aujourd'hui des solutions ?

    Décider des politiques, à l'échelle des grandes transitions énergétiques comme à celle de l'aménagement du territoire, demande plus qu'un point de vue strictement descendant allant de l'information scientifique vers les décideurs et les citoyens. Si l'alerte climatique est une affaire de consensus et d'unanimité, le passage à l'action, la prise de décisions réclament des lieux de débat, où l'on puisse évaluer des actions et des stratégies alternatives, argumentées, entre lesquelles les décisionnaires trancheront. 

  • 18 ans et bientôt à la rue ! plaidoyer pour les jeunes de l'ASE

    Philippe Gestin

    • Eres
    • 19 Février 2022

    L'ouvrage apporte un éclairage nouveau et original sur la situation des jeunes pris en charge par l'Aide sociale à l'enfance en France. L'auteur inscrit tout d'abord son travail dans une histoire longue, celle des protections sociales qui ne sont pas données une fois pour toutes. S'agissant des jeunes majeurs, ces protections, construites à l'aune des années 1970, dans des formes judiciaires ou administratives, se sont installées comme un support d'émancipation pour des jeunes isolés et sans soutien familial avant de décliner peu à peu et de constituer de nos jours un droit « presque mort ».

    L'analyse documentée de ce phénomène montre qu'à partir des années 2000, l'État et les départements vont progressivement déconstruire cette protection en privilégiant les critères économico-administratifs du new management public par le biais d'une notion incongrue, sans base juridique réelle : celle de « grand mineur ». À partir de témoignages, l'ouvrage démontre comment, à un moment donné, ces jeunes vont croiser une volonté politique qui, sous couvert d'une nouvelle idéologie de l'autonomie, vient paradoxalement perturber un parcours vers l'autonomie et inscrire des inégalités au sein du territoire de la République. Avec précision, il décrit les lignes de force de ce véritable renversement allant du jeune majeur (18/21 ans) au grand mineur (16/18 ans), passant d'une logique de solidarité à une logique de « lâchage institutionnel ». Il termine son propos par des propositions innovantes permettant de repenser la protection des jeunes majeurs dans notre pays.

     

  • Pourquoi Lacan - traduit du bresilien par danielle birck

    Betty Milan

    • Eres
    • 20 Octobre 2021

    « J'ai fait mon analyse avec Lacan dans les années 1970. Quarante ans après sa mort, j'ai eu envie de revenir sur ce qui s'était passé au 5 rue de Lille.

    Si mon travail avec Lacan ne m'a pas définitivement délivrée de l'angoisse, il a changé ma vie. Lacan a éclairé ma route en permettant à une descendante d'immigrants libanais, victime de la xénophobie des autres et de la sienne propre, de s'accepter enfin. Il n'était pas guidé par le temps de Kronos, celui de la durée qui s'écoule, mais par celui de Kairos, moment fugace où se présente une opportunité qu'il faut savoir saisir. En empruntant cette voie, aujourd'hui encore controversée, Lacan a bouleversé la psychanalyse et lui a rendu la virulence de ses débuts.

    Je ne me souviens pas de tout ce qui s'est passé pendant l'analyse. Mais ce qui a été décisif, je ne l'ai pas oublié. J'ai même conservé de certains faits une mémoire photographique. »

  • 3-6-9-12 Apprivoiser les écrans et grandir

    Serge Tisseron

    • Eres
    • 24 Octobre 2018

    En quelques années, les technologies numériques ont bouleversé notre vie publique, nos habitudes familiales et même notre intimité. Les parents et les pédagogues en sont souvent désorientés. Les balises que j'ai appelées « 3-6-9-12 » donnent quelques conseils simples articulés autour de quatre étapes essentielles de la vie des enfants : l'admission en maternelle, l'entrée au CP, la maîtrise de la lecture et de l'écriture, et le passage en collège. A nous d'inventer de nouveaux rituels.

    Découvrez l'affiche de la campagne en téléchargement gratuit ici ou en format A1 (poster) ici au prix de 3 EUR

  • La fragilité de source : ce qu'elle dit des affaires humaines Nouv.

    La fragilité de source : ce qu'elle dit des affaires humaines

    Charles Gardou

    • Eres
    • 27 Avril 2022

    La destinée inédite de celle qui accompagne son écriture donne à ce livre une coloration particulière. Ainsi, entre la raison et le sensible, l'auteur aborde des questions cruciales, parmi lesquelles : les variations de la condition humaine, avec ses oscillations biologiques, culturelles ou situationnelles ; la norme, la fragilité et la dépendance ; le singulier et l'universel ; le contexte actuel avec ses errements, ses préjugés et ses normes ; les fragilités humaines et les formes de dépendance ; l'accompagnement parental et celui des professionnels ; les effets de la catégorisation et de la particularisation par la différence ; les effets de la hiérarchisation des vies et le sens du mouvement inclusif ; les phénomènes de violence et autres tumultes du monde ; les origines, le temps et le grand âge ; le fini et l'infini.

    Face au handicap aux mille visages, Charles Gardou démontre que s'il est une possibilité de compréhension, elle se trouve sur le chemin de ceux qui en font l'expérience et de leurs proches qui, selon un itinéraire que nul ne peut faire à leur place, en éprouvent les résonances. Il révèle que ce savoir de l'intérieur, en première personne, cette « expertise par le dedans », informelle, existentielle, nourrit de manière irremplaçable les savoirs de l'extérieur, distanciés et formels. Il démontre que la connaissance ne peut s'exempter de cette intelligence insubstituable des choses de la vie, qui subvertit ce qui est gravé dans les livres, pour conduire au coeur réel du vécu quotidien.

     

  • L'insoutenable subordination des salariés

    Danièle Linhart

    • Eres
    • 4 Juin 2021

    Les salariés sont pris dans un dilemme qui les met en grande vulnérabilité. Au-delà du besoin financier qui les tient, et malgré les contraintes permanentes qu'impose la subordination inscrite dans leur statut, ils ont pour leur travail de réelles aspirations en termes de sens, d'utilité sociale, d'identité professionnelle et citoyenne.

    Cette situation permet aux directions d'entreprise d'asseoir et de pérenniser leur emprise sur leurs salariés, de façon de plus en plus savante et sophistiquée. En stimulant et exacerbant les désirs qui sous-tendent leur rapport au travail, elles parviennent à imposer de nouvelles méthodes d'organisation et d'implication des salariés, toujours plus déstabilisantes et délétères.

    Danièle Linhart décrypte la capacité patronale à faire renaître, sans cesse, sa domination, afin de préserver, voire sublimer, un lien de subordination qui devient de plus en plus personnalisé et intrusif, et qui compromet toute capacité collective des salariés à s'emparer des véritables enjeux du travail. Des DRH « bienveillantes » et préoccupées du « bonheur » de leurs salariés aux « entreprises libérées » par leur leader, en passant par l'esprit start-up et l'offre éthique, l'auteure analyse tous ces faux-semblants des innovations managériales qui paralysent l'intelligence collective.  

  • Une démocratie endeuillée : pandémie, premier devoir d'inventaire

    Emmanuel Hirsch

    • Eres
    • 27 Janvier 2022

    Notre démocratie est convalescente, fragile après des mois d'incertitude. Pourtant, dans l'exaltation de « nos libertés retrouvées », la convivialité sociale supplante l'exigence du débat public. Est-ce ainsi que l'on renouera avec la vie démocratique, déjà amnésique de ce que la société éprouve depuis mars 2020 ?

    Aucun bilan transitoire n'a été sollicité afin de convenir en société de ce qui nous avons appris de ces mois de crise profonde, de ce que nous y avons perdu, parfois dans des renoncements inconsidérés. Que reste-il aujourd'hui de nos « essentiels » ? Quels principes d'action mobiliser pour aborder l'après, si nous n'avons pas pris le temps d'analyser, d'approfondir et de partager tant d'expériences inédites ? Nous avons à apprendre des circonstances présentes, non seulement pour inscrire notre action dans le long terme d'une crise à rebonds mais aussi pour anticiper d'autres menaces imminentes dont l'actualité nous fait prendre conscience.

    Dans la suite de Une démocratie confinée, Emmanuel Hirsch, philosophe de combat, observateur engagé au plus près du terrain, analyse la gouvernance de cette pandémie et les conséquences des choix politiques sur la vie démocratique.

  • La quête des origines est une préoccupation légitime et universelle qui mobilise le parcours de vie de nombreuses personnes adoptées ou de pupilles, et par voie de conséquences de leurs parents. Elle peut prendre des routes diverses et aboutir sur des réponses et des modalités très différentes d'une personne à l'autre. C'est une démarche personnelle qui a un caractère intime. L'accompagnement par des professionnels ou des bénévoles est essentiel. Requérant respect et position compréhensive, il s'inscrit dans un cadre défini et une posture éthique.

    Entre dire la vérité (jusqu'où ?) et arranger une réalité qui semble à certains moments trop difficile, les questions sont multiples et parfois sans réponse. Elles concernent les procédures de recherche des origines comme les conflits intimes qui s'y révèlent, sans occulter bonheurs et écueils.

    Cet ouvrage collectif rend compte d'un travail de réflexion mené par des associations et des professionnels dans le cadre de la Maison de l'adoption de Lyon. Tour à tour témoignage de parcours personnel, engagement associatif, analyse sociologique, réflexion philosophique et politique, voire texte revendicatif, il constitue un guide utile, tant pour les professionnels que pour les postulants, adoptés, adoptants.

  • Deuil périnatal et groupe de parole pour les mères : rencontres singulières autour du berceau vide Nouv.

    D'où viennent ces mères épuisées et abattues, à la mine défaite, qui se réunissent chaque semaine autour de bébés qu'on ne voit pas, dans un silence de mort, sans cri et sans jeu ? Que font-elles ensemble alors qu'elles ne se connaissent pas ? Leurs chemins n'auraient jamais dû se croiser. C'est la mort de leur bébé qui les réunit.

    Ces mères endeuillées, les auteures - thérapeutes et psychanalystes - les accueillent, depuis plus de quinze ans, toutes les semaines sans limite de temps dans un groupe de parole où elles peuvent mettre en mot la douleur de la chair, du manque au tréfonds de leur être et leur vécu d'étrangeté. À la recherche d'un phare dans la tempête, elles engagent un combat et une lutte pour que l'invisible devienne visible. Elles crient leur tristesse, leur colère, leur jalousie, leur folie, leur désespoir, leur culpabilité et leur honte sans jamais être jugées.

    Après Le berceau vide, cet ouvrage approfondit ce modèle de soins en groupe en associant des témoignages de mères qui y ont participé et des réflexions théorico-cliniques qui permettront aux soignants de comprendre la pertinence de ce dispositif et de s'approprier les outils thérapeutiques nécessaires pour en créer un à leur tour.

  • Agapè, danser à l'hôpital Nouv.

    Agapè, danser à l'hôpital

    Thierry Thieu Niang

    • Eres
    • 25 Mai 2022

    « Dans ce récit, dans la constellation de l'hôpital Avicenne, un humain élégant dans son humilité et son "costume de cosmonaute" offre à la souffrance et à la solitude une oreille attentive, une main apaisante, trois notes sur un téléphone ou un corps à l'aise et délié. En retour, l'éclat de personnes que ce moment soulage de la maladie, des larmes ou de la désespérance. Et, dans le vertigineux de cette conversation où la mort guette, la célébration de la vie, quand une présence ou la danse réparent "l'image d'un moi dévasté".

    Thierry Thieû Niang est un habitué de ces simples corps à coeurs et de la création de ces compagnies éphémères qui libèrent des adversités. Avec lui, la maladie, le handicap, la vieillesse se tiennent un temps à carreau. Son geste agit comme une épice ou un onguent. Il allume les regards, détourne du ressassement, tient tête à la douleur, embellit l'espace et laisse celui qui en est le lecteur ou le témoin en quelque sorte augmenté d'une salutaire envie de chérir. » (Philippe Lefait)

     

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