Eres

  • L'adolescence est-elle une seconde chance ? Une (bonne) rencontre pourrait-elle éviter la folie à celui (ou celle) dont c'est la destinée ? le psychanalyste se pose ces questions à partir de son propre voisinage avec la folie.

    Patrick Delaroche, Jean-Paul Mouras, psychanalystes (Paris)

  • Depuis Freud, l'infantile, d'abord adjectif qualifiant la névrose et la sexualité, a été hissé au rang de concept, caractérisant l'ensemble des déterminants les plus précoces du sujet, qu'on les date, plus logiquement que chronologiquement, de l'époque de l'infans qui ne parle pas ou de la première résolution oedipienne. C'est une provocation à la réflexion métapsychologique que de proposer, au même rang conceptuel, le juvénile, mais aussi justement une déclaration épistémologique essentielle. En effet, pendant très longtemps, l'adolescence a été regardée comme un simple moment d'accomplissement du projet fantasmatique infantile et d'adaptation du moi à une nouvelle réalité. Il a fallu les avancées de quelques-uns et en particulier en France de Philippe Gutton, de ceux qui lui sont associés autour de la revue Adolescences, et de l'ensemble des fondateurs du Bachelier pour que soit posée cette question : les enjeux identificatoires de l'adolescence, constitutifs de la subjectivité de l'adulte, ne sont-ils que répétition plus ou moins adaptée des déterminants infantiles, ou obéissent-ils à une logique particulière, tout aussi primaire ? Michèle Benhaïm est maître de conférences en psychopathologie clinique (Aix-Marseille) et psychanalyste. Jean-Jacques Rassial est psychanalyste, professeur de psychopathologie clinique (Aix-Marseille). Mise en vente le 5 janvier 2006

  • L'agir adolescent

    Collectif

    L'agir adolescent inquiète les adultes. Les adolescents, de leur côté, le vivent comme une preuve de leur existence, comme un moyen d'accéder à une place adulte. Entre les deux, la psychanalyse soutient que l'acte, structuré par le langage, ne peut assurer quiconque d'une totalité d'existence, d'une complète jouissance sexuelle. Dès lors, rien d'étonnant à ce qu'il n'y ait d'acte que manqué. Ce ratage, qui divise le sujet entre l'illusion d'une complémentarité du rapport homme-femme et son impossibilité, est la condition à l'adolescence du passage du père aux maîtres, et de la mère au féminin, autrement dit : de la famille au social. Cet ouvrage aborde ce rapport toujours complexe de l'adolescent et de son entourage à l'acte. Il apporte un éclairage nouveau sur cette dimension particulière de l'opération adolescente : l'agir qui s'exprime souvent dans des passages à l'acte violents comme la délinquance ou fusionnels comme la passion amoureuse.

  • La proposition de Freud en 1923 de faire de l'adolescence le temps où se construit, enfin, la différence masculin/féminin dans le psychisme humain n'a pas reçu, c'est le moins qu'on puisse dire, un bon accueil, ni de la part des psychanalystes, ni de la part des féministes. Après un siècle de recherches en sciences humaines et les transformations des références symboliques de la différenciation homme/femme qui en ont découlé, cette question de ce qu'est le Féminin différencié de la féminité reste ouverte. Cet ouvrage réarticule dans notre modernité, du point de vue la psychanalyse, cette difficile question du Féminin comme position subjective et part psychique de tout être parlant. Il ouvre ainsi une réflexion sur les rapports hommes/femmes dans le lien social moderne, et les effets, sur tout sujet, de cette rencontre avec cette part psychique dans le passage adolescent et la construction des liens amoureux.

  • L'adolescent adresse des demandes à l'analyste, seul ou avec ses parents. Si la demande est effective de l'adolescent, peut-on, pour autant parler de transfert ? Pouvons-nous dégager, à la lumière de l'expérience clinique, une singularité ou une spécificité de ce transfert ? Où l'adolescent place-t-il l'analyste ? Dans quelle position ? Celle du sujet supposé savoir ? Qu'en est-il du transfert de l'analyste et de son désir de mener une cure avec un adolescent ? Ces questions soulèvent des débats théoriques, mais aussi pratiques, - comme notamment l'indication de la thérapie ou de l'analyse - qui concernent les analystes mais aussi les professionnels qui travaillent au contact des adolescents en libéral ou en institution. Ont collaboré à cet ouvrage : Prosper Chaboche, Patrick Delaroche, Marie-Antoinette Descargues-Wery, Olivier Douville, Jean-Richard Freymann, Philippe Gutton, Christian Hoffmann, Catherine Kolko, Jacquemine Latham-Koenig, Jean-Yves Le Fourn, Antoine Masson, Vanina Michelli-Rechtman, Bernard Penot, Jean-Jacques Rassial.

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