Fayard (réédition numérique FeniXX)

  • La valeur de ce livre est sa totale authenticité. Il ne vise qu'à restituer ce qui a été vécu, par ceux qui l'ont vécu. Il donne un témoignage probablement unique sur la vie de ces camps d'internement français, très peu connus à l'époque, totalement oubliés aujourd'hui, et qui furent une antichambre des trop célèbres chambres à gaz nazies. Il fait revivre l'angoisse des évasions, des passages de frontières. Puisse-t-il dire à la génération nouvelle où mène le mépris de l'homme ! Clandestins, ils l'ont été, ceux qui ont dû perdre leur identité et leur visage pour franchir les barbelés des frontières et tenter de survivre. Clandestins aussi ceux de la Cimade qui ont joué avec eux ce jeu de la vie et de la mort, en partie inconscients du risque alors couru. Clandestins de Dieu, puisque dans cette aventure de solidarité dans la souffrance c'est la marche du peuple de Dieu à travers l'histoire que nous discernons. Ce livre ne dit pas tout. Quelques équipiers, quelques pasteurs seulement ont écrit. D'autres ont gardé le silence, qui en ont fait autant. Ils sont associés à ces pages. Spontanément surgi des circonstances dramatiques et imprévues de la guerre, dans le milieu des Mouvements de Jeunesse protestants, ce petit Comité Inter Mouvements auprès des Évacués va devenir la Cimade. Elle est aujourd'hui connue de beaucoup d'amis. Ces pages aideront à comprendre le sigle mystérieux de C.I.M.A.D.E. qu'a gardé l'actuel Service oecuménique d'Entraide. Il se veut une présence oecuménique de chrétiens dans des situations qui demandent une intervention et une action. En référence au Christ serviteur, il est un service de ceux qui souffrent, et un partage de leur détresse. quelles que soient leurs nationalités, leurs races, leurs positions politiques ou religieuses. Un travail en équipe, l'équipe étant le signe d'une communauté chrétienne ouverte et fraternelle. C'est pourquoi l'on retrouvera la Cimade engagée dès la fin de la guerre 39-45 dans les villes sinistrées du Nord et de l'Alsace, à Berlin dans un travail de réconciliation de la jeunesse française et allemande, à Paris dans l'accueil des réfugiés. On le retrouvera ensuite en Afrique, à Dakar ; en Algérie, avant et après l'Indépendance. On la trouve aujourd'hui parmi les nouvelles catégories de réfugiés et de travailleurs migrants, de toutes origines, dans les bidonvilles autour des grands centres. On la retrouve également dans la lutte contre la faim et le sous-développement.

  • Voici cent pages courtes, denses, claires. Pas un mot de jargon. Rien qui ne soit accessible à l'honnête homme. Des phrases brèves et rigoureusement enchaînées, d'un style net et précis où la musique se ploie toute au service du nombre intérieur. Et pourtant, après avoir refermé le livre, on prend conscience de la richesse de réflexion de l'auteur : foi et science, la personne ambiguë du Christ Seigneur, fils de l'homme et fils de Dieu, l'Eucharistie, les vues essentielles du Credo, le christianisme dans la cité, l'école confessionnelle et l'action politique de l'Église, le discernement évangélique des systèmes économiques, l'oecuménisme... : il n'est guère de thèmes essentiels, guère de problèmes fondamentaux et actuels qui échappent à l'emprise aiguë de notre théologien laïc. Que cet homme, dont la carrière s'est accomplie comme serviteur de l'État et d'organisations internationales, et dont la réputation s'est établie comme expert en questions économiques et monétaires, ait éprouvé le besoin de consacrer une réflexion approfondie à un effort pour mieux comprendre le christianisme ; qu'il ne craigne pas de soumettre son travail au public ; voilà bien un signe des temps et un fruit heureux de la mentalité post-conciliaire pour le plus grand bien de l'Église.

  • Le Docteur Marcel Eck a centré son travail depuis 25 ans sur les rapports de la psychiatrie et de la psychanalyse. La sexologie, particulièrement, fit l'objet de nombreuses publications de sa part. Il ne se dissimule pas qu'un livre sur l'homosexualité risque de soulever autant de polémiques passionnelles que de discussions scientifiques, mais il a voulu éviter l'écueil d'un strict moralisme traditionnel aussi bien que celui d'une apologie. L'homosexualité pose des problèmes moraux, religieux et juridiques. L'opinion du Docteur Eck est que, si les homosexuels doivent respecter certaines exigences de la société dans laquelle ils vivent en minoritaires, la société a aussi des devoirs vis-à-vis de cette minorité Ce qui doit entrer le plus en ligne de compte ce n'est pas tant l'inversion de la chair que celle de l'esprit

  • Angoisse qui terrasse l'homme, mais aussi angoisse qui le fouette, le stimule, l'oblige à un dépassement. Angoisse de mort, mais aussi angoisse de vie. Angoisse de pesanteur qui nous cloue au sol, mais aussi angoisse de grâce, celle qui nous pousse vers un infini. Angoisse de Judas qui se pend dans le champ du potier, mais aussi angoisse de Van Gogh avec l'or de ses soleils et de ses champs de blé. Au terme des Rencontres Internationales de Genève consacrées en 1953 à l'angoisse du temps présent, après qu'un éminent psychanalyste eut condamné l'angoisse morbide, Jean Wahl plaida en ces termes l'angoisse créatrice : "Bénis des dieux, a dit le Dr Saussure, ceux qui sont préservés de l'angoisse ; mais bénis des dieux aussi, peut-être, ceux qui font quelque chose avec de l'angoisse."

  • Manifestation de la vie, le désir est une force à assagir. Il ne s'agit pas d'une tentative de répression, mais d'une valorisation de l'éros par le contrôle de soi. Contrairement à l'opinion habituellement répandue, l'homme n'est pas obligatoirement écartelé entre la force passionnée de désirs irrationnels et la rationalité froide d'une sagesse moralisante. La liberté se conquiert, non dans l'abandon à la spontanéité du désir, mais sur la voie royale de la sublimation. L'oeuvre du Dr Chauchard est à la fois théorique et pratique. Elle aide à acquérir une meilleure connaissance du moi psycho-physiologique, mais elle prépare aussi à l'apprentissage du contrôle cérébral. Elle s'achève en un art de vivre, conforme à la vocation naturelle de l'homme. Le cerveau n'est pas un ordinateur, c'est un organe vivant, destiné à désirer le bien. Il choisit des comportements libérateurs qui sont aussi intégrateurs. Alors que le désir fou engendre les manies aussi bien de la drogue et de l'érotisme que de la technique, le désir contrôlé satisfait aux plus vifs besoins d'imagination et d'idéal, de rêve et de réalité. En conclusion, le Dr Chauchard estime que l'éducation du désir harmonise non seulement l'individu, mais aussi la société tout entière.

  • Du délit mineur au crime crapuleux il existe une gamme infinie de violences faites à la loi par des gens dont les intentions, et les moyens sont fort différents. L'erreur consisterait à envelopper uniformément tout coupable dans la réprobation générale en fonction de certaines réactions collectives inconscientes ou de ressentiment personnel. La fonction de la Justice est précisément d'individualiser la peine à la mesure des faits selon les tenants et les aboutissants. L'homme rendu plus tard à la liberté ne fera pas aisément entendre la voix de son coeur meurtri de honte et de peines. Qui donc alors nous fera connaître le fond des choses, si nous ne sommes ni spécialistes, ni liés au délit ? C'est pour répondre à cette question que ce livre est né.

  • Des penseurs athées estiment que la croyance en Dieu relève d'une mentalité préscientifique et qu'elle est appelée à disparaître. Si cette thèse est contestable, elle est du moins dans la logique de leurs préjugés. Mais que des penseurs chrétiens adoptent ces vues et se demandent ce que deviendra le christianisme dans un monde sans religion est chose plutôt étrange. Réduire le christianisme à la simple relation de l'homme avec son prochain, le mutiler de sa relation avec Dieu, c'est l'« horizontalisme » absurde que ce livre dénonce. Un Christ qui ne serait qu'un professeur de morale ou un agitateur politique n'intéresserait plus personne. Le vrai problème n'est donc pas celui de l'avenir du christianisme dans un monde post-religieux ; ce qui compte, c'est la forme d'expérience religieuse qui apparaîtra demain. Car, si l'homme de la civilisation industrielle n'est pas moins religieux que celui du passé, les points d'insertion de son expérience religieuse sont différents. Quelles seront les voies qui permettront à l'homme moderne de rencontrer Dieu ? C'est à cette question que l'ouvrage de Jean Danielou répond.

  • La merveilleuse jeune fille que la France vénère comme la plus haute de ses héroïnes et l'Église comme une de ses saintes, n'a pas fini de poser à l'esprit un problème. Dans sa simplicité sublime, elle est une énigme, ou plutôt un mystère, au sens le plus profond du mot. Le surnaturel est si intimement lié à son existence qu'on ne peut le récuser qu'en imaginant une odieuse supercherie que toute l'histoire dément. Mais alors, comment le surnaturel est-il intervenu dans l'existence de cette mystique, une mystique unique en son genre ! En face d'Anatole France et de Michelet, contre les théories qui prétendent que Jeanne d'Arc était une princesse de sang royal et qu'elle a survécu au bûcher, il importait qu'un philosophe chrétien posât dans toute son ampleur le problème de Jeanne d'Arc et sondât le mystère de sa vocation. Jean Guitton le fait avec la lucidité, le courage, la science et la foi qu'on lui connaît. Un véritable "portrait de Jeanne d'Arc" surgit de ces pages qui sont cependant bien loin de la banale biographie, une figure qui n'a pas fini de nous toucher au coeur.

  • Ce nouveau roman de Vintila Horia, deuxième partie de la "Trilogie de l'exil", développe son action, comme "Dieu est né en exil", sur deux plans, l'un philosophique et l'autre politique, de même qu'il se situe dans un cadre historique et dans un cadre contemporain. Un jeune prince valaque, Radu-Negru, placé dans un XVIIe siècle imaginaire - donc actuel -, dont le pays a été envahi par les Turcs, part pour Venise afin d'y chercher l'aide dont il a besoin pour sauver les siens. Ne trouvant pas cette aide dans un monde qui ne pense qu'au bien-être et à la luxure et qui trafique avec les Infidèles à l'abri d'une coexistence factice et fragile, le prince se résigne au combat solitaire. Rentré chez lui, il affrontera les Turcs dans une bataille qui décidera de son drame intime, mais pas de celui de l'histoire. A cette résignation s'en ajoute une autre : celle de l'homme impuissant à résoudre les grands problèmes de l'existence et qui dépassent les forces humaines : la mort, la souffrance, le mal, l'oppression. Déçu par cette impuissance, le prince comprend que son renoncement n'est qu'une liberté qui se résigne à sa tâche humaine, faute de pouvoir se réaliser plus durablement : tel est le sens du mot de Kierkegaard qui donne son titre au roman.

  • Du délit mineur au crime crapuleux il existe une gamme infinie de violences faites à la loi par des gens dont les intentions, et les moyens sont fort différents. L'erreur consisterait à envelopper uniformément tout coupable dans la réprobation générale en fonction de certaines réactions collectives inconscientes ou de ressentiment personnel. La fonction de la Justice est précisément d'individualiser la peine à la mesure des faits selon les tenants et les aboutissants. L'homme rendu plus tard à la liberté ne fera pas aisément entendre la voix de son coeur meurtri de honte et de peines. Qui donc alors nous fera connaître le fond des choses, si nous ne sommes ni spécialistes, ni liés au délit ? C'est pour répondre à cette question que ce livre est né.

  • La merveilleuse jeune fille que la France vénère comme la plus haute de ses héroïnes et l'Église comme une de ses saintes, n'a pas fini de poser à l'esprit un problème. Dans sa simplicité sublime, elle est une énigme, ou plutôt un mystère, au sens le plus profond du mot. Le surnaturel est si intimement lié à son existence qu'on ne peut le récuser qu'en imaginant une odieuse supercherie que toute l'histoire dément. Mais alors, comment le surnaturel est-il intervenu dans l'existence de cette mystique, une mystique unique en son genre ! En face d'Anatole France et de Michelet, contre les théories qui prétendent que Jeanne d'Arc était une princesse de sang royal et qu'elle a survécu au bûcher, il importait qu'un philosophe chrétien posât dans toute son ampleur le problème de Jeanne d'Arc et sondât le mystère de sa vocation. Jean Guitton le fait avec la lucidité, le courage, la science et la foi qu'on lui connaît. Un véritable "portrait de Jeanne d'Arc" surgit de ces pages qui sont cependant bien loin de la banale biographie, une figure qui n'a pas fini de nous toucher au coeur.

  • Ce nouveau roman de Vintila Horia, deuxième partie de la "Trilogie de l'exil", développe son action, comme "Dieu est né en exil", sur deux plans, l'un philosophique et l'autre politique, de même qu'il se situe dans un cadre historique et dans un cadre contemporain. Un jeune prince valaque, Radu-Negru, placé dans un XVIIe siècle imaginaire - donc actuel -, dont le pays a été envahi par les Turcs, part pour Venise afin d'y chercher l'aide dont il a besoin pour sauver les siens. Ne trouvant pas cette aide dans un monde qui ne pense qu'au bien-être et à la luxure et qui trafique avec les Infidèles à l'abri d'une coexistence factice et fragile, le prince se résigne au combat solitaire. Rentré chez lui, il affrontera les Turcs dans une bataille qui décidera de son drame intime, mais pas de celui de l'histoire. A cette résignation s'en ajoute une autre : celle de l'homme impuissant à résoudre les grands problèmes de l'existence et qui dépassent les forces humaines : la mort, la souffrance, le mal, l'oppression. Déçu par cette impuissance, le prince comprend que son renoncement n'est qu'une liberté qui se résigne à sa tâche humaine, faute de pouvoir se réaliser plus durablement : tel est le sens du mot de Kierkegaard qui donne son titre au roman.

  • Des penseurs athées estiment que la croyance en Dieu relève d'une mentalité préscientifique et qu'elle est appelée à disparaître. Si cette thèse est contestable, elle est du moins dans la logique de leurs préjugés. Mais que des penseurs chrétiens adoptent ces vues et se demandent ce que deviendra le christianisme dans un monde sans religion est chose plutôt étrange. Réduire le christianisme à la simple relation de l'homme avec son prochain, le mutiler de sa relation avec Dieu, c'est l'« horizontalisme » absurde que ce livre dénonce. Un Christ qui ne serait qu'un professeur de morale ou un agitateur politique n'intéresserait plus personne. Le vrai problème n'est donc pas celui de l'avenir du christianisme dans un monde post-religieux ; ce qui compte, c'est la forme d'expérience religieuse qui apparaîtra demain. Car, si l'homme de la civilisation industrielle n'est pas moins religieux que celui du passé, les points d'insertion de son expérience religieuse sont différents. Quelles seront les voies qui permettront à l'homme moderne de rencontrer Dieu ? C'est à cette question que l'ouvrage de Jean Danielou répond.

  • Voici cent pages courtes, denses, claires. Pas un mot de jargon. Rien qui ne soit accessible à l'honnête homme. Des phrases brèves et rigoureusement enchaînées, d'un style net et précis où la musique se ploie toute au service du nombre intérieur. Et pourtant, après avoir refermé le livre, on prend conscience de la richesse de réflexion de l'auteur : foi et science, la personne ambiguë du Christ Seigneur, fils de l'homme et fils de Dieu, l'Eucharistie, les vues essentielles du Credo, le christianisme dans la cité, l'école confessionnelle et l'action politique de l'Église, le discernement évangélique des systèmes économiques, l'oecuménisme... : il n'est guère de thèmes essentiels, guère de problèmes fondamentaux et actuels qui échappent à l'emprise aiguë de notre théologien laïc. Que cet homme, dont la carrière s'est accomplie comme serviteur de l'État et d'organisations internationales, et dont la réputation s'est établie comme expert en questions économiques et monétaires, ait éprouvé le besoin de consacrer une réflexion approfondie à un effort pour mieux comprendre le christianisme ; qu'il ne craigne pas de soumettre son travail au public ; voilà bien un signe des temps et un fruit heureux de la mentalité post-conciliaire pour le plus grand bien de l'Église.

  • Angoisse qui terrasse l'homme, mais aussi angoisse qui le fouette, le stimule, l'oblige à un dépassement. Angoisse de mort, mais aussi angoisse de vie. Angoisse de pesanteur qui nous cloue au sol, mais aussi angoisse de grâce, celle qui nous pousse vers un infini. Angoisse de Judas qui se pend dans le champ du potier, mais aussi angoisse de Van Gogh avec l'or de ses soleils et de ses champs de blé. Au terme des Rencontres Internationales de Genève consacrées en 1953 à l'angoisse du temps présent, après qu'un éminent psychanalyste eut condamné l'angoisse morbide, Jean Wahl plaida en ces termes l'angoisse créatrice : "Bénis des dieux, a dit le Dr Saussure, ceux qui sont préservés de l'angoisse ; mais bénis des dieux aussi, peut-être, ceux qui font quelque chose avec de l'angoisse."

  • Manifestation de la vie, le désir est une force à assagir. Il ne s'agit pas d'une tentative de répression, mais d'une valorisation de l'éros par le contrôle de soi. Contrairement à l'opinion habituellement répandue, l'homme n'est pas obligatoirement écartelé entre la force passionnée de désirs irrationnels et la rationalité froide d'une sagesse moralisante. La liberté se conquiert, non dans l'abandon à la spontanéité du désir, mais sur la voie royale de la sublimation. L'oeuvre du Dr Chauchard est à la fois théorique et pratique. Elle aide à acquérir une meilleure connaissance du moi psycho-physiologique, mais elle prépare aussi à l'apprentissage du contrôle cérébral. Elle s'achève en un art de vivre, conforme à la vocation naturelle de l'homme. Le cerveau n'est pas un ordinateur, c'est un organe vivant, destiné à désirer le bien. Il choisit des comportements libérateurs qui sont aussi intégrateurs. Alors que le désir fou engendre les manies aussi bien de la drogue et de l'érotisme que de la technique, le désir contrôlé satisfait aux plus vifs besoins d'imagination et d'idéal, de rêve et de réalité. En conclusion, le Dr Chauchard estime que l'éducation du désir harmonise non seulement l'individu, mais aussi la société tout entière.

  • Le Docteur Marcel Eck a centré son travail depuis 25 ans sur les rapports de la psychiatrie et de la psychanalyse. La sexologie, particulièrement, fit l'objet de nombreuses publications de sa part. Il ne se dissimule pas qu'un livre sur l'homosexualité risque de soulever autant de polémiques passionnelles que de discussions scientifiques, mais il a voulu éviter l'écueil d'un strict moralisme traditionnel aussi bien que celui d'une apologie. L'homosexualité pose des problèmes moraux, religieux et juridiques. L'opinion du Docteur Eck est que, si les homosexuels doivent respecter certaines exigences de la société dans laquelle ils vivent en minoritaires, la société a aussi des devoirs vis-à-vis de cette minorité Ce qui doit entrer le plus en ligne de compte ce n'est pas tant l'inversion de la chair que celle de l'esprit

  • La valeur de ce livre est sa totale authenticité. Il ne vise qu'à restituer ce qui a été vécu, par ceux qui l'ont vécu. Il donne un témoignage probablement unique sur la vie de ces camps d'internement français, très peu connus à l'époque, totalement oubliés aujourd'hui, et qui furent une antichambre des trop célèbres chambres à gaz nazies. Il fait revivre l'angoisse des évasions, des passages de frontières. Puisse-t-il dire à la génération nouvelle où mène le mépris de l'homme ! Clandestins, ils l'ont été, ceux qui ont dû perdre leur identité et leur visage pour franchir les barbelés des frontières et tenter de survivre. Clandestins aussi ceux de la Cimade qui ont joué avec eux ce jeu de la vie et de la mort, en partie inconscients du risque alors couru. Clandestins de Dieu, puisque dans cette aventure de solidarité dans la souffrance c'est la marche du peuple de Dieu à travers l'histoire que nous discernons. Ce livre ne dit pas tout. Quelques équipiers, quelques pasteurs seulement ont écrit. D'autres ont gardé le silence, qui en ont fait autant. Ils sont associés à ces pages. Spontanément surgi des circonstances dramatiques et imprévues de la guerre, dans le milieu des Mouvements de Jeunesse protestants, ce petit Comité Inter Mouvements auprès des Évacués va devenir la Cimade. Elle est aujourd'hui connue de beaucoup d'amis. Ces pages aideront à comprendre le sigle mystérieux de C.I.M.A.D.E. qu'a gardé l'actuel Service oecuménique d'Entraide. Il se veut une présence oecuménique de chrétiens dans des situations qui demandent une intervention et une action. En référence au Christ serviteur, il est un service de ceux qui souffrent, et un partage de leur détresse. quelles que soient leurs nationalités, leurs races, leurs positions politiques ou religieuses. Un travail en équipe, l'équipe étant le signe d'une communauté chrétienne ouverte et fraternelle. C'est pourquoi l'on retrouvera la Cimade engagée dès la fin de la guerre 39-45 dans les villes sinistrées du Nord et de l'Alsace, à Berlin dans un travail de réconciliation de la jeunesse française et allemande, à Paris dans l'accueil des réfugiés. On le retrouvera ensuite en Afrique, à Dakar ; en Algérie, avant et après l'Indépendance. On la trouve aujourd'hui parmi les nouvelles catégories de réfugiés et de travailleurs migrants, de toutes origines, dans les bidonvilles autour des grands centres. On la retrouve également dans la lutte contre la faim et le sous-développement.

  • Quotidiens, hebdomadaires, périodiques, radio, télévision, conférences, congrès, tout le monde parle de la limitation des naissances dans une confusion totale. Cet ouvrage essaie d'apporter un peu de clarté à ce problème, montrant en quoi diffèrent les deux options qui sont proposées à notre liberté : les contraceptifs ou un effort d'humanisation de la sexualité qui donne son vrai sens à la continence. C'est cette humanisation de la sexualité que précise la biologie humaine qui justement est considérée par l'Église catholique comme licite parce que conforme à la morale naturelle qui est la volonté de Dieu sur l'homme. Cet ouvrage donne un état actuel du problème de la régulation des naissances, son origine et les solutions proposées. Celui qui cherchera ici des recettes pour éviter tout effort sera déçu ; il n'y a pas de "truc" facile pour être homme. Mais en conclure que cette humanisation de l'homme est un idéal utopique à réserver à une rare élite, de sages ou de saints, serait une grave erreur. Le principal problème actuel est celui de l'éducation et de l'humanisme. Il n'est pas seulement théorique, mais pratique. Déclarer au nom d'une fausse charité méprisante et paternaliste qu'on est obligé de réserver l'éducation complète à une élite apparaît comme un crime contre l'humanité. On s'étonne que des éducateurs et des humanistes puissent avec découragement s'y laisser aller.

  • Quotidiens, hebdomadaires, périodiques, radio, télévision, conférences, congrès, tout le monde parle de la limitation des naissances dans une confusion totale. Cet ouvrage essaie d'apporter un peu de clarté à ce problème, montrant en quoi diffèrent les deux options qui sont proposées à notre liberté : les contraceptifs ou un effort d'humanisation de la sexualité qui donne son vrai sens à la continence. C'est cette humanisation de la sexualité que précise la biologie humaine qui justement est considérée par l'Église catholique comme licite parce que conforme à la morale naturelle qui est la volonté de Dieu sur l'homme. Cet ouvrage donne un état actuel du problème de la régulation des naissances, son origine et les solutions proposées. Celui qui cherchera ici des recettes pour éviter tout effort sera déçu ; il n'y a pas de "truc" facile pour être homme. Mais en conclure que cette humanisation de l'homme est un idéal utopique à réserver à une rare élite, de sages ou de saints, serait une grave erreur. Le principal problème actuel est celui de l'éducation et de l'humanisme. Il n'est pas seulement théorique, mais pratique. Déclarer au nom d'une fausse charité méprisante et paternaliste qu'on est obligé de réserver l'éducation complète à une élite apparaît comme un crime contre l'humanité. On s'étonne que des éducateurs et des humanistes puissent avec découragement s'y laisser aller.

  • La vie, jusqu'à maintenant légendaire, d'Hippocrate s'est enrichie récemment de faits précis et passionnants. Ses conceptions anthropologiques et médicales permettent de retrouver une unité, une individualité à travers les écrits aux auteurs multiples. Grand observateur de la souffrance humaine, ce clinicien et expérimentateur de génie a apporté, malgré le caractère imaginaire des humeurs peccantes, une doctrine toujours valable de l'homme, vue dans sa totalité, face à la maladie. Depuis cent cinquante ans, les sciences médicales, à juste raison, n'ont plus à tenir compte d'un savoir à l'existence périmée. Cependant, l'essence de l'humanisme hippocratique, le caractère de son interrogation retrouvent miraculeusement une valeur primordiale pour un art médical dont l'exercice est en pleine métamorphose. Hippocrate n'est pas le plus grand des médecins, Hippocrate, c'est la Médecine. La personnalité du docteur Marcel Martiny, professeur à l'École d'Anthropologie, a marqué cette passionnante histoire d'Hippocrate, écrite dans un style clair et accessible à tous, d'une vigueur et d'une poésie égales.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • La vie, jusqu'à maintenant légendaire, d'Hippocrate s'est enrichie récemment de faits précis et passionnants. Ses conceptions anthropologiques et médicales permettent de retrouver une unité, une individualité à travers les écrits aux auteurs multiples. Grand observateur de la souffrance humaine, ce clinicien et expérimentateur de génie a apporté, malgré le caractère imaginaire des humeurs peccantes, une doctrine toujours valable de l'homme, vue dans sa totalité, face à la maladie. Depuis cent cinquante ans, les sciences médicales, à juste raison, n'ont plus à tenir compte d'un savoir à l'existence périmée. Cependant, l'essence de l'humanisme hippocratique, le caractère de son interrogation retrouvent miraculeusement une valeur primordiale pour un art médical dont l'exercice est en pleine métamorphose. Hippocrate n'est pas le plus grand des médecins, Hippocrate, c'est la Médecine. La personnalité du docteur Marcel Martiny, professeur à l'École d'Anthropologie, a marqué cette passionnante histoire d'Hippocrate, écrite dans un style clair et accessible à tous, d'une vigueur et d'une poésie égales.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

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