Sciences humaines & sociales

  • Bien plus que des études savantes, ce livre fait comprendre la délinquance, les effets de la détention et les remèdes possibles. Sa force tient au témoignage vécu, constamment relayé par la réflexion à laquelle nous convie l'auteur. Cette famille de neuf enfants, vivant en H.L.M. dans la banlieue parisienne, ne s'imaginait sans doute pas dans quelle gigantesque aventure elle s'engageait en accueillant un ancien détenu... suivi de beaucoup d'autres ! Nous partageons cette aventure, nous rencontrons ces jeunes hommes, nous apprenons à les comprendre, à respecter leurs blessures, finalement à les aimer. Soudain, ce sont des visages et des destins qui s'interposent entre nous et notre peur. Alors, avec Véronique Merci, nous sentons vaciller nos certitudes et nous tentons de réfléchir par-delà les prises de positions simplistes. Un livre fraternel qui met en question nos a priori sur le monde qui nous entoure. La délinquance, spécialement celle des jeunes, notre manière de réagir, nous révèlent à nous-mêmes. Nous sommes beaucoup plus concernés que nous ne le pensions. Ainsi, ce livre nous intéresse tous.

  • Le Dernier Regard de Jonathan, c'est le regard qui a été volé à une mère, un regard aussi que les médecins n'ont pas voulu poser sur la réalité, le regard absent d'un père, un regard lâche - une fois de plus - sur l'euthanasie. Alors, Valérie a regardé son enfant grandir, malgré sa mort programmée. Certes, ce n'est pas le premier ouvrage sur ce sujet, mais les peines, les sentiments ne se ressemblent pas. Et puis, ce livre n'est pas une quête, un combat. Valérie Bailey n'est pas une égérie, mais une mère qui aimera toujours Jonathan. Le Dernier Regard de Jonathan, l'histoire d'une vie de trente-trois jours que Valérie vit et revit depuis de nombreuses années. Elle nous en parle d'une façon si belle que l'on se sent à notre tour coupable. Expliquer, s'expliquer, comprendre, aimer, pas de pugilat, mais de l'amour, de la poésie, un livre qui va à l'essentiel, à Jonathan.

  • Les Français ont découvert avec stupéfaction que de jeunes mineurs se prostituaient dans les rues de nos villes. Il aura fallu, pour que se déchire le voile du vice couvert par la lâcheté, qu'un homme, Joël Weiss, arrache au trottoir un garçon de 14 ans, Thierry. Voici que ce fait divers sordide, révèle deux faces complémentaires des forces qui se disputent le coeur de l'homme : d'une part, des adultes qui n'hésitent pas à assouvir leurs instincts les plus bas sur des enfants innocents ; de l'autre, ceux aussi qui, tel Joël Weiss, vouent toute leur vie, toutes leurs forces, au service de l'enfance malheureuse. Combat éternel. Celui-là, par exemple, dont il devait lui-même être l'enjeu dès ses premières années lorsque des nazis casqués et racistes le traquaient à travers la France occupée. Joël Weiss n'a jamais oublié. Dans chaque enfant victime de la maladie, du manque d'amour, de la faiblesse, de la cupidité ou de la perversion, il se reconnaît. Jamais, croit-il, la dette ne s'éteindra envers ceux qui se sont interposés pour le sauver. Nous découvrons dans Des enfants à sauver une vie extraordinaire. Plus de trente années jalonnées de luttes qui, chacune, porte un prénom de jeune. Certains sont aujourd'hui pères et mères de famille. Quelle joie ! Des échecs aussi et Joël Weiss essaie alors de comprendre et de mettre en garde. Toujours, il s'exprime avec courage et franchise, n'hésitant pas devant des révélations qui pourront choquer. Le véritable scandale aurait été de continuer à se taire devant l'inacceptable. La traque de l'enfant innocent porte le même nom, qu'elle soit déguisée sous les oripeaux du racisme, ou de la libéralisation des moeurs ; ce nom, c'est le mal

  • "Tu viens jouer ?"... et la petite fille, toute joyeuse, de serrer sa poupée contre son coeur et de suivre l'adolescent au fond du jardin. Alors, l'univers bascule dans l'insupportable. La belle maison où vaquent des adultes lointains, les herbes odorantes, deviennent ces lieux où l'horreur s'installe au quotidien. Ce livre est dur et cette lecture est strictement réservée aux plus âgés. Encore n'en sortiront-ils pas indemnes... Que dire alors de ces enfants qui en ont été les acteurs et les victimes ? Sans doute que du fond de leur angoisse, ils nous appellent à la vigilance, à la présence, à la lucidité. C'est pour que d'autres puissent vivre leur enfance dans la paix qu'il fallait que ce livre soit écrit, publié et lu sans complaisance par ceux à qui sont confiés ces petits innocents qui leur font tellement confiance. Car les petites filles, voyez-vous, ont le droit de jouer à la poupée dans de grands jardins, sans que leur tendresse sombre dans la détresse. En leur nom, remercions l'auteur pour son courage.

  • Le Silence des coups : coeur blessé, corps violé. Âme bleuie par les coups du passé. Un cri ? Non ! Une plainte. La plainte d'un enfant que personne n'écoute. La souffrance d'un adulte qui n'a pas oublié. La haine transformée en un combat d'amour. Le silence des coups pour rompre le silence qui enferme les enfants maltraités, pour briser la solitude face à l'indifférence des adultes, pour que les victimes d'aujourd'hui ne deviennent pas les coupables de demain, pour faire éclater les barrières de l'impuissance, pour faire reculer les frontières de la détresse. Le silence des coups pour qu'il cesse de pleuvoir dans le coeur des enfants, pour qu'ils ne ressemblent pas demain à leur parent de violence, pour bannir la souffrance et la haine gravées par les coups.

  • Ces « enfants de la guerre », ce sont les enfants de plus de quarante ans d'une situation de conflit qui n'en finit pas de bouleverser les peuples des pays de l'Indochine. Par-delà les dépêches d'agences et les analyses des politologues, les plus pauvres souffrent et pourtant, il faut bien vivre. Avec Jean-Claude Pomonti, nous allons partager la vie - ou plutôt la survie - au jour le jour, d'une famille parmi tant d'autres. Au fil des pages, le lecteur se prend d'affection pour Truong - le père de famille vietnamien - et sa marmaille souvent affamée, et apprend à partager leurs peines et leurs rêves dérisoires. C'est tout le petit peuple des réfugiés - bien que vietnamien, Truong vit à Phnom Penh - mais aussi des orphelins, des pauvres, des paumés qui s'anime... Un livre merveilleux sur l'enfance confrontée à la débrouille quotidienne, aux coups d'un sort trop lourd, sans autre remède que la prière confiante et naïve à une divinité pas toujours nettement identifiée, avec, de-ci de-là, des instants de bonheur saisis au vol. Un regard différent sur des pays et des peuples fragilisés, aujourd'hui menacés par l'invasion des sex-tours et des hommes d'affaires. Une contribution à un nouveau combat pour que les enfants de la guerre ne deviennent pas des enfants de l'argent et du préservatif. On ne tue pas ceux que l'on aime : avec Jean-Claude Pomonti, apprenons à connaître et donc à aimer Truong, Tri, Thanh et tous les autres...

  • L'enfant est une personne en devenir, je le respecte. L'enfant a l'esprit curieux, je dialogue avec lui. L'enfant s'émerveille, je guide sa recherche du beau. L'enfant veut affirmer sa personnalité, je l'aide à se connaître. L'enfant cherche un modèle, je lui donne l'exemple. L'enfant découvre son corps, je lui montre que la santé est une force. L'enfant doute de lui, je valorise ce qu'il fait. L'enfant veut être indépendant, je l'invite à être responsable. L'enfant ne connaît que lui-même, je lui apprends les autres. L'enfant a besoin d'un idéal, je l'aide à donner un sens à sa vie. Pour les parents et les éducateurs, un véritable guide, riche de faits concrets, positif et sûr.

  • L'inceste, c'est l'univers qui s'écroule. À qui le dire ? À qui se raccrocher ? Les plus proches de l'enfant sont devenus soudain bourreaux, complices, sourds et aveugles. Confronté à l'inimaginable, à l'indicible, au chaos, l'enfant s'invente des défenses pour tenter de survivre. Il y parvient rarement, car c'est au moment même où il faudrait un soutien que tous les appuis naturels s'évanouissent. Mort vivant, muré dans un silence imposé par la honte, la crainte et parfois même l'affection, il mettra des années avant de parler. Il arrive même qu'il devienne maillon d'une chaîne infernale. Qui sont les agresseurs ? Qui sont les victimes ? Pourquoi certaines mères arrivent-elles à devenir complices ? Comment protéger les enfants ? Comment les aider à discerner la perversion sans les traumatiser ? En cas de doute, que faire ? À qui s'adresser ? Comment sont organisés les services spécialisés des hôpitaux, de la police et de la justice ? Comment agissent-ils ? Au-delà de l'actualité, un livre courageux et vrai, respectueux des personnes mais sans complaisance, s'appuyant sur une enquête rigoureuse menée à partir de multiples rencontres.

  • « On nous aide à survivre, pas à vivre ! » crient ces hommes et ces femmes - souvent jeunes - qui sont à la rue. On parle de l'exclusion mais connaît-on vraiment les personnes exclues ? Depuis des années, Patrick Giros et son équipe écoutent longuement et individuellement ceux qui se blottissent devant les bouches de métro, font la manche à la sortie des églises, se retrouvent autour des Halles, de Beaubourg et de la rue Saint-Denis. Chacun a son histoire, vraie ou fantasmatique, chacun vit des rêves qui sombrent souvent en cauchemars. Les destins individuels tendent à se rejoindre pour dessiner une profonde fracture sociale qui ne fait que s'élargir. L'exclusion liée à une croissance urbaine entre en résonance avec d'autres phénomènes de société comme les carences paternelles, le trafic de drogue, le chômage... Ainsi, peu à peu, les grandes villes se peuplent de bandes plus ou moins structurées, composées d'individus désocialisés. Patrick Giros et Bernard Sarrazin ne sont pas des journalistes, mais des praticiens qui ont attendu de réunir une très longue et quotidienne expérience avant de se hasarder à la livrer au public. Les entretiens restitués mot à mot, sans censure, sont autant de rencontres authentiques qui, par-delà les pudeurs, nous font dépasser les clichés superficiels. Les remarquables photographies de Bruno Bachelet ouvrent au mystère de toutes vie humaine, là où les mots ne suffisent plus.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • C'était au temps, bien proche, où l'« Assistance publique » plaçait les enfants dans des fermes. Ils y étaient souvent maltraités et personne ne s'étonnait outre mesure de les voir fuguer et disparaître. Pierre Barbaix nous raconte ici l'odyssée tragique, aux limites de l'insoutenable, d'un groupe de jeunes garçons récupérés par une filière destinée à alimenter les marchands d'esclaves du Moyen-Orient. Avant d'être vendus, ils auront à apprendre leur nouvelle condition dans le sang et les larmes. Certains seront même castrés. Pour des raisons que l'on peut comprendre, l'auteur a voulu donner à son récit la forme de roman. Au-delà d'une « fiction » située dans les années cinquante, c'est le drame de l'enfance réduite à l'état d'esclave qui est ici dénoncée au fil d'un récit dont la lecture doit être réservée aux adultes. Les lecteurs, qui pourraient être choqués, se souviendront que le silence peut être complice. Et si la réalité, ici encore, dépassait la fiction ? Et si l'esclavage des enfants, c'était encore ici et maintenant ?

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

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