Langue française

  • Ecrit par une mère de cinq enfants, ayant perdu une petite fille de sept ans d'un cancer, ce livre est destiné aux parents en deuil. A. Ernoult donne la parole à cinquante-sept parents qui ont vécu cette douloureuse expérience.

  • Le fleuve Mékong traverse des pays qui sont, depuis plus de trente ans, le théâtre de l'un des plus grands drames de notre histoire. Au coeur de ce drame, les enfants cambodgiens, laotiens, thaïlandais, vietnamiens, ont payé un lourd tribut de sang et de larmes à la folie des hommes, ou à la misère. Ce livre retrace le combat courageux et tenace de René Péchard qui, durant plus de trente ans, a voué toutes ses forces à l'enfance malheureuse du Sud-Est Asiatique. A la veille de sa mort, survenue au moment même de la parution de l'ouvrage qui allait être consacré à son oeuvre, René Péchard raconte ses sept années de captivité au Viêt-minh, prélude à une prise de conscience qui allait le mener à fonder l'Association Enfants du Mékong. Jean-Claude Darrigaud est allé enquêter sur place. Tous ceux qui s'intéressent au Sud-Est Asiatique, mais plus encore tous ceux qui se sentent concernés par l'enfance en détresse, trouveront ici le témoignage vécu, concret et humble de l'amour au quotidien. Surtout, ils rencontreront une personnalité particulièrement attachante, façonnée par l'épreuve et soutenue par la foi. Cette leçon d'humanité peut être proposée, à tous ceux qui désespèrent de la vie, comme un exemple de courage sans cesse renouvelé. Notre temps tourmenté est aussi celui des héros et des saints.

  • Ces « enfants de la guerre », ce sont les enfants de plus de quarante ans d'une situation de conflit qui n'en finit pas de bouleverser les peuples des pays de l'Indochine. Par-delà les dépêches d'agences et les analyses des politologues, les plus pauvres souffrent et pourtant, il faut bien vivre. Avec Jean-Claude Pomonti, nous allons partager la vie - ou plutôt la survie - au jour le jour, d'une famille parmi tant d'autres. Au fil des pages, le lecteur se prend d'affection pour Truong - le père de famille vietnamien - et sa marmaille souvent affamée, et apprend à partager leurs peines et leurs rêves dérisoires. C'est tout le petit peuple des réfugiés - bien que vietnamien, Truong vit à Phnom Penh - mais aussi des orphelins, des pauvres, des paumés qui s'anime... Un livre merveilleux sur l'enfance confrontée à la débrouille quotidienne, aux coups d'un sort trop lourd, sans autre remède que la prière confiante et naïve à une divinité pas toujours nettement identifiée, avec, de-ci de-là, des instants de bonheur saisis au vol. Un regard différent sur des pays et des peuples fragilisés, aujourd'hui menacés par l'invasion des sex-tours et des hommes d'affaires. Une contribution à un nouveau combat pour que les enfants de la guerre ne deviennent pas des enfants de l'argent et du préservatif. On ne tue pas ceux que l'on aime : avec Jean-Claude Pomonti, apprenons à connaître et donc à aimer Truong, Tri, Thanh et tous les autres...

  • L'enfant est une personne en devenir, je le respecte. L'enfant a l'esprit curieux, je dialogue avec lui. L'enfant s'émerveille, je guide sa recherche du beau. L'enfant veut affirmer sa personnalité, je l'aide à se connaître. L'enfant cherche un modèle, je lui donne l'exemple. L'enfant découvre son corps, je lui montre que la santé est une force. L'enfant doute de lui, je valorise ce qu'il fait. L'enfant veut être indépendant, je l'invite à être responsable. L'enfant ne connaît que lui-même, je lui apprends les autres. L'enfant a besoin d'un idéal, je l'aide à donner un sens à sa vie. Pour les parents et les éducateurs, un véritable guide, riche de faits concrets, positif et sûr.

  • « Les Enfants du sida » est le fruit d'une enquête douloureuse auprès des familles touchées par le virus VIH, des médecins et des volontaires qui les soignent et les soutiennent. Ce livre fait découvrir ces enfants, partagés entre l'innocence des petits et le sérieux des adultes, qui cherchent une impossible stabilité ; ces nouveau-nés, gravement séropositifs, qui disparaissent sans connaître de vie autre ; ces bébés qui n'arrivent pas à grandir tant leur pèse la séparation d'avec une mère elle-même malade. Il nous révèle des adolescents qui découvrent, en même temps que le premier émoi d'amour, les limites qu'impose la maladie. Il nous montre aussi la force d'âme d'enfants épargnés qui, responsables avant l'heure, protègent leurs parents atteints et démunis. Une sollicitude à laquelle répond celle d'autres parents envers leurs enfants contaminés par une transfusion de sang. C'est aussi un témoignage sur les mères. Mères incrédules, quand elles apprennent leur état sérologique souvent en même temps que la grossesse. Mères déchirées quand elles doivent affronter la présence de la mort à l'heure de donner la vie. Mères que la maladie commune rapproche intensément de leur enfant atteint. Dans ces situations particulières, se dessine l'image des pères, moins tentés de dire leurs souffrances, mais qui prennent parfois le relais en cas de coup dur. Au-delà des parents, ce livre salue cette autre famille de coeur, celle des médecins et des volontaires qui aident les malades à relever le défi, à oser s'exprimer, et plus encore, à donner un autre sens à leur vie.

  • "Christine peut parler de la souffrance. Elle connaît. Rien ne lui a été épargné. Après une enfance manquée et une adolescence bousillée, la grâce n'est pas encore arrivée au rendez-vous du royaume des adultes. Sa jeune vie n'est que le combat pour se libérer de l'alcool et de la prostitution, des séquelles de son corps violé. Seul l'amour a su arriver à temps pour lui faire enfin découvrir le mot bonheur. Elle sait (et elle le dit) que, sans des mains pleines de tendresse et des coeurs aimants qui l'ont suivie dans son long calvaire, elle n'aurait jamais connu que l'enfer. On lira ces lignes avec le coeur. Il y a des pages très fortes sur l'humain souffrant. On retiendra surtout le cri de l'espérance qui jaillit partout. Merci, Christine, de bousculer en chacun de nous notre côté pharisien. Merci surtout d'avoir su nous communiquer ton amour de la vie et ta folle espérance qui ne peuvent que nous aider, dans les moments difficiles, à croire que rien n'est foutu, que personne n'est irrécupérable et que l'amour vainc tout."

  • Bien plus que des études savantes, ce livre fait comprendre la délinquance, les effets de la détention et les remèdes possibles. Sa force tient au témoignage vécu, constamment relayé par la réflexion à laquelle nous convie l'auteur. Cette famille de neuf enfants, vivant en H.L.M. dans la banlieue parisienne, ne s'imaginait sans doute pas dans quelle gigantesque aventure elle s'engageait en accueillant un ancien détenu... suivi de beaucoup d'autres ! Nous partageons cette aventure, nous rencontrons ces jeunes hommes, nous apprenons à les comprendre, à respecter leurs blessures, finalement à les aimer. Soudain, ce sont des visages et des destins qui s'interposent entre nous et notre peur. Alors, avec Véronique Merci, nous sentons vaciller nos certitudes et nous tentons de réfléchir par-delà les prises de positions simplistes. Un livre fraternel qui met en question nos a priori sur le monde qui nous entoure. La délinquance, spécialement celle des jeunes, notre manière de réagir, nous révèlent à nous-mêmes. Nous sommes beaucoup plus concernés que nous ne le pensions. Ainsi, ce livre nous intéresse tous.

  • Par-delà l'épopée d'un jeune réfugié du Sud-Est asiatique, Somboun s'est efforcé de raconter son arrivée en France, ses rencontres, ses études et son intégration.

  • Pour rompre le mutisme qui entoure les enfants maltraités, un témoignage écrit avec une grande pudeur. L. Russel, comédienne, est fondatrice de l'association Pour l'enfance martyrisée.

  • Une vision du monde de l'exclusion depuis l'intérieur : le témoignage d'un couple de chrétiens qui a volontairement choisi de vivre parmi les exclus.

  • L'inceste, c'est l'univers qui s'écroule. À qui le dire ? À qui se raccrocher ? Les plus proches de l'enfant sont devenus soudain bourreaux, complices, sourds et aveugles. Confronté à l'inimaginable, à l'indicible, au chaos, l'enfant s'invente des défenses pour tenter de survivre. Il y parvient rarement, car c'est au moment même où il faudrait un soutien que tous les appuis naturels s'évanouissent. Mort vivant, muré dans un silence imposé par la honte, la crainte et parfois même l'affection, il mettra des années avant de parler. Il arrive même qu'il devienne maillon d'une chaîne infernale. Qui sont les agresseurs ? Qui sont les victimes ? Pourquoi certaines mères arrivent-elles à devenir complices ? Comment protéger les enfants ? Comment les aider à discerner la perversion sans les traumatiser ? En cas de doute, que faire ? À qui s'adresser ? Comment sont organisés les services spécialisés des hôpitaux, de la police et de la justice ? Comment agissent-ils ? Au-delà de l'actualité, un livre courageux et vrai, respectueux des personnes mais sans complaisance, s'appuyant sur une enquête rigoureuse menée à partir de multiples rencontres.

  • « On nous aide à survivre, pas à vivre ! » crient ces hommes et ces femmes - souvent jeunes - qui sont à la rue. On parle de l'exclusion mais connaît-on vraiment les personnes exclues ? Depuis des années, Patrick Giros et son équipe écoutent longuement et individuellement ceux qui se blottissent devant les bouches de métro, font la manche à la sortie des églises, se retrouvent autour des Halles, de Beaubourg et de la rue Saint-Denis. Chacun a son histoire, vraie ou fantasmatique, chacun vit des rêves qui sombrent souvent en cauchemars. Les destins individuels tendent à se rejoindre pour dessiner une profonde fracture sociale qui ne fait que s'élargir. L'exclusion liée à une croissance urbaine entre en résonance avec d'autres phénomènes de société comme les carences paternelles, le trafic de drogue, le chômage... Ainsi, peu à peu, les grandes villes se peuplent de bandes plus ou moins structurées, composées d'individus désocialisés. Patrick Giros et Bernard Sarrazin ne sont pas des journalistes, mais des praticiens qui ont attendu de réunir une très longue et quotidienne expérience avant de se hasarder à la livrer au public. Les entretiens restitués mot à mot, sans censure, sont autant de rencontres authentiques qui, par-delà les pudeurs, nous font dépasser les clichés superficiels. Les remarquables photographies de Bruno Bachelet ouvrent au mystère de toutes vie humaine, là où les mots ne suffisent plus.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • C'était au temps, bien proche, où l'« Assistance publique » plaçait les enfants dans des fermes. Ils y étaient souvent maltraités et personne ne s'étonnait outre mesure de les voir fuguer et disparaître. Pierre Barbaix nous raconte ici l'odyssée tragique, aux limites de l'insoutenable, d'un groupe de jeunes garçons récupérés par une filière destinée à alimenter les marchands d'esclaves du Moyen-Orient. Avant d'être vendus, ils auront à apprendre leur nouvelle condition dans le sang et les larmes. Certains seront même castrés. Pour des raisons que l'on peut comprendre, l'auteur a voulu donner à son récit la forme de roman. Au-delà d'une « fiction » située dans les années cinquante, c'est le drame de l'enfance réduite à l'état d'esclave qui est ici dénoncée au fil d'un récit dont la lecture doit être réservée aux adultes. Les lecteurs, qui pourraient être choqués, se souviendront que le silence peut être complice. Et si la réalité, ici encore, dépassait la fiction ? Et si l'esclavage des enfants, c'était encore ici et maintenant ?

  • L'école est ce lieu de sécurité, d'épanouissement, d'ouverture à la vie où peuvent s'effacer les injustices sociales, les blessures familiales. Pour mener cette mission, l'école s'est organisée solidement face aux pressions extérieures : c'est une institution. Parfois, tel ou tel représentant de l'école bascule dans l'innommable ; alors, l'institution oublie sa mission pour se crisper. D'institution, elle sombre dans la bureaucratie. Ce livre raconte une histoire vraie, une histoire qui doit alerter les parents, les éducateurs, les enseignants, sans pour autant les faire tomber dans la suspicion systématique. C'est pour cela que la deuxième partie de l'ouvrage, volontairement très documentaire, donne les éléments nécessaires pour que la raison l'emporte sur l'émotion. Mais l'émotion subsiste et elle est légitime car l'atteinte de l'enfant en son intimité, là même où il devrait trouver une protection absolue, est insupportable. Défense de l'enfance, défense de la famille, ce récit est aussi une défense de l'école qui n'aurait rien à gagner à nier la vérité aussi douloureuse soit-elle.

  • Face à ceux qui voient dans la prison un lieu de perdition plus que de rédemption, le père Aubry met sous nos yeux de véritables métamorphoses des intelligences et des coeurs. Longtemps aumônier de la prison de Bois d'Arcy, il montre comment la parole de Dieu, dite avec tendresse, chaleur, dynamisme et audace, comment l'accueil de celle-ci par les détenus et leur recours à la prière et aux sacrements recrée des hommes dévoyés et écrasés, pour faire de beaucoup des êtres nouveaux, méconnaissables, métamorphosés. L'amour des frères, le don de proximité, le rayonnement de l'auteur participent probablement au succès d'un ministère dont les fruits ne seraient pas ce qu'ils sont s'ils n'émanaient pas d'une foi profonde. Certains seront peut-être tentés d'attribuer la reconnaissance de l'auteur par les détenus à une substitution de l'image paternelle. Les croyants y verront l'intervention d'un Dieu père révélé et accueilli dans l'amour. En un temps où la violence conduit à enfermer de plus en plus de jeunes derrières les barreaux de prisons surpeuplées, voici un livre qui mérite d'être lu et médité même - et surtout - si la thèse qu'il défend heurte les discours officiels. Ici, il ne s'agit pas de thèse mais de faits rapportés par ceux qui les ont vécus et qui nous parlent en véritables témoins, le plus souvent éblouis. Comment mettre en doute leur parole ?

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

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