FeniXX réédition numérique («Le Monde» Éditions)

  • La France est handicapée par son retard social. Alors que la compétitivité des entreprises passe par la modernisation des rapports sociaux, nous héritons, par notre histoire et notre culture, d'un syndicalisme de masse et de classe aujourd'hui défaillant, d'un mode de production tayloriste, d'un système éducatif construit en dehors ou à côté des besoins de l'économie. Le constat est amer : chômage structurel et décalage entre l'offre et la demande d'emploi, jeunesse désemparée, éducation nationale monstrueuse, développement de la précarité et de la société duale, avec son cortège d'exclusions et de banlieues ghettos... Pour en sortir, il faudrait, tout à la fois, réformer les rapports sociaux, les organisations syndicales et l'Éducation nationale. Vaste programme... Pourtant, ici et là, des expériences innovantes, nées de la nécessité comme de la réflexion, dessinent les contours d'un nouveau système où la production et le social seraient confondus. Saura-t-on et pourra-t-on faire à temps les choix nécessaires, et adopter, progressivement, un modèle socioproductif cohérent et compatible avec les tendances fortes à l'oeuvre en Europe ? Rien n'est moins sûr si, aux beaux discours sur l'emploi, la formation initiale et permanente, continuent de s'opposer des pratiques sociales contre productives telles que l'externalisation, les licenciements de précaution, l'élitisme éducatif, etc. Un livre décapant, sans illusions, qui vient rappeler aux citoyens producteurs, voire à leurs élus, qu'il est grand temps d'ouvrir un débat national sur les vrais enjeux de la modernité.

  • Ces entretiens ont permis de dresser un bilan et de s'interroger sur les perspectives de la formation professionnelle dans un contexte économique radicalement différent, où la mobilité des emplois, des personnes, des métiers, conduisent à un nouveau concept de formation tout au long de la vie.

  • La fin des années 1980 marque une date dans l'histoire de l'Europe : la quasi-totalité des États reconnaît désormais que la démocratie politique doit être le fondement de la vie publique. Il aura cependant fallu près de deux cents années pour que, au même moment, l'ensemble de l'Europe manifeste et commence à concrétiser ce désir de vivre non pas sous des régimes identiques mais en plaçant son destin sous une même idée et des pratiques politiques semblables. Quelle démocratie ? La réponse à cette question viendra d'abord d'un regard rétrospectif posé sur une idée commune peu à peu élaborée à partir d'interprétations parfois contradictoires et d'histoires très diverses. Ce livre raconte ainsi une aventure collective, croisant les perspectives générales d'une idée et d'une pratique avec les destins particuliers de chaque espace national. Illustrant l'ensemble, l'éclairant souvent d'un jour nouveau, plus de deux cents documents ont, de plus, été sélectionnés par quelques-uns des meilleurs spécialistes. À travers ces essais, ces documents, et de nombreuses chronologies, s'esquisse, pour la première fois, l'histoire de la résistible progression de la démocratie en Europe.

  • Un placement ou un divertissement. Telles furent, en schématisant, les images de l'art qui ont dominé ces dernières années. Entre le fric et la récré, ce qu'on attendait des créateurs semblait passer à l'arrière-plan. Peut-être ces façons de voir - ou de s'aveugler - sont-elles déjà sur le déclin. En demandant « L'art est-il une connaissance ? », en posant donc une question délibérément à l'écart des notions de marché et de loisir, le quatrième Forum Le Monde Le Mans a réuni, à la fin du mois d'octobre 1992, plus de mille trois cents personnes, venues rencontrer philosophes, psychanalystes, historiens, critiques d'art et artistes. Organisé conjointement par Le Monde, la ville du Mans et l'université du Maine, ce rendez-vous annuel, conçu et présenté par Roger-Pol Droit, rassemble chaque année, sur un thème lié à l'actualité des savoirs et aux interrogations de notre époque, des chercheurs de plusieurs disciplines et un vaste public. Il est question dans ce livre, dans un langage accessible, des manières dont une pensée s'inscrit dans des lignes, des figures, des couleurs, des sons et des rythmes. Sont aussi abordées les relations de l'art avec l'inconscient, les connaissances scientifiques, les analyses philosophiques, les représentations collectives du pouvoir et les choix politiques.

  • Avant la guerre du Golfe, il y eut la guerre des pierres. Avant la guerre des pierres, il y avait la guerre Irak-Iran. Avant et pendant la guerre Irak-Iran, il y eut celles du Liban. Avant... Assez ! Attentats, terrorisme et massacres, c'est le lot du Proche-Orient ; ventes d'armes et discours sur la paix et le droit, c'est le lot de l'Occident. A chaque fois, Plantu, caricaturiste, se trouve aux côtés des victimes. Les victimes étant dans tous les camps, Plantu n'est pas caricatural. Il n'empêche que de la guerre du Kippour à celle du Golfe, voilà dix-huit ans que cela dure. Dix-huit ans de Reproche-Orient : voici un livre majeur.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • L'actualité roule, roule. Les faits se télescopent. Plantu est là, au croisement, qui ramasse les morceaux emboîtés : vieilles centrales périmées (le nucléaire et le PCF), grèves de la faim et des urgences, terrorisme et amnistie, l'heure d'été qui perturbe les vaches et... les éléphants du PS. Pas une rubrique n'échappe à sa verve, économie, Chili, opposition, Irak, Amnesty, Roumanie, Front national, Algérie, RPR, écologie, sondages, URSS, universités, Afrique, etc. Le plus fort chez Plantu, c'est que chaque dessin est un coup de gueule, lancé par une gueule d'ange. Un vague souvenir, c'est le cru 1990 de Plantu, polémiste tranquille.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • En 1984 paraissait L'Effet Le Pen. Les auteurs décrivaient l'origine, l'idéologie et la stratégie du Front national. Dans ce nouvel ouvrage, ils reprennent leur étude en s'appuyant sur les travaux et les enquêtes réalisés au cours de ces 10 dernières années par la rédaction du Monde.

  • Le général de Gaulle n'estimait pas beaucoup les « stylographes », mais il dévorait la presse. Le Monde en particulier. Le Monde qu'il avait voulu pour représenter la France. Le Monde que fit Hubert Beuve-Méry, en toute indépendance. Entre le chef d'État pas comme les autres et le quotidien différent des autres se tissent vingt-cinq ans durant - le temps d'une génération - d'étranges liens. « Tout le monde a été, est ou sera gaulliste », a dit André Malraux. Le Monde fut gaulliste, ne le fut plus et le redevint. De Gaulle et Beuve, personnages souvent si semblables, s'insupportent plus souvent encore. « L'hypertrophie du moi » que Beuve reproche à de Gaulle vaut bien le surnom de « Monsieur Faut-que-ça-rate » dont le général affuble le directeur du Monde. Dans ce monologue à deux voix, on croit déceler une sorte de dépit amoureux. Voici l'histoire de deux « institutions » racontée dans un style clair et vivant, et nourrie de nombreux témoignages originaux d'hommes politiques et d'hommes de presse.

  • Depuis 1975, Le Monde présente au public dès le mois de janvier un « Bilan économique et social » de l'année écoulée. Sous la conduite de Gilbert Mathieu qui en fut l'inventeur, puis de Michel Boyer, la formule a fait ses preuves. Ce livre propose pour l'économie internationale une lecture transversale des quinze bilans déjà parus. Des effets du premier choc pétrolier aux prémisses de la reprise, voici le film de quinze années turbulentes. Car les années soixante-dix accouchent d'un nouveau monde : métamorphoses industrielles, excédents alimentaires côtoyant la faim, affaiblissement et emballement monétaire, remise en cause des régimes de protections sociales, etc. Une série de tableaux et de graphiques regroupant les principaux indices économiques et un index achèvent de donner à ce livre son caractère d'ouvrage de référence pour les étudiants, les enseignants et tous ceux qui veulent mieux comprendre le monde dans lequel ils vivent.

  • Nous vivons et nous pensons dans un monde divisé. Entre des disciplines séparées. Entre des institutions diverses. Entre les chercheurs et le grand public. Ces cloisons sont plus mobiles qu'on ne croit. Pour s'en rendre compte, notre culture a besoin de lieux de dialogues. Le Forum Le Monde Le Mans tente d'inventer l'un de ces espaces : de grands chercheurs s'y retrouvent face à un public profane. Ils répondent aux questions que suscitent leurs analyses, et aussi leurs divergences. Ces débats se déroulent en langage courant, mais sans masquer la complexité des problèmes. Le premier Forum a réuni scientifiques et philosophes : quelles sont, aujourd'hui, leurs relations ? Sont-elles en train de changer ? Que répondent-ils aux angoisses qui hantent l'époque ? Croient-ils encore au progrès ? En quel sens ? Face aux menaces qui pèsent sur la planète, aux risques engendrés par les nouvelles techniques biologiques, ces voix diverses n'apportent pas de solution miracle. Mais elles éclairent et multiplient les pistes de réflexion. Bref, ce Forum veut être une incitation à réfléchir, dans une époque qui l'exige.

  • « Quels sont les livres qui vous ont fait ? » En répondant à cette question que Le Monde leur posait, trente-cinq professeurs du prestigieux Collège de France ont accepté de se livrer à un exercice de haute volée. Difficile en effet, une fois la règle du jeu admise, de cerner cette fameuse bibliothèque qui selon la personnalité des uns les suivait sur la non moins fameuse île déserte, qui selon le tempérament des autres est restée sur les rives de l'adolescence. Parfois encore il s'agit d'ouvrages plus récents, de livres d'évolution continue. Les livres qui vous ont « fait » ? Le mot était ambigu et les réponses, par bonheur, se croisent : voici donc à la fois les ouvrages qui ont joué un rôle dans la construction de la personnalité de savants et d'enseignants d'exception, et qui ont contribué aussi au choix de leur spécialité. Le résultat est étonnant : derrière des approches différentes, sincères, parfois drôles, se dessine un tableau de la culture de notre siècle. Mais surprise : si les livres ont joué un rôle, nous disent les professeurs, les cartes, les paysages, les oeuvres d'art, les rencontres, les maîtres enfin sont, autant que l'écrit, les sources des émotions et des chocs qui construisent une vie. Une vie dont voici quelques leçons du Collège de France.

  • La Seconde Guerre mondiale, par la spécificité du nazisme, constitue une rupture majeure dans l'Histoire. Cet ouvrage analyse comment la mémoire de cette guerre s'est constituée, sur quelles forces elle prend appui pour « dire » aussi bien que pour « occulter ». En France après le mythe du « résistancialisme », voici venu le temps de la critique historique. Mais les tabous sur la collaboration, les camps d'internement, le régime de Vichy restent tenaces. Dans les autres pays aussi, tabous anciens et nouveaux questionnements s'affrontent : querelle des historiens en Allemagne, affaire des manuels scolaires au Japon, association « Mémorial » en URSS, sort des citoyens d'origine japonaise aux États-Unis, etc. Pour durer, la mémoire constituée doit être transmise. L'ouvrage présente le rôle des professeurs et de l'enseignement dans et hors de l'école, la place des médias, l'importance des témoignages directs sur la déportation pour que le souvenir devienne mémoire. Il s'interroge également sur la place de l'État et des collectivités locales dans les commémorations, symboles de la perpétuation de la mémoire. Les Échos de la mémoire sont un outil pour le présent. Ils s'adressent aux pédagogues comme à tous les humanistes soucieux de transmettre les valeurs de la démocratie. Les Échos de la mémoire sont issus des travaux d'un colloque organisé par la Ligue française de l'enseignement et le secrétariat d'État chargé des Anciens Combattants et Victimes de guerre avec le concours de l'Association des professeurs d'histoire et de géographie

  • Il n'y a pas eu normalisation. En trois jours d'août 1991, la jeune démocratie soviétique a su mettre en échec le putsch des conservateurs et donner aussi un nouvel élan au changement. Et lequel... Il fallut ce séisme pour que le monde comprenne à quel point la perestroïka avait bouleversé l'URSS, à quel point ces courtes années de travail gorbatchévien avaient brisé les monolithismes soviétiques et donné naissance à une autre Russie. Il a fallu que tout tangue, qu'on prenne peur du naufrage et de ses remous pour qu'on voit à quel point la prudence entêtée du dernier secrétaire général avait jusqu'au bout canalisé le chaos. Il a fallu qu'on découvre l'ampleur de ce front du refus, l'étendue de cette conspiration pour réaliser ce qui aurait pu se passer six mois ou deux ans plus tôt, avant les élections, avant la démocratie, avant la liberté de la presse : avant tout ce qu'ont permis Mikhaïl Gorbatchev et son train de tortue obstinée.

  • Grâce à la glasnost, des journalistes soviétiques ont pu commencer à faire leur métier, des témoins se sont mis à parler. Jour après jour, les éléments du puzzle d'une nouvelle histoire soviétique ont été répertoriés et recueillis dans la banque de données de soviétologie (SOVT) créée par Michel Tatu. C'est ce matériau qu'a utilisé Bernard Féron, pour reconstituer le récit des luttes de clans, des complots et scandales qui ponctuent la vie politique de l'URSS depuis la disparition du « petit père des peuples ». Cet ouvrage couvre en effet la période qui va de l'arrestation de Béria en 1953 à la nomination de Gorbatchev en 1985. Avec chacun des successeurs de Staline, Khrouchtchev, Brejnev, Andropov, Tchernenko puis Gorbatchev, nous faisons connaissance, dans les coulisses du Kremlin et le secret des datchas isolées avec l'entourage familial et familier des maîtres de l'URSS. On découvre par le menu les pratiques du pouvoir ; on cerne enfin les personnalités qui firent la politique soviétique. Que l'histoire d'un régime policier prenne dans ce livre les allures d'un roman policier n'est pas pour surprendre. Mais cette fois ce sont les témoins qui parlent, argumentent et parfois aussi se contredisent. Le dernier putsch en date à Moscou, raté cette fois, sonne comme un rappel de l'histoire que raconte ce livre dont Michel Tatu signe l'introduction. Un glossaire et un lexique des noms propres cités permettent de mieux connaître encore les acteurs de cette époque.

  • 1954-1962, huit années de guerre d'Algérie. Trente ans après, sur ce thème, huit écrivains algériens et huit écrivains français proposent chacun une nouvelle inédite. Des personnalités ayant eu un rôle important à l'époque s'expriment dans des chroniques libres. Cet ensemble est complété par une recension des principaux ouvrages de fiction (romans et nouvelles) publiés sur ce sujet depuis 1954, tant en Algérie qu'en France.

  • La contagion des inégalités, la misère d'une part, l'opulence de l'autre, est un phénomène majeur de notre époque. Les analyses classiques conduisent à des classements froids qui reflètent mal l'extrême diversité des situations. Aussi les reporters et correspondants du Monde sont-ils allés à la rencontre des plus pauvres dans les pays riches et des plus riches dans les pays pauvres. En Europe, le visage d'une nouvelle pauvreté se dessine, pauvreté - autant culturelle qu'économique -, due à la perte des liens de solidarité et familiaux, aux malheurs de la vie, qui touchent en priorité les femmes seules avec leurs enfants. Aux États-Unis la paupérisation atteint aussi les classes moyennes et, au Japon, les exclus du système apparaissent derrière le décor du succès. Dans les pays du Sud, le mot « fortune » rime le plus souvent avec fraude et corruption. L'argent se cache dans les banques étrangères, comme au Mexique, ou s'affiche comme en Inde. Les détenteurs de vieilles fortunes dans le commerce, la banque ou l'industrie croisent les parvenus des narcodollars et les nouveaux riches tapageurs. Ce livre de reportages présente des portraits saisissants, des situations surprenantes qui, dans un monde pacifié par la détente, sont lourdes de menaces.

  • En faisant apparaître la spécificité des problèmes de drogue dans la société française par la comparaison avec d'autres sociétés, ce livre permet de sortir des stéréotypes et des peurs qui gouvernent nos représentations de la drogue. Il est issu d'un colloque organisé par l'Association Descartes, les 26-28 juin à Paris.

  • Quel est le point commun entre Armand Gatti à Avignon, le rap à Montpellier, les jardins communaux de Bègles... Pour chaque nom ou lieu il s'agit d'une manifestation culturelle dont l'objectif est de permettre aux habitants de se réapproprier la ville dont ils sont exclus.

  • L'est de l'Europe est-il mal parti ? Plus qu'une simple chronique des bouleversements récents, ce livre propose un « bilan d'avenir ». En ouverture, un constat d'échec. La grande puissance soviétique n'était donc qu'un tigre de papier ? La leçon est rude : loin d'être un système à croissance plus rapide que le capitalisme, les économies centralement et autoritairement planifiées ont cumulé les retards tant pour le niveau de vie que pour le progrès technique. Pourquoi ce désastre ? Un bref retour en arrière permet de comprendre les racines staliniennes d'une économie de commandement fondée sur la destruction des agents économiques : paysans disparus, entrepreneurs évanouis, consommateurs bafoués, États qui, à force d'être partout, ne sont nulle part. Comment reconstruire ? Thérapie de choc ou réforme progressive, tel était le dilemme initial des économistes. Choix peu pertinent en réalité. Il apparaît bien que la « destruction créatrice » ne peut être qu'un processus douloureux et long. À l'Est, le véritable problème est celui de la gestion du temps. Ce livre décrit la vraie situation économique des pays de l'ancien bloc communiste. Il s'interroge sur les moyens mis en place par chacun d'eux pour accéder à l'économie de marché, éviter les désillusions sociales et l'accroissement de l'endettement à l'instar du « modèle » sud-américain. Au total, c'est la question de la place de l'Europe de l'Est au sein de l'économie mondiale qui est posée.

  • Dernier bastion du communisme théorique, le Viêt Nam, dont l'histoire est intimement liée à celle de la France, sera-t-il le nouveau dragon de l'Asie du Sud-Est ? Le grand allié soviétique qui faisait contrepoids à la Chine a disparu. Les États-Unis, avec le Japon, entendent privilégier un dialogue transpacifique. La France saura-t-elle faire de son ancienne colonie une alliée ? Étude rétrospective et prospective, le passé éclairant comme souvent le futur, ce livre multiplie les angles de vue : on y regarde le Viêt Nam depuis Moscou et Pékin, Bangkok et Tokyo, Washington et Paris. Depuis Hanoï et Hô-Chi-Minh-Ville(l'ex-Saigon) aussi, puisque, réunifiés par les armes en 1975, le Nord et le Sud, « les deux paniers » du Viêt Nam, sont en équilibre fragile. Le pays qui a mis à genoux l'Occident, qui fut au centre de l'histoire du demi-siècle, reste secret et fascinant, hésitant entre repli et ouverture. Après la levée de l'embargo américain, il semble s'orienter dans une voie étroite, celle d'une libéralisation... communiste. Pari difficile auquel s'ajoute une nouvelle inconnue : le poids de deux millions de « réfugiés » vivant à l'étranger, phénomène inédit dans l'histoire du pays.

  • Le temps n'est plus aux certitudes. Pour autant, il n'est pas nécessaire de sombrer dans la facilité du scepticisme radical. Au contraire, le débat redevient passionnant, ouvert, créatif, « indispensable à la vie des hommes, si ceux-ci veulent comprendre le monde et, au besoin, le transformer », écrit, dans sa préface, Thomas Ferenczi. Dans ce recueil, des intellectuels, invités à s'exprimer dans le quotidien Le Monde depuis l'automne 1991, des philosophes, des historiens, des savants, des théologiens, s'efforcent de reconstruire un discours qui s'adresse à tous, un discours qui, dans ses différences, redonne un sens à l'existence individuelle et collective, un discours qui, par commodité, est organisé autour de trois thèmes : la philosophie, les sciences et les religions.

  • Issu du mouvement de résistance Combat, le journal de Pascal Pia et d'Albert Camus fut celui des intellectuels des années 50. Cinquante ans après les ordonnances de 1944 qui devaient favoriser le pluralisme de l'information, l'histoire de ce quotidien, mort faute de lecteurs et de ressources, est toujours d'actualité.

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