FeniXX réédition numérique (Balland)

  • La Grosse Francine dit : « On t'cherchait, la Mimi et moi on en a marre de t'voir tapiner chez nous, maintenant qu'la Gloria est crevée, faut plus faire chier. » Et la Mimi dit : « Tu vas r'tourner dans tes tasses, espèce de loque, t'es aussi déglingué qu'la Gloria. » Je m'accroche au comptoir de La Nuit, j'ai du mal à tenir debout. Je dis à la Grosse d'aller se faire foutre, j'essaye de lui balancer ma main sur la gueule, mes doigts se prennent dans sa perruque, je hurle de rire ; elle est chauve. Avec des gros nichons et des bottes de cow-boy. Elle se met à cogner en gueulant : « Sale crevard de pédé pourri, j'vais t'foutre ce déchet dehors ! Aide-moi, Mimi ! » Je suis allongé sur le trottoir, mon nez saigne, j'arrive pas à me relever, je vois des jambes. Un attroupement. Et puis la botte de Grosse Francine qui me pousse dans le caniveau « Sale enculé ! » Je gueule : « Bande de pouffiasses ! » Le reflet des néons sur le pavé mouillé. Je vois pas mon reflet dans le caniveau. D'un style incisif et cru qui deviendra la patte de D. Belloc, Néons éclaire les tôles mouillées des pissotières et l'asphalte de Pigalle. Néons est devenu un classique. "Éclatant, magnifique, comme toujours la vérité", (Marguerite Duras).

  • Que peut-on attendre de la psychanalyse ? Quelle est sa place aujourd'hui dans nos cultures ?... Vieilles questions qui sont ici renouvelées à partir d'autres un peu plus vives : de quoi les sectes « psys » sont-elles le symptôme ? Quel rapport entre leur discours et le discours religieux ? Que signifie ce double mouvement où chacun s'approprie l'« idée psy », sous mille formes, cependant que les groupes « psys » se cramponnent à un ressassement dépressif ? Le livre de Sibony révèle que la « psy » est elle-même en analyse avec le monde où elle s'expose. Une analyse rigoureuse, qu'elle ignore, et qui permet de la situer, de la respecter aussi comme on respecte tout symptôme ; et de nous éclairer sur les replis de nos modes d'être. Cette démonstration, écrite sans haine ni complaisance, s'inspire d'une pratique vivante et d'un certain appel du large et de l'air libre.

  • Aujourd'hui, trouver une place dans la société passe obligatoirement par une scolarité réussie. Ce qui ne veut pas dire être le « premier de la classe » mais faire le bon choix au moment opportun vers une des multiples voies qu'offre le système scolaire. Ce livre constitue l'outil indispensable aux parents et aux enfants confrontés à la grande aventure de la scolarité. Ouvrage d'information, de conseils, il répond à toutes les questions que pose le parcours de l'élève depuis la maternelle jusqu'à l'après-bac. Tous les obstacles à franchir, les pièges à déjouer, les filières et les adresses à connaître y sont inventoriés.

  • Aujourd'hui diplomate au Proche-Orient, Marcel Laugel, né en Algérie, a accompli presque toute sa carrière dans les pays d'Islam. Il l'avait commencée à la fin du temps colonial, comme militaire, dans cette partie du Sahara atlantique alors administrée par les Français sous le nom de Mauritanie, entre Maroc et Sénégal. De ses années passées chez les nomades maures, insaisissables « fils des nuages », Marcel Laugel a rapporté Le roman du Sahara. Là, entre les grandes dunes faussement vides et la barrière océanique, se noue la tragédie de l'honneur tribal pathétiquement affronté aux mornes impératifs de l'Occident ; un drame symbolisé par le refus du « burnous rouge », vêtement honorifique offert par la France aux chefs réguibats, maîtres du désert. Des frustes Bédouins coursant la pluie avec dromadaires et moutons sous le regard ambivalent des « officiers des Affaires indigènes » jusqu'aux palais sultaniens de l'Empire chérifien, l'auteur nous offre la vision originale et personnelle d'une époque et d'une contrée méconnues.

  • Ils ont entre 18 et 25 ans. Ils vont au lycée, à la fac, ils sont en stage, font des petits boulots ou recherchent un emploi... Ils s'appellent Hélène et Laurent, Mathilde et Christophe, Charlotte et Martin... Au lycée, dans la rue, à la maison ou au cinéma, ils sont tout le temps ensemble. Vivre à deux aujourd'hui, qu'est-ce que cela signifie pour les grands adolescents, les jeunes adultes et leurs parents ? - Quitter la maison, l'autorité, le confort, la sécurité financière ? - Vivre l'amour, la tendresse, la liberté, la sexualité ? - Pourquoi les parents sont-ils si inquiets, si peu sûrs d'eux alors que, très tôt, ils ont confié à leurs enfants des responsabilités importantes ? - Aider ses enfants veut-il dire, pour autant, tout accepter au risque de mettre en danger l'équilibre de son propre couple ? En s'efforçant, de respecter le point de vue de chacun, Marie-Françoise Padioleau aborde et analyse toutes les embûches que ce nouveau phénomène de société soulève, alors que les valeurs morales ne sont plus des références, que les interdits tombent. Sans oublier de répondre aux questions pratiques et matérielles. Ce livre offre une double lecture. Il élabore un dialogue dans lequel parents et enfants trouvent, chacun, leur part de bonheur. Dans la vérité et le respect de l'autre.

  • « Tous ces oiseaux hardis qui s'envolent vers des espaces lointains, toujours plus lointains - il viendra certainement un moment où ils ne pourront aller plus loin, où ils se percheront sur un mât ou sur quelque aride récif - bien heureux encore de trouver ce misérable asile ! [...] Il en sera ainsi de toi et de moi ! Mais qu'importe de toi et de moi ! D'autres oiseaux voleront plus loin ! » (Nietzsche) Conquérants et voyageurs, écrivains et poètes, peintres et philosophes ont souvent eu la tentation de se confronter à l'ailleurs. L'île fut alors un territoire de prédilection où le songe d'une société plus juste allait s'associer aux multiples enchantements et rêveries de l'esprit. De Thomas More, père de l'utopie, au Roi Soleil, jusqu'aux rivages de la modernité, chacun y célébra ses fantasmes et y découvrit parfois ses peurs les plus secrètes. Dans ce paysage où la littérature comme la peinture déposèrent une grande part de leurs espérances, la Polynésie joua un rôle fondamental en amplifiant le désir d'un lieu qui puisse contenir la multiplicité du génie humain. Depuis sa découverte au XVIIIe siècle, cette terre lointaine apparut comme une substitution au paradis perdu. Les promesses du bonheur y fleurirent sous différents langages, ceux de Henry Adams, Gauguin, Segalen, Matisse... Riccardo Pineri suit à la trace ces hommes et quelques autres qui eurent le désir de voir la vie changer en accostant ces îles lointaines. Entre l'île et l'oeuvre, une longue complicité s'est établie faite à la fois d'étrangeté et de familiarité. Plus qu'une quête du lieu paradisiaque, ce livre est un essai sur l'invention et l'utopie nécessaires au renouvellement de l'aventure et de l'imaginaire humains.

  • Perdu dans la montagne, non loin de la frontière espagnole, un village. La plus solitaire des maisons, le mas des Oubells, sombre bâtisse cachée au fond des bois, ferme au passant le regard de ses fenêtres. La nuit, derrière cette face aveugle, des cris s'élèvent qui émeuvent la forêt. Le Chouline, propriétaire du mas, est cependant populaire dans le canton. Il plaît à tous, il fait peur aussi et nul n'oserait percer le mystère des Oubells. La femme, la fille et le petit-fils de Chouline ne se décideraient pas, victimes terrorisées, à se plaindre. Il faut que le destin, amenant jusqu'au village des étrangers singuliers, Lucien Grégoire et Hernandez, suscite une justice qui n'a pas besoin de tribunaux...

  • « Il s'installe sur le palier, encerclé par les chaussures à réparer. Les rides se perdent sur son visage, il garde les yeux baissés. Ses mains sont longues et larges, elles bougent toutes seules, on voit les veines sombres qui serpentent sous sa peau. Il serre le cuir ruisselant contre son tablier, en amoureux, et lui coupe la gorge en même temps. Son couteau aiguisé fait dans la matière un bruit mat, attirant. D'une petite boîte ronde, il prend une petite poignée de clous qu'il met dans sa bouche, des clous à têtes rondes et plates qu'il avale. Il se laisse conduire comme les aveugles par le toucher. L'une de ses mains lève le marteau, l'autre exécute un rapide aller-retour. Un clou est apparu dans un pli de sa lèvre, il est passé entre ses doigts, frappé d'un coup unique, enfoncé dans la profondeur du cuir. Un autre suit aussitôt. Maman sort sur le palier et me prend par le bras. - Ne reste pas là. C'est un Palestinien. Une ombre passe dans son regard, je suis sur la piste. Ce cordonnier sans yeux fait partie de la nébuleuse dont il faut avoir peur. Je tiens une fraction du mystère, je ne le lâcherai pas. »

  • Longtemps. je me suis posé des questions sur mon goût pour les piques à l'égard des gays. Haine de soi ? Qui aime bien châtie bien ? Snobisme ? Vengeance ? En fait, le besoin de reconnaissance sociale exprimé par la soi-disant « communauté gay » m'angoisse tout autant que ses codes, et son adhésion, pour ne pas dire sa fascination, envers le consumérisme le plus clinquant. Mon expérience dans la communauté a été bien plus oppressante que celles vécues ailleurs. Peut-être est-ce dû au fait que je cherchais à tout prix à me trouver enfin un port d'attache, de peur panique, de partir à la dérive, pour de bon. Mais, pour arrimer ma barque tant bien que mal, j'ai dû faire tellement de concessions... That joke isn't funny anymore. Ce livre, s'il n'intéresse personne, aura au moins eu pour moi un effet bénéfique : je ne tiens plus à vivre dans l'ennui, médiocre, ad lib. Je vais apprendre à dire : « NON ». Moche, vide, folle paumée et morte. Mais seul, et débarrassé de toutes ces « I will surviveries ». Enfin seul. Un déviant.

  • Depuis des siècles de civilisation chrétienne, l'homosexualité relève du "péché muet" on ne brûlait pas seulement les condamnés, mais les pièces du procès. Aujourd'hui encore elle est tenue pour perversion, maladie ou "bizarrerie" par les "normaux". Mais comment se fait-il que cette perversion ait été pratiquée dans tout le monde antique et même parfois honorée, érigée en règle de morale ? La biologie, l'histoire, la psychanalyse ont tenté des explications diverses. Chacune est intéressante ; aucune ne satisfait. Au prix d'un long travail qui passe de l'enquête journalistique à la documentation de l'érudit, Françoise d'Eaubonne propose une réponse originale.

  • Six mois après son élection, Georges Pompidou se voit placé devant un nouveau problème qui débute par un drame personnel. Désireux d'alerter l'opinion mondiale et d'attirer définitivement l'attention sur ses revendications, le Front de Libération de la Bretagne décide l'enlèvement de madame Georges Pompidou... L'indépendance peut-elle s'acquérir à ce prix ? Les Bretons pourront-ils obtenir le soutien de l'Europe et plus particulièrement des pays celtes ? La bombe atomique sera-t-elle enfin le seul argument qui puisse bouleverser, de façon tout à fait imprévue, l'avenir même de la Bretagne ?

  • Suite de vignettes douces et acides, Des Jules et des Julies traite de l'impossible défi de la vie à deux. Que l'on partage le même lit et la même salle de bains, la même banquette de métro, ou que l'on travaille de part et d'autre d'un même bureau, on ne voit jamais de l'autre que ses travers. Et personne n'en dit rien. Christiane Boisgelot ose transgresser la conspiration du silence qui entoure le quotidien de la vie de couple et s'aventure sur un terrain miné. Elle dit tout. Avec beaucoup d'humour et beaucoup de tendresse quand même.

  • Ce jour-là, Paris avait été témoin de choses absolument incroyables... Partout, sur les murs des édifices publics, des ministères, des théâtres nationaux, avaient surgi d'immenses croix de Lorraine peintes en rouge. Le président de la République était à l'Élysée, le général à Colombey... Charles de Gaulle décida de réduire les distances. On confirma son arrivée avenue de Breteuil. Tout le monde sentit bien qu'il s'agissait de la dernière phase du « processus »...

  • Ce livre raconte l'histoire de l'anarchisme en Espagne. Alors que dans tous les autres pays européens, - à l'exception peut-être de l'Italie - l'anarchisme se présente comme une théorie, voire une « utopie », en Espagne il prend rang parmi les forces politiques essentielles. On sait le rôle joué par le milieu anarchiste dans les premiers mois de la guerre d'Espagne. Mais ce que l'on néglige, à l'ordinaire, c'est que la flambée libertaire de 1936 ne fut ni spontanée ni imprévisible. Elle avait été précédée de soixante-quinze années durant lesquelles la prédication anarchiste avait profondément modelé le visage politique de l'Espagne. Cette longue effervescence aide à interpréter toute l'histoire récente de ce pays. Mais au-delà de ce cas singulier, elle pose d'autres questions. Elle nous enseigne qu'une fois, au moins, dans l'histoire des hommes, l'anarchisme a su exprimer en figures concrètes les théories de Bakounine ou de Proudhon. Ainsi à décrire les heures de l'aventure libertaire espagnole, c'est aussi à une méditation sur les relations entre la liberté et l'état, entre l'idée et le réel que cet ouvrage est naturellement conduit.

  • Elles sont universitaires, journalistes, banquières, et manient avec vivacité les idées et la répartie. Elles ne vivent pas forcément cloîtrées, mais ont toutes choisi de revêtir le voile de l'islamisme militant, sous quelque forme qu'il adopte, selon les régions ou la tradition. Hinde Taarji a enquêté pendant de longs mois à travers plusieurs pays d'Islam : Egypte, Emirats Arabes Unis, Koweit, Turquie, Liban, Algérie, pour saisir les raisons d'un choix et nous éclairer sur un phénomène qui prend de plus en plus d'ampleur. Elle a rencontré des centaines d'interlocutrices - et d'interlocuteurs - et en a rapporté autant de témoignages sur ces femmes vivant dans l'ombre de la cité du Prophète. Egyptiennes, Algériennes ou Libanaises, souveraines dans le secret de leurs demeures, elles ont accepté pour une fois de se dévoiler, évoquant les images qu'elles projettent dans l'imaginaire et les fantasmes de sociétés désorientées. Omniprésentes à l'esprit d'hommes déchirés entre un islam idéal, quelque peu mythique, préservé des contingences de l'Histoire, et une modernité qu'ils contemplent, fascinés et dédaigneux à la fois, ces femmes apparaissent comme la part cachée d'une société en pleine recomposition. Les voilées de l'Islam est une enquête révélatrice des ambiguïtés, des outrances et aussi des espérances de l'Islam contemporain.

  • La presse Française a parlé, avec discrétion, de la Foire du Sexe qui s'est tenue à Copenhague en octobre 1969. Avec discrétion et sans objectivité. À moins d'appeler objectifs des comptes rendus qui développaient sur cet événement toutes sortes de points de vue sociologiques, moraux, voire politiques, évitant ainsi de parler de la chose même.

  • Nana, n.f. Fam. : Personnage caricatural, sous-produit éphémère et périssable de la société de consommation qui s'est récemment substitué à la femme sur le théâtre de l'actualité. Responsable et victime tout ensemble de la perversion des modes et des moeurs. Existe sur le marché en plusieurs modèles à l'état neuf ou d'occasion. Réussit le prodige, dans le cours de ses métamorphoses, de provoquer le désir de l'homme, puis sa dérision. Synonyme de grenouille, greluche, crevette, etc.

  • Un jour, à Colombey-les-Deux-Églises, un aveugle recouvra la vue en touchant son képi. Dans les mois qui suivirent, on constata d'étranges phénomènes propres à troubler les plus sceptiques. Bientôt il fut impossible au Vatican de ne pas se rendre à l'évidence : ce diable d'homme voulait devenir un saint... Il fut donc convenu d'ouvrir le procès en canonisation de Charles de Gaulle. Mais une telle bataille ne se gagne pas par l'enthousiasme populaire. Les saints ne sont pas désignés par référendum. Jacques Kermoal a suivi pour vous ce procès, avec tout le brio qu'on lui connaît.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Sous la forme du pamphlet et en faisant appel à sa mémoire et à son expérience, Roger Ascot trace le portrait des années Mitterrand qui virent la disparition d'une certaine éthique de gauche, l'avènement du culte du héros et la renaissance des idéologies d'inspiration religieuse. Le XXe siècle s'achèvera-t-il en brûlant ce que jadis il avait adoré ? Le tableau pourrait être noir, il est virulent. Roger Ascot s'en prend aux politiques de tous bords, enfants naturels de l'ENA et de l'ambition personnelle, qui ont remplacé l'idéal républicain par le plan de carrière. Il fustige toutes les formes d'intolérance qui tiennent finalement l'homme pour une quantité négligeable. Pour apaiser sa colère, l'auteur nous montre à travers quelques cas précis que l'indifférence n'atteint pas l'ensemble du tissu social. Si aujourd'hui les malins mènent le monde, les fous en sont-ils l'espérance ? Roger Ascot est l'auteur de plusieurs romans et a été rédacteur en chef de L'Arche.

  • Pourquoi les rois en exil, dépossédés du pouvoir et de la fortune, continuent-ils à exercer une telle fascination sur leurs sujets d'hier et sur nos âmes nostalgiques ? En retrouvant l'histoire de leur règne, en les suivant sur les chemins de l'exil, Stéphane Bern a voulu dénouer les fils du passé qui font de ces rois sans royaume des figures symboliques. L'exemple de Juan Carlos semble aujourd'hui donner raison à leur ténacité, celle de croire toujours et encore qu'ils retrouveront demain leur trône. L'idée pourrait paraître farfelue si les Roumains, les Bulgares, les Albanais, les Yougoslaves et mêmes les Russes ne cherchaient maintenant en leur ancien souverain un arbitre et un fédérateur. S. Bern n'a pas voulu rendre un plat hommage à dix rois déchus, dont le destin malheureux ferait pleurer dans les chaumières ; ils ont l'étoffe des rois. Mais vérité dit critique, aussi les portraits sont-ils tour à tour sévères, amusants, tendres, même si à travers eux perce le secret espoir que l'Histoire leur rendra justice.

  • Kathleen Ferrier (1912-1953) est une des plus émouvantes figures d'artiste de ce siècle : son existence brisée par la maladie, sa voix de contralto unique, ses interprétations de Bach, Hændel, Brahms, ou Mahler l'ont fait accéder au rang de légende. Benoît Mailliet Le Penven interroge ses enregistrements pour découvrir, derrière la légende, la vérité profonde d'une femme, révélée par son chant. Cet ouvrage n'est donc ni une biographie, ni un essai d'analyse musicale : une écriture y est à l'oeuvre, qui cherche à exprimer la beauté singulière de la voix de Kathleen Ferrier. Or c'est à un véritable cheminement spirituel que nous convie cette voix si puissamment charnelle. "Ecouter Kathleen Ferrier n'est pas un acte sans conséquences, c'est une expérience esthétique ou mystique - les deux adjectifs ayant ici très précisément la même signification."

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

empty