FeniXX réédition numérique (Economica)

  • Depuis près de quarante ans la culture politique française est envahie par un cliché idéologique sur la démocratie qui altère Littéralement la vie politique intérieure et qui fausse même la vision des rapports internationaux. Le clivage manichéen « capitalisme/socialisme » est devenu la référence obligée du débat politique cristallisant ainsi les oppositions idéologiques et paralysant la dynamique du changement social. Les manuels scolaires et universitaires contribuent à perpétuer cette vision dualiste du monde en présentant la coupure entre l'Est et l'Ouest sur le plan international et l'opposition interne gauche socialiste contre droite capitaliste comme la clef fondamentale de l'histoire du monde contemporain. Ainsi la place décisive de la démocratie pluraliste comme facteur et comme critère de la liberté politique dans cette évolution est occultée sinon niée. Cependant si le socialisme n'est réalisé dans aucun des États qui prétendent incarner le marxisme-léninisme et si, par ailleurs, les systèmes occidentaux ne peuvent pas se réduire à la structure capitaliste de leur économie, il faut bien convenir que l'image du monde partagé entre socialisme et capitalisme ne correspond pas à la réalité des faits. Tous les articles rassemblés ici ont en commun le souci de refuser ce manichéisme fataliste en s'efforçant d'analyser les structures et les conditions véritables du pluralisme démocratique là où il existe concrètement. La démocratie pluraliste apparaît pour ce qu'elle est, non pas un idéal mythique sans cesse rejeté dans un avenir imaginaire mais une méthode réaliste et une pratique effective radicalement irréductible à l'opposition « essentialiste » du capitalisme et du socialisme.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

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  • L'État existe aux États-Unis, mais il est vécu comme moins pesant qu'en d'autres lieux. Les pouvoirs publics sont fragmentés et ne détiennent chacun qu'une parcelle d'autorité, ce qui donne l'illusion de la légèreté. Additionnés, ils finissent par faire un tout fort lourd, peut-être plus qu'ailleurs. Et puis l'État existe autrement aux États-Unis : il ne se substitue pas au marché, mais l'encadre ; il n'est pas producteur, mais tuteur. L'État américain, dans sa réalité et dans sa totalité, est exemplaire : pour les libéraux, parce qu'il est ; pour les colbertistes, parce qu'il est autre.

  • Depuis la fin de la guerre froide, les grandes puissances ont essayé d'instaurer un nouvel ordre international, auquel la crise du Golfe a servi de banc d'essai. Ce livre explique comment et pourquoi ce nouvel ordre est devenu un enjeu de la crise.

  • L'apparition sur la scène internationale des nouveaux États issus de la décolonisation a contribué à actualiser les débats qui, dès le XIXe siècle, avaient accompagné l'élaboration d'une sociologie du changement, puis du développement politique. Teintée d'ethnocentrisme, très marquée par le mythe du progrès continu et par les postulats de l'organicisme, la théorie politique classique a très généralement échoué dans sa tentative de rendre compte de la formation des divers systèmes politiques modernes et surtout des profondes différences qui les séparent les uns des autres. Le dépassement de cette théorie engage l'analyse politique contemporaine à choisir entre deux directions possibles : soit l'élaboration de modèles moins ambitieux, mais de portée plus universelle, favorisant un renouvellement de la méthode comparative ; soit un retour vers l'Histoire, consacrant de façon peut-être définitive le caractère irréductible des trajectoires de développement suivies par chaque société. À travers l'étude des différentes constructions théoriques qui ont marqué ces vingt dernières années, on retrouve un ensemble de problèmes qui sont au centre de la réflexion politique : l'organisation politique des sociétés qui ont récemment accédé à l'indépendance, mais aussi le développement de l'État occidental, l'illusion de son universalité, et les critères qui ont accompagné son « exportation » hors des systèmes sociaux qui l'avaient autrefois conçu.

  • Le processus de la modernisation politique qui a son origine en Europe aboutit à la constitution de l'État-nation et du régime démocratique. Cet ouvrage trace l'histoire de la formation des États-nations et de l'intégration de la population dans les systèmes politiques des démocraties occidentales. À partir de l'héritage historique spécifique de chaque pays il décrit et analyse la diversité des institutions et du fonctionnement actuel d'un certain nombre de démocraties modèles notamment l'Allemagne le États-Unis, la France, la Grande-Bretagne l'Italie les pays scandinaves. Tout en se référant aux théories des grands maîtres de la politique comparée, l'auteur présente une synthèse personnelle qui offre un nouveau regard sur les systèmes politiques des pays démocratiques de l'Occident.

  • Nous étions accoutumés, depuis plus d'un demi-siècle, à la colonisation du social par le politique. Ce volume, dernier élément d'une réflexion sur la science politique, tente d'identifier quelques aspects de cette rébellion du social qui caractérise, selon l'auteur, les dernières décennies.

  • La pratique démocratique y trouve, comme ailleurs, ses erreurs et ses faiblesses, mais l'expérience suisse vaut un voyage en profondeur d'observateurs attentifs.

  • L'utilisation des ordinateurs se traduira-t-elle par un aménagement, un renforcement ou une transformation du système politique et social actuel ? Selon quelles modalités ? Au profit de qui ? Notre droit à la vie privée, nos principales libertés collectives peuvent-elles être menacées ? L'avenir social est-il conditionné par l'informatisation ? Quel contrôle est-il possible d'organiser ? Questions actuelles, importantes, lancinantes trop souvent envisagées séparément et sous l'emprise de la fascination ou de préoccupations opérationnelles à court terme. À partir d'une approche sociopolitique du phénomène informatique centrée sur les notions de Pouvoir et de Libertés publiques, le présent ouvrage reprend ces différents problèmes en les resituant dans un cadre de réflexion qui les rend pertinents à l'analyse. Analyse serrée et rigoureuse dans le champ des représentations sociales, des pratiques administratives, des politiques gouvernementales. À une époque où tous les secteurs d'activité sont concernés par l'informatisation, cet ouvrage en appréhendant les diverses questions au travers de la question des libertés, offre un point de vue privilégié sur la globalité des enjeux sociaux du phénomène. Ni consolant, ni polémique, il représente selon son préfacier, J. Ellul, un effort pour sortir des fausses peurs et des fausses espérances et, hors des préjugés et des exaltations, un essai de lecture du réel que l'informatique construit.

  • Le Maghreb est à la fois une réalité géographique et historique. Du point de vue géographique, c'est l'Occident du monde arabe, de la Cyrénaïque à l'Atlantique. Du point de vue historique, c'est un destin plutôt tourmenté mais qui à travers les siècles est largement partagé. Dans le temps comme dans l'espace, il y a continuité. Le Grand Maghreb est quant à lui une idée, et une idée ancienne. Mais c'est de plus en plus un thème porteur. À l'approche du XXIe siècle, les peuples ont besoin d'identifications valorisantes. Ils aspirent à de multiples solidarités élargies, mais bien définies les unes par rapport aux autres. Le Grand Maghreb est un concept politique utilisé, ou plus exactement revendiqué, par les Maghrébins lorsqu'ils affirment leur spécificité face au Machrek, l'Orient du monde arabe, un monde arabe auquel ils entendent aussi appartenir à part entière. L'un des mérites principaux du présent ouvrage est de dépasser les turbulences de la conjoncture pour tenter de dégager quelques-unes des constantes socio-politiques qui marquent les pays qui se réclament du Grand Maghreb. Des auteurs maghrébins et français tentent pour nous de mesurer les difficultés accumulées parfois artificiellement par les États pour une entreprise commune dont rien ne permet vraiment de dire qu'elle se fera, mais que rien n'interdit de réaliser tant sont nombreuses les potentialités d'intégration.

  • Le système politique est peu connu et pourtant il s'agit d'un système très original auquel cet ouvrage introduit tous ceux et celles qui aimeraient en savoir plus. Dans un premier temps, ce livre décrit les institutions fondamentales - la neutralité, le fédéralisme et la démocratie directe. Puis, ces institutions constituant le cadre des structures et des processus, il expose en détail le système de gouvernement, les systèmes de partis politiques et des associations d'intérêts, les configurations de pouvoir existant dans le noyau informel ainsi que les défis lancés aux autorités par les mouvements sociaux. La troisième partie situe la politique suisse dans le contexte de deux théories de la politique comparée - la théorie consociationelle et la théorie du néo-corporatisme. Chaque chapitre fait le point de l'état actuel des recherches empiriques sur la matière en question et se termine par une discussion de certains aspects importants pour le développement du système politique suisse dans les années à venir.

  • La Ve République a vingt ans que l'on croyait jusque-là lié à un homme s'enracine progressivement. La Ve République, c'était avec le Général de Gaulle un visage. Avec Georges Pompidou, c'est une institution. Du régime présidentiel, le Chef de l'État tire son autorité du suffrage populaire, du régime parlementaire, il bénéficie de l'appui constant de la coalition majoritaire. Amorcé en 1962 dans la vie politique française, le présidentialisme prend, à partir de 1969, tout son essor. Cependant la terminologie revêt, depuis peu, l'allure d'une bataille doctrinale. Accepté par les uns, récusé par les autres, le présidentialisme évoque dans les esprits une déformation du schéma présidentiel américain qui semble être le lot inévitable des pays du tiers monde. Le vocable est entaché d'une coloration préjorative peu flatteuse pour une démocratie. Pourtant, le mandat de Georges Pompidou montre que le présidentialisme est voué à la cohérence, ce qui lui confère, à côté des concepts traditionnels, droit de cité dans la typologie moderne. Désormais, le présidentialisme ne saurait faire totalement illusion depuis que l'expression est utilisée dans le langage politique du Chef de l'État et celui de l'opposition. Ce ne sera pas le moindre de cet essai que de réconcilier le présidentialisme avec une conception plus conforme à l'idée que l'on se fait de la démocratie.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

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  • La politique sociale moderne remonte au début du XIXe siècle, du moins l'idée dynamique qui l'inspire, dont on retrouve une remarquable formulation, dès 1819, sous la plume de Sismondi. Les réalisations sociales d'abord rares et tributaires de circonstances politiques et économiques indépendantes d'une intention typiquement sociale, vont peu à peu constituer dans certains pays, dès la fin du XIXe siècle, un ensemble de dispositions juridiques et de pratiques effectives assez impressionnant. Entre les deux guerres, les idéologies triomphantes prennent un caractère social très marqué, mais ce n'est qu'au lendemain de la Seconde guerre mondiale que la politique sociale revêt dans les pays industrialisés une importance centrale. En une génération (1950-1980), le développement de la politique sociale dans les sociétés industrielles a pris une ampleur prodigieuse dont la crise économique, déclenchée dans les années 1970, n'a fait que ralentir le rythme d'expansion sans la remettre en cause. On trouvera dans cet ouvrage une exposition assez détaillée de ce phénomène socio politique majeur de notre temps, concernant tant les acteurs que les idéologies et les réalisations de politique sociale dans les principaux pays industriels de 1800 à nos jours.

  • Qui oserait n'être pas démocrate ? Mais qui soutiendrait que la démocratie est un mode de gouvernement efficace, rationnel et satisfaisant ? Plus le credo démocratique s'étend, en se diluant au point d'en perdre tout sens cohérent, plus le gouvernement démocratique paraît un artifice de plus en plus risqué. La démocratie va-t-elle tuer la démocratie ? Au-delà des solutions imaginées par les hommes pour triompher de ce paradoxe, cet ouvrage ne cache pas ses partis pris démocratiques. Ses auteurs ne rougissent pas de mêler réflexion philosophique, engagements pratiques et analyses de sciences sociales. Ils ne proposent pas la solution, mais en écartent quelques-unes et suggèrent des démarches et des questions. Ils n'ont pas de cure miracle pour guérir de la « maladie », ils avancent seulement des diagnostics et, surtout, s'efforcent de ne pas tuer le patient.

  • La démocratie chrétienne est représentée en République Fédérale Allemande par l'Union chrétienne-démocrate (C.D.U.). Ce livre retrace les origines lointaines, la genèse et le rôle de la C.D.U. lors de la formation de la RFA, pendant la période peu connue qui s'étend de 1945 à 1949, avant d'analyser son attitude face aux grands événements internationaux dirigèrent la politique allemande jusqu'en 1969. Sous W. Brandt et H. Schmidt, la C.D.U. prit position avec fermeté sur l'Ostpolitik pratiquée par la coalition sociale-libérale, car elle équivalait pour elle à une reconnaissance de la RDA. Après être restée treize ans dans l'opposition, la C.D.U. revint au pouvoir avec l'actuel Chancelier H. Kohl, en octobre 1982. Avec l'histoire de la C.D.U., c'est celle du redressement spectaculaire d'un pays plongé dans le chaos par la dictature nationale-socialiste et par la guerre qui est étudiée, en même temps qu'est évoqué le rôle d'une pensée politique d'inspiration à la fois libérale et chrétienne qui en est la source.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Inventaire et typologie des acteurs internationaux. Un chapitre est consacré aux nouveaux venus, notamment les organisations internationales non gouvernementales.

  • Le point sur l'institution présidentielle de chaque côté de l'Atlantique. Examen par thèmes : le choix du Président, le Président et les partis politiques, les moyens d'action du Président, la nature du régime...

  • Questions actuelles concernant les transferts de technologie, les différents aspects de la compétition Europe/Etats-Unis/Asie de l'Est, l'aide des Etats du Nord aux Etats du Sud.

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