FeniXX réédition numérique (Fleurus)

  • Les écoles doivent faire attention à elles-mêmes car tout change autour d'elles si rapidement qu'en dépit de leur bonne volonté elles sont constamment menacées de sénescence et d'inadaptation. Mais il est non moins important de faire attention aux écoles car les fruits qu'elles produisent ne sont pas toujours ceux que nous en attendons. Elles font fi, souvent contre leur gré, mais très réellement cependant, de l'égalité des chances et leur pratique quotidienne dément les discours vertueux qu'elles tiennent officiellement. Face à ce titre au sens ambigu « attention ! écoles » quelle sera l'attitude des enseignants ? Et pourquoi, tout d'abord se fait-on enseignant ? Que révèle et que cache ce projet de vouloir éduquer autrui ? Si l'on tenait cette réponse, les problèmes ci-dessus évoqués deviendraient eux-mêmes plus clairs. Les auteurs des différentes contributions qui composent cet ouvrage ont tous écrit leur texte à l'intention de la revue Orientations qui depuis une dizaine d'années s'est précisément constamment préoccupée des nouveaux rapports à instaurer entre l'éducation et la société.

  • Une mission. Une fonction. Une technique. Un jeu de relations et de séductions, de pouvoirs et de dépendances. Mais d'abord un métier. Quinze millions de clients ; un million de vendeurs. Qui sont-ils ? Comment investissent-ils leur tâche ? Comment vivent-ils leur imaginaire ? Premier constat. Et corollaire : puisque ce sont les vendeurs de l'enseignement catholique qui sont ici majoritaires, sont-ils vraiment différents des vendeurs de l'enseignement public ? Ceci n'est pas une thèse, ni un essai, ni un vade-mecum. C'est un dossier. C'est-à-dire qu'on peut y appuyer son dos. Bref, un inventaire des certitudes plus deux ou trois scénarios. Ils sont venus nombreux au rendez-vous : les historiens (Paul Gerbod, Serge Chassagne), les sociologues et psychologues (Bernard Benattar, Patrick Tapernoux), les responsables d'institutions de formation (Jean Furri, Jean-Paul Roosen) ou d'enseignement (Yves Brunel, Alain Dumont), les chercheurs surtout (Daniel Robin, Anne-Marie Laulan), particulièrement ceux qui opèrent dans les nouvelles technologies (Geneviève Jacquinot, Thérèse Van de Wiele, Bernard Dubreuil). Et, bien entendu, les enseignants. En tout cas, 300 d'entre eux qui témoignent, affirment, revendiquent. Mais aussi un psychanalyste (Gabriel Balbo), un sémiologue (Jean-Paul Gourevitch), un moraliste (André de Peretti), un théologien (Georges Kowalski), un militant (Jacques George). Et des formateurs, des universitaires, des responsables de chantier. Et encore François Lebouteux (chargé de mission des TUC), Hélène Ahrweiler (recteur de l'académie de Paris), Nicole Fontaine (député au Parlement européen), plus treize autres contributions. 34 contributions c'est trop pour définir une ligne mais tout juste assez quand il s'agit de la tracer. Le métier d'enseignant n'est pas un métier comme les autres. Il s'agit de retrouver une identité, de renégocier ses compétences, de se délimiter un territoire. Là où n'existent que des relevés de cote et des empreintes, immédiatement recouvertes par tous ceux qui suivent en regardant les pieds de leurs voisins. Banzaï !

  • Il y a trois ans, paraissait « Les parents symboliques ». Ce livre présentait les aspects pratiques et théoriques d'une famille d'accueil où vivent 14 enfants, ceux du couple qui l'anime et ceux qui lui sont confiés par les services de l'Aide Sociale à l'Enfance. Aujourd'hui, le présent ouvrage fait entendre des enfants carencés. Il leur donne la parole en écoutant leur langage si particulier : celui des mots et celui du comportement. Tony, Bob, Stan, Benjamin, Geoffroy, Laure et quelques autres sont là qui « parlent ». Ils écrivent en tenant la main de l'auteur, sur la carence, bien sûr, la violence, l'abandon, la famille... et l'adoption. Ce livre voudrait toucher un plus large public ouvert aux difficultés des « enfants de la DASS », ému par leurs souffrances à l'occasion de quelques grandes émissions de télévision qui ne disent pas tout. Il s'adresse fraternellement aux familles d'accueil et aux éducateurs de groupe qui partagent la vie des enfants carencés affectifs.

  • Dès l'entrée à la crèche, le groupe de camarades vient remplir auprès de la plupart des enfants une fonction de socialisation nouvelle distincte de l'action familiale. La connaissance des relations entre enfants, de leur transformation au cours du développement, comme de la vie des groupes de camarades, constitue un enjeu essentiel pour les éducateurs comme pour les chercheurs. Alors que des recherches extrêmement nombreuses et diverses sont menées en Amérique du Nord et en Europe sur ces questions, le présent ouvrage est le premier à tenter de proposer au lecteur francophone, parent, enseignant, éducateur, psychologue ou chercheur, un panorama problématisé des recherches et expériences en cours. Chercheurs et intervenants français, québécois et britanniques (liste des auteurs, pages 5 à 7) ont été invités à faire le point des connaissances fondamentales et des interrogations actuelles. Ils ont ensuite examiné les possibilités de réappropriation de ces connaissances dans l'action éducative en particulier en direction des jeunes en difficulté. Ce travail collectif original vient à point pour enrichir l'action des éducateurs et impulser la production de recherches nouvelles.

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