FeniXX réédition numérique (J. Bertoin)

  • L'auteur raconte ses rencontres avec des milliardaires : Athina Onassis, Quincy Jones, Edmond de Rotschild et d'autres richissimes personnalités.

  • Enfin le guide d'un écrivain qui n'a aucun sens de l'orientation ! Au plaisir des terrasses, de Lipp aux Deux-Magots du Flore au Bonaparte, la déambulation dans les rues, sur les places et parmi les livres se poursuit, immuable et changée. Saint-Germain-des-Prés est encore et toujours la capitale parisienne de la conversation. Lui-même bavard comme pas un, Salim Jay a glané les propos des natifs et de tous ceux qui choisissent de vivre, de rire, d'écrire ou de peindre à l'ombre du célèbre clocher. Plutôt que de se cantonner aux seules « figures légendaires », le promeneur attentif et amical s'attache aux personnages, parfois discrets, qui nous introduisent dans les coulisses « germanopratines » de naguère à demain.

  • « Dieu le veut. Ce cri n'a jamais cessé de se lever sur les berges de ce fleuve, comme ces trombes de poussière qui se dressent soudain dans la fournaise de midi et fondent, aveugles, vers l'horizon. C'est ici, au pied du bastion du Pélican, non loin du monastère Saint-Jean, que tout a commencé. » Aussi impétueux que l'actualité proche-orientale, sinueux telle l'histoire des trois religions monothéistes qui semblent avoir pris rendez-vous sur ses rives, le Jourdain, long de 360 kilomètres, est le miroir d'un monde biblique révolu mais toujours assez vivant pour expliquer les barbelés qui ornent ses berges. Caprice de la nature, le Jourdain achève son cours dans les bras de la Mer Morte, traçant la frontière entre deux pays en guerre. Entre deux peuples, chacun campé sur son territoire, qui s'abreuvent l'un et l'autre dans la mémoire troublée des eaux. Dans sa Chronique, l'auteur évoque aussi bien les guerriers de Josué que les récits des explorateurs du XIXe siècle ou ses propres souvenirs d'officier sur la ligne de démarcation.

  • Le samedi soir, seul en couple, en famille, on écoute le silence de la machine sociale stoppée jusqu'au surlendemain. Mais, pour autant, tous ne s'ennuient pas. C'est en effet ce soir-là que le temps n'est plus compté, que les passions s'allument et que l'on cultive son jardin secret. Odile Ambry est partie à la découverte d'une France multiple, parfois solitaire, parfois conviviale et chaleureuse. Sur les pas des amis d'autrefois, elle nous dépeint le tableau d'un pays en pleine mutation. Dans une passionnante enquête qui nous emmène de Strasbourg (sur le marbre des Dernières Nouvelles d'Alsace) à Toulouse (chez les lesbiennes du Bagdad Café), de Redon (le Fest-Noz) à Auxerre (le Club que vous savez...), en passant par les squatts de la capitale, l'auteur piste les noctambules de tout poil. Cassant l'image d'Épinal d'une France jacobine, ces tableaux impressionnistes du samedi soir n'ont rien d'une nature morte...

  • A partir de l'étude des archives judiciaires de Paris au XIXe siècle, l'auteur, magistrat, dessine la théorie paradoxale et souvent provocatrice du crime, comme réalité fondatrice de la ville.

  • Pour ceux de l'extérieur, avec une pointe de mépris, ils ont « les nouveaux ronds-de-cuir », immobiles, anonymes. Mais ils s'appellent Mumu, Paulo, François ou Emmanuel. Ils servent l'État, cloîtrés dans les règlements et les circulaires. Les uns se fabriquent un monde de rêve pour échapper au poids des dossiers et à l'amertume poisseuse de l'appareil paperassier. D'autres, Machiavel au petit pied, rampent vers leur seuil d'incompétence... L'auteur tend ici un miroir aux bureaucrates de tout poil. Il guide ses lecteurs dans les couloirs de forteresses aux murs recouverts de cartes postales, d'armoires et d'étagères, peuplées d'« agents » qui travaillent, aiment et souffrent, incarnant une France immobile qui fait de changer.

  • Qui a signé la réalisation de la révolution roumaine ? Qui a choisi les comédiens ? Et qui sont-ils, d'ailleurs ? Tudor Eliad suit, étape par étape, la fabrication d'un film qui mérite de prendre place parmi les chefs-d'oeuvre de l'histoire du cinéma. Fiction ou réalité ? Chacun jugera, mais tous apprécieront le professionnalisme, le talent et le cynisme des auteurs, les mêmes, peut-être, qui ont rendu possible la guerre du Golfe, le putsch de Moscou et tant d'autres superproductions destinées au petit et au grand écran.

  • « Le KGB est brutal, mais la Stasi est parfaite » avait-on coutume de dire au temps de la guerre froide à propos de la célèbre police politique est-allemande. La Stasi, abréviation de « Ministerium für Staatsicherheit » (Ministère de la sécurité d'État), a été l'organe de lutte contre l'ennemi extérieur et intérieur de la République Démocratique Allemande pendant quarante années de domination communiste. En 1989, dès la chute de mur de Berlin et l'écroulement du régime d'Erich Honecker, des foules en colère ont envahi les locaux de la police politique à Berlin. L'ouverture des archives - plusieurs centaines de kilomètres de dossiers soigneusement répertoriés - provoqua un véritable choc : cet « État ouvrier et paysan » qu'avaient voulu construire les communistes allemands revenus d'exil en 1945 s'était peu à peu transformé en un empire de mouchards. Les méthodes sophistiquées, le mode de recrutement des agents et la mise sous surveillance généralisée d'une population de 16 millions d'habitants sont décrits ici, à partir des archives récemment découvertes et d'entretiens que les auteurs ont réalisés avec les victimes et les agents de la Stasi, mettant notamment en lumière les liens de cette organisation avec le terrorisme international ainsi que les aspects politiques et psychologiques du « syndrome Stasi » sur une Allemagne enquête d'une nouvelle identité.

  • Cruel et barbare, le conflit yougoslave révèle les insuffisances de l'Europe. Confrontée à sa première véritable épreuve depuis l'écroulement du mur de Berlin, la Communauté européenne en général et le couple franco-allemand en particulier manifestent une réelle incapacité à réagir. Des hommes sans vertu sont parvenus à prendre les Douze dans leurs propres filets. Une poignée de seigneurs de guerre terrorise les observateurs dans Sarajevo soumise aux atrocités. L'Europe a fini par devenir un adjuvant de la haine, tandis que, pour les populations prises en otage par la guerre, elle joue de plus en plus le rôle d'un repoussoir. Faut-il se désengager de « la poudrière des Balkans » ? Doit-on laisser Belgrade poursuivre son rêve fou de Grande Serbie et dépecer la Bosnie, doit-on laisser un pays entier sombrer dans la libanisation et le sous-développement ? Au moment où le vieux continent s'apprête à entrer dans ce pari millénaire de l'union européenne, peut-il se permettre le luxe d'un échec, non seulement à ses frontières, mais en son coeur ? Cet essai, dont la passion n'entame pas la rigueur, abat les cartes d'un jeu sanglant.

  • Comment échapper à la justice et à la police, quand une cour d'assises vous a condamné à la réclusion perpétuelle pour un cambriolage commis sans violence et sans armes ? Comment cacher à tous - femme, enfants, amis collègues... - un passé encombrant et toujours susceptible de remonter à la surface ? Au prix de quels sacrifices ?

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