FeniXX réédition numérique (Séguier)

  • On pourrait croire que tout fut dit sur Simone de Beauvoir, Jean-Paul Sartre et le clan du Castor. Eh bien non. Hélène, qui toujours refusa d'écrire, nous livre enfin ses mémoires de soeur et de femme. C'est un autre regard qu'elle nous propose, plus intimiste, dépouillé de toute littérature, d'une tendre fidélité à celle qui fut l'admiration de sa vie, mais un regard qui n'exclut pas la lucidité. Libre de toute influence, féministe avant Simone, Hélène nous mène des ateliers de peinture des Montparnos de la folle époque au Portugal des années de guerre. De la Vienne du Troisième Homme, de la Hongrie martyre à la Yougoslavie de Tito, et encore du Maroc de la colonisation à l'Italie de la Renaissance, où son talent de peintre va s'imposer définitivement. Raconté avec un humour souvent émouvant, c'est le parcours insolite et passionnant d'une jeune fille et d'une femme en opposition à son époque et à son milieu grand bourgeois. C'est aussi l'histoire d'une vocation. C'est enfin un témoignage précieux sur l'esprit du siècle.

  • Un texte intimiste, sensible et plein de poésie qui a pour thème la séparation d'un couple liée à la mort d'un chat, Loulou. Les lieux sont aussi importants que l'histoire : Montmartre, le village de Roussillon, Florence. Ce livre tout de pudeur révèle le talent singulier de l'auteur pour suggérer à petites touches l'amour, la détresse, le drame du vieillissement... À travers Loulou, son confident de tous les instants. c'est à tous les amoureux des chats que s'adresse Henri Col pi.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Qui est Lancelot ? Élevé par la mystérieuse Dame du Lac, ancienne compagne de Merlin, il débarque un jour à la cour d'Arthur, le célèbre Roi de la Table Ronde, et tombe aussitôt amoureux fou de la reine Guenièvre. Commence alors pour lui la vie d'aventures qui est le lot de tous les chevaliers et qui va le mener au sommet de la gloire, et le faire sacrer « le meilleur chevalier du monde ». Pourtant son origine reste longtemps mystérieuse, il côtoie le monde d'Arthur et la Compagnie de la Table Ronde sans jamais s'y intégrer vraiment, son amour coupable pour Guenièvre l'empêche d'accéder au Graal. Et s'il n'était que l'instrument du destin ? Son existence même est l'incarnation d'une très grave faute commise jadis par Arthur, et, finalement, il sera la cause involontaire de la destruction du royaume. Voici l'histoire de cet étrange chevalier, telle que l'auteur l'a reconstituée à partir des romans et poèmes que les conteurs médiévaux ont laissés, et qui ne sont eux-mêmes que la mise en forme de très anciennes légendes tardivement christianisées. Dégagé de l'ensemble de la fresque arthurienne dont il n'est le plus souvent, dans les textes accessibles, qu'un élément, Lancelot prend ici toute sa dimension de chevalier solitaire dont la vulnérabilité se cache derrière de trop belles armures.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Lithographe de Marc Chagall pendant trente-cinq ans, Charles Sorlier nous offre à la fois une biographie de l'artiste et le témoignage d'un ami intime. L'auteur commente l'oeuvre multiple d'un artiste qui n'aura jamais cessé d'apprendre et de se renouveler. Charles Sorlier nous fait revivre les exils successifs de Chagall qui ponctuèrent les longues années pendant lesquelles il fut peu reconnu. Les pays traversés, les tragédies surmontées, les événements de l'histoire qui marquèrent son oeuvre. Au fil du récit, nous voyons Chagall évoluer parmi ceux qui sont ou deviendront les plus grands créateurs dans le domaine de la peinture mais aussi de la musique et de la littérature. Auteur d'oeuvres monumentales tels le plafond de l'Opéra de Paris, le musée Message Biblique de Nice, les tapisseries du Parlement de Jérusalem, il illustra également des textes littéraires : Daphnis et Chloé, la Bible, les Fables de La Fontaine, les Ames mortes.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • 16 contes souvent inspirés du folklore yiddish mais qui doivent beaucoup à l'imagination fertile de leur auteur.

  • Chacune des quarante cellules qui formaient l'abbaye du Val-Sans-Retour avait été restaurée, pour y accueillir les invités d'un colloque sur l'âme humaine, théologiens, philosophes, psychanalystes et autres spécialistes de la question. Tout semblait en place le soir de leur arrivée pour que dès le lendemain, dans ce lieu austère, situé au bout du monde, ils puissent confronter leurs idées. Mais voici que ce même soir l'organisateur du congrès, l'énigmatique président du « Cercle Métaphysique International », disparaît... Commence alors pour le journaliste narrateur venu rédiger les actes de ce colloque, une mystérieuse enquête fertile en rebondissements et autres surprises dont la moindre ne sera pas de lui apporter la réponse à la question dont débattent les congressistes.

  • La grande aventure de la communication offre le panorama le plus complet possible de ce qui est, à n'en pas douter, l'un des phénomènes les plus caractéristiques de notre fin de siècle : la communication. Livre de réflexions par l'analyse philosophique que Denis Huisman fait des triomphes et des paradoxes de cette nouvelle « fée électricité », La grande aventure de la communication propose également au lecteur un ensemble d'informations historiques et pratiques qui, au travers de témoignages, de définitions et d'analyses de professionnels, montre combien les métiers de la communication, qu'ils soient de Relations Publiques, de Publicité, de Marketing ou de Journalisme, sont devenus indispensables aujourd'hui à la vie économique et sociale des pays industrialisés.

  • Elle. Edmée, la mère. À quoi ressemble le monde vu du fond du lit quand, frappée par une attaque cérébrale, on gît paralysée, aphasique, amnésique ? Et comment s'en sort-on ? Edmée s'en est souvenue. Lui. Olivier, le fils. Que pense, que dit, que fait la famille désemparée d'abord, mobilisée ensuite ? Olivier l'a raconté. Aujourd'hui Edmée, revenue de loin, a réappris à marcher, à lire, à écrire, a repris ses longues promenades au parc, bref une vie normale. Elle est redevenue écrivain pour nous raconter ce voyage et pour aider tous ceux que le mot « attaque » effraie.

  • « Ne soyez pas superstitieux, cela porte malheur », conseillait Tristan Bernard. Dans tous les coins du monde on touche du bois, on hésite à passer sous une échelle, on évite d'être treize à table, on porte un trèfle à quatre feuilles dans un agenda, on tremble d'avoir brisé un miroir. Mais pourquoi ? Nous touchons ici à la mémoire collective ainsi qu'à des croyances et pratiques fortement ancrées dans nos traditions. À l'aide d'exemples choisis et d'anecdotes savoureuses, ce petit guide nous livre l'origine des superstitions les plus courantes, illustrant à sa façon la phrase de Goethe : « La superstition est la poésie de la vie ».

  • Tout en respectant la chronologie des événements, Céline Debayle a conçu cette biographie grâce à une documentation importante et de nombreux voyages sur les lieux de la révolte arabe animée par celui qui est resté dans l'Histoire sous le nom de Lawrence d'Arabie. Par un style alerte et efficace, l'auteur plonge le lecteur au coeur de l'action tout en le confrontant à la nature tourmentée du personnage. « Sur les traces de Lawrence d'Arabie » est donc, à la fois, un livre d'aventures et le portrait d'un homme qui, un demi-siècle après sa mort, fait encore rêver.

  • Dans un coin paumé de banlieue, à la terrasse du trocson tenu par son père, « la môme » prépare son bac. Ça n'est peut-être pas le lieu idéal pour mener des études, mais c'est un poste d'observation inégalable pour faire son apprentissage de la vie. Et il faut croire que la fortune lui sourit, puisque la voilà à la fois décrochant son premier examen et découvrant son premier amour... « La môme », devenue « la Belle », veut encore néanmoins s'accorder un temps de latence, et ce vont être deux ans d'une folle expérience de vie communautaire, en compagnie d'un trio de « pas tristes » pas exactement doués en fait pour la marginalité... Un roman de formation féroce et tendre, grinçant et émouvant, en tout point attachant.

  • Illya, jeune psychiatre d'origine russe, exerce dans une clinique des environs de Paris. Obsédé par le goulag, il se rêve - ou plutôt il est en même temps - Ilje, poète dissident, interné dans un asile psychiatrique soviétique. Ilje et Illya partagent leur vie sentimentale entre des soeurs jumelles qui s'adorent et se détestent, Nadia et Varvara. Fable politique anti-totalitaire et histoire d'amour, brillante variation sur le thème du double, ce roman se présente comme un jeu de pistes qui s'entrecroisent et ne traversent jamais le territoire de la logique dite cartésienne. Écrit dans un style simple et direct - l'auteur doit aimer les romans policiers - ce roman raconte l'impossible comme une évidence, l'ubiquité comme un fait quotidien.

  • Au début de la guerre Irak-Iran, Gérard Beaufils couvre l'événement. Avec 2 confrères, il se retrouve derrière les lignes iraniennes. Arrêté, considéré comme espion, il échappe de peu à la mort. Que ce soit à Neauphle-le-Château, ou au moment du retour de l'Ayatollah en Iran, à partir des faits et de sa propre expérience, l'auteur nous propose un regard sur les développements de la Révolution islamique ainsi que sur les derniers événements qui font la une des médias. À l'aide de récits, de portraits, d'analyses et de rappels historiques - car les crises d'aujourd'hui trouvent leurs origines dans des époques lointaines -, Gérard Beaufils décode les rapports de force, les luttes d'influence et les intérêts des différentes parties en présence au Moyen-Orient. Pour avoir une idée de ce que sont le Jihad (la Guerre Sainte), l'Irangate, le noeud gordien de la guerre des ambassades, l'enjeu économique de la libre circulation dans le Golfe Persique, les desseins de Khomeiny pour l'hégémonie du chiisme, tant en Arabie que dans le monde, la lecture du livre de Gérard Beaufils est indispensable.

  • Enregistré dès les débuts de l'humanité, le tatouage est une pratique mi-sociale mi-religieuse qui, sans s'être nullement banalisée, s'est considérablement étendue à tous les types de société. Loin d'être l'apanage des marins, bourlingueurs et malfaiteurs, on le trouve aujourd'hui pratiqué à toutes les tranches d'âge, notamment chez les jeunes, et dans toutes les couches sociales, jusqu'aux professions libérales. Hier, signe d'appartenance à un clan, à une caste ou à un cercle d'initiés, signe d'identification et de distinction, qui a pu aller jusqu'au refus radical de s'intégrer à la société, il reste bien la marque d'une volonté d'affirmer son individualité et son originalité. Le tatouage apparaît même comme une réponse de l'individu à une société, et à une époque, plus que jamais en mal de communication. Un véritable langage, que les dernières techniques du percing et du branding sont encore venues raffiner, et qui, parce qu'inscrit sur le corps, montre bien la force de sa conviction.

  • Inspiré librement d'une légende baroque tissée par les siècles autour d'une mystérieuse villa seigneuriale en Vénétie, ce conte est celui d'Ornella, la petite Duchesse qui ne grandira pas. Afin qu'elle ignore sa disgrâce, le duc Galeazzo, son père, amateur d'art et de jolies femmes, entreprend la construction d'une des plus fabuleuses illusions jamais connues : un univers féerique, totalement coupé du monde et peuplé uniquement de ceux qui sont comme sa fille : des nains. Cette utopie, devenue une République, domaine de la musique, des arts et des sciences, ressemble à s'y tromper à la réalité. Mais un jour, Ornella devient trop curieuse... Ce conte est de ceux que réclamait André Breton lorsqu'il écrivait : « Il y a des contes à écrire pour les grandes personnes, des contes encore presque bleus ».

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Être ou paraître, l'acteur ne livre pas facilement son secret. Pour qu'il se dévoile, mieux vaut avoir partagé son travail, l'avoir filmé par exemple... C'est ce qu'a fait Jean-François Robin pour le film de Claude Sautet "Quelques jours avec moi". Durant trois mois, l'acteur - et le directeur de la photographie - se sont retrouvés quotidiennement sur le tournage, et ont entamé un dialogue fructueux. Des heures et des heures de conversation ont aidé à dresser le bilan d'une carrière éclectique et bien remplie - des Sous-doués à Claude Sautet, de L'amuse-gueule à Marivaux, en passant par Jean de Florette et Manon des Sources. Daniel Auteuil, en vrai Méridional, parle volontiers, retrouve des anecdotes piquantes, expose ses points de vue. Se dessine alors une vraie réflexion sur ce métier d'acteur, réflexion sans cesse enrichie de l'expérience vécue en commun sur le cycle entier d'un film. Travail de longue haleine, le livre aborde les problèmes de l'acteur, celui du vécu, du sentiment, de la technique, les rapports professionnels et affectifs. Il se veut un témoignage à chaud, une réflexion vivante sur ce métier multiple, transformation permanente qui fait d'un homme un autre homme, son personnage.

  • Jean Sénac est né en 1926 à Béni-Saf, en Algérie, au sein de la communauté espagnole installée dans ce petit port d'Oranie. Dès ses premiers poèmes il est remarqué par René Char et Albert Camus. Il consacre alors sa vie à la création poétique qu'il ne séparera jamais d'un engagement politique de tous les instants. En 1962, il choisit l'Algérie indépendante dont il devient un acteur essentiel de la vie littéraire. Il réalise des émissions de radio et organise des récitals où se révèlent de nombreux et nouveaux talents. Celui qui signait parfois Yahia el Ouahrani, fut assassiné, à Alger, le 30 août 1973. Cet ouvrage réunit hommage, études et une correspondance inédite (lettres et poèmes) entre Jamel-Eddine Bencheikh et Jean Sénac.

  • James Mallahan Cain (1892-1977) restera dans l'histoire de la littérature pour avoir écrit Le facteur sonne toujours deux fois. Le facteur n'a, en fait, pas cessé de sonner depuis sa parution il y a plus d'un demi-siècle, et son héritage est considérable. En France, il a influencé Albert Camus et inspiré L'étranger ; en Italie, il a servi de prétexte à Luchino Visconti pour critiquer le fascisme ; en Amérique, il a fait trembler la censure cinématographique pendant plus de dix ans. Aujourd'hui, un écrivain comme James Ellroy se réclame plus de Cain que de Raymond Chandler ou Dashiell Hammett. Mais l'éclat du Facteur a tendance à occulter le reste de l'oeuvre, vaste et diverse. Journaliste, scénariste, auteur dramatique, romancier, historien, Cain n'a cessé d'entretenir des relations complexes avec le monde, dont il s'exclura les trente dernières années de sa vie. Et c'est peut-être dans cette existence, apparemment sans histoires, qu'il faut chercher la clé d'une oeuvre dont on ne cesse de mesurer la modernité.

  • Que penserait l'auteur de La Fausse industrie d'une économie soumise aux multinationales ? que penserait l'auteur du Nouveau monde amoureux de la fausse actuelle libéralisation des moeurs ? que penserait l'utopiste du XIXe siècle de l'effondrement des idéologies en cette fin de XXe siècle ? René Schérer, tant par sa présentation générale que par le choix de ses textes, s'emploie à montrer son étonnante modernité.

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