Littérature générale

  • Le sourire de Houria flotte dans le ciel de Manosque. Entre passé et présent. Entre Oran et la Provence. Entre une sale guerre et les cicatrices des sillons de la terre. Entre la souffrance et aujourd'hui une autre. Et dans le déroulé des souvenirs qui griffent au sang la mémoire, l'écriture de Giono, la parole de Giono, comme une permanence qui raconte une terre perdue des douleurs de l'amour impossible, comme une référence, désormais, à tout espoir pour demain. Le sourire de Houria. Entre le deuil d'Oran, le 25 juin 1962, les « camps d'accueil » pour harkis, et puis Manosque, ce bout de l'exil. Gérard Blua

  • René Frégni aime bien s'installer à la terrasse du café, juste en face de la mairie. La plupart du temps, il y rencontre des visages connus et amicaux ; il apprécie ces moments de sérénité confortable, de conversations rassurantes sous une lumière qu'emportent les saisons. Mais tous les jours ne se ressemblent pas forcément, et tous les regards lancés par une femme inconnue et fascinante, attablée à la même terrasse, ne sont pas aussi prometteurs qu'on pourrait le souhaiter. Il arrive, au contraire, qu'ils déclenchent une infernale et frénétique poursuite avec des individus prêts à tout...

  • Petit à petit des personnages troubles ou troublants s'élèvent d'entre les mots, déchirent les draps du rêve, révèlent leur prégnante et obsessionnelle présence. Yaqûta les observe, les accueille, les écoute, leur répond. Les histoires terribles des uns et des autres s'entrechoquent, se dispersent et se retrouvent dans le lancinant poème de peur et d'espoir de celle qui a rêvé sa vie mais que la vie n'a pas rêvé. Yaqûta, qui a convoqué tous ses visages pour une confrontation au plus profond de sa solitude. Yaqûta qui ne meurt pas assez vite dans les bras rêches de la folie. Une écriture sublimée, mélange d'Orient et d'Occident, miel et soufre à la fois. Gérard Blua

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