Langue française

  • Où en est aujourd'hui, le Cambodge, après le 17 avril 1975, date de la victoire des révolutionnaires khmères ? Témoin oculaire de la prise de Phnom Penh, François Ponchaud nous en fait revivre les péripéties : entrée des révolutionnaires, exode forcé de toute la population. Il évoque ensuite la prise du pouvoir dans les provinces, la désertion des villes et des bourgades par un peuple livré de force au travail de production agricole. Par une analyse du discours officiel tenu par la radio, l'auteur décrypte les buts poursuivis par la révolution, l'organisation de la nouvelle société, la formation idéologique du peuple, la création d'une nouvelle culture. Par sa radicalité même, cette révolution comporte des traits spécifiques que l'auteur situe dans le contexte historico-social qui l'a vue naître, ainsi que dans l'histoire personnelle de ses leaders actuels. Révolution fascinante et terrifiante... L'expérience cambodgienne est un défi qui interpelle tout homme.

  • Songez, quand vous découvrirez ou retrouverez le Cambodge des temples, Angkor Vat, le Bayon, le Bapuon, Banteay Srei, Prah Khan... que l'immense cité des rois khmer fut reconstruite pierre à pierre par les hommes de l'École française d'Extrême-Orient à partir des années 1900. En 1901, Pierre Loti s'assoupit à l'ombre des géants du Râmâyana, pendant que Charles Carpeaux, le fils du sculpteur, se débat avec les tentacules des banians qui emprisonnent les tours à visage du Bayon. Paul Claudel, lui, croit rencontrer à Angkor Vat Satan personnifié. Quant à André Malraux, il vient à Angkor en 1923 pour dérober, à Banteay Srei, plusieurs déesses sculptées en bas-relief. De nouveaux documents, retracent l'équipée de l'écrivain au Cambodge. Outre celle de Malraux, c'est l'aventure des Conservateurs d'Angkor qui est contée dans ce livre : fallait-il être assez fou, au début du siècle, pour accepter de vivre dans la jungle et l'humidité afin d'exhumer des vestiges dont personne ou presque ne se souciait ? Certains, tel Henri Marchal, ont la grâce d'être élus khmer parmi les Khmers, d'autres disparaissent tragiquement. Quant au dernier Conservateur, Bernard-Philippe Groslier, il poursuit la reconstruction de ses monuments sous les tirs de roquettes et les bombes au napalm durant la guerre civile qui embrase le Cambodge de 1970 à 1975. Tous, en dépit des guerres et des avatars de la décolonisation, restèrent fascinés par la majesté des monuments qu'ils arrachaient à l'emprise de la forêt : chaque jour, ils côtoyaient les dieux.

  • Deundrop et Tensin sont deux jeunes Tibétains de quinze et treize ans. Le Tibet, ils ne le connaissent pas. Ils sont nés dans l'exil, en Inde. Mais par-delà le pays des neiges, ils savent chacun à leur manière, vivre au même rythme que leurs ancêtres. Leur amitié pourra-t-elle sauver Pô-La, le grand-père de Deundrop ?

  • Delta du Mékong, 1927 : Paul, fils du receveur des douanes à Rach Gia, en compagnie de son ami de toujours, le boy Thiou, grandit au milieu des marchandises saisies : opium, or et ivoire... Et puis, un jour, c'est le grand départ. Le retour vers la France pour un congé d'une année. Renversez la vapeur, l'Extrême-Orient remplacé par l'Occident. Rien ne sera plus pareil, ni pour les maîtres ni pour Thiou. Choc des cultures, croisée des destins, aventures en Bretagne

  • L e roi Yaçovarman qui fonda Angkor, sa capitale à la fin du IXe siècle, l'avait édifiée à l'image du monde des dieux du brahmanisme, espérant ainsi assurer la pérennité de son royaume. Au cours de trois siècles, ses successeurs multiplièrent les fondations religieuses, renforçant la protection d'Angkor. Le plus célèbre de ces temples est Angkor Vat (XIIe siècle). Cependant la ville fut prise par les Chams en 1177. Le nouveau roi Jayavarman VII, un bouddhiste, ayant écrasé les envahisseurs, reconstruisit la capitale, Angkor Thom, et la chargea de tout un symbolisme, selon la cosmogonie bouddhique, pour en faire un monde divin indestructible.

  • L'étendue de l'Inde est comparable à celle de l'Europe. Il en est de même de sa diversité et de ses contradictions. Mais la complexité de l'Inde n'a pas empêché qu'elle soit considérée, depuis une haute antiquité, comme une entité culturelle, dont l'unification politique ne s'est réalisée, historiquement, qu'une seule fois : dans l'Inde anglaise. Jacques Dupuis, historien, géographe et anthropologue de terrain, a tenté d'expliquer les civilisations et les sociétés indiennes dans leur évolution, depuis la préhistoire jusqu'au XXe siècle. Son propos n'est pas de faire ou refaire l'histoire. Il montre que, si l'Inde est un pays de mystique et de traditions philosophiques, elle est aussi un grand pays moderne qui tient une place de premier plan sur la scène internationale. L'originalité de ce petit ouvrage est que les traits de civilisation et de société y sont constamment présentés comme éclairés, nourris par le passé. C'est l'indianité vivante qui apparaît ici, dans son ensemble, pour la première fois.

  • Quelle vie extraordinaire fut celle du Sixième Dalaï-Lama, Bouddha réincarné et poète scandaleux ! Deux êtres vont marquer son existence : son grand-père, un aimable vieux fou se partageant entre réclusions dans sa maisonnette accrochée à la montagne et provocations dans les monastères ; puis une jeune et belle chanteuse, grâce à laquelle il découvre la musique, la poésie et l'amour, sublimé par les enseignements du tantrisme. L'histoire déroule sa trame implacable, de l'enfance dans un village himalayen jusqu'au Potala, des grands monastères aux pires lieux de débauches de Lhassa. Elle entraîne le lecteur à travers le Tibet de la fin du XVIIe siècle, à la rencontre des grands Lamas retors, des Mongols redoutables et des espions de l'Empire du Milieu, mais aussi du petit peuple - nomades, bandits, moines errants, baladins donnant d'étranges opéras qui faisaient courir les foules, sur fond de prairies turquoise et de montagnes étincelantes.

  • Un jeune Balinais émigré à Jakarta. Ses parents, bien qu'issus d'un lignage aristocratique, sont accablés de dettes. Malgré ses appréhensions, il espère réussir dans la capitale et conjurer la malédiction qui pèse sur sa famille. Mais, très vite, sa détermination est ébranlée. Sa famille d'accueil vit dans des conditions misérables. Sa recherche d'un emploi de journaliste est compromise par l'irruption de la crise économique. Il cherche réconfort auprès de son frère cadet, joyeux coq de village qui cultive, non sans succès, une souriante insouciance. Dans Jakarta à feu et à sang, le malheur s'abat sur les deux hommes. Au comble de l'affliction, le narrateur saura-t-il retrouver ses repères et échapper au désespoir ? Au-delà de l'évocation de la vie de déracinés dans une ville inhumaine, ce récit illustre les désarrois et les tourments de la jeunesse dans une Indonésie de tous les dangers.

  • Alan Watts a dit : « Si le Christianisme est le vin, l'Islam le café, le. Bouddhisme est certainement le thé ». Et au Japon, boire du thé est devenu un art et une voie, la voie du thé, plus douce que les arts martiaux et sans doute plus attrayante pour les femmes. Mais alors presque toutes les femmes japonaises sont des dames du thé ! Michiko ne fait exception. Pour Gilles, professeur de français à Tokyo, cette jeune élève délicate, raffinée et sûre d'elle-même, si énergique et pourtant si paisible, incompréhensible mais sensible à l'extrême, est décidément exceptionnelle. Si seulement elle n'était pas envoyée pour l'espionner par une belle, trop belle inconnue, dont il partage un lourd secret...

  • Relate l'histoire de la pénétration française en Inde, des premiers voyageurs vers le milieu du 17e siècle aux affrontements franco-anglais de la fin du 18e siècle.

  • Saisie au XIXe siècle comme le cadre exotique et fantastique d'une formidable utopie impériale et au XXe siècle comme le lieu extraordinaire d'une solution religieuse à la crise individuelle et sociale que traverse l'Europe, l'Inde n'a cessé de hanter les écrivains. L'essai de Christian Petr nous invite à découvrir ou à redécouvrir les grands romans français qui lui ont été consacrés, ceux entre autres d'Alfred Assolant, de Judith Gautier, d'Octave Mirbeau, de Gustave Le Rouge, de Max Olivier-Lacamp etc.

  • À la fin du XIXe siècle, sur l'île de Java alors sous domination hollandaise, Lyah, une jeune aristocrate, se révolte contre son milieu et un certain mépris colonial. Avide de liberté, elle combat ces traditions annihilantes qui transforment les femmes en nénuphars enfermant, entre autres, les filles jusqu'à leur mariage. Elle use d'une arme rare, voire dangereuse dans son univers : l'écriture ! Mais d'une ténacité hors du commun, ce « cent vingt-deuxième » volcan de Java, vaincra obstacles et haines pour enfin accéder au bonheur. De son long séjour à Java, Isabel Amato ramène le premier roman contemporain français qui raconte Java au passé. Une fresque exotique que lui a inspiré une héroïne javanaise. De Boroboudour au palais du sultan, des plantations aux fastes de Batavia... elle nous fait découvrir la colonisation hollandaise, les paysages et subtilités de cette île dans un récit parfumé d'adages, saupoudré d'épices, de poisons et de sortilèges...

  • De toutes les divinités du panthéon indien, Ganesh est sans doute celui qui pourrait le mieux prétendre à ravir les coeurs du public français. Personnage ventripotent à la tête d'éléphant, à la grâce juvénile et quasi féminine, Ganesh nous paraît, à nous qui ne serons jamais que des promeneurs sur les bords du Gange, le plus sympathique des dieux. Et il semble bien qu'il en soit de même pour les Indiens. Il faut dire qu'il ne manque pas de cordes à son arc. Doté d'un physique peu ordinaire, il possède en outre de solides vertus morales. Il n'a peur de rien, est passablement têtu et frondeur et il est doué d'une vivacité d'esprit qui sort du commun. Pour un homme, il possède des attributs évidemment merveilleux et divins. Et en tant que Dieu, il est singulièrement humain en ce qu'il concilie, comme la plupart d'entre nous, des penchants très divers voire contradictoires. Ainsi, on dit de lui qu'il est tout à la fois le dieu des poètes et celui des marchands, la personnification de l'intelligence et celle de la gourmandise. Ce qui suffirait à nous le rendre sympathique.

  • Tristan Farell quête le Graal à travers le monde, au gré d'escales mythiques révélées par un jeu de société : le Cosmail. Périple désopilant dans une. Birmanie tragique et colorée, comédie exotique au lyrisme échevelé, « Le riz de Rangoon » est un roman d'aventures pour voyageurs à l'âme d'artiste. Frédéric Marinacce, en jongleur de styles, lance les dés sur l'atlas de ses rêves et suit la route des cargos de l'enfance. Son héros malouin, ni routard ni mondain, collectionne des ports et des épices, de la ferraille et de l'or, mais surtout des noms à mourir d'envie, des odeurs de café, de banane et de riz. Les hasards l'entraînent dans des tribulations cocasses dont les épisodes amoureux ne sont pas les moins drôles. À vous de jouer ! Attention, la partie peut durer toute une vie

  • Betty, jeune étudiante, réfléchit à son avenir et s'ennuie ferme dans une bibliothèque, jusqu'à ce que son attention soit attirée par l'étrange manège de son voisin... Son audace et sa détermination vont l'entraîner au Népal puis en Inde, dans une aventure échevelée et humoristique, en compagnie d'un jeune moine bouddhiste, d'un sympathique ingénieur des travaux publics et d'un excentrique universitaire en retraite. Parviendront-ils à retrouver l'extraordinaire manuscrit qui sauvera de la destruction le monastère de leur ami, le très sage lama Lobsang Rimpoché ? Le sourire désarmant et l'imagination de Betty suffiront-ils pour déjouer les pièges de leurs redoutables ennemis... et percer les mystères insondables du Tibet ?

  • Émoi dans la petite ville himalayenne de Gangpong : l'armée indienne vient d'ntercepter un groupe d'enfants fuyant le Tibet. Pourtant, cette année, Betty Bloch espère bien pouvoir profiter tranquillement de ses vacances d'automne dans la charmante station. Hélas ! Le séjour de Betty sera tout sauf paisible... En compagnie de son vieil ami le professeur Das, elle va se trouver à nouveau confrontée à d'étranges énigmes : pourquoi les stoupas les plus sacrés de la région disparaissent-ils les uns après les autres ? Pourquoi tout le monde ment-il autour d'elle, jusqu'au très sage lama Lobsang Rimpoché ? Comment des enfants franchissent-ils l'Himalaya dans un secteur réputé impossible ? Betty le découvrira-t-elle avant le couple d'espions dépêché par Pékin ?

  • L'aventure et l'opium, l'ingénieur et le mandarin, Angkor et le Tonkin, la congaï et le nhaqué : ce sont quelques-uns des thèmes, des personnages et des lieux associés à la rencontre passionnée de la France et de l'Indochine pendant près d'un siècle. Ils peuplent les romans et nourrissent notre imaginaire. L'Indochine des romans leur redonne vie, au long de quatre dates marquantes, et offre une anthologie et des références de romans à lire ou à relire.

  • Mélanie est française, Rahim, rajput. Le destin les fait se rencontrer à Jaipur, capitale de l'état du Rajasthan. Une nuit à l'hôpital fait naître ce récit à la manière d'une ballade de leurs souvenirs afin de rompre l'angoisse de l'attente. Épisodes de la vie quotidienne, rencontres avec des personnages hauts en couleurs dans le désert du Rajasthan, souvent drôles, humoristiques ou tout simplement humains qui permettent de mieux comprendre la simplicité, les traditions et les croyances du peuple du Pays des Rois.

  • Ce récit n'est pas une fiction, mais une histoire vraie, à laquelle l'auteur a participé. Les héros de l'aventure ne sont pas imaginaires et vivent encore. Ce sont ses amis. Ils se reconnaîtront sans peine dans les pages qui suivent, mais ne s'en offusqueront pas. Ils verseront plutôt une larme de nostalgie à l'évocation de leurs vingt ans, de leur naïveté et de leurs illusions.

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