Langue française

  • « Moi, maintenant, c'est tout pour la bagnole ! » Pour lancer une telle profession de foi, il faut être revenu de tout... Le narrateur des Spongieux a, il est vrai, connu l'amour - peu, et mal -, une grande amitié brisée par la mort, et surtout une vertigineuse ascension sociale : entraîné dans une aventure sans précédent, il a fait fortune en « ressuscitant » les morts. On dit même que ses clients avaient hâte de mourir pour connaître, contre quelques écus, une véritable apothéose. Roman de grandeur et de décadence, Les spongieux est traversé par de grandes passions et des automobiles prodigieuses, hanté par des traîtres patibulaires, éclairé par des figures hautes en couleur. Mais c'est surtout, de bout en bout, un prétexte à rire grinçant et à humour féroce : car ses héros ne sont pas des hommes mais des cadavres saisis par le délire. Au-delà de la cocasserie, pourtant, on perçoit une vraie question, celle de nos comportements devant la mort.

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