Langue française

  • «Mettre un pied devant l'autre est l'une des choses les plus importantes que nous fassions.»

    Erling Kagge, aventurier des temps modernes, choisit de prendre le temps dans une société où tout doit aller vite. Dans Pas à pas, il défend un «art de vivre» mettant la marche au coeur de notre existence, comme principe fondateur de l'homme et discipline philosophique à part entière.

  • Le 8 mars 2014, Ghyslain Wattrelos a perdu Laurence, sa femme, Ambre et Hadrien, leurs enfants de 13 et 17 ans, dans la disparition du vol MH370 de la Malaysia Airlines. Que s'est-il passé cette nuit-là à bord du Boeing 777? Aujourd'hui, un grand nombre de questions demeurent. Comment un avion avec 239 personnes à bord a-t-il pu se volatiliser?

    Pas de zone de crash, pas de corps. Confronté à un deuil impossible, pris dans les fils d'une enquête remplie de zones grises, Ghyslain consacre chacune de ses journées à la recherche de la vérité, n'hésitant pas à prendre des risques, pointant du doigt les incohérences, les mensonges et les silences. Avec une conviction : des gens savent.

    Dans un récit bouleversant mêlant l'enquête et l'intime, Ghyslain Wattrelos livre ses interrogations, ses doutes, sa colère, mais aussi la douleur d'un père qui doit la vérité au seul enfant qu'il lui reste.

  • « Je ne suis pas prêtre pour donner des leçons, ni pour faire la morale, je suis devenu prêtre pour que tout homme puisse entendre cette bonne nouvelle : chaque existence est infiniment aimée de Dieu.
    Ce qui me navre aujourd'hui, ce qui me met en colère lorsque j'observe les conditions de vie de ceux qui arrivent sur notre territoire et les réponses que nous leur apportons, ce sont ces discours qui atrophient nos coeurs. Chacun doit chercher des solutions pour faire une place à celui qui est sur notre sol. Il s'agit de dignité. De la leur. De la nôtre aussi.
    C'est à la société civile - où les religions, et bien sûr l'Église catholique, ont une place singulière - de prendre le relais pour défendre le droit des migrants. Il faut que des voix s'élèvent... »

  • Ce livre vous invite à découvrir le quotidien d'un ex professeur de collège qui se voit offrir une chance unique de donner un sens à son existence en acceptant le défi d'aller enseigner dans un lycée.

    Mais à l'instar de Rocky Balboa, son modèle (comme lui, il monte les marches d'escaliers quatre à quatre, mais la comparaison s'arrête là), le chemin va se révéler être truffé d'embuches : entre les élèves qui font tout pour gruger, les dames du CDI qui veulent sa disparition, les profs de maths et leurs rites démoniaques, on se demande à quel moment il trouve le temps d'enseigner l'anglais.
    Le combat sera rude et impitoyable.

    Plongez dans l'univers loufoque de Monsieur le Prof, parfois cynique, souvent fainéant mais toujours bienveillant, et surtout... éthique et responsable!

  • Le guide indispensable pour tous ceux qui veulent bien alimenter leurs animaux de compagnie.
    Nous n'avons pas le monopole de la malbouffe, nos animaux sont également concernés ! Chiens et chats ont aussi, par notre faute, des mauvaises habitudes alimentaires qu'il faut combattre.
    En s'appuyant sur de nombreux exemples, ce livre nous explique quels sont les aliments à privilégier ou à éviter pour ne pas risquer chez eux le surpoids, voire l'obésité (et autres pathologies associées).
    Qu'en est-il de la nourriture industrielle ? Spécialement élaborés pour nos animaux, ces aliments comblent-ils tous leurs besoins ? L'affaire n'est pas si simple.
    Quelle marque choisir ? Quelles croquettes pour quel chat ? D'ailleurs vaut-il mieux donner des croquettes ou de la pâtée ? Quel « parfum » ? Et surtout, qu'y a-t-il vraiment dans ces aliments industriels (quelle viande, de quelle qualité, comment lire l'étiquette) ?
    Après avoir étudié toutes les possibilités qui s'offrent à nous, ce livre nous donne un verdict clair, des conseils pratiques et des cas concrets, et même certaines recettes approuvées par des vétérinaires.

  • Depuis une vingtaine d'années, le foie subit une véritable mutation. On estime aujourd'hui que 30% de la population présente de la graisse dans le foie, première étape avant la NASH, le plus souvent sans le savoir.
    La NASH est une maladie silencieuse, sans symptôme, qui dégrade insidieusement le foie. Cette forme d'hépatite, en l'absence de virus et de tout alcoolisme, liée uniquement à l'alimentation, entraîne cirrhose et cancer du foie, avec pour seule issue la greffe puisqu'il n'existe pour l'heure aucun médicament.
    Depuis plusieurs années, à l'insu du grand public, les médecins et les autorités de santé des pays occidentaux n'hésitent pas à qualifier la NASH de « fléau du siècle ». Une épidémie d'autant plus préoccupante qu'elle se propage discrètement par le contenu de nos assiettes.
    Un document saisissant qui s'adresse aussi bien à ceux qui veulent comprendre comment se tenir à l'abri de la NASH qu'aux patients qui veulent tout savoir du mal qui les ronge et retarder sa progression.

  • Plus de deux ans après le suicide du professeur Jean-Louis Mégnien à l'hôpital Georges-Pompidou, c'est un vibrant SOS que lancent les professeurs Philippe Halimi et Christian Marescaux, ardents défenseurs du service public hospitalier : « Nous ne sommes pas des incendiaires mais nous voulons alerter et dénoncer un mal insidieux qui divise les équipes et laisse à terre des gens qui perdent le goût de travailler, parfois même le goût de vivre... »
    À travers de nombreux témoignages, souvent bouleversants, ce livre démontre les effets dévastateurs, pour les personnels comme pour les patients, d'un système qui contraint aujourd'hui les équipes hospitalières à soigner vite par souci de rentabilité et d'économies. Une logique financière qui pousse de nombreuses directions d'établissement à diminuer les effectifs et les moyens, puis à écarter violemment ceux qui s'opposent à ces stratégies mortifères ou décident d'en dénoncer les dérapages.
    Abus de pouvoir, menaces de représailles, mises au placard, harcèlement moral, impunité pour les maltraitants, tous les moyens sont bons pour que l'ordre règne...
    « L'heure est venue d'une véritable prise de conscience pour que cesse la destruction de l'hôpital public. »

  • À deux ans, Elina est placée dans une famille d'accueil. Elle grandit à la campagne, dans un univers hostile. C'est dans ce « trou paumé », au milieu des prés et des forêts, que sa descente aux enfers commence. À dix-sept ans, elle décide de fuir ce monde et ses maudits souvenirs. Elle se retrouve à Paris, sans rien. Enfant de l'abandon, adolescente fugueuse, elle devient alors femme de la rue. Cris, coups, violence, alcool, drogue... Elle y connaît toutes les galères. Mais elle se bat pour survivre. De cette expérience douloureuse, elle a puisé une volonté de vivre et une envie d'avancer. Aujourd'hui, elle a mis de côté ses angoisses et son passé et elle est devenue comédienne. Longtemps, j'ai habité dehors, est son histoire, celle d'une femme et de sa lutte pour sortir de la rue.

    Création Studio Flammarion En couverture : Photo de David Ignaszewski / Koboy © Flammarion

  • Après Je suis mort, Et alors ? et Ma vie d'avant, ma vie d'après, Philippe Bouvard achève sa trilogie. En fait, une « tri-thérapie » contre l'angoisse du trépas. Non seulement, et pour bénéficier d'un surcroît de prolongations, il a choisi un titre aussi

  • « J'avais 10 ans en 1940, qqand éclata la première grande bataille de la Seconde Guerre mondiale, en France. Elle se termina par la victoire du dictateur allemand Adolf Hitler. À Dunkerque, où je vivais.
    J'avais 10 ans, et je rêvais, je voulais, je croyais que les Français allaient gagner, comme ils l'avaient fait vingt ans plus tôt, sur la Marne et à Verdun. Mais j'ai connu le drame d'une défaite comme mon pays en avait rarement subi.
    Et j'étais au coeur de cette bataille.
    J'ai vu les troupes anglaises la quitter, pour rentrer chez elle. J'ai aussi assisté, dans ma rue, aux tristes défilés de milliers de prisonniers français dont bon nombre avaient protégé ce départ, en luttant jusqu'à la dernière nuit, au soir du 3 juin. Depuis, j'ai toujours cherché à comprendre les raisons et le sens de la tragédie de Dunkerque, fouillé bien des archives. C'est pourquoi je veux apporter ici mon témoignage et le résultat de les recherches.»

    C'est avec ces mots que s'ouvre le livre de Jacques Duquesne. Mêlant la grande histoire aux souvenirs de son enfance à Dunkerque, il raconte avec le talent qu'on lui connaît cette tragédie oubliée, enfouie dans les mémoires par les quatre années de conflit qui suivirent. Face aux Allemands, irréductibles et impétueux, la défaite des Alliés fut particulièrement cuisante. Quel jeu jouèrent vraiment les Anglais? L'ultime polémique de cette guerre est-elle toujours d'actualité?

  • Partir à la rencontre des mafias et des sectes, c´est s´embarquer pour un voyage terrifiant. Les mafias, invisibles mais partout présentes, étendent leurs tentacules à la manière des pieuvres et font fortune par le crime. Les sectes, par une dépersonnalisation implacable et méthodique, transforment leurs adeptes en robots.
    On découvrira dans ce livre que la réalité dépasse ce qu´on imaginait. Le gourou de la secte Aum avait recruté les savants les plus prestigieux dans le but de faire disparaître le Japon et une partie de la planète. Pablo Escobar, patron des narcotrafiquants colombiens, est devenu la septième fortune du monde en perpétrant des dizaines de milliers de meurtres, avec une armée de tueurs à moto. Les Thugs, société secrète indienne mêlant criminalité et religion, ont étranglé et détroussé les voyageurs pendant six siècles, au nom de la déesse Kali.
    Parfois, heureusement, des hommes et des femmes courageux osent se dresser contre ces monstres. Leur combat semble perdu d´avance, mais il ne se termine pas toujours dans le drame.
    L´Enfer, quinze récits, dont on ne sort pas indemne.

  • "Nous partons demain aux premières lueurs de l'aube. Le passeur nous a donné rendez-vous à 3 heures du matin. Il viendra nous chercher à l'entrée du camp où nous vivons. Nous partons pour un long voyage."
    En 2011, la guerre civile éclate en Syrie. Pris dans une spirale de violence qui les dépasse, des milliers de citoyens fuient leur pays. Parmi eux, Adel et Hadil, deux Kurdes. Le couple se rencontre sur les routes de l'exil. Menacés par l'État islamique et son cortège d'horreur, ils veulent rejoindre l'Europe malgré l'incertitude. Simplement parce qu'ils veulent vivre. Accompagnés du petit frère d'Adel, ils se lancent dans un périple rythmé par la peur, la faim et l'épuisement. Ils atteindront finalement la France, où il leur faudra encore trouver leur place.
    À travers leur histoire singulière, et pourtant universelle, Adel et Hadil nous racontent le déchirement du départ. Un récit sincère, profondément humain, qui nous bouleverse et nous interpelle.

  • « Après une rencontre décisive avec un producteur et la découverte des dommages causés par la grande distribution sur le monde agricole, j'ai décidé de me passer des supermarchés pour consommer exclusivement en circuits courts.
    Ce qui était un défi a bouleversé mes habitudes. L'expérience m'a permis de découvrir un nouveau monde, celui des produits fermiers, des saveurs oubliées et des circuits salvateurs pour les agriculteurs. J'ai appris à me nourrir différemment pour être en meilleure santé, tout en respectant la planète. J'ai compris qu'on pouvait dépenser moins en consommant mieux.
    Ce défi m'a aussi permis de découvrir des solutions alternatives partout en France, d'enquêter sur les réseaux de ventes directes du producteur au consommateur en plein essor, de dénicher les bonnes adresses et, cerise sur le panier, de me sentir en pleine forme. »
    Une aventure moderne qui donne envie de consommer autrement, pour aider les producteurs tout en prenant soin de soi, des autres et du monde qui nous entoure.

    Préface de Cyril Dion, réalisateur, avec Mélanie Laurent, du documentaire Demain et cofondateur avec Pierre Rabhi du mouvement Colibris.

  • La Russie est-elle européenne ?
    À la tête d'un véritable État continent s'étendant en Europe et en Asie depuis le XVIe siècle, les tsars de Russie puis les leaders soviétiques n'ont cessé de s'interroger sur l'identité de leur pays et de se heurter à la q

  • Un philosophe peut m´instruire ou m´éclairer, mais son oeuvre n´exerce sur moi aucun charme si en filigrane de ses concepts, de ses thèses, de ses arguments, je ne perçois pas le récit d´un chagrin personnel.
    Sous le masque du cérébral, j´aime deviner l´orphelin, l´amoureux, l´abandonné, le déclassé, le décalé - l´« animal malade ». Les auteurs que je cite dans ces pages, en exergue de chaque chapitre, n´appartiennent pas à une même sensibilité intellectuelle ou littéraire. Si, cependant, leurs pensées m´accompagnent depuis longtemps et me reviennent à l´esprit comme des refrains, sans doute est-ce parce que j´y entends une semblable tonalité mélancolique.
    Que j´aie à m´en féliciter ou à m´en blâmer, c´est à Schopenhauer, mais aussi à Nietzsche, Pessoa, Proust, l´Ecclésiaste, Chamfort, Montaigne, Freud, Rosset, Ortega y Gasset, que je dois ma vocation de philosophe sentimental.

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    Oasis, Eminem, Lady Gaga, Blur, Booba, Bertrand Cantat... Leur point commun ? Ils ont tous des secrets inavouables. Jay-Z a poignardé un producteur quelques jours avant la sortie de son quatrième album, Axl Rose (Guns N'Roses) a couché avec la petite amie de son batteur en studio pour la faire gémir sur une chanson, Pete Doherty est kleptomane, Mariah Carey a un assistant chargé de récupérer ses chewing-gums mâchonnés...
    On sait tout des excès des rock stars des années 1970, mais qu'en est-il aujourd'hui ? Anne-Sophie Jahn a puisé ses infos exclusives au plus près des artistes : amis, amants, managers, tourneurs, assistants, chauffeurs, attachés de presse, gérants de salles de concerts, videurs de boîtes de nuit, directeurs de palaces. En on ou en off, ils racontent tout ce dont ils ont été témoins et nous font vivre des scènes ahurissantes.
    Orgueil, avarice, envie, colère, luxure, gourmandise et paresse, le mythe du rock se nourrit de la transgression. Plongez dans l'esprit de quelqu'un qui a tout, au moment clé où il peut perdre pied.

  • « Femme de gauche, ancienne inspectrice du travail, citoyenne, je suis, comme tant de Français, quels que soient leurs parcours, saisie par les bouleversements qui caractérisent le monde du travail depuis vingt ans. Et je ne me satisfais absolument pas de la manière dont il est traité aujourd´hui.
    Dès lors, surgissent des questions qui touchent à l´essentiel. Comment se fait-il que des salariés, appartenant à toutes les catégories socioprofessionnelles, se suicident sur leur lieu de travail ? Comment en est-on arrivé à un discours exclusivement comptable ou managérial sur ce sujet ? Comment reconsidérer la part qu´il joue dans la construction même de la personne ?
    Assumer une réflexion sur cet enjeu identitaire pour la gauche me semble indispensable à la veille de grandes échéances démocratiques. Penser la question du travail, sans tabous, sans concessions, en reconnaissant aussi nos erreurs ou nos approximations, en allant au fond du sujet, me paraît un exercice utile. Loin des modes ou des références à ce qui pourrait être considéré comme "moderne" ou "ringard". » Anne Hidalgo

  • À la rue quand travailler ne suffit plus... Pour un salaire de mille euros t'as plus rien. Même pas un toit. Ils s'appellent Marine, Patrice, Yolaine, Hassan, Paul, Bemba. Ils sont vigiles, serveurs, cantiniers, jardiniers, fonctionnaires. Certains gagnent 1 200 ? par mois. Comme 50 % de nos concitoyens. Quand on leur parle de la France des petits propriétaires, ils sortent leur revolver. Car ils dorment sur le trottoir, dans des foyers, des caravanes, des squats, des cartons, des tentes. Ce ne sont pas des « marginaux », et pourtant ils n'ont pas accès à un droit fondamental : le logement. Ils errent dans les rues de Paris, de la grande banlieue mais aussi à Marseille, Lille, Strasbourg ou Rennes. Ils cachent leur détresse comme ils peuvent pour ne pas perdre leur emploi. Véronique Vasseur et Hélène Fresnel ont décidé de partir à leur rencontre et de les écouter. Pour laisser la parole à ceux qui n'ont guère l'occasion de s'exprimer, raconter le travail des associations, interpeller les pouvoirs publics sur un sujet grave, médiatisé mais jamais vraiment traité, témoigner d'une réalité qui inquiète chacun d'entre nous : on peut avoir un boulot, gagner sa vie, mais se retrouver sans domicile. Parce que travailler ne suffit plus, voici une enquête sur un autre visage de la France d'aujourd'hui. Sur le monde de demain aussi ?

  • Depuis plus de huit ans, les auditeurs d'Europe 1 se sont habitués à la voix, au ton, mais aussi à l'esprit frondeur de Franck Ferrand. Grâce à lui, l'Histoire se pare chaque jour de nouvelles couleurs. Voici enfin réunis une trentaine de récits, tirés des meilleurs numéros de l'émission "Au coeur de l'histoire".
    "J'ai choisi ces récits en fonction de leur force et de leur variété, explique Franck Ferrand, mais aussi de leur originalité... Autant dire que ce sont mes préférés. En les voyant ainsi rassemblés, je me sens conforté dans deux convictions : d'abord, que les grandes affaires humaines doivent très peu, sur le fond, à l'époque où elles se manifestent ; et puis - mais n'est-ce pas une évidence ? - que les plus belles histoires sont toujours liées à des personnages hors du commun : Aliénor d'Aquitaine, Pierre Brossolette, Dom Pérignon, Hatchepsout... Quel fascinant bouquet de grandes destinées !"

  • Qui peut croire que la crise est finie ?
    Alors que le chômage et la précarité atteignent des niveaux jamais égalés, François Hollande et l'ensemble du PS misent essentiellement sur le retour de la croissance pour les faire baisser. Or, 2013 va sans doute

  • « La prison doit changer, la prison va changer », avait affirmé Nicolas Sarkozy en 2007 en réaction à l'indignation citoyenne et médiatique déclenchée par l'état désastreux des prisons en France. Ces propos prometteurs ont été suivis par la création d'un

  • Après dix ans de gouvernance conservatrice, qui ont fait de la France un pays divisé, la gauche a le devoir de gagner en mai 2012. Pour réconcilier les Français, leur redonner fierté et sens du projet collectif.
    Donnons la priorité à l´éducation, au logement, à la justice fiscale et sociale, à la jeunesse, à l´environnement, à la moralisation de la vie politique, à la réforme du fonctionnement des marchés financiers, mais n´oublions pas de construire des « galeries vers le ciel » comme le disait Aragon.
    La culture fait partie intégrante de notre identité et de notre histoire, elle fédère et rassemble les citoyens, contribue à donner à la France sa place spécifique en Europe et dans le monde. Vecteur d´épanouissement individuel autant que de valeurs collectives, elle est le socle de notre République.
    Parce que nous traversons une crise économique et morale profonde, il me semble indispensable de défendre une politique culturelle audacieuse et réformatrice, en phase avec son temps, ouverte à tous les citoyens.
    C´est l´objet de ce Petit livre rouge de la culture.

    Couverture : Livre rouge © Andy Crawford / Dorling Kindersley / Getty Images

  • «Tout a donc été soigneusement (dés)organisé pour que le caïdat s'impose et que les lascars ne puissent échapper à leur rôle de méchants. Aussi prendront-ils la vedette aux millions de benêts que l'Etat destine, en douce, au conditionnement des multinationales - abattement, abêtissement, abattage. Mais les «violences urbaines» détourneront mieux l'attention si elles se diversifient. Déclinaison d'une gamme de produits pour show choc : tournantes, voitures volées, vandalisme, sadisme antiflic, islamisme, came, casses, caillassage, cambriolages, cannabis, racket, pitbulls, guerre des gangs. Montés en épingles, ces coups médiatiques inspireront même des jeunes que rien ne prédisposait à de telles exactions. La médiatisation de violences impunies, loin de les congédier, les entérine et leur donne droit de cité.» Le premier livre qui révèle les connexions entre violences urbaines, sexisme, défaillance de l'école, culture de masse et globalisation.

  • Naziran a 22 ans et elle n´a plus de visage. Ses traits ont fondu, sa peau est rongée, ses yeux sont aveugles. Il y a deux ans, en pleine nuit, on lui a versé de l´acide sur le visage pendant qu´elle dormait. Pour la tuer, pour se débarrasser d´elle, définitivement. Mais Naziran, laissée pour morte, a survécu.
    Un véritable parcours du combattant pour cette jeune paysanne pakistanaise, dont la vie n´a été qu´une succession de violences et d´humiliations : son père, un homme brutal et peu aimant, la marie de force à 13 ans. Son époux la frappe sous prétexte qu´elle ne lui donne pas d´héritier mâle. Après la mort de son mari, sa belle-famille l´oblige à épouser son beau-frère, un homme bien plus âgé qu´elle et déjà marié. On ordonne même à la jeune femme de donner l´un de ses enfants à une tante.
    Mais aujourd´hui, Naziran veut retrouver sa dignité de femme, d´être humain. Elle ose témoigner pour que soient reconnues toutes les victimes de la pire torture qui soit : celle de l´acide.

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