Sciences humaines & sociales

  • « Je ne suis pas prêtre pour donner des leçons, ni pour faire la morale, je suis devenu prêtre pour que tout homme puisse entendre cette bonne nouvelle : chaque existence est infiniment aimée de Dieu.
    Ce qui me navre aujourd'hui, ce qui me met en colère lorsque j'observe les conditions de vie de ceux qui arrivent sur notre territoire et les réponses que nous leur apportons, ce sont ces discours qui atrophient nos coeurs. Chacun doit chercher des solutions pour faire une place à celui qui est sur notre sol. Il s'agit de dignité. De la leur. De la nôtre aussi.
    C'est à la société civile - où les religions, et bien sûr l'Église catholique, ont une place singulière - de prendre le relais pour défendre le droit des migrants. Il faut que des voix s'élèvent... »

  • « J'avais 10 ans en 1940, qqand éclata la première grande bataille de la Seconde Guerre mondiale, en France. Elle se termina par la victoire du dictateur allemand Adolf Hitler. À Dunkerque, où je vivais.
    J'avais 10 ans, et je rêvais, je voulais, je croyais que les Français allaient gagner, comme ils l'avaient fait vingt ans plus tôt, sur la Marne et à Verdun. Mais j'ai connu le drame d'une défaite comme mon pays en avait rarement subi.
    Et j'étais au coeur de cette bataille.
    J'ai vu les troupes anglaises la quitter, pour rentrer chez elle. J'ai aussi assisté, dans ma rue, aux tristes défilés de milliers de prisonniers français dont bon nombre avaient protégé ce départ, en luttant jusqu'à la dernière nuit, au soir du 3 juin. Depuis, j'ai toujours cherché à comprendre les raisons et le sens de la tragédie de Dunkerque, fouillé bien des archives. C'est pourquoi je veux apporter ici mon témoignage et le résultat de les recherches.»

    C'est avec ces mots que s'ouvre le livre de Jacques Duquesne. Mêlant la grande histoire aux souvenirs de son enfance à Dunkerque, il raconte avec le talent qu'on lui connaît cette tragédie oubliée, enfouie dans les mémoires par les quatre années de conflit qui suivirent. Face aux Allemands, irréductibles et impétueux, la défaite des Alliés fut particulièrement cuisante. Quel jeu jouèrent vraiment les Anglais? L'ultime polémique de cette guerre est-elle toujours d'actualité?

  • La Russie est-elle européenne ?
    À la tête d'un véritable État continent s'étendant en Europe et en Asie depuis le XVIe siècle, les tsars de Russie puis les leaders soviétiques n'ont cessé de s'interroger sur l'identité de leur pays et de se heurter à la q

  • Depuis plus de huit ans, les auditeurs d'Europe 1 se sont habitués à la voix, au ton, mais aussi à l'esprit frondeur de Franck Ferrand. Grâce à lui, l'Histoire se pare chaque jour de nouvelles couleurs. Voici enfin réunis une trentaine de récits, tirés des meilleurs numéros de l'émission "Au coeur de l'histoire".
    "J'ai choisi ces récits en fonction de leur force et de leur variété, explique Franck Ferrand, mais aussi de leur originalité... Autant dire que ce sont mes préférés. En les voyant ainsi rassemblés, je me sens conforté dans deux convictions : d'abord, que les grandes affaires humaines doivent très peu, sur le fond, à l'époque où elles se manifestent ; et puis - mais n'est-ce pas une évidence ? - que les plus belles histoires sont toujours liées à des personnages hors du commun : Aliénor d'Aquitaine, Pierre Brossolette, Dom Pérignon, Hatchepsout... Quel fascinant bouquet de grandes destinées !"

  • Qui peut croire que la crise est finie ?
    Alors que le chômage et la précarité atteignent des niveaux jamais égalés, François Hollande et l'ensemble du PS misent essentiellement sur le retour de la croissance pour les faire baisser. Or, 2013 va sans doute

  • « La prison doit changer, la prison va changer », avait affirmé Nicolas Sarkozy en 2007 en réaction à l'indignation citoyenne et médiatique déclenchée par l'état désastreux des prisons en France. Ces propos prometteurs ont été suivis par la création d'un

  • Après dix ans de gouvernance conservatrice, qui ont fait de la France un pays divisé, la gauche a le devoir de gagner en mai 2012. Pour réconcilier les Français, leur redonner fierté et sens du projet collectif.
    Donnons la priorité à l´éducation, au logement, à la justice fiscale et sociale, à la jeunesse, à l´environnement, à la moralisation de la vie politique, à la réforme du fonctionnement des marchés financiers, mais n´oublions pas de construire des « galeries vers le ciel » comme le disait Aragon.
    La culture fait partie intégrante de notre identité et de notre histoire, elle fédère et rassemble les citoyens, contribue à donner à la France sa place spécifique en Europe et dans le monde. Vecteur d´épanouissement individuel autant que de valeurs collectives, elle est le socle de notre République.
    Parce que nous traversons une crise économique et morale profonde, il me semble indispensable de défendre une politique culturelle audacieuse et réformatrice, en phase avec son temps, ouverte à tous les citoyens.
    C´est l´objet de ce Petit livre rouge de la culture.

    Couverture : Livre rouge © Andy Crawford / Dorling Kindersley / Getty Images

  • «Tout a donc été soigneusement (dés)organisé pour que le caïdat s'impose et que les lascars ne puissent échapper à leur rôle de méchants. Aussi prendront-ils la vedette aux millions de benêts que l'Etat destine, en douce, au conditionnement des multinationales - abattement, abêtissement, abattage. Mais les «violences urbaines» détourneront mieux l'attention si elles se diversifient. Déclinaison d'une gamme de produits pour show choc : tournantes, voitures volées, vandalisme, sadisme antiflic, islamisme, came, casses, caillassage, cambriolages, cannabis, racket, pitbulls, guerre des gangs. Montés en épingles, ces coups médiatiques inspireront même des jeunes que rien ne prédisposait à de telles exactions. La médiatisation de violences impunies, loin de les congédier, les entérine et leur donne droit de cité.» Le premier livre qui révèle les connexions entre violences urbaines, sexisme, défaillance de l'école, culture de masse et globalisation.

  • « La question morale est devenue l´un des aspects, et non des moindres, de la question sociale. Pour le pire et le meilleur, on peut même s´attendre à ce que la première s´installe à la place de la seconde.
    De la même façon que la question sociale prit progressivement, au cours du XIXème siècle, les teintes chatoyantes de la politique, la question morale est en train d´absorber, sous nos yeux, toute la politique, son langage comme son horizon, ses ressorts émotionnels comme son répertoire d´actions collectives. On l´a vue surgir au centre de la dernière campagne présidentielle de 2007 durant laquelle s´affrontèrent d´ailleurs moins deux morales que deux moralismes. Porté tout à la fois par les deux adversaires du second tour, à gauche Ségolène Royal, à droite Nicolas Sarkozy, le discours sur de prétendues " valeurs ", où se mêlent dans le plus grand désordre l´égalité, la fraternité, le travail, la famille voire l´économie de marché et le contrôle des frontières, tend à éliminer les controverses d´idées.
    Faut-il s´en réjouir, faut-il le déplorer ? C´est à quoi s´emploient à répondre les pages qui suivent en s´appuyant sur l´histoire. » Un essai original et musclé, qui éclaire l´actualité par l´histoire dans une langue aussi fluide que rigoureuse.

  • Incarcéré à Fresnes pour collaboration, Claude Jamet sort de prison le 15 février 1945, et tout recommence comme avant. Du moins, c'est ce que croient ses enfants, Jean, Alain et Benjamin (le narrateur). Mais quelque chose en lui est brisé. Désormais, il

  • Traîtres, félons, indics, agents doubles voire triples, amants maléfiques, la trahison a pris mille visages au cours de l'histoire.
    Ces personnages complexes au destin souvent dramatique nous ont toujours fascinés alors que leurs motivations nous intriguent. Elles sont pourtant simples. C'est l'argent, comme pour Dalila qui causa la perte de Samson ou le commandant Esterhazy, le véritable traître de l'Affaire Dreyfus. Mais aussi l'idéologie, comme pour Pierre Laval, qui souhaitait la victoire du IIIe Reich, ou Kim Philby, la plus célèbre taupe soviétique de la guerre froide ; l'ambition, comme chez le marquis de Cinq-Mars, prêt à sacrifier à ses rêves de gloire le roi Louis XIII et le cardinal de Richelieu, ses bienfaiteurs.
    Sans oublier la jalousie qui incita Linda Tripp à piéger Monica Lewinsky et faillit causer la perte de Bill Clinton ou la passion amoureuse qui amena de nombreux anonymes à commettre le pire, tels Violetta et Marcello, les amants de Bergame, qui tentèrent d'assassiner leurs conjoints d'une bien terrible manière.
    À travers trente-six destins étonnants, Pierre Bellemare et Jean-François Nahmias nous entraînent dans un édifiant voyage au coeur des zones les plus obscures de l'âme humaine.

  • « J'aurais pu être ministre, on me l'a proposé. Mon ambition est ailleurs : je suis candidate pour devenir la prochaine maire de Paris. Contrairement à certains, je ne considère pas cette fonction comme un tremplin vers d'autres ambitions, mais comme un engagement en soi, exigeant et exclusif. Demain, Paris sera plus grand que Paris. Demain, naîtra le Grand Paris. Cette ville-monde est un espace pour agir.
    J'ai appris à connaître les habitants, les quartiers, les besoins, les forces et les faiblesses, les ressorts et les blocages, les désespoirs et les richesses de la capitale. Je vis et je travaille à Paris. Je vis et je travaille pour Paris. Pour les Parisiens. Il s'agit d'un privilège. D'une responsabilité aussi. D'un défi permanent. La campagne pour la mairie de Paris sera rude. Des controverses, il en pleuvra ? il en pleut toujours sur cette ville rebelle. Je n'ai pas l'intention de les esquiver, même si elles fâchent. Car notre avenir s'écrit à Paris, quand la ville ose... » Anne Hidalgo Création Studio Flammarion Couverture : Anne Hidalgo par Julien-René Jacques © Flammarion

  • Pendant trois ans et demi, j´ai participé au gouvernement. J´ai aimé et servi passionnément le ministère de la Défense. Mais les moments passés au coeur de la machine gouvernementale m´ont souvent donné le tournis, et l´impression d´un grand gâchis. J´y ai acquis la conviction qu´il était temps de faire émerger une démocratie plus équilibrée.
    À la veille de l´élection présidentielle de 2012, acceptons de voir la France telle qu´elle est : diverse, fatiguée, ambitieuse, découragée, idéaliste, corporatiste, tolérante, réac´, innovante... Loin d´effrayer, ces contradictions doivent stimuler et nourrir un projet politique. Expliquer à nos concitoyens ce que la France est devenue, à quels enjeux elle fait face, quels sont nos nouvelles frontières et le moyen de les atteindre. Un discours de vérité à l´opposé de tous les dangereux débats exhumés ces derniers mois, ces stigmatisations répétées de boucs émissaires, ces convocations d´inutiles nostalgies.
    Il faut inventer de nouveaux chemins où l´homme retrouve la première place. Un pouvoir plus sobre. Une Europe plus fédérale. Une économie plus solidaire.

  • « Presque quinze années à lutter contre un système politique pris dans les cendres d´un bonapartisme exténué ; quinze années à tenter de transformer un système économique destructeur du travail des hommes, devant lequel tant se sont prosternés. Quinze ans dans une vie militante, c´est peu, mais dans une vie normale, c´est beaucoup. Les joies ont été rares et les victoires minces. Les lieux dans notre pays pour échanger des idées et partager quelques rêves n´existent pas assez, mais l´action politique, l´action de décider en commun, a été inventée pour cela. Elle est faite pour transformer le monde, surtout lorsqu´il est, comme aujourd´hui, difficilement respirable.
    Ce livre conjugue les idées pour lesquelles je me suis engagé, les expériences concrètes, vivantes et actuelles du terrain, les témoignages humains de quelques échecs ou réussites, ainsi que la vision nouvelle des problèmes contemporains que je voudrais porter. Il propose un chemin différent pour la construction de notre futur pays. Ce ne sont là que des rêves de réformateur passionné, modestement assortis de moyens politiques pour les concrétiser. Des rêves éveillés, en quelque sorte.
    Il présente 100 propositions inspirées par le désir d´innover et d´anticiper dans des domaines trop souvent inexplorés : étendre un nouveau modèle de capitalisme coopératif, mettre la finance au service du bien commun, assurer la mutation écologique de nos modes de vie, organiser le renouveau productif de la France, atténuer les conséquences de la dette, favoriser la démondialisation des économies, réorienter l´Union européenne, lutter contre la ségrégation territoriale, reconnaître et promouvoir la diversité, organiser une politique d´immigration juste et profitable pour tous, établir la VIe République. »

  • "Monsieur le président, Il ne vous reste que quelques semaines pour décider de votre destin et de votre place dans l'Histoire. Le rendez-vous est déjà donné aux Français : vous leur dévoilerez à la fin de l'automne 2011 vos intentions éléctorales pour 2012.
    Être ou ne pas être de nouveau candidat ? Choix shakespearien qui, je n'en doute pas, hante vos réflexions depuis de longs mois.
    La France 2012 n'a plus rien à voir avec celle que vous compreniez si bien en 2007. Elle a changé de logiciel. Pour la séduire, vous risquez de vous perdre. Si vous êtes battu, vous souffrirez beaucoup. Si vous l'emportez, votre bonheur sera de très courte durée."

  • "Farnoux est une figure passionnée, hussard ou voltigeur, c'est selon les événements. Mais il n'appartient à aucune caste, faction ou fratrie. Il refuse et déteste l'embrigadement ou, comme il dit, l'encartage. C'est sans doute pourquoi sa vie ressemble à un roman d'aventures." Nous voilà prévenus : "La traversée qui débute ne sera que résistance, tumulte et désobéissance." Résistant, déporté à Buchenwald puis sur la ligne Siegfried, s'évadant enfin et endossant alors l'uniforme de l'armée US... Pour l'ôter peu après et repartir en Afrique... Qui oserait parler d'un homme ordinaire ? Pourtant, Abel Farnoux se veut ainsi. Il demeure que celui qui fut le conseiller spécial d'Edith Cresson à Matignon a fréquenté le siècle de près. De Dakar au Maroc, du Maroc à l'Algérie, sans oublier l'Italie et les Etats-Unis, de l'industrie privée au ministère des Affaires européennes, il a été de nombreux combats. Des premières liaisons téléphoniques avec l'Afrique à la naissance de la télévision couleur en Europe, il fut un acteur privilégié, mais "ordinaire", tient-il encore à préciser, de l'industrie électronique. Et avec la même passion il milita contre la torture en Algérie, contribua à la construction de l'Europe, ou à l'ouverture des pays de l'Est.
    Son itinéraire exceptionnel, ses rencontres avec Teilhard de Chardin, Senghor, ses rendez-vous avec Mitterand, Chaban-Delmas, Andreotti..., il a accepté de les confier à Jean-Michel Riou qui a su écouter et nous faire revivre, avec un talent rare d'écrivain, l'histoire d'un homme de liberté.
    © Flammarion 2002 Couverture : Arnaud Février © Flammarion

  • Si la France est un paradis pour les touristes, y vivre est bien souvent une vraie galère. Il faut se battre pour se loger, supplier pour travailler, désamorcer tous les pièges d´une société bloquée et supporter des leçons de morale à tous les carrefours. « Je crois que ça ne va pas être possible », nous répètent des bataillons d´aigris. Et, en effet, rien ne l´est. Surtout depuis que la liberté, l´égalité et la fraternité ont été kidnappées par le travail, la maternité et l´identité nationale.
    « La France, on l´aime ou on la quitte », nous dit Nicolas Sarkozy. Prenez-le au mot, faites vos valises ! S´installer à l´étranger est à la mode : deux millions et demi de Français ont déjà quitté le pays, et leur nombre ne cesse d´augmenter...
    Ce pamphlet plein d´humour et très informé vous donne toutes les raisons de partir tout de suite. Nourri par du vécu et mené par une plume alerte, Tchao la France s´adresse à tous ceux, de plus en plus nombreux, qui maugréent : « Quel pays à la con. » Et l´auteur des best-sellers Bonjour Paresse et No Kid sait de quoi elle parle puisqu´elle a quitté la France depuis quatre ans pour vivre à Bruxelles.

  • Août 1943. L'Europe se déchire. Après la mort de son père dans des circonstances mystérieuses, le jeune Siméon, à six ans, devient roi des Bulgares. Le destin tragique d'un pays et d'un peuple va s'incarner dans cet enfant-roi au parcours hors du commun.Quand une partie de sa famille est fusillée par les communistes, il lui faut partir. Sonne le temps de l'exil : en septembre 1946, il quitte Sofia pour Istanbul. Puis viennent l'Égypte, Alexandrie et ses merveilles, l'Espagne, enfin, où la famille royale bulgare s'installe afin de se reconstruire.
    Miracle de l'Histoire, Siméon, qui n'a jamais perdu espoir, peut revenir dans son pays cinquante ans après l'avoir quitté. C'est le retour acclamé à Sofia en mai 1996, suivi d'un engagement politique, de la victoire de son parti lors des législatives en 2001. Première incroyable : le roi déchu devient Premier ministre !
    Siméon de Bulgarie - dont la reine Élisabeth, Franco, le Shah d'Iran, Hassan II, Juan Carlos et bien d'autres ont croisé le chemin - a traversé le siècle et fait l'Histoire. Ses mémoires, qui sont aussi ceux de l'Europe et de ses tourments, constituent un événement.

  • Les changements de notre société font-ils de nous de nouveaux parents ?
    Entre les progrès de la médecine, la remise en question du couple, de l'autorité, et la redistribution des rôles, qui sont les parents d'aujourd'hui ? Sûrement pas des modèles, mais des individus tous différents, avec, pour les réunir, une capacité à s'entraider et à s'adapter au monde qui change.
    Parce qu'elle est maman et journaliste, Julia Vignali a enquêté auprès de spécialistes : pédopsychiatre, sociologue, économiste et philosophe.
    Elle a aussi rencontré les parents de sa génération : Tété, Élodie Gossuin, Zoé Félix, Rose, Cyril Hanouna, Camille Lacourt... mais aussi des parents anonymes aux histoires extraordinaires.
    Entre sourire et émotion, Julia Vignali donne la parole aux parents d'aujourd'hui.
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  • Que faire face au chômage ? Comment ne céder ni à la fatalité, ni à la facilité ?
    À la tête du ministère du travail, Michel Sapin a incarné ce combat de deux années. Deux années pour fonder un nouveau mode de relations sociales : le « dialogue social à la française ». Deux années pour réformer le marché du travail et la formation professionnelle. Un combat complexe, opiniâtre, incessant.
    Cet ouvrage est le récit des mois qui passent, de la construction de l'action, des premiers résultats, mais aussi des résistances et des déceptions. Michel Sapin s'y dévoile avec discrétion, ou plutôt dévoile l'homme politique tel qu'il est, dans l'intimité de la décision, dans la vitesse et l'intensité du pouvoir, souvent face aux vagues de l'agitation sociale ou médiatique.
    Ce texte est un parcours sur la mer agitée du ministère du travail, rempli de personnages, de situations saisies au vif, d'expressions d'espoirs et de souffrances. Il en naît un livre véritablement politique qui montre comment se conjuguent l'urgence de l'action immédiate face au chômage et la conquête du temps pour des changements profonds. Face aux coups de vent et malgré la houle, l'avenir du travail et de l'emploi se bâtit et appelle une vision au long cours.

  • « La gauche, avec François Hollande, est aux responsabilités depuis mai 2012. Elle n'est pas revenue au pouvoir par accident ou par intérim. Après dix ans de gouvernement de droite et cinq ans de sarkozysme, la défaite était interdite, l'alternance nécessaire. Les Français nous ont donné cinq ans pour changer le pays.
    Mais la France est aujourd'hui entre l'espoir et le doute. Minée par cinq ans de crise, elle est marquée par un chômage insupportable, une croissance trop faible, des déficits trop importants.
    Pourtant, notre politique économique - sérieux budgétaire, Europe, compétitivité, justice sociale - commence à porter ses fruits. La reprise est amorcée. J'en ai la conviction : la France va s'en sortir, la gauche réussir. L'ambition de cet ouvrage est de le démontrer.
    J'y fais le récit de mes seize mois à Bercy, à la tête du ministère des Finances, et des combats que j'y ai menés. Combat contre la crise. Combat pour réorienter l'Europe vers la croissance. Combat personnel, dans l'affaire Cahuzac, face à la rumeur, à la calomnie.
    J'y expose aussi ma vision pour l'avenir. Pour poursuivre la "révolution copernicienne" de la gauche, dans la ligne tracée aujourd'hui - clairement réformiste, sociale-démocrate et euro-péenne. Pour aller plus loin encore dans le changement économique et social. Pour préparer une France plus rayonnante dans dix ans. En somme, pour continuer et gagner le combat du redressement de notre pays. »

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