Flammarion

  • Les bruits du souvenir

    Sophie Astrabie

    • Flammarion
    • 16 Février 2022

    Après la mort de sa mère, Claire découvre que celle-ci lui a légué un carnet ainsi qu'un appareil photo dans lequel se trouve une pellicule. Le lien entre les deux objets ? Un petit village de l'Aveyron où la jeune femme a passé les étés de son enfance.
    Il n'en faut pas plus pour la décider à tout quitter. Sous une autre identité, Claire s'installe à Marelle, en quête de ce passé flou et de cette mère qui lui a si souvent échappé. Au fil des pages et des clichés, elle découvre des souvenirs qui vont bousculer ses croyances...
    Les Bruits du souvenir, c'est l'histoire d'une fuite pour mieux se retrouver. Sophie Astrabie explore les bruits de fond du passé et leur perception - ainsi que notre capacité à nous créer les nôtres.

  • Amrita

    Patricia Reznikov

    • Flammarion
    • 11 Mars 2020

    " L'Europe appartient à Picasso, Matisse, Braque et bien d'autres. L'Inde n'appartient qu'à moi seule. " Amrita Sher-Gil est à l'Inde ce que Frida Kahlo est au Mexique. Artiste de génie, femme libre à la vie fabuleuse et tourmentée, elle a marqué l'histoire de la peinture indienne avant de disparaître brutalement à l'âge de vingt-huit ans. Lorsque Iris achète un de ses tableaux, elle se lance, fascinée par son destin, sur les traces de cette artiste audacieuse, mi-hongroise, mi-indienne, espérant retrouver dans cette quête le goût de peindre qui l'a quittée depuis des années. De subtils échos se répondent entre les deux femmes dont l'existence est étroitement liée à la création, à l'amour de la peinture et à ses ressorts secrets. Patricia Reznikov nous entraîne dans un roman où les couleurs de l'Inde coloniale, de Lahore à Simla, se mêlent à celles du Budapest d'avant la Première Guerre, du Paris des avant-gardes et de Florence. Elle redonne vie à une figure féminine bouleversante et hors norme, méconnue du grand public.

  • Nana

    Emile Zola

    • Flammarion
    • 31 Décembre 2014

    Nana ruine ceux qui la désirent : le banquier Steiner, le capitaine Hugon... tous seront séduits et conduits au désespoir par la «Vénus blonde». En décrivant la vie d'une courtisane, Zola dépeint, à la manière des moralistes, la débâcle de la société bourgeoise du Second Empire en un saisissant tableau de moeurs.

  • Hernani

    Victor Hugo

    • Flammarion
    • 11 Avril 2012

    En imposant Hernani, chef-d'oeuvre du drame romantique, à la Comédie-Française, temple du classicisme, Victor Hugo fut à l'origine de l'une des plus célèbres batailles de l'histoire littéraire. « Tissu d'extravagances », fruit d'un « esprit humain affranchi de toute règle et de toute bienséance », selon la censure, Hernani marquait l'avènement d'un théâtre mariant le sublime au trivial et investi par le lyrisme, l'épique et la politique. Drame historique retraçant l'accession à l'Empire de Charles Quint, comédie d'intrigue mettant en scène un roi, un vieillard et un bandit épris de la même femme, tragédie héroïque sous-tendue par la loi de l'honneur aristocratique, Hernani incarne le mélange des genres. Consacrant le triomphe de l'avant-garde artistique, la création de cette pièce flamboyante, au printemps 1830, entérinait la révolution française du goût.

    Couverture : Virginie Berthemet © Flammarion (d'après un détail de la tapisserie de la tenture de la Comédie-Française, par Jacques Ferdinand Humbert, © Roger-Viollet)

  • La dictatrice

    Diane Ducret

    • Flammarion
    • 22 Janvier 2020

    Depuis des années, on entend grogner la révolte sur le Vieux Continent. Un sentiment de rejet généralisé, l'impression pour beaucoup d'avoir été débarqués du progrès. Quand soudain, un violent orage éclate. Une femme se lève parmi la foule.
    Munich, novembre 2023, une manifestation populaire. Aurore Henri se saisit d'un pavé et le lance au visage d'un chef d'État. Derrière son regard bleu magnétique, une volonté d'acier, un espoir fou, guérir les hommes de leurs tendances destructrices, bâtir une société nouvelle où règnent la paix et l'harmonie.
    Diane Ducret nous livre une vision infiniment romanesque d'un Occident qui sombre dans le chaos et trouve son nouveau guide en une femme aux motivations aussi secrètes que son ambition est démesurée.

  • Les derniers jours de Stefan Zweig

    Laurent Seksik

    • Flammarion
    • 5 Septembre 2012

    STEFAN ZWEIG
    Tu voudrais un enfant... à notre époque ?
    LOTTE
    Je n'ai pas d'autre époque.
    STEFAN ZWEIG
    Donner le jour... au milieu des ténèbres ?
    LOTTE
    Vous cherchez des excuses !... La seule chose qui vous importe c'est que votre postérité soit dans vos livres !
    STEFAN ZWEIG
    Un seul mot de ta bouche vaut plus que tous mes livres.
    Cette pièce est l'adaptation théâtrale par Laurent Seksik de son roman Les derniers jours de Stefan Zweig qui, traduit en douze langues, a connu un grand succès en France et à l'étranger.

  • Les homards sont immortels

    Sophie Pujas

    • Flammarion
    • 12 Janvier 2022

    « Combien de temps fallait-il pour qu'un souvenir vous oublie enfin ? »
    Cet été-là aurait dû laisser l'empreinte habituelle des étés à Ouessant.
    Iris avait dix ans, elle était en vacances avec ses parents et son grand frère Sacha. C'était l'heure des balades à vélo, des bains glacés avec son frère qu'elle suivait partout. Tout promettait d'être parfait. Jusqu'à ce que sa mère disparaisse un matin.
    Comment continuer quand il manque quelqu'un ? Qu'est-ce qu'une petite fille peut se raconter dans le grand silence qu'est devenue sa vie ?
    Sait-elle déjà qu'il n'y aura plus jamais qu'un avant et un après ?

  • Le livre secret

    Grégory Samak

    • Flammarion/versilio
    • 7 Mai 2014

    Si vous pouviez changer le Destin, que feriez-vous? Au soir de sa vie, Elias Ein se retire dans un village perdu en Autriche. À peine installé, il fait une découverte prodigieuse : celle du Livre de la Vie, l'ouvrage sacré dans lequel Dieu lui-même inscrit le destin de chaque être humain...
    Elias est fasciné : les facultés extraordinaires de ce livre secret lui donnent le pouvoir d'agir sur le cours de l'Histoire.
    Il va essayer de sauver les siens. Mais c'est surtout le destin de tout un peuple qui est en jeu.
    Un conte surprenant qui parle d'amitié et de courage, de haine et de lâcheté. Intemporel, Le livre secret trouve un terrible écho dans l'actualité.
    D'abord auto-publié en numérique, Le livre secret
    est devenu un phénomène sur Internet. L'auteur, Grégory Samak
    , est un professionnel des médias. Le livre secret
    est son premier roman.

  • Comment peut-on etre francais?

    Chahdortt Djavann

    • Flammarion
    • 5 Juillet 2010

    Roxane arrive à Paris.
    Comme bagage, elle n'a que son enthousiasme, sa naïveté, son désir et sa rage d'apprendre le français. Elle veut devenir française par la langue. Mais la langue française se révèle implacable, une compagne infidèle. Quelle belle garce cette langue, la plus belle. Quelle belle grâce cette langue, la plus belle. Les bribes d'une enfance iranienne troublent son monde parisien. Les souvenirs murmurent tout bas.
    Elle se découvre un confident mythique : Montesquieu. Elle se raconte et raconte le monde d'aujourd'hui à l'inventeur des Lettres persanes. Dans une écriture où l'imaginaire se confond avec le réel, où la drôlerie et la fantaisie le disputent à la mélancolie et à l'amertume, la vie d'une jeune femme est mise en scène une femme qui connaît le prix à payer pour ne pas perdre pied face à la réalité. Ce roman, souvent proche du conte, impressionne par la légèreté, l'humour et la sobriété de ton.
    Un roman de formation. Une histoire à suivre.

  • Une semaine de vacances

    Christine Angot

    • Flammarion
    • 5 Septembre 2012

    Christine Angot a écrit ce court roman comme on prend une photo, sans respirer, sans prendre le temps de souffler. En cherchant la précision, en captant l'instant et le mouvement.
    Ce n'est pas à nous lecteurs de vouloir en connaître l'élément déclencheur, peu importe de le savoir.
    On s'aperçoit vite en le lisant que le texte possède en lui-même le pouvoir d'agir avec violence. Il suscite des sentiments dont l'angoisse ne peut être évacuée. Il provoque le saisissement par lequel on reconnaît un des pouvoirs de la littérature : donner aux mots toute leur puissance explicative et figurative, plutôt que de s'en servir pour recouvrir et voiler.
    C'est comme si l'écrivain levait ce voile, non pas pour nous faire peur, mais pour que l'on voie et comprenne.

  • En cas de bonheur

    David Foenkinos

    • Flammarion
    • 11 Août 2011

    "Personne ne savait que faire en cas de bonheur.
    On avait des assurances pour la mort, pour la voiture, et pour la mort en voiture. Mais qui nous protégera du bonheur ? Jean-Jacques venait de comprendre que ce bonheur, en devenant si fort, était la pire chose qui pût lui arriver."

    Après Le Potentiel érotique de ma femme (Prix Roger-Nimier 2004), David Foenkinos nous emmène avec humour et ironie sur les chemins de l'adultère et du couple, "ce pays qui a la plus faible espérance de vie".

  • Les marins perdus

    Jean-Claude Izzo

    • Flammarion
    • 18 Décembre 2013

    Marseille, ce matin-là, avait des couleurs de mer du Nord. Loin, sur la digue du Large, oubliés, trois hommes survivent à bord de l'Aldébaran, un cargo dont l'armateur a fait faillite. Le capitaine libanais Abdul Aziz, le Grec Diamantis, son second, et le Turc Nedim, la radio. Tous trois espèrent, sans trop y croire, la reprise de leur navire. l
    Au fil des jours, les trois hommes apprennent à se connaître, mieux qu'ils ne pouvaient le faire en mer. Ils partagent leurs souvenirs, puis leurs doutes, et leurs peurs. Pourquoi ne sont-ils pas partis, comme le reste de l'équipage ? Pourquoi s'engluent-ils à bord de ce bateau qui rouille ? Autour d'eux, la ville, Marseille. Ville d'exil. Ville métisse. Ville à leur image, pleine de souvenirs, et sans avenir, mais avec la vie à fleur de peau.
    Ils y nouent des aventures, des rencontres, des amours, avec des hommes, des femmes aussi perdus qu'eux.
    Le drame se tisse, à leur insu. Une tragédie que ces trois hommes portent en eux, comme Marseille son histoire. Ils n'en déjoueront pas les pièges. Au contraire, ils en seront les acteurs. Parce que - et sans doute le savent-ils depuis le début - c'est dans le dénouement du tragique qu'ils sauront, enfin, qui ils sont.

  • Scènes de la vie de bohême

    Henry Murger

    • Flammarion
    • 5 Septembre 2012

    Dans le Paris des années 1840, Rodolphe, Schaunard, Marcel et quelques autres forment une petite société d'artistes marginaux, poursuivis par leurs créanciers et rêvant de gloire. Poètes et musiciens au ventre creux, rapins prompts à embobiner le bourgeois, philosophes fumeux épris de grisettes, ils ont vingt ans, peuplent les mansardes du Quartier latin, mènent une vie volage et aiment se retrouver au café Momus, où « le premier devoir du vin est d'être rouge ». Mais le désespoir guette, lorsqu'on chasse du soir au matin la pièce de cinq francs sans jamais sortir de la misère et de l'anonymat...
    Avec cette série de scènes fantaisistes inspirées de son expérience, Henri Murger, fils de concierge autodidacte qui fréquenta Nadar, Champfleury et Baudelaire, n'offre pas seulement un formidable document littéraire et social sur la condition de l'artiste : il signe aussi un texte au style tapageur sur la folie de la jeunesse et la perte des illusions. Mêlant romantisme et réalisme, marquant la naissance d'une langue et d'un mythe, les Scènes connurent à leur parution en 1851 un immense succès, et inspirèrent tous ceux qui, de Puccini à Aznavour, ont aimé la bohème.

    Illustration : Virginie Berthemet © Flammarion.

  • In vivo

    Serge Joncour

    • Flammarion
    • 13 Février 2013

    Deux frères vivent avec leur père, un flic, le "monoparental", dans un pavillon ordinaire avec un jardin pas terrible. Pour tenir, ils se tapent des somnifères, une canette ou un pétard, comme des grands.
    En fait, ils rêvent d'une famille très précise, "celle qui trempe des tartines en attendant l'ami Ricoré". Une voisine, assistante maternelle, passe parfois chez eux et laisse un parfum de femme.
    Cavales loufoques, bêtises diverses, au cours d'une fugue les gamins sont pris en stop par un jeune couple grunge. Ils croient enfin avoir trouvé une cellule familiale de substitution, mais c'est à eux de jouer les parents...
    Désintoxication, repas à heures fixes, coupe de cheveux de rigueur, tout leur est bon. Réussiront-ils là où ,avec eux, on a échoué ?
    C'est l'enjeu paradoxal de ce roman cousu main. Les digressions s'y mélangent pour dessiner un portrait criant de vérité de la "France d'en bas". En disciple déjanté de Diderot, Serge Joncour invente deux neveux de Rameau qui se font la malle, explosent les lieux communs et multiplient les fariboles.

  • Souvenirs d'égotisme

    Stendhal

    • Flammarion
    • 6 Février 2013

    En 1832, parce qu'il s'ennuie à Civita- Vecchia où il occupe le poste de consul de France, Stendhal entreprend d'écrire l'histoire de son dernier séjour à Paris, onze ans plus tôt : la belle et indifférente Métilde venait alors de lui infliger un échec sentimental cuisant. Chronique d'une convalescence, les Souvenirs d'égotisme brossent ainsi le portrait d'un être dévasté, qui se laisse lentement reprendre par la vague de la vie.
    Rédigés à bride abattue, inachevés et publiés à titre posthume en 1892, ces souvenirs drôles et touchants constituent un document irremplaçable sur un grand homme en devenir, qui fréquente les salons, scandalise par son esprit caustique, multiplie les « fiascos par excès d'amour » et se demande s'il a bien un « esprit remarquable »... Galop d'essai pour la célèbre Vie de Henry Brulard, ils offrent le modèle d'une écriture autobiographique sans esbroufe, conjuguant avec brio introspection et improvisation.

    Texte intégral. Illustration : Virginie Berthemet © Flammarion

  • Nouvelles

    Alfred de Musset

    • Flammarion
    • 15 Septembre 2010

    « Je ne connais personne qui n'aimât pas la littérature de M. de Musset, quant à moi, je le dis, elle me plaît infiniment » : c'est en ces termes que Balzac salua la parution des Nouvelles.
    Publiées dans la Revue des Deux Mondes entre 1837 et 1839, elles relatent des histoires de coeur tour à tour légères et graves, drôles et mélancoliques. Dandies et grisettes, espiègleries, baisers volés, rendez-vous furtifs, adieux déchirants : on devine toute la fantaisie des liaisons de l'auteur dans ces récits mettant en scène un homme épris de deux femmes (Les Deux Maîtresses), un amant artiste (Le Fils du Titien), ou encore un garçon sans le sou bien décidé à rassembler cent mille écus pour épouser celle qu'il aime (Croisilles)...
    Empruntant tout à la fois au roman d'analyse classique, au récit grivois et au conte de fées, Musset accède ici à la haute maîtrise de son art de prosateur.

  • Les Jeunes France et autres récits humoristiques

    Théophile Gautier

    • Flammarion
    • 10 Avril 2013

    « Les Jeunes France », c'est le nom que l'on donnait, dans les années 1830, à la jeunesse extravagante et chevelue gagnée à l'art romantique et aux idées contestataires. Dans ce recueil paru en 1833, Théophile Gautier, qui fut l'un des leurs, dépeint avec humour et panache leurs excès de langage, de conduite et de parure. Dialogue de deux ivrognes sur les vertus de leurs maîtresses (Sous la table), vie d'un peintre basculant dans la démence (Onuphrius), portraits de romantiques excentriques (Daniel Jovard, Élias Wildmanstadius), récit déjanté d'une orgie (Le Bol de punch), étude des mérites respectifs de l'amour domestique et de la passion impossible (Celle-ci et celle-là) : ces six « romans goguenards », injustement méconnus, dénoncent la folie de toute folie et marquent, deux ans avant Mademoiselle de Maupin, la véritable entrée de Gautier en littérature.
    À la suite des Jeunes France, cette édition rassemble une série de chroniques parues dans la presse à la même époque, qui témoignent d'un même esprit de dérision : Gautier y évoque les travers du bourgeois parisien, la laideur des acteurs, ou encore l'embonpoint des écrivains...


    Illustration : Virginie Berthemet © Flammarion

  • Héroïne

    Ann Scott

    • Flammarion
    • 7 Mai 2014

    Vous vous êtes aimées, il y a cinq ans, aventure brève et explosive. Un jour, pourquoi, tu ne le sauras jamais, tu composes à nouveau le numéro d'Iris, la troublante, la dangereuse Iris. Iris qui a aujourd'hui 22 ans - toujours dix de moins que toi. Et l'espace d'un coup de fil, tu replonges. Vertige des messages, silences, dialogues impossibles, rencontres ratées et étreintes fulgurantes. Accro comme avant, mais à quoi : à une fille, au sexe, à une relation perverse ? Iris est toujours plus fuyante. Iris promet mais ne tient jamais, annule, débranche son téléphone, ne revient qu'à l'extrême bord de l'abîme, quand tu t'es juré que tout était fini. Au jeu du chat et de la souris, Iris est imbattable.
    La passion. La plus solitaire des maladies, la plus tenace, la plus violente.

  • Moi j'suis de la race écrite !

    Yohann Elmaleh

    • Flammarion
    • 26 Février 2020

    " Plus je l'observais comme ça, feuilletant son livre, levant parfois le regard pour mieux s'en imprégner, les verres moirés de merveilles, plus il s'établissait en moi un vertige inouï que mes pensées d'alors se trouvèrent incapables de formuler. Je m'éprouvais dans l'indicible... Je transpirais dans l'innommé... Simplement, j'étais ému. C'est la première fois, je crois, que je fis l'expérience des mots et de leur insolente nécessité. " Jo, la vingtaine, vit dans une cité à Crimée, où il a grandi avec sa bande de copains. Inscrit en licence de philosophie à la Sorbonne, il se retrouve vite tiraillé entre les convenances de ses études et les rudes manières de son quartier, noyant cette dualité dans les amours, l'alcool et la drogue. Une rencontre va agir comme un révélateur et faire découvrir au jeune homme une nouvelle ivresse salutaire, celle des mots.

  • Le 7e jour

    Jean Dutourd

    • Flammarion
    • 18 Décembre 2013

    La Genèse, qui est le premier livre de la Bible, raconte la création de l'homme et les commencements du monde, mais elle les raconte de façon très laconique. Par exemple, il n'est dévoilé nulle part quelle espèce de poison renfermait le fruit de l'Arbre de la Connaissance. Il n'est pas montré comment Eve, pour avoir Adam à elle toute seule, le brouilla avec les animaux, la nature et le Créateur lui-même. Quelles circonstances atténuantes Caïn avait-il pour que le Seigneur défendit qu'on le tuât ? Dieu enfin, après avoir été content de son oeuvre, en a été dégoûté au point de la rayer comme un brouillon par le Déluge et de la recommencer.
    Le Livre de la Genèse est particulièrement émouvant en ce qu'il montre comment le Tout-Puissant s'est heurté aux hommes. Ceux-ci, souvent, en dépit de leur foi et de leur amour, lui résistent, discutent avec lui, et il arrive qu'ils influent sur sa volonté.
    Jean Dutourd a en quelque sorte rempli les blancs de la Bible, c'est-à-dire qu'il a ajouté au récit sacré des détails historiques ou psychologiques, ainsi que quelques raisonnements qui manquent. Rien n'est changé mais tout est éclairé, tout prend soudain vie, et l'on s'aperçoit que les hommes qui existaient il y a des milliers d'années sont nos pères, presque nous-mêmes. Abraham, Jacob, Joseph, tous ces précurseurs avaient notre cerveau et notre coeur.


    Couverture : Eve, par Lucas Cranach. Anvers, Musée Royal des Beaux-Arts.

  • Lettre à ma grand-mère

    Patrick Raynal

    • Flammarion
    • 18 Décembre 2013

    J'ai été élevé par mes grands-parents maternels. Soixante ans plus tard, j'ai appris totalement par hasard que ma grand-mère avait laissé un journal racontant ses quinze mois de déportation à Ravensbrück, Matricule 38971. En lisant ce manuscrit, j'ai compris que ce n'était pas un journal, mais des souvenirs de déportation. J'ai choisi de raconter ma rencontre avec le récit de Marie Pfister. J'ai laissé mes souvenirs se juxtaposer aux siens jusqu'à lui écrire des choses que je n'avais encore jamais dites. L'émotion de la lire par-dessus les années est, elle, inexprimable. A travers un texte rédigé par sa grand-mère et longtemps disparu, un homme déjà mûr découvre un passé familial enfoui. Lettre à ma grand-mère est à la fois l'histoire d'un secret de famille, le récit d'une enfance dans l'après-guerre qui s'éclaire a posteriori, et le parcours d'une résistante ordinaire . Où comment les convictions se transmettent et les hommes se forgent à partir de l'histoire de leurs parents, même lorsqu'elle est cachée.

  • Les filles ont grandi

    Nathalie Azoulai

    • Flammarion
    • 19 Avril 2010

    En 2002, Nathalie Azoulai publie Mère agitée, succès de librairie qui raconte la vie des jeunes femmes confrontées aux joies et aux angoisses de la maternité. Elle reprend aujourd'hui le fil et explore une nouvelle tranche de vie : l'adolescence.
    Bien des scènes accrochent son oeil, chez le gynécologue, au téléphone, un soir de Noël, au retour d'Angleterre, ou au café. À la table du petit déjeuner, dans la salle de bain, devant les grilles du lycée. Il est question de féminité, de langage, d'amour, d'ambition ou encore de goûts que l'on partage. Mais qui dit partage dit transmission, le nerf de la guerre au temps de l'adolescence.
    102 récits courts et incisifs, drôles et graves. Des instantanés qui racontent la vie des mères et des filles « agitées ».

  • La villa des chimères

    Paul Louis Rossi

    • Flammarion
    • 15 Décembre 2012

    Deux personnages, Cordelia et Florent, parcourent l'Italie du Nord -de Triestre à Bergame- afin de découvrir et d'étudier toutes les constructions du célèbre architecte italien Le Palladio. Durant leur voyage, ils s'aperçoivent qu'ils sont épiés et poursuivis par des aventuriers, la comtesse Wolfi et Le Borgne.
    la comtesse Wolfi est une admiratrice de Mussolini. Le Borgne est un traitre, malfaisant de nature. Il est probable que cette poursuite est liée à l'histoire de Florent, dont le père a été fusillé en Allemagne, à Tübingen, en 1943.
    Comme dans le Manuscrit trouvé à Saragosse du comte Jan Potocki, chaque aventure, chaque vicissitude conduit à un nouveau récit. Ainsi, au cours de ce parcours à rebondissements multiples, les deux héros se retrouvent au sommet de l'ossuaire de Monte Grappa, approchent la Villa des Monstres et la Villa des Chimères, écoutent la confession de la comtesse Wolfi dans la petite ville de Salo, au bord du lac de Garde.

  • Electrochocs

    Martine de Rabaudy

    • Flammarion
    • 1 Février 2012

    « Avec les années cahin-caha, je m'étais habituée aux embardées de cette femme, dépressive permanente et mère intermittente. Jusqu'au jour où elle voulut m'étrangler. Ses nerfs craquèrent. Pas mes cartilages. Se méfiant d'elle-même, elle m'avait fabriquée en dur. J'avais dix ans, je voyais mon enfance chavirer. » Il faudra à la petite fille attendre l'âge adulte pour découvrir que cette tentative de meurtre maquillait une tentative d'amour. Un amour dévoyé par la psychose maniaco-dépressive qui cannibalisait sa mère. Pour comprendre cette maladie soignée dans des cliniques psychiatriques à coup d'électrochocs, l'auteur part à la recherche d'autres parmi ces malheureux élus que furent Virginia Woolf, Louis Althusser, Sylvia Plath, ou encore Winston Churchill. Des compagnons de route qui lui permettront d'apprendre à résister sans se dérober, à accepter sans capituler face à un ennemi qui dévasta son enfance. Jusqu'au bout elle s'acharnera à ramener vers la rive cette mère candidate récidiviste à la noyade. Une écriture tenue sanglée par l'humour fait de ce récit non un traité du désespoir mais un hymne à la vie.

    © Studio Flammarion

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