Fluo

  • Un député de haut vol s'écrase au bas de son huitième étage. La police enquête. Suicide ou crime ? Tout cela passerait inaperçu si la mort de la victime n'était pas suivie d'autres crimes. On en saura plus après l'attentat à la Tour Montparnasse transformée en tas de poussière. A qui profite donc tous ces crimes et cet acte terrosiste ? Il y a des questions qu'il ne vaut mieux pas poser...

  • 800 mètres

    André Obey

    • Fluo
    • 1 Janvier 2012

    "Le Huit cents mètres a été conçu pour donner l´illusion d´un huit cents mètres, dans une mise en scène de Jean-Louis Barrault, au Stade de Roland-Garros. On avait dessiné une piste sur le Central. Le Français était incarné par Barrault, l´Allemand, par Cuny, l´Anglais, par Jean Marais, etc. Honegger qui était un grand amateur de sport, avait créé une espèce de morceau de batterie, comme musique de scène..." André Obey

  • La genèse de la pièce, il faut la demander à l'auteur. Rien de plus évident. André Obey nous le dit très simplement : la mort d'Iphigénie a hanté sa jeunesse, et il se posait des questions. Il se demandait, ce petit Douaisien, partagé entre les figures flamandes de sa vie quotidienne, et les ombres grecques que l'Université lui transmettait pour former sa sensibilité, il se demandait « où une enfant de seize ans, tirée soudain de sa chambre dans le palais de Mycènes pour faire face aux braillards du camp d'Aulis, où la petite Grecque, venue pour se marier, mais rencontrant sa propre mort en chemin, avait puisé la force de ne pas s'effondrer et de marcher au supplice ? » Cette question, quand il décide d'écrire la pièce, c'est la seule chose qu'il veut savoir. Il ne va pas se référer à Euripide ou à Racine. Il va faire son oeuvre à partir de personnages entrevus aujourd'hui, et avec les techniques d'un théâtre extraordinairement dépouillé. D'abord les grands premiers rôles ! Ce sont, aperçus dans un magazine, trois chefs d'État photographiés sur le seuil d'un baraquement, à Yalta. Ils riaient à l'objectif, avant de se mettre d'accord sur un traité demeuré fameux. Or, à droite de la photo, à moitié hors du champ mais le visage découvert, il y avait un soldat, de nationalité non précisée, et qui ne posait pas. « On regardait très loin, à cent lieues des honneurs, de la gloire et de l'histoire, très loin, droit dans nos yeux. Chose extraordinaire, le regard des Trois Grands, quelque humain qu'il parût, si simple et détendu qu'il fût par le sourire, m'était indéchiffrable au prix du regard, pourtant secret, mais si lisible, si fraternel, du petit soldat inconnu. C'est que je sentais, de toute mon âme, que si les trois maîtres du monde se posaient abstraitement, "à l'échelle mondiale", la grande question de l'homme, le soldat la vivait, lui, vraiment, réellement, et qu'il l'avait vécue depuis la nuit des temps, et qu'il l'incarnerait jusqu'à la fin des âges : être ou ne pas être. « Ces trois grands, ce petit-là, je les ai jetés tout vifs, tout crus dans la pièce, autour d'Iphigénie, Les trois se nomment Ulysse, Ménélas, Agamemnon, et si le petit soldat n'a pas, n'a plus de nom, c'est, tout bêtement, parce qu'il est mort et que, mort, il erre en un monde où la "reconnaissance" des êtres et des choses se rit de l'État-civil. » Donc, le soldat mort n'a pas de nom. Sa qualité de mort inconnu est providentielle. Il ne peut pas être autre chose que le choeur.

  • La genèse de la pièce, il faut la demander à l'auteur. Rien de plus évident. André Obey nous le dit très simplement : la mort d'Iphigénie a hanté sa jeunesse, et il se posait des questions. Il se demandait, ce petit Douaisien, partagé entre les figures flamandes de sa vie quotidienne, et les ombres grecques que l'Université lui transmettait pour former sa sensibilité, il se demandait « où une enfant de seize ans, tirée soudain de sa chambre dans le palais de Mycènes pour faire face aux braillards du camp d'Aulis, où la petite Grecque, venue pour se marier, mais rencontrant sa propre mort en chemin, avait puisé la force de ne pas s'effondrer et de marcher au supplice ? » Cette question, quand il décide d'écrire la pièce, c'est la seule chose qu'il veut savoir. Il ne va pas se référer à Euripide ou à Racine. Il va faire son oeuvre à partir de personnages entrevus aujourd'hui, et avec les techniques d'un théâtre extraordinairement dépouillé. D'abord les grands premiers rôles ! Ce sont, aperçus dans un magazine, trois chefs d'État photographiés sur le seuil d'un baraquement, à Yalta. Ils riaient à l'objectif, avant de se mettre d'accord sur un traité demeuré fameux. Or, à droite de la photo, à moitié hors du champ mais le visage découvert, il y avait un soldat, de nationalité non précisée, et qui ne posait pas. « On regardait très loin, à cent lieues des honneurs, de la gloire et de l'histoire, très loin, droit dans nos yeux. Chose extraordinaire, le regard des Trois Grands, quelque humain qu'il parût, si simple et détendu qu'il fût par le sourire, m'était indéchiffrable au prix du regard, pourtant secret, mais si lisible, si fraternel, du petit soldat inconnu. C'est que je sentais, de toute mon âme, que si les trois maîtres du monde se posaient abstraitement, "à l'échelle mondiale", la grande question de l'homme, le soldat la vivait, lui, vraiment, réellement, et qu'il l'avait vécue depuis la nuit des temps, et qu'il l'incarnerait jusqu'à la fin des âges : être ou ne pas être. « Ces trois grands, ce petit-là, je les ai jetés tout vifs, tout crus dans la pièce, autour d'Iphigénie, Les trois se nomment Ulysse, Ménélas, Agamemnon, et si le petit soldat n'a pas, n'a plus de nom, c'est, tout bêtement, parce qu'il est mort et que, mort, il erre en un monde où la "reconnaissance" des êtres et des choses se rit de l'État-civil. » Donc, le soldat mort n'a pas de nom. Sa qualité de mort inconnu est providentielle. Il ne peut pas être autre chose que le choeur.

  • Qui contrôle les cultures contrôle les populations aimait dire Kissinger quand il était aux manettes. C´est ce que va découvrir à son corps défendant Jacques Martin, alias Frankie Angelo, RG de choc, en recherchant les commanditaires de l´assassinat de son ami Christian l´Erpès. Un crime crapuleux qui l´emmènera en Afrique du Sud, pays de tous les contrastes où la population autochtone, malgré le grand talent de Nelson Mandela et de Monseigneur Tutu n´a pas fini de souffrir du racisme ordinaire des nantis. Un pays pas tout à fait émergé et qui est l´objet de conflits à peine secrets entre les Chinois, les Russes et les Ricains dans leur conquête des marchés africains... Auteur, grand reporter, par la taille, Frankie Angelo est le protagoniste d´aventures où l´actualité laisse la part belle au beau sexe. Ce qui est une façon plutôt agréable de ne pas mourir idiot,

  • Anglais Trash

    François Engel

    • Fluo
    • 1 Avril 2014

    This dark romance forces a woman in a fatal rendez-vous of crude sexual intimacy with a total stranger. Love is the issue of this raw story where life stumbles in chaotic New York City at the turn of the Twentieth Century.

  • Nécro

    François Engel

    • Fluo
    • 1 Janvier 2010






    Extrait :
    D’abord, nous vîmes la vieille. Ou plutôt une femme sans âge, en robe sombre et chemise rose fuschias. Elle tirait de l’eau à la margelle d’un puits faite de grande dalles de pierres sèches, posées à même le sol. Elle remontait une corde au bout de laquelle pendait une outre en peau de bique, pleine d’une eau boueuse dont elle remplissait un vieux bidon d’essence, tout en fumant un mélange de tabac et de quelque chose d’autre. Peut-être un de ces champignons que l’on trouve sur les crottes qui sèchent au milieu des armoises et de ces étranges cactus qui s’épanouissent comme des oursins multicolores et dont les amas ressemblent, de loin, à des mouchoirs fantaisie ou quelque vêtements féminins chamarrés qu’on aurait abandonnés sur la terre aride.
    La vieille avait un vieux fusil posé à-côté d’elle. Une espèce de pétoire à un coup qu’elle lorgnait avec inquiétude, lorsqu’elle nous vit arriver. On la sentait prête à bondir pour s’en saisir si nous faisions un geste hostile. C’est ce qu’elle fit presque lorsque le cheval de L.N., sans doute excitée par l’odeur de l’eau, fit une petite ruade vers elle.
    Mais avant qu’elle ne s’empare de son arme, un coup de feu claqua de quelque part dans les collines qui entouraient la combe où l’on se trouvait. La balle ricocha sur la margelle du puits dont un éclat blessa L.N. au visage. Il se pencha brusquement sur l’encolure de son cheval. Je crus qu’il avait été blessé. Mais ce n’était qu’une coupure sans importance. Il essuya le sang avec un mouchoir, tandis que de derrière des rochers, un homme se dirigeait vers nous, son fusil pointé devant lui comme dans un mauvais Western. La femme en avait profité pour prendre sa pétoire et nous braquait. Elle vociférait une espèce de sabir navajo-mexicain, en nous intimant l’ordre du bout de son arme de lever les mains. Ce que nous fîmes.

  • Fièvre

    Frankie Angelo

    Si vous avez peur de la grippe aviaire, cramponnez-vous. Parce que ce qui va vous tomber dessus relègue le virus H1N1 au rang des pétouillettes de laboratoire. Pour tout vous dire, y a de drôles d´oiseaux qui concoctent une jolie petite fièvre hémorragique à balancer sur notre douce France. Et c´est autrement plus reloud que ce que peuvent nous ramener les poules asiatiques, avec leurs yeux en amande.

  • La Fénaule

    François Engel

    • Fluo
    • 1 Janvier 2011

    Une petite bourgade dans le pays de Vaud. Un cuisinier d'un restaurant réputé qui a de drôles d'idées quand il taille dans la viande... Un centre de conférence pour des réunions politiques très discrètes... On a beau être en Suisse où tout se traite habituellement en toute discrétion, le crime, pour discret qu'il est, s'impose malgré tout.

  • Frankie Angelo se rend en Suisse pour enterrer Adam, un parent à lui, victime des soins intensifs de la Salpêtrière, à Paris. Il découvre après multiples péripéties amoureuses, l'existence d'un groupe terroriste SUSAN, dirigé par son ancien pote américain, Ron. Il sauvera les participants du G8 à Rome et quelques milliers de personnes, mais se fera bastonner par Lamiia, sa maîtresse en qui il avait toute confiance.

  • Colombine 36

    Monique Raikovic

    • Fluo
    • 1 Janvier 2011

    Quelle est cette étrange activité à travers la vitrine de Rigaudon et Pétaouchnock, petite échoppe de la rue Racine, à Paris, où dorment Pierrot et Colombine en attendant le chaland du lendemain ? C´est ainsi que les Jardins du Luxembourg sont envahis presque tous les soirs par le commando des marionnettes, qui soude le clan de ces jouets, que Kim crée comme par magie, jalousement gardées par la souris Grisemine et les voltigeurs Max et Victor, pigeons de 1re classe. Pourtant les forces du marché et des Pétrodollars finissent toujours par gagner et les amours entre ces êtres idéals sont brisés, à chaque fois l´un d´entre eux est acheté, comme arraché à son compère. Ainsi en va-t-il de Colombine 36, malgré toute la ruse déployée par son amant, Pierrot 15, pour la garder auprès de lui. Mais, parfois, la providence fait bien les choses...

  • Les attracteurs étranges

    François Engel

    • Fluo
    • 1 Janvier 2011

    Jacques vie une retraite forcée par une longue convalescence. Ancien RG, sa carrière est terminée après avoir échappé à la mort lors de sa dernière mission.
    "Oui, eh bien ?
    - Peuchère, la pauvre petite." Il pousse vers moi Nice Matin, puis me sert un pastis. La photo de la journaliste est en médaillon de une, au-dessus du titre annonçant la victoire de l´OM contre Auxerre. En légende, on peut lire « Sauvage assassinat dans l´arrière-pays. Lire la suite en page 3... ». La page trois annonce que Sandra a été retrouvée "atrocement mutilée, le corps à moitié dénudé, sur le bord d´une route vicinale dans la région de Thoronet. La police ne sait pas encore si l´on a abusé d´elle, mais la jeune femme a été torturée au couteau, comme le montrent de nombreuses plaies sur son corps et ses parties génitales..." Je laisse tomber le journal sur le comptoir. Je ne peux plus continuer la lecture. Gaston me ressert un perroquet. La salle me paraît tout à coup très silencieuse. Les rares clients préfèrent ne pas me regarder. Ils doivent se demander si, des fois, je ne serais pas le coupable. L´étranger est devenu suspect. Gaston m´apporte l´assiette de farcis que j´ai commandée en entrant. Mais je n´ai plus faim. Elle était drôlement mignonne, cette petite !

    Les attracteurs étranges sont des êtres mathématiques singuliers qui ont pour capacité de changer une suite d´événements, à grande distance, sans but apparent. Ils régissent le mouvement des étoiles, la météo, la trajectoire des particules... Ils peuvent intervenir aussi dans la vie des hommes. On pourrait alors les croire, diaboliques...

  • L'orgue du stade

    André Obey

    • Fluo
    • 1 Janvier 2012

    Grand dramaturge français du XXe siècle, André Obey découvre l´athlétisme au stade de Saint-Cloud, grâce à un ami, en 1913. Coureur amateur de 400 mètres, lui-même, il assiste ébloui aux Jeux Olympiques de Paris en 1924, qui lui inspirent ces chroniques qui créent, avec les écrits sportifs de Montherlant, de Giraudoux et de Jean Prévost, entre autres, un genre tout à fait nouveau pour l´époque et même aujourd´hui où la littérature est relativement peu conviée aux compétitions.

  • East Coast

    Francois Engel

    • Fluo
    • 1 Octobre 2013






    EXtrait
    Avant-propos
    Il est des circonstances qui ressemblent à la mort mais qui évoquent une renaissance dans un monde familier et pourtant encore inconnu. Il ressemble à une fresque marine où dansent devant nos yeux étonnés des êtres amphibies aux multiples couleurs d’un spectacle véridique et mystérieux où l’on ne pénètre pas mais qui imite la vie.

  • 800 mètres

    André Obey

    • Fluo
    • 1 Janvier 2012




    Table des matières
    PROPOS DU HUIT CENTS METRES
    AVERTISSEMENT
    HUIT CENTS METRES

  • Extrait
    Mon pote regarde sa montre. “Attends un moment. Regarde bien. À gauche…” Je regarde à gauche. Rive Gauche. Je devine la Butte aux Cailles derrière la place d’Italie. La colline Sainte-Geneviève. Mon regard accroche la coupole du Panthéon et bute sur la tour Montparnasse. Je me retourne vers mon pote, l’interrogeant du regard. Il me montre un gros corbeau qui vole lourdement au-dessus de la capitale qui se déplace lentement, en venant du Bourget. De là où nous sommes, c’est difficile de voir où il se trouve par rapport aux monuments. Je pense qu’il va passer devant la tour Montparnasse pour virer à gauche, vers nous. Mais sa silhouette se confond tout à coup avec elle. Il y a un éclair. Un éclat vif sur la façade de verre, puis, un panache blanc s’envole silencieusement de la tour, sinistre fanal d’un paquebot en détresse. “C’est quoi ce bazar ?” je demande ulcéré en me tournant vers mon pote.
    Guy a sorti ses jumelles. Il contemple un moment le paysage à travers elles, puis me les passe, sans rien me dire. Je vois comme à travers de l’eau qui bout dans la longue-vue, une large plaie rouge vermillon qui s’élargir sur le baril noir et bleuté de la tour. Ça ressemble à une coulée de lave qui s’échapperait d’une dizaine d’étages béant sur le vide. “Attends ! je rêve…” “Non ! Tu ne rêves pas. Dans une demi-heure, la tour s’effondrera.” Je sors mon portable de ma poche. Je veux savoir comment ça se passe au bureau. “Ce n’est pas la peine. Il n’y a plus de réseau…”

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