Littérature générale

  • «?Créer un poncif, c'est le génie. Je dois créer un poncif.?» Baudelaire - «?Il n'est pas nécessaire qu'un auteur comprenne ce qu'il écrit. Les critiques se chargeront de le lui expliquer.?» Abbé Prévost - «?Les éditeurs, si gentils quand on ne publie pas chez eux?!?» Jules Renard - «?Il y a des chefs-d'oeuvre si fastidieux qu'on admire qu'il se soit trouvé quelqu'un pour les écrire.?» Jean Rostand. - J'ai voulu, sans prétention, offrir un petit condensé tonique, plein de vie, de dynamisme et d'énergie créative. Eric Martini
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Éric Martini dirige les Éditions Glyphe qu'il a créées en 1999. Auteur de deux ouvrages pratiques sur la préparation des manuscrits, il est aussi l'éditeur des ''Récréations littéraires'' du ''Dictionnaire des idées reçues'' et des ''Dictionnaires de l'Académie de l'humour français''.

  • Pour briller en société, mettez de l'encaustique. Et lisez ce livre.
    - Voulez-vous sourire, vous divertir et même vous esclaffer?? Si oui, ouvrez ce dico énamouré des jeux de mots pour tous les âges et tous les goûts. Ce glossaire pour glousser vous réjouira aussi bien l'été sur la plage que pendant les longues soirées d'hiver. Dans les transports en commun, Alfred Gilder vous transportera d'allégresse à travers les ressources inépuisables du français joyeux. Les mots d'esprit, les calembours, les contrepèteries, les devinettes, les anecdotes, les blagues... agrémenteront votre parcours. Ce bréviaire cocasse plaira aussi à vos amis. Vous pouvez donc le recommander.
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Lexicologue reconnu, secrétaire général de l'Association des écrivains combattants, Alfred Gilder a écrit une dizaine d'ouvrages sur les curiosités de la langue française, notamment 500 Mots rigolos, Le Petit Dico franglais-français, 101 Citations qui ont fait l'histoire de France, Les 300 plus belles fautes à ne pas faire.

  • Les chemins de Garwolin

    Evelyne Dress

    • Glyphe
    • 10 Octobre 2016

    Un voyage dans le passé qui bouleverse le présent... Après le décès de son père, Sylvia Gutmanster se lance à vélo dans un pèlerinage à travers la Pologne, sur les traces d'une enfance qu'elle veut ranimer. Mais ce qui est demeuré invisible doit peut-être le rester. Pour elle, le passé revient et se mêle au présent. Les personnages d'autrefois, réels ou mythiques, lui répondent comme dans un jeu de miroir. Au terme de ce voyage, la voix intérieure, qui hante Sylvia depuis toujours, trouvera-t-elle enfin la paix ? Découvrez dès à présent le dernier roman d'Evelyne Dress et laissez-vous emporter dans le flot des souvenirs ! EXTRAIT Parce que j'avais voulu croire que mon père serait toujours à mes côtés, je ne l'avais jamais questionné sur sa vie. Maintenant qu'il m'avait quittée, je m'apercevais que je ne savais presque rien de lui, à part qu'il était né à Garwolin, district de Lublin, à une soixantaine de kilomètres de Varsovie. À la rédaction du journal, tout le monde m'avait prévenue : « Si tu veux retrouver ta parenté, tu ferais mieux de demander de l'aide à un généalogiste. » Je l'avais fait. Je m'étais adressée à l'un des plus réputés de la capitale, mais la mairie de Garwolin lui ayant répondu qu'elle n'avait trouvé aucune trace de la famille Gutmanster dans son district, il avait renoncé. Son manque de combativité m'avait forcée à partir moi-même à l'assaut de ma généalogie et, du même coup, à abandonner mon poste, avec le risque qu'un autre s'en empare. La télévision est un milieu impitoyable. À PROPOS DE L'AUTEUR Evelyne Dress est actrice : Et la Tendresse ? Bordel !, réalisatrice : Pas d'Amour sans Amour, écrivain : Pas d'Amour sans Amour, La Maison de Petichet, Les tournesols de Jérusalem (Prix des libraires de Normandie), Le Rendez-vous de Rangoon. C'est sur les planches qu'elle a débuté sa carrière, avant d'enchaîner les rôles au cinéma et de se lancer dans l'écriture et la réalisation. Pour Les Chemins de Garwolin, son cinquième roman, elle est partie du postulat qu'on ne sait rien de la vie de nos parents et qu'en disparaissant ils nous laissent démunis. Au lieu d'inventer une histoire à son héroïne, Evelyne Dress a choisi de lui donner la sienne et celle de ses ascendants.

  • Correspondance Châtelet

    Denis Labayle

    • Glyphe
    • 17 Octobre 2017

    Palpitants destins croisés dans un métro parisien, dans l'ombre des attentats du 13 novembre.
    Albert Sourniat, écrivain et critique littéraire à la retraite, est hanté par le souvenir de son fils Paul, disparu à l'âge de 17 ans. Barbara, une Afro-Américaine, chante dans le métro. Le hasard est-il la seule raison de leur rencontre ? Chacun cache des secrets et des blessures derrière sa solitude. Pourquoi Paul a-t-il soudainement quitté le domicile familial ? Pourquoi Barbara s'est-elle exilée en France ? La relation de plus en plus étroite d'Albert et Barbara offrira à chacun une nouvelle voie. Mais, la station de métro Châtelet, lieu de rencontre, connaîtra la violence des attentats...
    Un drame bouleversant sur l'un des attentats les plus médiatisés de ces dernières années
    EXTRAIT
    Chaque 27 février, je descends dans la vie souterraine pour répondre à un appel auquel il me serait impossible de me dérober. Ce jour-là, je rejoins la station de métro Châtelet, où je reste des heures, assis sur un banc, à attendre. Quoi ? Rien, bien sûr. L'espoir est mort depuis longtemps.
    Si depuis dix ans je me plie à ce rite absurde, c'est pour m'empêcher de tourner définitivement la page. Ne pas oublier sans comprendre. Je sais qu'en restant un long moment dans ce décor de faïence, l'ordre du temps se brouille et hier redevient aujourd'hui.
    Voilà deux heures que je guette les quais, à droite, à gauche, que j'observe les escaliers mécaniques monter, descendre, débarquer des foules d'inconnus qui apparaissent et disparaissent aussi vite. Bouches avides qui engloutissent et rejettent à chaque instant des milliers d'ombres qui se croisent dans une parfaite transparence. Si beaucoup pressent le pas, moi, je reste immobile à les observer. Fantômes identiques à ceux d'autrefois, quand j'errais d'une station à l'autre, l'angoisse au ventre.
    Combien de jours, de semaines, ai-je passé à scruter ces visages anonymes, à arpenter les couloirs, à traverser les correspondances, à courir d'une ligne à l'autre ?
    À attendre, surtout attendre. Combien de mois ai-je cherché sa silhouette dans cette population du sous-sol, m'attardant sur les plus mal vêtus, les plus égarés, les plus imbibés d'alcool ou de drogues. Je montrais sa photo aux clochards, aux chanteurs publics, aux dealers, en les priant de bien regarder pour me dire s'ils reconnaissaient ce jeune... Paul, mon fils.
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Denis Labayle, médecin et écrivain, est l'auteur de nombreux textes. Certains de ses essais font aujourd'hui référence comme La vie devant nous et Tempête sur l'hôpital ou encore Pitié pour les hommes. Il a publié sept romans dont Cruelles retrouvailles (Prix du roman du Doubs en 2002, Prix Littré en 2003) et Parfum d'ébène (Prix du Roman d'amour 2004), mais aussi Rouge majeur et Noirs en blanc (Prix Armorice 2013).

  • Plongée dans la Syrie des années 1980...
    En 1980, Farès l'instituteur alaouite, son doctorat d'histoire ancienne en poche, rentre sur son île, Arwad, et découvre l'effroyable massacre de sa famille. Sa vie se concentre sur la recherche du tueur. Au cours de son enquête, il apprend qu'il est lui-même un enfant adopté et il part à la découverte de ses origines. Sa raison aurait sombré sans le soutien de ses deux amis, Élias, le pêcheur chrétien et Adnan, le cafetier sunnite.
    Jusqu'à la nuit terrible où Farès recueille un enfant muet, échoué sur les rochers, qui fait basculer sa vie.
    Face à la Syrie à feu et à sang, Arwad est en 2017 une île à la dérive où chacun s'efforce de survivre.
    Un récit historique poignant dans une Syrie déchirée par les guerres religieuses.
    EXTRAIT
    27 juin 1980.
    L'île d'Arwad se devine tout au loin, là-bas, tel un point de rupture imperceptible sur la ligne d'horizon. Malgré la pesante lourdeur des nuées ensanglantées par le soleil couchant, l'horizon incertain s'enfuit à mesure que je me rapproche pour essayer de l'atteindre. Dans un ronronnement poussif, la navette qui relie Tartous à Arwad peine à fendre de son étrave émoussée les assauts des vagues inlassables, comme si elle devait se frayer un chemin à contre-courant. Elle est un peu à l'image de ma vie où j'ai toujours la sensation, même pendant les jours heureux, d'être en décalage avec elle, de vivre mon destin à rebours. Pourtant, j'ai intensément réfléchi pour tenter de comprendre qui je suis en réalité et pourquoi je me sens toujours en rupture avec moi-même comme si j'étais mon propre ennemi.
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Josette Elayi, née en Ariège, a publié depuis 2009 quatre romans, pour lesquels elle a été invitée à des émissions de radio et télévision.
    Professeur de Lettres Classiques, puis chercheur au CNRS, elle est aussi spécialiste de l'histoire ancienne de la Phénicie et du Proche-Orient. Elle a publié plus de 30 livres et de 200 articles spécialisés dans ce domaine. Elle a reçu deux prix à l'Académie des Inscriptions et Belles Lettres en 1993 et 2000, un prix de la Société Française de Numismatique, et elle a été nommée Chevalier de la Légion d'honneur en 2007 par le Ministre François Goulard pour ses travaux de recherche.
    Elle a créé et édite la revue spécialisée Transeuphratène (49 volumes parus) et une collection de monographies d'histoire ancienne (21 volumes) aux éditions Gabalda, puis Peeters. Elle s'est engagée dans les débats sur l'avenir de la recherche en histoire ancienne depuis 2004. Elle a publié deux essais et plus de 30 articles dans les quotidiens et a participé à des émissions sur la réforme de la recherche.

  • XIIe siècle de notre ère. Dans le Rouen moyenâgeux, un drame terrible va bientôt troubler la paisible communauté juive...
    En 1149 de l'ère chrétienne, une communauté juive importante, près de 20% de la population totale de la ville, vivait à Rodom, l'actuelle Rouen. Une yeshiva, école talmudique, accueillait une cinquantaine d'étudiants. La communauté disposait d'une grande et belle synagogue, d'un cimetière et d'institutions autonomes.
    Alors que l'on s'approche de Pessah, la Pâque juive, la belle Rachel Lévita, fille d'un d'un notable, promise à l'étudiant Haïm Bar Chelomo, est enlevée par des malfrats à la solde d'Adalbert Courteheuse, un lointain cousin du duc de Normandie.
    Ce personnage ignoble, physiquement et moralement, va être à l'origine d'un drame qui plongera la communauté juive tout entière dans la désolation. Un groupe d'étudiants se constituera en « Vengeurs », bien décidés à poursuivre les meurtriers de Rachel. Mais comment concilier la vengeance avec le respect de la Loi de Moïse ?
    À travers un récit vivant et coloré, mêlant personnages historiques et héros de fiction, l'auteur reconstitue la vie et les préoccupations d'une communauté méconnue, celle des Juifs de Normandie au Moyen Âge.
    Plongez sans hésiter dans ce polar historique d'une grande originalité !
    EXTRAIT
    En ce début du printemps de l'an de grâce 1149, 4909 du calendrier hébraïque, un temps particulièrement doux baignait Rodom, l'ancienne Rothomagus des Gaulois, devenue capitale des Vikings. Depuis plusieurs heures le Clos-aux-Juifs, la terra judaeorum, s'était assoupi. Dans la rue aux Juifs, le vicus judaeorum, les vieilles maisons, impeccablement alignées, dormaient du sommeil des justes.
    La tour monumentale de la Grande Synagogue, qui dominait tout le quartier, semblait veiller jalousement sur son petit monde. Même l'Hôtel Bonnevie, où, régulièrement, des fêtes étaient données qui maintenaient dans le Clos, jusqu'à une heure tardive de la nuit, une certaine animation, s'était endormi.
    Après avoir contourné la place du Clos-aux-Juifs qui avait, au fil des ans, donné son nom à tout le quartier, puis discrètement remonté la rue principale en prenant toutes les précautions et en maintenant entre eux une bonne distance, ils avaient emprunté tout un dédale de ruelles pour arriver aux portes de la ville. À la vue des premiers arbres, Haïm fit un petit signe de la main à Rachel. Elle comprit immédiatement et se rapprocha prestement. Elle n'avait posé aucune question sur la destination finale de leur escapade.
    Sa confiance en Haïm était telle qu'elle aurait tout donné, tout sacrifié pour lui. Elle l'aimait d'un amour inconsidéré. Jamais, avant d'avoir, il y a près d'un an, croisé son regard lors d'une réception chez les Bonnevie, elle n'avait éprouvé de tels sentiments. Elle venait d'avoir dix-sept ans. Haïm Bar Chelomo, lui, avait passé le cap de la dix-neuvième année.
    - Nous sommes presque arrivés, chuchota-t-il. Viens plus près. Donne-moi la main.
    CE QU'EN PENSE LA CRITIQUE
    Il faut être reconnaissant à Jean-Pierre Allali, de nous permettre, à travers son beau roman, de découvrir une communauté qui fut nombreuse et dynamique au Moyen-âge, celle des Juifs de Normandie. - Jean-Richard Fellus, Crif
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Né en 1939 à Tunis, Jean-Pierre Allali est universitaire, écrivain, journaliste et dirigeant communautaire. Il est membre du bureau exécutif du CRIF (Conseil Représentatif des Institutions Juives de France). Il est, par ailleurs, vice-président mondial de la JJAC (Justice for Jews from Arab Countries) qui siège à New York.
    Auteur d'une vingtaine d'ouvrages portant notamment sur le judaïsme, le racisme et l'antisémitisme, il a été le rédacteur en chef du périodique La Terre Retrouvée puis du magazine Tribune Juive.

  • Proteus

    Louis Raffin

    • Glyphe
    • 29 Juin 2015

    Projet futuriste au milieu de l'Océan indien Axel Woodstone, jeune professeur d'économie, reçoit une proposition insolite : superviser l'installation d'un matériel expérimental qui va transformer une île méconnue de l'océan Indien en vitrine du futur. C'est le projet Proteus. Axel devra gérer la mise en place de cet équipement pour qu'il soit accepté sans réticence par les habitants de l'île. Mais les choses seront moins simples que prévu et Axel devra redoubler d'efforts, jusqu'au jour où un étrange incident viendra bouleverser sa mission. Ce roman d'action, solidement documenté, nous projette avec réalisme dans un futur proche où le progrès technique réduit toujours plus le besoin de main-d'oeuvre, devenue inutile ou trop coûteuse. Saura-t-on mettre fin à cette « chasse à l'homme », avant qu'il ne soit trop tard ? Un thriller économique, alliant aventures et progrès techniques, parfaitement orchestré par une documentation travaillée. Proteus a obtenu le Prix de littérature 2015 du Lions club international. A PROPOS DE L'AUTEUR Économiste et cadre supérieur dans une prestigieuse institution financière, Louis Raffin aborde l'évolution du monde du travail au travers d'une fable attrayante et originale, qui fait de son récit un divertissement et une réflexion économique. EXTRAIT Quand le grondement lointain de l'explosion parvint dans sa cellule, Axel tressaillit. Allongé sur sa paillasse, les yeux fixés sur l'ampoule jaunie qui pendait au plafond, il n'avait pas imaginé l'entendre depuis cette pièce étroite percée d'un minuscule soupirail. Mais le calme de la nuit avait porté le bruit funèbre jusqu'à lui. Que pouvait-il espérer après un tel massacre ? Il en savait trop et il était seul. D'un moment à l'autre, on allait venir le tuer, lui aussi. Il se redressa avec lenteur, posa les pieds au sol et se mit debout. La sueur perlait à son front. La chaleur étouffante se mêlait à sa peur et au remords de n'avoir pas écouté Audrey avant qu'il ne s'engage dans ce projet. Elle en avait senti d'instinct toute la folie, mais il était resté sourd à ses appréhensions. Des éclats de voix se firent soudain entendre au travers de la porte rouillée dont il avait éprouvé la résistance quelques heures plus tôt. L'ordre d'en finir avec lui venait déjà d'arriver...

  • Pas d'amour sans amour

    Evelyne Dress

    • Glyphe
    • 29 Novembre 2018

    La vie d'une femme émancipée dans les années 90.
    Eva, célibataire de quarante ans, n'a pas fait l'amour depuis trois ans. Elle est belle, dynamique, branchée, mais les hommes se montrent quelquefois si décevants... Réactiver ne va pas être facile, car, pour elle, «Pas d'amour sans amour». Une comédie de moeurs drôle et décontractée, clin d'oeil aux années quatre-vingt-dix.
    Découvrez sans plus attendre l'histoire d'une femme libérée et conteporaine, en quête d'une vie sentimentale épanouie.
    EXTRAIT
    Quand j'étais petite, comme la marâtre de Blanche-Neige, je demandais aux vitrines des magasins qui bordaient le chemin de mon école de me dire si j'étais la plus belle. Mais elles ne me renvoyaient que l'image d'une mioche la plus moche du monde.
    /> Cela tenait à un visage très menu dont les traits étaient trop affirmés, une bouche trop gourmande, des yeux trop grands, un nez trop rond, et le menton en galoche. N'arrangeait rien, la façon dont j'étais habillée, qui ne correspondait pas à mon âge, ni à mes formes. J'étais plutôt rachitique et mon père, tailleur sur mesure, qui avait souffert des privations de la guerre, désespéré de me voir si maigre, me confectionnait d'élégants tailleurs trop étoffés, dans l'espoir qu'à force de manger j'arriverais à les remplir. J'avais tout du client de Fernand Raynaud qui doit se tenir de travers pour que son costume tombe comme il faut.
    Légère et court vêtue, je marche à grands pas en regardant défiler mon reflet dans les vitres ; pour l'heure, je ne suis pas mécontente de moi. J'appartiens à cette race de femmes au visage ingrat qui rajeunissent en vieillissant et dont les traits, en prenant de l'âge, reflètent la beauté du caractère. Rassurée par l'effet que je me fais, je tourne la tête et je fends la foule de Montparnasse.
    Je dois resplendir comme une orchidée, les phéromones en plus, car les hommes me regardent d'une manière inhabituelle. Ou, peut-être, est-ce moi qui prends conscience de leur existence soudainement.
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Evelyne Dress est actrice (Et la Tendresse?? Bordel?!), écrivain(Les Tournesols de Jérusalem, Le Rendez-vous de Rangoon, Les Chemins de Garwolin, La Maison de Petichet) et réalisatrice (Pas d'Amour sans amour). Pas d'Amour sans amour est librement adapté de son film. « Lorsque j'écrivais le scénario de Pas d'amour sans amour, je me sentais frustrée de ne pouvoir parler de la génération qui a lutté pour son indépendance sexuelle, sociale, intellectuelle. Je suis heureuse de pouvoir avec le roman entrer dans le vif du sujet.»

  • Les tournesols de jerusalem

    Evelyne Dress

    • Glyphe
    • 10 Octobre 2016

    Un récit qui allie tolérance, amour et spiritualité. 1897 - Ana Oïzerman a vingt ans lorsqu'elle rencontre Lucien Dupuis. Convaincus d'être les deux moitiés d'une même âme, les jeunes gens se marient en dépit de leurs différences sociales et religieuses?: Ana est la fille d'un violoniste juif mondialement connu?; Lucien, le fils d'un riche négociant en vin bordelais, catholique. Commence alors, pour le couple éperdument amoureux, une existence insouciante, pimentée d'une sensuelle connivence. Mais leur bonheur est brutalement remis en question... Ce roman, qui a reçu le Prix des libraires de Normandie, ne vous laissera pas indifférent ! EXTRAIT Nous étions si heureux, Lucien et moi, que nous voulions rester unis, unifiés, joints, mêlés, enchevêtrés, sans laisser à personne le pouvoir de nous diviser. Aucun torrent n'aurait pu éteindre notre flamme. Notre union parfaite, tout ensemble charnelle et spirituelle, était si égoïste que nous ne désirions pas nous perpétuer, nous donner un prolongement ; nous n'aspirions pas à avoir un enfant né de notre amour. Nous voulions que notre histoire commence et s'arrête avec nous. À PROPOS DE L'AUTEUR Evelyne Dress est actrice : Et la Tendresse ? Bordel !, réalisatrice : Pas d'Amour sans Amour, écrivain : Pas d'Amour sans Amour, La Maison de Petichet, Les tournesols de Jérusalem, Le Rendez-vous de Rangoon et Les Chemins de Garwolin. C'est sur les planches qu'elle a débuté sa carrière, avant d'enchaîner les rôles au cinéma et de se lancer dans l'écriture et la réalisation. Comme Ana, Evelyne Dress est née un 1er août dans un train. Comme son héroïne, elle a été transportée chez les religieuses dès sa naissance...

  • Portrait d'une famille de la classe moyenne prise dans la tourmente de mai 68.
    Mai 1968, Hamon, co-auteur avec son ami Rotman du célèbre Génération (Le Seuil), ça le connaît. Mais là, en choisissant le roman-feuilleton (et l'humour), il décide de nous raconter tout autrement les « événements ».
    Le joli mois de mai, on le vit par le biais d'une famille, une famille moyenne, trois enfants, comme tout le monde, la province pas très loin, la guerre pas oubliée, le tremplin des Trente Glorieuses. L'héroïne, c'est la mère, une jeune femme au foyer qui, au fil des jours, va se vouloir une autre femme s'évadant de sa condition seconde.
    Au fond, 68, c'est ça : une crise, une mise à jour qui atteint chacun dans l'intimité, qui bouscule tout le monde - révolutionnaire ou pas.
    La chronique émouvante et jouissive d'une époque mythique !
    EXTRAIT
    Le coach, il me prend pour une débile, il est persuadé que mes derniers neurones sont morts. Pendant les séances du mercredi, il nous regarde, les vieilles, de manière soupçonneuse, comme un juge, comme nous regardait mon institutrice de neuvième, Mme Balanan, qui relevait les dictées avec répugnance avant même d'avoir compté nos fautes. Bien sûr que les gâteuses ne manquent pas, à l'Escale sereine (c'est le nom de la maison, une maison de la SNCF, j'y ai droit puisque je suis veuve de cheminot). Mais je ne suis pas gâteuse, pas du tout. Et je le prouve. C'est plutôt la somme de ce que je retiens qui m'effraie, toutes ces petites choses inutiles, ces détails, ces nuances dont tout le monde se fiche, moi la première. Je n'ai pas fait beaucoup d'études quand j'étais jeune, mais assez pour savoir que j'apprends vite. Je suis montée à Paris dès mes dix-sept ans, ça n'a pas plu à mon père, j'habitais Montparnasse, comme tous les Bretons, j'étais dactylo chez un notaire du boulevard Edgar-Quinet et je n'avais pas besoin de relire le brouillon pour frapper une lettre. C'était gravé là-dedans et ça y est toujours.
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Hervé Hamon est un auteur farouchement éclectique.
    Après de longues enquêtes historiques ou de société, il nous a donné une trentaine d'ouvrages où transparaît souvent son amour de la mer, et où la passion littéraire ne néglige aucun registre.

  • Chambre X

    Magro

    • Glyphe
    • 10 Avril 2016

    Un savoureux dialogue entre une journaliste frustrée et un acteur porno au crépuscule de sa vie Odile Delcours est journaliste à Potins Mondains. Son mari est architecte. Entre eux, la fibre du désir s'effiloche. Leur vie de couple ressemble à la promiscuité forcée des ascenseurs en panne. Et puis, il y a Théo, leur fils de 18 mois, l'enfant du compromis qui n'a rien supprimé du manque à jouir entre ces deux inconnus. Dans l'impasse, Odile accepte de reprendre la chronique des potins coquins du journal. Qui sait si l'ex-acteur de porno qu'elle doit interviewer sur son lit de mort l'aidera à combler son vide ? Une interview qui pénètre dans « l'intimité » d'un hardeur et dévoile les paradoxes d'une femme. L'opportunité pour elle de faire le point sur sa vie, de mettre à nu ses frustrations. Si pour l'un la sexualité n'est que déballage et passages à l'acte, pour l'autre, elle n'est que fantasmes préoccupants. Ainsi, une fois la porte franchie de Chambre X, deux univers se rencontrent et se heurtent, peut-être dans un même désir de domination où la question du plaisir passe par le pouvoir. Un roman où les échanges savamment orchestrés entre les différents personnages par Marc Magro nous plongent dans leur intimité et dévoilent leurs parts d'ombres. EXTRAIT Depuis plus d'une demi-heure, Odile Delcours, journaliste à Potins Mondains, avait réussi son pari. S'introduire dans la chambre X, baptisée ainsi. Septième chambre, à droite. En face des infirmières. Service des soins palliatifs. Après avoir essuyé plusieurs refus, la jeune femme profitait maintenant en toute liberté de sa position, assise sur une chaise, pour interviewer l'ex-acteur de porno. - Depuis que nous sommes ensemble, vous passez beaucoup de temps à rire, lui fit-elle remarquer. Le hardeur riait à gorge déployée sur son lit de mort. - J'aime rire. - Riiez-vous autant sur les tournages ? - Tout autant. À PROPOS DE L'AUTEUR Niçois d'adoption, Marc Magro a fait ses études de médecine dans la capitale azuréenne pour devenir médecin urgentiste. Hospitalier et médecin pompier, il complète quelques années plus tard sa formation en obtenant son diplôme de psychologue clinicien. Il concilie ses activités dans un esprit d'unité qu'il enrichit de voyages. « Écrire c'est explorer le monde, le sien à travers ceux des autres, et inversement d'ailleurs. »

  • Jusqu'où peut-on aller pour sa propre survie ? Paul, chirurgien, n'a rien d'un tueur. Pourtant... Échappé d'un hôpital islandais, où il avait été placé en quarantaine après une grave épidémie virale, il affronte le froid et la neige, et se cache dans un refuge sur le plateau désertique de l'île. Aux abois, il assassine un ranger et masque son crime en accident. S'il n'obtient pas l'aide du Dr Samueldottir, sa seule connaissance sur l'île, il est condamné. Il contacte sa collègue qui, ignorant le drame, accepte de l'héberger. Il faut faire vite, l'hiver s'installe. Elle tombe sous le charme, Paul joue le jeu, mais ne songe qu'au stratagème qu'il met en place pour quitter l'île : un plan diabolique dessiné avec la précision d'un chirurgien. Philippe Le Douarec continue de nous faire frissonner avec la suite de "Pandémic", l'aventure dramatique du chirurgien Paul Thuillier. EXTRAIT L'homme, concentré, contemple son travail. Il paraît satisfait. La tempête de neige s'est calmée. Son allure est bizarre, il porte une sorte de cape, informe, en plastique noir sur laquelle glissent imperceptiblement les flocons. À quelques centaines de mètres, le refuge, sur le plateau désertique, est à peine visible. Le toit noir a disparu. On ne distingue qu'une masse grise contrastant si peu avec l'environnement blanc, ou gris, c'est selon, mais toujours oppressant. Bizarrement il porte des chaussures incongrues, presque ridicules dans un tel contexte, des mocassins d'été. Son visage est envahi par une barbe rousse qui lui mange les trois-quarts de la face. Ses traits sont tirés. L'homme est éreinté, à l'évidence. Autre étrangeté il est nu-tête. Pas de couvre-chef dans ce désert arctique ! Pas de gants non plus. Dans la solitude il marmonne des propos incompréhensibles, peut être une prière. De toute façon personne n'est là pour l'entendre. Mon Dieu, qu'ai-je fait ! A PROPOS DE L'AUTEUR Philippe Le Douarec est chirurgien, fellow of the American College of Surgeons. Il enseigne l'histoire de la médecine et l'anatomie. Il connaît bien l'Islande, qu'il a traversée du nord au sud... en courant.

  • L'effleure du mal

    Eric de L'Estoile

    • Glyphe
    • 22 Août 2016

    Un enquêteur mystérieux dévoile le côté obscur de tous ceux qui croisent son chemin. « Même pour une personnalité politique assassinée chez elle, en pleine ville, il vaut mieux ne jamais faire appel au capitaine Leblanc », dit l'Artiste. Le commissaire Beaulieu va pourtant commettre cette erreur. La venue de ce policier mystérieux, aux méthodes singulières, va déchaîner les passions, exacerber les ambitions, révéler les pulsions et faire exploser au grand jour les moeurs les plus sauvages. La partie est sanglante, torride, obscène. Tous les coups sont permis. Tous vont effleurer le Mal qui rôde sous un étrange visage dans cette grande ville de province. C'est l'hécatombe, la descente aux enfers L'Artiste s'en moque, il n'a pas d'états d'âme. Il vient pour la vérité, peu lui importe le reste. Et pourtant... Un roman policier sur les tourments de l'âme humaine en hommage au chef-d'oeuvre de Charles Baudelaire ! EXTRAIT Il s'approche d'une démarche docile, comme toujours lorsqu'il m'aperçoit, lorsqu'il voit son Ange gardien se pencher sur lui. Il tend la main, me parle d'une voix tremblante, pleine d'émotion. Et de peur. Pourquoi de peur ? Devrait-on avoir peur de son Ange gardien ? Non, bien sûr, il est juste inquiet. Son regard se voile, se ternit. Je tends le bras, mais il glisse dans une mare gluante qui s'étale sous lui. Ses lèvres explosent de douleur. Non, il ne devrait pas avoir peur. Il devrait comprendre. Je suis là pour lui rendre sa liberté... Et retrouver la mienne. Quand il s'affaisse, je le sais heureux, libre. Son Ange gardien vient de veiller sur lui une dernière fois. CE QU'EN PENSE LA CRITIQUE L'effleure du mal, un roman à découvrir, à dévorer, à lire... Afin de garder les pieds sur terre. Résonance À PROPOS DE L'AUTEUR Eric de l'Estoile habite la Normandie depuis son enfance. Passionné de science-fiction et de polars, il écrit depuis une trentaine d'années. La Normandie, terre de mystères, d'écrivains célèbres et d'histoires de guerre, est le théâtre favori de ses romans. Après les succès de Pas de traces ! et de Complot V1, il a participé au collectif « Pol'Art au sang » en avril 2013.

  • La vie devant elles

    Maryline Martin

    • Glyphe
    • 11 Octobre 2017

    Quinze témoignages de femmes poignants, émouvants, tragiques, jamais indécents.
    Quinze portraits féminins, peut-être le reflet d'une seule et même femme?: celle qui, depuis des générations, s'indigne et trépigne, trébuche mais se relève et se révèle malgré les discriminations. Quinze nouvelles résolument féministes et optimistes.
    «?Dans ces histoires d'enfants, de fillettes, de femmes?: une lumière. Si petite soit-elle, elle est capable de rendre supportable le souvenir d'un passé insupportable et d'ouvrir sur une sérénité qui ressemble au bonheur. Un bonheur modeste comme cette petite flamme justement qui ne s'éteindra pas car elle se transmettra, à tous les lecteurs, à toutes les lectrices de ce petit livre, fait de pépites d'instant qui font du bien à l'âme.?» Hubert de Maximy
    Ce recueil de nouvelles, illustré de photographies d'époque, fait la part belle à une série de destins féminins !
    EXTRAIT
    Augustine secoue la tête comme pour chasser ses mauvais souvenirs, lève les yeux au ciel pour implorer le Seigneur. Il est temps pour cette maison que résonnent des cris d'enfants et que le soleil y rentre enfin.
    Comme pour répondre à ses pensées, un rai de lumière vient se refléter sur les deux poids de l'horloge. Elle cligne des yeux, passe une main dans ses cheveux et vient s'asseoir au coin de l'âtre de la cheminée.
    Une âme, une femme, du sang neuf, voilà ce qu'elle souhaite pour son Désiré, chair de sa chair qu'elle eut tant de mal à mettre au monde après avoir essuyé quatre fausses couches.
    CE QU'EN PENSE LA CRITIQUE
    Véritable et bel hommage aux femmes, La vie devant elles, à sa manière discrète mais lumineuse, met en évidence la force vitale, l'énergie et l'intrépidité de ces héroïnes du quotidien, celles pour qui la résignation est une défaite et la patience, une arme. - SophieLesBasBleus - Babelio
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Maryline Martin publie son troisième ouvrage après Les Dames du Chemin - recueil de nouvelles primé en 2014 par le Label Centenaire et le prix de la nouvelle Lauzerte - et L'Horizon de Blanche, tous deux aux Éditions Glyphe.

  • Le 6 septembre 1939, les vies de Paul Nguyen, de Charles Gabioni et de Jean Darrecourt vont être bouleversées.
    Amis d'enfance, ils ont 17 ans quand la guerre éclate. C'est à Saïgon, à 12?000 kilomètres de la Métropole, qu'ils apprennent la mobilisation générale. Incrédules, en juin 40, ils suivent à la radio l'invasion des troupes de l'Axe qui emportent leurs illusions de jeunes patriotes.
    Paul, un Eurasien qui a grandi à Marseille, Charles, le fils d'un riche colon de l'Annam, Jean, dont le père est pilote sur la rivière Saïgon, se trouvent propulsés dans l'âge adulte. Leur amitié résistera-t-elle à leurs engagements politiques opposés??
    Ils vont subir, chacun de leur côté, la violence de l'invasion et de l'occupation japonaise sur l'Asie du sud-est et seront témoins des années dramatiques que connaîtra l'Indochine de 1940 jusqu'à la chute de Diên Biên Phu en 1954. Au milieu des tensions politiques et des tergiversations des gouvernements en Métropole, les trois amis vont assister, impuissants mais révoltés, à la lente et cruelle dérive de la colonie française qui se dirige vers l'aventure communiste.
    Des scènes d'une époque révolue, des actions tragiques et poignantes se fondent dans les paysages somptueux du Nord Laos, de l'Annam et du Haut-Tonkin.
    Un roman historique très documenté sur un épisode marquant du XXe siècle !
    EXTRAIT
    Quelles que soient les stations de radio, les nouvelles restaient confuses. Les speakers faisaient surtout mention de la lâcheté de l'agression ennemie qui n'avait pas hésité à violer la neutralité affichée des trois pays agressés. Ils apprirent que la Luftwaffe bombardait sans relâche les aérodromes hollandais et belges et que leurs gouvernements demandaient l'aide de leurs alliés. Les communiqués parlaient de résistance acharnée des forces franco-britanniques, belges et hollandaises.
    - Vous voyez, nos troupes sont arrivées sur les lieux et barrent la route aux quelques éléments allemands qui ont pu percer ici ou là les défenses alliées.
    En fin de journée, leur confiance était toujours intacte. Par la BBC, ils apprirent que le roi d'Angleterre avait appelé Winston Churchill pour assumer la fonction de Premier ministre. Cette nouvelle fit réagir Louis.
    - Churchill est un fervent partisan de la guerre à outrance.
    - Absolument ! Vous allez voir, la réponse des alliés va être puissante.
    CE QU'EN PENSE LA CRITIQUE
    Une superbe balade à la fois dans le temps, l'histoire et le Vietnam. - Carteroutiere, Babelio
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Après des études de droit international et de journalisme, Olivier Nourry a créé la société Créations Métaphores, éditeur de tissus d'ameublement de luxe qu'il a dirigé pendant 28 ans. En 2013, Il a publié son premier roman aux Editions Glyphe, Mémoires oubliées, primé par le Lions Club.

  • La medecine sans compter

    Olivier Kourilsky

    • Glyphe
    • 18 Février 2019

    Un retour sur la vie du docteur K mêlé de réflexions sur le monde hospitalier.
    Dernier né d'une famille de six enfants comportant déjà quatre médecins, Olivier Kourilsky a ressenti très tôt la vocation médicale. Élève du professeur Jean Hamburger, puis assistant du professeur Gabriel Richet pendant une dizaine d'années, il a été nommé à 37 ans chef de service de néphrologie dans un hôpital qui sortait de terre à Évry et l'a dirigé avec enthousiasme pendant près de trente ans. Déjà auteur de plusieurs livres de médecine, mais aussi de romans policiers, le Dr K nous livre ici, avec une bonne dose d'autodérision et d'humour, un florilège d'anecdotes, drôles ou bouleversantes mais toujours pleines d'empathie, glanées tout au long d'une riche carrière. Olivier Kourilsky établit un constat alarmant sur l'évolution de la médecine hospitalière. Un vibrant plaidoyer pour une médecine humaine plus à l'écoute du patient et moins obnubilée par la maîtrise des dépenses.
    Sous forme de mémoire, Olivier Kourilsky, alias le Docteur K, livre un témoignage passionnant sur sa vie et sa vision de la médecine et du monde particulier des hôpitaux.
    EXTRAIT
    J'AI NEUF ANS DEPUIS DEUX MOIS ; je termine ma 7e au lycée Janson de Sailly avec le prix d'excellence et suis couvert de premiers prix (ce sera la seule fois de ma vie !). Lors de la cérémonie, je croule sous une pyramide de livres. Une magnifique journée. Mais, non loin de moi, un garçon sanglote dans les bras de sa maman. Je vais demander ce qui se passe ; la mère m'explique qu'il n'a eu aucun prix. Ému aux larmes, je sors un livre de ma pile et je cours lui donner. Je ne supporte déjà pas de voir les autres souffrir. Entendre un enfant pleurer me bouleverse. Il me faudra plus tard lutter contre cette sensibilité sans perdre la compassion indispensable à mon métier.
    À dix ans, mon plus grand bonheur est de suivre mes parents à l'hôpital Saint-Antoine quand je n'ai pas classe. Tout le service me connaît bien sûr, et le garçon de laboratoire, Monsieur Serrurier, m'a installé au sous-sol un espace avec quelques éprouvettes et tubes à essai, dénommé pompeusement laboratoire, pour que je joue au savant ! Je rencontre régulièrement les collaborateurs de mon père, j'allais dire les membres de la grande famille du service : Guy Decroix, René Pierron, Guy-André Voisin, Alain Barré et tant d'autres...
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Olivier Kourilsky, alias le Docteur K, est médecin néphrologue, professeur honoraire au Collège de médecine des Hôpitaux de Paris ; il a dirigé le service de néphrologie du Centre Hospitalier Sud-Francilien
    Il écrit des romans policiers depuis un peu plus de dix ans et a publié six ouvrages depuis 2005, dont Meurtre pour de bonnes raisons, prix Littré 2010. Ses personnages évoluent souvent dans le monde hospitalier, entre les années soixante et aujourd'hui. Au fil du temps, on suit le professeur Banari, le commissaire Maupas, le commandant Chaudron, jeune policière chef de groupe à la Crim'...
    Olivier Kourilsky est membre de la Société des gens de lettres et de la Société des auteurs de Normandie.

  • "Les abeilles ont le bourdon : La Reine s'est faite refaire l'essaim. Quand un cochon voyage, il paye les frais de port. Au bar des légendes, James dîne avec Marilyn. C'est en mangeant des gants qu'il est devenu Croque-mitaine. En passant devant Beaubourg, Marilyn Monroe s'est exclamée : « Pom-Pom-pi-doo ». 14-18 : Un poilu a été réformé. Il était imberbe. Quand un écrivain marche, le Goncourt."
    - En attendant le métro, lors d'une pause au boulot et avant de faire dodo, ils sont là, les mots farceurs , pour nous passionner, nous distraire et même pour guérir nos maux. Sylvain Gary vous propose un recueil de pensées zygomagiques à consommer sans modération.
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Depuis tout jeune, Sylvain Gary écrit des poèmes. Au fil des années, les poèmes sont devenus des chansons. De scène en scène, il a affirmé sa personnalité?: lucidité et humour insolite. Il est l'auteur-interprète de Mots pour maux qu'il joue depuis 2016.

  • Chroniques bernoises

    Valerie Valkanap

    • Glyphe
    • 29 Janvier 2021

    La baignade dans l'Aar, le carnaval, la buanderie partagée, les réceptions, le repas de fin d'année, le covoiturage, le voisinage, la recherche d'un boulot, la visite chez le médecin, les rencontres de quartier, l'apprentissage de vendeuse de chapeaux, le port du masque... Quarante-huit petits textes parus pour la plupart dans le Courrier de Berne. La vie quotidienne d'une francophone à Berne qui découvre les usages et les traditions des Bernois.
    À PROPOS DE L'AUTEURE
    Valérie Valkanap, une Française installée à Berne depuis presque trente ans, dresse, avec humour et complicité, un portrait de la ville et de ses habitants.

  • Le rendez vous de rangoon

    Evelyne Dress

    • Glyphe
    • 10 Octobre 2016

    Quand une jeune femme décide sur un coup de tête de recommencer sa vie ailleurs... Thérèse est animatrice à la télé. À trente-trois ans, lasse des faux-semblants, des préjugés et de la superficialité de la vie parisienne, elle décide de tout plaquer et prend un billet pour le bout du monde. Le bout du monde, pour elle, c'est la Birmanie. Roman d'amour, de fantasme, de mystère, de politique, de bouddhisme et d'introspection, Le Rendez-vous de Rangoon est aussi une mise en perspective de la vie parisienne, au bout de laquelle Thérèse conclut?: «?J'aimerais rester dans ce pays où la seule ambition est la survie.?» Ce roman captivant de l'actrice française Evelyne Dress nous offre une belle occasion de s'évader ! EXTRAIT L'air est déjà lourd malgré la climatisation, mon lit dévasté comme après une nuit de tendre guerre : le couvre-lit froissé pend jusqu'à terre, les oreillers écrasés sont fatigués. De quel fantôme ai-je bien pu être en manque ? Seul Bouddha le sait. Impossible de me souvenir de rien depuis mon départ de chez les Masset jusqu'à mon retour à l'hôtel. Dans la voiture, je me suis écroulée sur l'épaule de Mr B. - ça, je m'en souviens -, à cause de la fatigue de ma première journée à Rangoon, à moins que ce ne soit à cause du cheerot, une sorte de gros cigare qui m'a fait tourner la tête, ou du thé birman servi pendant le repas, épais, sucré et amer qui se mangeait plus qu'il ne se buvait... En tout cas, après six heures d'un sommeil vide, « dépourvu de mes cauchemars récurrents », dirait ma psy, je suis pâteuse, ensuquée, paumée. Je suis venue à Rangoon pour me reconstituer, c'est raté. CE QU'EN PENSE LA CRITIQUE À travers ses errances, ses rencontres, ses fantasmes, on part à la découverte de ce pays, on vit une histoire d'amour irraisonnée pour un inconnu, un amour inconditionnel pour un enfant, un cheminement intérieur vers une quête de soi-même. - Laure, Babelio À PROPOS DE L'AUTEUR Evelyne Dress est actrice : Et la Tendresse ? Bordel !, réalisatrice : Pas d'Amour sans Amour, écrivain : Pas d'Amour sans Amour, La Maison de Petichet, Les tournesols de Jérusalem (Prix des libraires de Normandie), Le Rendez-vous de Rangoon et Les Chemins de Garwolin. C'est sur les planches qu'elle a débuté sa carrière, avant d'enchaîner les rôles au cinéma et de se lancer dans l'écriture et la réalisation. Le Rendez-vous de Rangoon est son quatrième roman.

  • Les années d'or

    Rouxel

    • Glyphe
    • 22 Août 2016

    Peut-on travailler sans espoir et vivre sans amour ? «?Capital retraite?! Comme s'il s'agissait d'un trésor... Comme si la retraite était le début d'une nouvelle vie, qu'il fallait en mettre de côté pour être bien certain de pouvoir encore s'offrir des entrées en discothèque... On nous prend vraiment pour ce qu'on est?! Passé soixante tickets il n'y a plus rien à espérer, nos forces et nos espérances se sont évanouies dans quarante balais de labeur, on n'est plus qu'une serpillière mal essorée, juste quelques traces d'humidité pour dire que ce n'est pas tout à fait fini, c'est la décrépitude qui commence, et les maladies, pas les petits bobos bien sûr, cette fois c'est du sérieux, du cardio-vasculaire, du cancer et tout le tintouin, de la pathologie lourde, celle qui vous traîne jusqu'au bout du voyage...?» Jeune cadre pas dynamique cherche amour impossible et argent facile. Apprécie sexe et oisiveté, déteste travail et transports en commun. Existence plutôt morne, mais gros potentiel : prépare transfert inégal de fonds... Un roman qui met en scène des personnages hauts en couleur et qui propose une vision décalée du bonheur... EXTRAIT J'en suis. Je n'arriverai sans doute jamais à m'en persuader tout à fait, mais pourtant c'est aussi vrai que vrai : je suis cadre, ingénieur, et tout ce qui va avec. D'ailleurs, c'est sur ce dernier point qu'il y a malentendu : l'ennui ne devait pas faire partie du paquet cadeau. Comment se fait-il qu'une pareille erreur ait pu avoir lieu ? Il m'arrive de revoir mes camarades de promotion, ils n'ont pas l'air de s'ennuyer. D'ailleurs la plupart finissent leurs journées à des heures tardives. Aucun d'entre eux ne parle d'heures supplémentaires... C'est à croire que je suis le seul jobard à ne pas en faire. À PROPOS DE L'AUTEUR Hervé Rouxel a longtemps travaillé dans le secteur bancaire et le domaine informatique. Il écrit des nouvelles et des récits dans la revue Ironie - Interrogation critique et ludique. À 39 ans, il signe son premier roman.

  • Le calvaire quotidien d'une femme ambitieuse qui lutte contre le « droit de cuissage » imposé par son employeur Lisa, médecin attachée dans un grand CHU parisien, est victime de harcèlement sexuel sur son lieu de travail. Partagée entre son désir de reconnaissance professionnelle et la sauvegarde de son honneur, elle décide de lutter jusqu'au bout contre l'acharnement de son agresseur. Cette fresque à la fois imaginaire et empreinte de vécu, amène le lecteur aux confins des émotions, l'entraînant sans relâche dans une trame mêlée de violence et d'amour. Lisa parviendra-t-elle à sortir indemne de ce piège cynique et obsédant ? Sa rage de vaincre suffira-t-elle à effacer la souffrance qui la ronge ? Ce roman démonte avec lucidité le mécanisme du harcèlement, constituant par là même un exutoire de sentiments, aussi avilissants que douloureux. En dénonçant les tabous, il concrétise un message d'espoir pour toutes les victimes marquées dans leur chair et terrées dans leur mutisme, face à une cause perdue d'avance. Un roman percutant sur la réalité du monde professionnel et de la corruption, quelle que soit sa forme EXTRAIT Ce soir-là, la Seine scintillait de reflets dorés. En de tels instants, Lisa aurait pu se surprendre à flâner le long du quai. Mais, par manie de citadine, elle marchait d'un pas pressé, pour rejoindre son appartement situé au coeur de Puteaux, dans une tour de bon standing baptisée « le France ». De section triangulaire et coiffé d'une verrière en forme de chapeau pointu, le bâtiment se réfléchissait dans le fleuve qu'il surplombait, créant l'illusion de la proue d'un navire émergeant du cours d'eau. La nuit tombée, à l'heure où les lumières commencent à illuminer le ciel, Lisa prenait plaisir à s'enfoncer dans son canapé de cuir, un verre à la main, face à la baie vitrée qui offrait une vue imprenable sur la capitale. Sur fond d'opéra wagnérien, ce paysage prenait des allures irréelles. Les yeux mi-clos, elle savourait avec volupté le chant des Walkyries, quand la sonnerie du téléphone retentit. - Bon anniversaire, ma chérie ! C'est moi, tu es prête ? Je passe te prendre dans une demi-heure. À tout de suite ! A PROPOS DE L'AUTEUR Marine Mazeley est médecin, diplômée de la faculté de Lyon. Elle signe ici son premier roman.

  • Clone

    Caroline de Costa

    • Glyphe
    • 29 Juin 2015

    Et si à l'approche de la mort de votre fils, vous décidiez de le cloner ? Quand le Dr Malcom Gledhill est appelé au chevet de son fils Simon mourant, il prend une décision qui va bouleverser l'histoire de l'humanité, une décision qui va conduire à la naissance de son second fils, Stephen : il prélève l'ADN de Simon et le clone... Un roman de science-fiction rythmé inspiré des nouvelles technologies génétiques A PROPOS DE L'AUTEUR Caroline de Costa est gynécologue obstétricienne et professeur de gynécologie à la Faculté de médecine James Cook en Australie. Elle a publié de nombreux travaux sur l'histoire de la gynécologie et, aux Éditions Glyphe, Sarah Bernhardt et Le Docteur Pozzi. EXTRAIT Au volant de sa nouvelle Honda Prelude, Simon Gledhill roulait sur Mona Vale Road en trépidant au rythme de la dance music. Une cassette compilée avec talent par son pote Shane, qui la lui avait donnée l'après-midi même. Un amas de sons sourds sur une ligne de basse puissante, et des dubba, dubba, dubba ! dubba dubba dubba ! entrecoupés parfois d'un profond gémissement électronique et de ronronnements aigus et voluptueux. Le son se déversait sur les autres conducteurs et sur les habitants de la North Shore, tandis que le soleil de fin d'après-midi dardait ses rayons à travers le toit ouvrant du coupé cerise aux finitions argentées. C'était un jeudi, le 4 décembre. Simon avait terminé ses examens de fin d'année dix jours avant, exactement. Depuis, il sortait tous les soirs et allait presque tous les jours à la plage.

  • Un recueil de nouvelles relatant l'atrocité de la Première Guerre mondiale Ce 16 avril 1917, nous voici à nouveau dans les entrailles de l'enfer. Nous attendons le coup de sifflet pour monter à l'assaut. J'ai conjugué le verbe attendre à tous les temps. J'ai attendu sans angoisse la lettre de mobilisation. J'attendais avec impatience les lettres et les colis, ces traits d'union avec l'arrière. Aujourd'hui, j'attends la mort, cette faux qui m'a seulement effleuré durant deux ans. Camarde, camarade... À l'aide de détails historiques saisissants, Maryline Martin réussit à retranscrire l'enfer des tranchées tout au long de ses textes Les Dames du Chemin a obtenu les prix suivants : - Prix des lecteurs de la bibliothèque d'Aumale (automne 2013) - Prix de la nouvelle "La Femme renard", Lauzerte (automne 2014) CE QU'EN PENSE LA CRITIQUE - "Dès les premières pages, j'ai senti que ce que je découvrais n'était ni banal ni rebattu, et qu'au-delà des personnages embarqués dans le tumulte et les violences de cette Grande, mais épouvantable Guerre, il y avait autre chose." (Jean-Pierre Verney, conseiller du Musée de la Grande Guerre du Pays de Meaux) A PROPOS DE L'AUTEUR Maryline Martin est née en 1967 à Angoulême. Pour des raisons professionnelles, elle vit à Paris où elle travaille dans un service de Ressources Humaines. Des recherches sur son grand-oncle tué au Chemin des Dames l'ont amenée à écrire ce recueil de nouvelles sur la Grande Guerre. EXTRAIT Un épais brouillard entoure le boyau 14. L'air est chargé d'humidité. La pluie, la neige sont notre quotidien. Avant la guerre, je l'aimais bien, la neige. Je me souviens des batailles de boules glacées avec mes frères et de nos courses enfantines dans la campagne. Nos cris semblaient retenus prisonniers dans ce paysage cotonneux. Mon enfance s'est enfuie avec mes années d'insouciance. Depuis trois ans, le monde est à feu et à sang : c'est la guerre. J'ai laissé un bon nombre de frères d'armes derrière moi, enterrés dans des trous d'obus, quelques fois sous des croix de bois. Des spectres tapis dans ma mémoire. Nous sommes des rescapés des flammes de l'enfer, des morts-vivants. On ne peut que « survivre », après un tel carnage ! C'est une course contre le temps, celui qui nous est compté.

  • Aveugle

    Frédéric Tournoux

    • Glyphe
    • 14 Juin 2016

    L'accident. L'obscurité. Le déni. Et puis on réapprend à vivre... Victime d'un accident de voiture, Sébastien de Châtenois devient aveugle à l'âge de dix-sept ans et il lui faut réapprendre à vivre. Attiré par les arts et la poésie, il est un personnage pour lequel on éprouve de l'empathie. Sa vie sentimentale va aussi connaître de grands bouleversements car son coeur est partagé entre deux amours. Il se dévoile à nous dans ce récit rédigé à la première personne et nous révèle ses pensées les plus intimes : « Je découvre avec Anna le sens du plaisir, la plus jolie des morales, si l'on admet que l'amour de la vie est la seule des valeurs. » Un roman délicat qui raconte avec justesse et poésie l'apprentissage d'une nouvelle façon de vivre EXTRAIT La canne oscillait le long des pavés inégaux. La matinée très douce laissait présager une balade agréable : à l'air frais se mêlaient ces bouffées de chaleur venant caresser par instants mon visage. La Provence semait les oliviers dans la campagne odorante. Ce paysage aux alentours d'Arles respire la vie. Je pris à gauche dans la forêt, m'engageant dans un sentier où même une carriole ne se fût hasardée et marchai vers l'étang, puis je m'assis non loin de grands aulnes dont les ébats des bergeronnettes troublent parfois la quiétude. Le dimanche est une journée particulière, meublée de longs moments de solitude. Ma femme, Anna, accompagnée de notre fils, se rend à Nîmes auprès de sa mère, afin de raviver les bonheurs d'antan, évoquer les souvenirs de l'époux disparu et dispenser quelques tendresses. Je les laisse, conscient de préserver une intimité où je n'ai guère ma place. Ainsi, je viens souvent au bord de l'eau avec l'un de mes ouvrages en braille. Je relisais aujourd'hui Le temps déborde, le recueil d'Eluard publié peu après la disparition de sa chère Nusch, où il mit en exergue : « Derniers reflets de mes amours, qui ont tout fait pour dissiper la nuit qui m'envahit ». A PROPOS DE L'AUTEUR Frédéric Tournoux, professeur de lettres, signe ici son troisième roman, après Mademoiselle Rachel (2012), son livre consacré à la grande tragédienne du XIXe siècle, et L'Aiglon (2014). Il rencontre dans les années quatre-vingt le poète Philippe Soupault qui l'encourage à écrire. De 2002 à 2005, il anime un atelier d'écriture pour les détenus de la maison d'arrêt de La Santé à Paris.

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