Langue française

  • Proteus

    Louis Raffin

    • Glyphe
    • 29 Juin 2015

    Projet futuriste au milieu de l'Océan indien Axel Woodstone, jeune professeur d'économie, reçoit une proposition insolite : superviser l'installation d'un matériel expérimental qui va transformer une île méconnue de l'océan Indien en vitrine du futur. C'est le projet Proteus. Axel devra gérer la mise en place de cet équipement pour qu'il soit accepté sans réticence par les habitants de l'île. Mais les choses seront moins simples que prévu et Axel devra redoubler d'efforts, jusqu'au jour où un étrange incident viendra bouleverser sa mission. Ce roman d'action, solidement documenté, nous projette avec réalisme dans un futur proche où le progrès technique réduit toujours plus le besoin de main-d'oeuvre, devenue inutile ou trop coûteuse. Saura-t-on mettre fin à cette « chasse à l'homme », avant qu'il ne soit trop tard ? Un thriller économique, alliant aventures et progrès techniques, parfaitement orchestré par une documentation travaillée. Proteus a obtenu le Prix de littérature 2015 du Lions club international. A PROPOS DE L'AUTEUR Économiste et cadre supérieur dans une prestigieuse institution financière, Louis Raffin aborde l'évolution du monde du travail au travers d'une fable attrayante et originale, qui fait de son récit un divertissement et une réflexion économique. EXTRAIT Quand le grondement lointain de l'explosion parvint dans sa cellule, Axel tressaillit. Allongé sur sa paillasse, les yeux fixés sur l'ampoule jaunie qui pendait au plafond, il n'avait pas imaginé l'entendre depuis cette pièce étroite percée d'un minuscule soupirail. Mais le calme de la nuit avait porté le bruit funèbre jusqu'à lui. Que pouvait-il espérer après un tel massacre ? Il en savait trop et il était seul. D'un moment à l'autre, on allait venir le tuer, lui aussi. Il se redressa avec lenteur, posa les pieds au sol et se mit debout. La sueur perlait à son front. La chaleur étouffante se mêlait à sa peur et au remords de n'avoir pas écouté Audrey avant qu'il ne s'engage dans ce projet. Elle en avait senti d'instinct toute la folie, mais il était resté sourd à ses appréhensions. Des éclats de voix se firent soudain entendre au travers de la porte rouillée dont il avait éprouvé la résistance quelques heures plus tôt. L'ordre d'en finir avec lui venait déjà d'arriver...

  • Pandemic

    Philippe Le Douarec

    • Glyphe
    • 13 Mai 2016

    Et les vacances tournent au cauchemar... AFP, 18 juin : "GRAVE ÉPIDÉMIE VIRALE AU MEXIQUE - DES CENTAINES DE MORTS - TOUS LES AÉROPORTS FERMÉS". Le docteur Paul Thuiller et sa femme Hélène, virologue réputée, rentrent des États-Unis. Dans l'avion qui les ramène en Europe, deux passagers s'écroulent, asphyxiés par une fulgurante affection respiratoire. Paul est appelé au chevet des malades. Ils portent tous les deux les signes d'une grave infection virale... Le médecin convainc le commandant d'atterrir en urgence, contraint de se poser en Islande, sur une piste trop petite... Malades, blessés et morts sont mis en quarantaine. Tandis que les décès se multiplient, la radio informe la population que les aéroports internationaux ferment les uns après les autres... Un thriller apocalyptique à la fois angoissant et captivant ! EXTRAIT Dernier jour de nos vacances en Floride. Encore une fois, je profite de ce moment magique, le lever de soleil sur la mer immobile, comme apaisée, qui s'étale aux pieds de l'appartement. Je me glisse sur la terrasse dominant l'océan, refermant doucement la baie vitrée de la chambre où Hélène dort encore. Une douce chaleur, un peu moite m'enveloppe. Les reflets irisés du ciel, les silhouettes fuyantes, fantasmagoriques, des nuages me transportent. Puis la déchirure rougeoyante de l'horizon annonce l'irruption brutale du soleil. La mer est de la fête, passant, dans l'instant, d'un bleu de Prusse à un bleu cobalt. Ce bonheur fugace ne parvient pas, cependant, à atténuer ma déception : ces vacances sont un échec. CE QU'EN PENSE LA PRESSE « L'intrigue de ce thriller au parfum d'apocalypse virale est d'actualité. » - Ouest France A PROPOS DE L'AUTEUR Philippe Le Douarec est chirurgien, fellow of the American College of Surgeons. Il enseigne l'histoire de la médecine et l'anatomie. Il connaît bien l'Islande, qu'il a traversée du nord au sud... en courant.

  • Jusqu'où peut-on aller pour sa propre survie ? Paul, chirurgien, n'a rien d'un tueur. Pourtant... Échappé d'un hôpital islandais, où il avait été placé en quarantaine après une grave épidémie virale, il affronte le froid et la neige, et se cache dans un refuge sur le plateau désertique de l'île. Aux abois, il assassine un ranger et masque son crime en accident. S'il n'obtient pas l'aide du Dr Samueldottir, sa seule connaissance sur l'île, il est condamné. Il contacte sa collègue qui, ignorant le drame, accepte de l'héberger. Il faut faire vite, l'hiver s'installe. Elle tombe sous le charme, Paul joue le jeu, mais ne songe qu'au stratagème qu'il met en place pour quitter l'île : un plan diabolique dessiné avec la précision d'un chirurgien. Philippe Le Douarec continue de nous faire frissonner avec la suite de "Pandémic", l'aventure dramatique du chirurgien Paul Thuillier. EXTRAIT L'homme, concentré, contemple son travail. Il paraît satisfait. La tempête de neige s'est calmée. Son allure est bizarre, il porte une sorte de cape, informe, en plastique noir sur laquelle glissent imperceptiblement les flocons. À quelques centaines de mètres, le refuge, sur le plateau désertique, est à peine visible. Le toit noir a disparu. On ne distingue qu'une masse grise contrastant si peu avec l'environnement blanc, ou gris, c'est selon, mais toujours oppressant. Bizarrement il porte des chaussures incongrues, presque ridicules dans un tel contexte, des mocassins d'été. Son visage est envahi par une barbe rousse qui lui mange les trois-quarts de la face. Ses traits sont tirés. L'homme est éreinté, à l'évidence. Autre étrangeté il est nu-tête. Pas de couvre-chef dans ce désert arctique ! Pas de gants non plus. Dans la solitude il marmonne des propos incompréhensibles, peut être une prière. De toute façon personne n'est là pour l'entendre. Mon Dieu, qu'ai-je fait ! A PROPOS DE L'AUTEUR Philippe Le Douarec est chirurgien, fellow of the American College of Surgeons. Il enseigne l'histoire de la médecine et l'anatomie. Il connaît bien l'Islande, qu'il a traversée du nord au sud... en courant.

  • Erreur judiciaire ou macabre coïncidence..? Faculté des Saints-Pères, 1963. Le corps d'une étudiante en médecine est retrouvé sur une table du pavillon d'anatomie, au milieu des cadavres en attente de dissection. Stupeur?! L'auteur présumé de ce crime horrible est rapidement arrêté, condamné et exécuté. Mais d'autres morts s'accumulent autour de la petite bande d'étudiants déjà durement frappée. Ces drames ont-ils un rapport entre eux?? Un des carabins arrive à convaincre un inspecteur de police de reprendre l'enquête, à l'insu de sa hiérarchie. Le suspense est au rendez-vous dans ce premier polar redoutable d'efficacité d'Olivier Kourilsky EXTRAIT Fernand Rabot termina son café. De sa petite table du Carabin, bourré de monde à cette heure, il ne pouvait voir d'autre paysage que la façade massive de la Faculté des Saints Pères. La lumière glauque de la journée d'hiver ajoutait encore à son aspect sinistre. Cette « Nouvelle Faculté » était encore une belle réussite architecturale qui n'aurait pas déplu de l'autre côté du Rideau de fer... Mais ses amphithéâtres et ses salles de travaux pratiques étaient quand même plus spacieux que ceux de la rue de l'École de Médecine : escalader les gradins d'un amphi de la « Vieille Fac » relevait de l'exploit sportif ! Fernand s'étira et regarda sa montre. Il était temps d'aller retrouver ses pensionnaires. Il salua en habitué le garçon et enfila son vieux manteau. Ignorant comme toujours le passage-piétons, il traversa directement vers l'entrée de la Faculté.

  • La suite tant attendue de Proteus, le thriller économique qui a envoûté les lecteurs numériques « La création d'une intelligence artificielle pourrait être le plus grand événement de l'histoire de l'humanité, mais elle pourrait aussi être le dernier, si nous n'apprenons pas à en éviter les risques. » Stephen Hawking Fruit de longues années de recherches, le supercalculateur quantique Proteus II doit engendrer la première conscience artificielle. Les responsables de l'expérience croient d'abord à un échec, quand ils découvrent que cette conscience existe : elle communique avec une enfant de douze ans, qui lui prête son regard pour découvrir le monde. Transformée par la formidable intelligence de cette machine, la jeune fille va s'aventurer jusqu'au coeur de l'Afrique, dans un pays où la population n'a d'autre choix pour survivre que l'émigration. Face à des adultes médusés, sceptiques ou hostiles, elle se lancera dans une périlleuse entreprise dont les conséquences finiront par lui échapper. Avec Proteus II, Louis Raffin nous offre à nouveau le divertissement d'un roman d'anticipation et le sérieux d'une réflexion sur notre monde contemporain. Les pays riches verrouillent leurs frontières, l'Europe peine à intégrer un million de migrants, mais la Terre compte chaque année 80 millions d'humains supplémentaires. Saura-t-on mettre en oeuvre de véritables solutions, ou faudra-t-il se résoudre au pire ?

  • Une nouvelle enquête policière pour le Docteur K, au coeur du métro parisien Un producteur de films X et un proxénète sont sauvagement assassinés coup sur coup. Les prélèvements d'ADN accablent un prêtre de Saint-Séverin. Mais pourquoi l'homme d'Église mènerait-il une telle croisade contre le vice ? Et qui est la mystérieuse inconnue qui envoie des messages aux victimes le jour de leur mort ? Claude, la jeune chef de groupe de La Crim', doit résoudre l'énigme si elle veut gagner le respect de toute l'équipe. Dans ce nouvel épisode de sa saga policière, le Docteur K, Prix Littré 2010, nous entraîne dans le dédale des stations fantômes du métro parisien. Un roman noir au suspense haletant CE QU'EN PENSE LA CRITIQUE - "Avec humour, multipliant les renvois amusés à ses thrillers précédents, distillant quelques anecdotes sur sa (longue) vie de praticien hospitalier, ne comptant pas les pistes brouillées et les indices tortueux, Olivier Kourilsky s'amuse à nous faire tourner d'un côté et de l'autre." (Aurélie Haroche, JIM Plus, 6 avril 2013) - "Le style est enlevé, rythmé et l'écriture facilement abordable n'est pas dénuée d'humour permettant quelques respirations nécessaires entre deux assassinats !" (Maryline Martin, Le Lire, le Dire mais aussi Ecrire..., mercredi 29 mai 2013) A PROPOS DE L'AUTEUR Olivier Kourilsky, alias le Docteur K, est médecin néphrologue, professeur honoraire au Collège de médecine des Hôpitaux de Paris ; il a dirigé le service de néphrologie du Centre Hospitalier Sud-Francilien Il écrit des romans policiers depuis un peu plus de dix ans et a publié six ouvrages depuis 2005, dont Meurtre pour de bonnes raisons, prix Littré 2010. Ses personnages évoluent souvent dans le monde hospitalier, entre les années soixante et aujourd'hui. Au fil du temps, on suit le professeur Banari, le commissaire Maupas, le commandant Chaudron, jeune policière chef de groupe à la Crim'... Olivier Kourilsky est membre de la Société des gens de lettres et de la Société des auteurs de Normandie. EXTRAIT Le Père Louis Auffret ferma la porte du presbytère et descendit les marches du perron pour emprunter la rue des prêtres Saint-Séverin. Il longea le jardin et entra dans l'église. Il lui restait une quinzaine de minutes avant la messe de dix-neuf heures. Le lieu saint était maintenant presque vide. Un peu plus tôt, vers dix-sept heures, deux artistes avaient interprété une version pour orgue et violoncelle des Quatre saisons. Les soirées rallongeaient en ce mois de mai, et les touristes qui se pressaient dans le quartier étaient venus en nombre, attirés par les tracts distribués rue Saint-Séverin et par les affiches apposées à l'entrée. Il y aurait sûrement moins d'affluence à l'office de semaine... Le jeune prêtre se signa à l'entrée et contempla le spectacle qui s'offrait au visiteur. L'architecture gothique et les vitraux de cette église, la plus ancienne de la rive gauche, incitaient au recueillement.

  • Homicide post mortem

    Olivier Kourilsky

    • Glyphe
    • 16 Novembre 2015

    Une course poursuite angoissante entre manipulation et vengeance Émoi à la Crim' : l'ex-divisionnaire Buchot, est assassiné à son domicile. L'arme du crime est le Beretta de Machefer, flic pourri abattu par le commissaire Maupas quinze ans plus tôt. Sur les lieux, on trouve un mot signé de Machefer, annonçant que sa vengeance ne fait que commencer. Au même moment, la fille du professeur Banari est arrêtée au Laos avec son compagnon, en possession d'héroïne. Claude Chaudron, la chef de groupe, et son équipe doivent protéger les cibles présumées et démasquer le « zombie » au plus vite. Une course de vitesse angoissante, supervisée par Maupas. Homicide post mortem est le 6e polar du Dr K. EXTRAIT CE QU'EN PENSE LA CRITIQUE « Une nouvelle réussite où le style d'Olivier Kourilsky, ciselé au scalpel et ne laissant rien au hasard fait une fois encore merveille. » - Le Généraliste A PROPOS DE L'AUTEUR Olivier Kourilsky, alias le Docteur K, est médecin néphrologue, professeur honoraire au Collège de médecine des Hôpitaux de Paris ; il a dirigé le service de néphrologie du Centre Hospitalier Sud-Francilien Il écrit des romans policiers depuis un peu plus de dix ans et a publié six ouvrages depuis 2005, dont Meurtre pour de bonnes raisons, prix Littré 2010. Ses personnages évoluent souvent dans le monde hospitalier, entre les années soixante et aujourd'hui. Au fil du temps, on suit le professeur Banari, le commissaire Maupas, le commandant Chaudron, jeune policière chef de groupe à la Crim'... Olivier Kourilsky est membre de la Société des gens de lettres et de la Société des auteurs de Normandie.

  • Le septième péché

    Olivier Kourilsky

    • Glyphe
    • 16 Novembre 2015

    Une intrigue noire et haletante. Christian Arribeau, jeune médecin ambitieux et pétri d'orgueil, a planifié sa carrière pour accéder aux plus hautes fonctions, balayant tous ses concurrents. Il vient de franchir la dernière étape avant sa nomination comme professeur de néphrologie. Mais, alors qu'il sort discrètement d'un immeuble, il renverse un clochard qui s'est jeté sous ses roues. Paniqué à l'idée des conséquences sur sa carrière et persuadé que personne ne l'a vu, il prend la fuite. Commence alors une vertigineuse descente aux enfers, orchestrée par l'obstination d'un policier et l'intervention d'un témoin mystérieux aux motivations obscures. S'agissait-il d'un banal accident ou d'une machination ? Et dans ce cas, qui tire les ficelles ? L'univers bien organisé et la belle assurance d'Arribeau vont s'écrouler comme un château de cartes. Avec Le 7e péché, le Docteur K signe le septième roman d'une série palpitante. EXTRAIT Pétrifié, je n'arrivais pas à détacher mon regard de cette image. J'étais foutu. Ce que je redoutais depuis ce soir tragique se réalisait. On m'avait vu. Mais le plus glaçant était cette photo, manifestement réalisée avec un équipement spécial pour prises de vues nocturnes. La préméditation était évidente. Qu'est-ce que ça voulait dire ? Pourquoi le témoin ne s'était-il pas manifesté sur le champ ? Et ce cliché envoyé sans commentaire, aucune demande d'argent ni avertissement. On voulait me faire comprendre qu'on savait. Me terroriser. C'était réussi ! Le chantage allait suivre... CE QU'EN PENSE LA CRITIQUE « Le septième péché, nous met en haleine. L'intrigue est bien ficelée et, comme dans tout bon roman policier, on a envie de savoir qui tire les ficelles. Le lecteur, en observateur du système de santé, y découvrira aussi et surtout l'enfer impitoyable de l'université médicale et de l'hôpital. L'ambition y règne en maître. Le professorat est le sésame pour tous les arrivistes qui veulent dominer. On sent bien qu'Olivier Kourilsky, qui en est à son septième roman policier, est à son affaire. Il connaît tous les rouages de la carrière universitaire et hospitalière. Le meurtre réel ou symbolique rôde dans les services. On s'y croirait. » - Pascal Maurel, Décision santé A PROPOS DE L'AUTEUR Olivier Kourilsky, alias le Docteur K, est médecin néphrologue, professeur honoraire au Collège de médecine des Hôpitaux de Paris ; il a dirigé le service de néphrologie du Centre Hospitalier Sud-Francilien. Il écrit des romans policiers depuis un peu plus de dix ans et a publié six ouvrages depuis 2005, dont Meurtre pour de bonnes raisons, prix Littré 2010. Ses personnages évoluent souvent dans le monde hospitalier, entre les années soixante et aujourd'hui. Au fil du temps, on suit le professeur Banari, le commissaire Maupas, le commandant Chaudron, jeune policière chef de groupe à la Crim'...

  • Homicide par précaution

    Olivier Kourilsky

    • Glyphe
    • 16 Novembre 2015

    Un véritable thriller qui se lit d'une traite Francis Liotais, représentant d'une entreprise de matériel médical, est un joyeux célibataire, aussi charmant que volage. Mais le meurtre d'une de ses conquêtes menace sa tranquillité. Il suspecte une autre de ses maîtresses, une amante violemment jalouse. Dans le même temps, ses clients se plaignent de livraisons incomplètes ; et ce qui semblait au début une simple négligence se reproduit avec une régularité inquiétante. Lié aux deux affaires, Francis mène sa propre enquête sans se douter qu'il s'expose lui-même à un grand danger. Le 4e roman du Docteur K, Prix Littré 2010, dans lequel on retrouve le sympathique commissaire Maupas EXTRAIT Aussi loin que je me rappelle, j'ai toujours été comme ça. Impossible de me contenter d'une seule. Dès l'école, à cette période de l'enfance où chacun a sa petite copine, j'en avais trois en même temps. Souvent, deux d'entre elles rentraient à la maison en pleurant parce que j'étais resté avec une autre à la récré. Après, elles boudaient pendant plusieurs jours. Mais j'arrivais presque toujours à me faire pardonner. Je savais instinctivement que j'avais du charme et comment m'en servir. J'étais déjà très baratineur et d'un culot sans limites. Mes parents ne s'en formalisaient pas trop. J'étais fils unique et ils avaient près de trente ans lorsque j'étais né. Ils se montraient volontiers d'une indulgence coupable à mon égard. Surtout ma mère qui était secrètement très fière de me voir rencontrer un tel succès. A PROPOS DE L'AUTEUR Olivier Kourilsky, alias le Docteur K, est médecin néphrologue, professeur honoraire au Collège de médecine des Hôpitaux de Paris ; il a dirigé le service de néphrologie du Centre Hospitalier Sud-Francilien Il écrit des romans policiers depuis un peu plus de dix ans et a publié six ouvrages depuis 2005, dont Meurtre pour de bonnes raisons, prix Littré 2010. Ses personnages évoluent souvent dans le monde hospitalier, entre les années soixante et aujourd'hui. Au fil du temps, on suit le professeur Banari, le commissaire Maupas, le commandant Chaudron, jeune policière chef de groupe à la Crim'... Olivier Kourilsky est membre de la Société des gens de lettres et de la Société des auteurs de Normandie.

  • Pour le repos des morts

    Jean-Paul Copetti

    • Glyphe
    • 15 Janvier 2016

    « Parmi toutes les infractions prévues par la Loi, le meurtre est l'infraction suprême, celle que rien ne saurait excuser » Qui a tué Annie, une jeune provinciale sans histoires montée tenter sa chance à Paris et retrouvée le crâne fracassé dans une ruelle sordide ? Que fait un nain ligoté et étranglé dans les eaux troubles du lac du parc des Buttes Chaumont ? Et pourquoi les morts ne laissent-ils pas dormir en paix le commandant Capelli, vieux flic au bout du rouleau qui se demande s'il n'a pas raté sa vie ? Pour tenter de répondre à ces questions, les policiers de la Brigade Criminelle vont devoir une nouvelle fois plonger en apnée au plus profond et au plus sombre de l'âme humaine. Un polar captivant dans les coulisses du 36 quai des Orfèvres EXTRAIT Le commandant de police Jean Capelli se releva péniblement en rabattant la couverture sur le visage ensanglanté de la morte. Non loin de lui, appuyé nonchalamment sur le capot de leur voiture, le lieutenant Olivier Perrin finissait de remplir l'ordre d'envoi à l'Institut médico-légal où le corps irait attendre patiemment son tour sur la liste des cadavres à autopsier. La morgue avait la particularité d'être la seule administration française où les usagers acceptaient de faire la queue sans récriminations. A PROPOS DE L'AUTEUR Jean-Paul Copetti est commandant de Police au 36 quai des orfèvres à Paris. Il est chef d'un groupe d'enquête à la Brigade Criminelle et depuis presque trente ans essaie de résoudre des affaires de meurtre. Pour le repos des morts est son premier roman.

  • Homicide, la trilogie

    Olivier Kourilsky

    • Glyphe
    • 19 Novembre 2015

    Cette intégrale spéciale regroupe la série des trois "Homicides" d'Olivier Kourilsky La série des "Homicides" commencent avec Francis Liotais, représentant d'une entreprise de matériel médical, un joyeux célibataire, aussi charmant que volage. Mais le meurtre d'une de ses conquêtes menace sa tranquillité. Il suspecte une autre de ses maîtresses, une amante violemment jalouse. Dans le même temps, ses clients se plaignent de livraisons incomplètes ; et ce qui semblait au début une simple négligence se reproduit avec une régularité inquiétante. Lié aux deux affaires, Francis mène sa propre enquête sans se douter qu'il s'expose lui-même à un grand danger. Sont repris dans cette intégrale : '- Homicide par précaution '- Dernier homicide connu '- Homicide post mortem Partez à la découverte de l'oeuvre du Docteur K avec cette intégrale passionante ! A PROPOS DE L'AUTEUR Olivier Kourilsky, alias le Docteur K, est médecin néphrologue. Professeur honoraire au Collège de médecine des Hôpitaux de Paris, il a dirigé le service de néphrologie du Centre Hospitalier Sud-Francilien. Il écrit des romans policiers depuis un peu plus de dix ans et a publié six ouvrages depuis 2005, dont « Meurtre pour de bonnes raisons », prix Littré 2010. Olivier Kourilsky est membre de la Société des gens de lettres et de la Société des auteurs de Normandie.

  • Meurtre, la trilogie

    Olivier Kourilsky

    • Glyphe
    • 19 Novembre 2015

    Cette intégrale spéciale regroupe la série des trois "Meurtres" d'Olivier Kourilsky La série des "Meurtres" commencent en juillet 1974. Joël Lecouedec, chef de clinique en réanimation à l'hôpital Saint-Antoine à Paris, trouve dans son blouson un porte-cartes contenant des papiers au nom d'une certaine Françoise Morvan. Qui a glissé ces documents dans sa poche et pourquoi ? Plus intriguant encore, la propriétaire habite tout près de chez ses parents, en Bretagne nord. Cependant, au cours de ses recherches, Joël apprend qu'elle a quitté sa famille quelques mois auparavant pour s'installer à Paris avec un individu peu recommandable. Lorsqu'il appelle leur domicile, il tombe sur des policiers. La jeune fille vient d'être assassinée. Aussitôt traité comme un suspect, il a les plus grandes peines du monde à se disculper. Son trouble augmente d'autant plus lorsqu'il est confronté au petit ami de la victime, apparemment innocent. Il a l'impression de l'avoir déjà rencontré... Sont repris dans cette intégrale : '- Meurtre avec prémédication '- Meurtre pour de bonnes raisons '- Meurtre à la morgue Partez à la découverte de l'oeuvre du Docteur K avec cette intégrale pleine de suspense dont l'un des titres a été récompensé par le Prix Littré 2010 A PROPOS DE L'AUTEUR Olivier Kourilsky, alias le Docteur K, est médecin néphrologue. Professeur honoraire au Collège de médecine des Hôpitaux de Paris, il a dirigé le service de néphrologie du Centre Hospitalier Sud-Francilien. Il écrit des romans policiers depuis un peu plus de dix ans et a publié six ouvrages depuis 2005, dont « Meurtre pour de bonnes raisons », prix Littré 2010. Olivier Kourilsky est membre de la Société des gens de lettres et de la Société des auteurs de Normandie.

  • Deux intrigues en une pour un polar impossible à lâcher Agnès Bourdin cache une blessure profonde. Elle n'a jamais connu son père, mort pendant la guerre d'Algérie. Dans le service de chirurgie très réputé où elle vient de décrocher un poste, une série d'évènements bizarres trouble le quotidien de l'hôpital. Tandis que chacun suspecte tous les autres, Agnès se penche sur le passé de son père. Quel homme était-il en réalité ? Que s'est-il passé en Algérie ? D'autres événements secouent le quartier. Un tueur en série, plusieurs peut-être, rôde près de Barbès. Le commissaire Maupas mène les deux enquêtes de front, avec l'aide discrète de son collègue Machefer. Dans cette intrigue palpitante et humaniste, on retrouve avec plaisir plusieurs protagonistes des deux premiers romans d'Olivier Kourilsky, Meurtre à la morgue et Meurtre avec prémédication, également disponibles en numérique. EXTRAIT - Debout là-dedans ! On y va ! Les types se lèvent mécaniquement. Ils avalent leur café en silence et montent dans les camions. Bientôt, ils roulent dans la nuit. L'air est encore frais. Ils tiennent leur fusil entre les genoux. L'opération a été annoncée la veille. Il faut rechercher des armes dans un village voisin. Et, si possible, retrouver la trace des fellouzes qui ont attaqué une jeep de reconnaissance hier matin. L'assaut a dû être très brutal. Les trois occupants n'ont manifestement pas eu le temps de réagir. Ils ont été criblés de balles, leur armement volé, le véhicule incendié. Nous les connaissions tous bien. L'un d'entre eux était à un mois de la quille... Et le jour précédent, c'est un de nos informateurs, un garçon de dix-neuf ans, qui a été retrouvé égorgé non loin d'ici, le sexe sectionné enfoncé dans la bouche. Le fameux sourire kabyle et l'humiliante castration. Un avertissement. Cette vision d'horreur ne me quitte plus.

  • Proteus volumes 1 et 2

    Louis Raffin

    • Glyphe
    • 15 Mars 2016

    Projetez-vous dans le futur de la technologie avec cette édition spéciale regroupant les 2 volumes de Proteus Axel Woodstone, jeune professeur d'économie, reçoit une proposition insolite : superviser l'installation d'un matériel expérimental qui va transformer une île méconnue de l'océan Indien en vitrine du futur. C'est le projet Proteus. Axel devra gérer la mise en place de cet équipement pour qu'il soit accepté sans réticence par les habitants de l'île. Mais les choses seront moins simples que prévu et Axel devra redoubler d'efforts, jusqu'au jour où un étrange incident viendra bouleverser sa mission. Ces romans, solidement documentés, nous projettent avec réalisme dans un futur proche où le progrès technique réduit toujours plus le besoin de main-d'oeuvre, devenue inutile ou trop coûteuse. Saura-t-on mettre fin à cette « chasse à l'homme », avant qu'il ne soit trop tard ? Un saisissant récit d'anticipation, alliant aventures et progrès techniques et parfaitement orchestré par une documentation travaillée dont on ne démord pas une fois commencé ! EXTRAIT du premier tome Quand le grondement lointain de l'explosion parvint dans sa cellule, Axel tressaillit. Allongé sur sa paillasse, les yeux fixés sur l'ampoule jaunie qui pendait au plafond, il n'avait pas imaginé l'entendre depuis cette pièce étroite percée d'un minuscule soupirail. Mais le calme de la nuit avait porté le bruit funèbre jusqu'à lui. Que pouvait-il espérer après un tel massacre ? Il en savait trop et il était seul. D'un moment à l'autre, on allait venir le tuer, lui aussi. Il se redressa avec lenteur, posa les pieds au sol et se mit debout. La sueur perlait à son front. La chaleur étouffante se mêlait à sa peur et au remords de n'avoir pas écouté Audrey avant qu'il ne s'engage dans ce projet. Elle en avait senti d'instinct toute la folie, mais il était resté sourd à ses appréhensions. Des éclats de voix se firent soudain entendre au travers de la porte rouillée dont il avait éprouvé la résistance quelques heures plus tôt. L'ordre d'en finir avec lui venait déjà d'arriver... A PROPOS DE L'AUTEUR Économiste et cadre supérieur dans une prestigieuse institution financière, Louis Raffin aborde l'évolution du monde du travail au travers d'une fable attrayante et originale, qui fait de son récit un divertissement et une réflexion économique.

  • L'incompréhension cède la place à la paranoïa dans ce polar haletant signé Olivier Kourilsky Juillet 1974. Joël Lecouedec, chef de clinique en réanimation à l'hôpital Saint-Antoine à Paris, trouve dans son blouson un porte-cartes contenant des papiers au nom d'une certaine Françoise Morvan. Qui a glissé ces documents dans sa poche et pourquoi ? Plus intriguant encore, la propriétaire habite tout près de chez ses parents, en Bretagne nord. Cependant, au cours de ses recherches, Joël apprend qu'elle a quitté sa famille quelques mois auparavant pour s'installer à Paris avec un individu peu recommandable. Lorsqu'il appelle leur domicile, il tombe sur des policiers. La jeune fille vient d'être assassinée. Aussitôt traité comme un suspect, il a les plus grandes peines du monde à se disculper. Son trouble augmente d'autant plus lorsqu'il est confronté au petit ami de la victime, apparemment innocent. Il a l'impression de l'avoir déjà rencontré... Deux semaines plus tard, à peine retourné dans sa famille à Saint-Lunaire pour y passer ses vacances, il retrouve le compagnon de la morte, qui traîne dans les boîtes de nuit de la région. Avec l'aide du jeune frère de la victime, il tente de lui tirer les vers du nez, sans succès. Deux jours plus tard, il découvre son cadavre en explorant les galeries du blockhaus de la Garde Guérin. Dès lors, son séjour devient un cauchemar. Que se trame-t-il à La chaumière, la boîte la plus fréquentée du coin ? Qui est vraiment Christine, cette jeune femme de bonne famille qui est venue à Saint-Briac pour la première fois chez des amis, et dont il se sent tomber éperdument amoureux ? Quel jeu joue l'énigmatique inspecteur Machefer, venu tout spécialement de Paris pour continuer l'enquête, et qui semble toujours le soupçonner ? Pourquoi cherche-t-on à le tuer ? Joël en vient à douter de tout le monde, y compris de ses propres amis. La solution se trouve-t-elle dans les galeries abandonnées de ce blockhaus, qu'il connaît comme sa poche ? Il va y croiser un tueur diabolique. Le dénouement, dramatique, se jouera seulement après son retour dans la capitale. Mais est-ce vraiment la fin ? Une intrigue placée sous le signe du suspense permanent, dans l'inoubliable décor de la Côte d'Émeraude, le microcosme estival de la région de Dinard, la vie hospitalière quelques mois avant le vote de la loi sur l'interruption volontaire de grossesse EXTRAIT Le 86 était plein à craquer. Joël l'avait attrapé en face de l'hôpital Saint-Antoine et s'était faufilé tant bien que mal jusqu'au milieu. Il avait la nostalgie des bus des années soixante, avec leurs contrôleurs qui portaient sur le ventre leur machine à composter les billets et tiraient à plusieurs reprises sur une chaîne ressemblant à une vieille chasse d'eau, et ce ding-ding caractéristique qui donnait au conducteur le signe du départ. Mais ces modèles bruyants et dépassés avaient disparu depuis quelques années.

  • Clone

    Caroline de Costa

    • Glyphe
    • 29 Juin 2015

    Et si à l'approche de la mort de votre fils, vous décidiez de le cloner ? Quand le Dr Malcom Gledhill est appelé au chevet de son fils Simon mourant, il prend une décision qui va bouleverser l'histoire de l'humanité, une décision qui va conduire à la naissance de son second fils, Stephen : il prélève l'ADN de Simon et le clone... Un roman de science-fiction rythmé inspiré des nouvelles technologies génétiques A PROPOS DE L'AUTEUR Caroline de Costa est gynécologue obstétricienne et professeur de gynécologie à la Faculté de médecine James Cook en Australie. Elle a publié de nombreux travaux sur l'histoire de la gynécologie et, aux Éditions Glyphe, Sarah Bernhardt et Le Docteur Pozzi. EXTRAIT Au volant de sa nouvelle Honda Prelude, Simon Gledhill roulait sur Mona Vale Road en trépidant au rythme de la dance music. Une cassette compilée avec talent par son pote Shane, qui la lui avait donnée l'après-midi même. Un amas de sons sourds sur une ligne de basse puissante, et des dubba, dubba, dubba ! dubba dubba dubba ! entrecoupés parfois d'un profond gémissement électronique et de ronronnements aigus et voluptueux. Le son se déversait sur les autres conducteurs et sur les habitants de la North Shore, tandis que le soleil de fin d'après-midi dardait ses rayons à travers le toit ouvrant du coupé cerise aux finitions argentées. C'était un jeudi, le 4 décembre. Simon avait terminé ses examens de fin d'année dix jours avant, exactement. Depuis, il sortait tous les soirs et allait presque tous les jours à la plage.

  • Un recueil de nouvelles relatant l'atrocité de la Première Guerre mondiale Ce 16 avril 1917, nous voici à nouveau dans les entrailles de l'enfer. Nous attendons le coup de sifflet pour monter à l'assaut. J'ai conjugué le verbe attendre à tous les temps. J'ai attendu sans angoisse la lettre de mobilisation. J'attendais avec impatience les lettres et les colis, ces traits d'union avec l'arrière. Aujourd'hui, j'attends la mort, cette faux qui m'a seulement effleuré durant deux ans. Camarde, camarade... À l'aide de détails historiques saisissants, Maryline Martin réussit à retranscrire l'enfer des tranchées tout au long de ses textes Les Dames du Chemin a obtenu les prix suivants : - Prix des lecteurs de la bibliothèque d'Aumale (automne 2013) - Prix de la nouvelle "La Femme renard", Lauzerte (automne 2014) CE QU'EN PENSE LA CRITIQUE - "Dès les premières pages, j'ai senti que ce que je découvrais n'était ni banal ni rebattu, et qu'au-delà des personnages embarqués dans le tumulte et les violences de cette Grande, mais épouvantable Guerre, il y avait autre chose." (Jean-Pierre Verney, conseiller du Musée de la Grande Guerre du Pays de Meaux) A PROPOS DE L'AUTEUR Maryline Martin est née en 1967 à Angoulême. Pour des raisons professionnelles, elle vit à Paris où elle travaille dans un service de Ressources Humaines. Des recherches sur son grand-oncle tué au Chemin des Dames l'ont amenée à écrire ce recueil de nouvelles sur la Grande Guerre. EXTRAIT Un épais brouillard entoure le boyau 14. L'air est chargé d'humidité. La pluie, la neige sont notre quotidien. Avant la guerre, je l'aimais bien, la neige. Je me souviens des batailles de boules glacées avec mes frères et de nos courses enfantines dans la campagne. Nos cris semblaient retenus prisonniers dans ce paysage cotonneux. Mon enfance s'est enfuie avec mes années d'insouciance. Depuis trois ans, le monde est à feu et à sang : c'est la guerre. J'ai laissé un bon nombre de frères d'armes derrière moi, enterrés dans des trous d'obus, quelques fois sous des croix de bois. Des spectres tapis dans ma mémoire. Nous sommes des rescapés des flammes de l'enfer, des morts-vivants. On ne peut que « survivre », après un tel carnage ! C'est une course contre le temps, celui qui nous est compté.

  • La nouvelle enquête du commandant Capelli au 36 quai des Orfèvres Qui a abattu d'une balle dans la tête Romuald Valmorel, un banquier septuagénaire à la retraite ? Et pourquoi retrouve-t-on à ses côtés une statuette du dieu hindou Ganesh ? Le commandant Jean Capelli, chef de groupe à la Brigade Criminelle, et son équipe tentent de répondre à ces questions. Les policiers sont loin de se douter que cette enquête pas ordinaire les conduira de surprises en surprises. De vieilles angoisses planent sur le sommeil de Capelli, vieux flic désabusé. Après Pour le repos des morts, Les Sanglots des Danaïdes est le second roman du Commandant Copetti. On y retrouve le personnage de Capelli et le quotidien des flics de la Crim' qui oscille souvent entre la comédie et la tragédie la plus sombre. Un roman policier dans la grande tradition du genre EXTRAIT Avec une profonde satisfaction, Romuald Valmorel contempla son image dans l'immense miroir vénitien fin XVIIIe siècle fixé dans l'entrée de son vaste appartement. À presque soixante-dix ans, l'ancien banquier conservait toujours une heureuse silhouette de jeune homme. Sa chevelure blanche, soigneusement coiffée en vagues à reflets gris-bleu, avait été miraculeusement épargnée par les ravages de la calvitie. Son sourire avenant, dont il n'était d'ailleurs pas avare, montrait une dentition éclatante en parfait état. La fortune qu'il avait dépensée en soins dentaires, ces dernières années, n'avait pas été vaine. Lorsqu'il regardait ses interlocuteurs, en fronçant les sourcils et en adoptant un air vaguement ironique très étudié, la tête légèrement penchée sur le côté, il estimait qu'avec ses yeux clairs il ressemblait à Paul Newman ou bien encore à Stewart Granger, selon son humeur du jour. A PROPOS DE L'AUTEUR Jean-Paul Copetti est commandant de Police au 36 quai des Orfèvres à Paris. Il est chef d'un groupe d'enquête à la Brigade Criminelle et depuis presque trente ans essaie de résoudre des affaires de meurtre.

  • L'horizon de Blanche

    Maryline Martin

    • Glyphe
    • 15 Février 2016

    La guerre révèle le vrai visage des gens, pour le pire, comme pour le meilleur Août 1914. Mobilisation générale. Les hommes partent au front. Numance, un homme jaloux, fruste et volage, laisse sa femme Blanche à une liberté toute nouvelle. Guidée par Marguerite, sa grande amie, elle découvre le féminisme sans s'inquiéter des remontrances de son mari. Août 1914. Blanche fait la rencontre de Louis Lecomte, un jeune médecin. Louis est séduisant. Louis est rassurant. Louis va la convaincre de servir la nation en s'engageant comme infirmière sous la bannière de l'Union des Femmes de France. Août 1915. Numance devient « Baise la mort ». Dans les tranchées, il attend impatiemment des nouvelles de sa femme... qui n'arrivent plus. Des hommes et des femmes, séparés, ou réunis par la guerre, s'aiment, se déchirent, espèrent, se désespèrent. L'envers de la guerre se dévoile à nous dans ce qu'elle a de plus intime. Avec un style fluide et entraînant, Maryline Martin nous laisse entrevoir tout le potentiel d'une femme à qui on montre le chemin de l'indépendance. EXTRAIT Blanche allume une cigarette, la lumière bleu orangé de l'allumette vient d'enflammer la photographie. Ses pas la conduisent vers la cuisine. Un mince filet d'eau froide s'échappe du robinet en laiton et vient mourir sur le carton qui se racornit dans le bassin en grès. Une légère fumée vient disperser quelques filaments noirs accompagnant avec eux les fragments d'une vie faite de vexations et de privations. Blanche hausse les épaules. La guerre l'a révélée, à elle-même et aux autres. Dans quelques minutes, un taxi conduit par un homme au fort accent russe viendra la chercher et disposera ses bagages - une valise et un sac aux couleurs de l'Union des Femmes de France - dans la malle-coffre. Blanche ferme la porte. Elle pense à Numance, qui a su la captiver tels ces animaux à sang froid hypnotisant leur proie pour mieux endormir leur méfiance. Seulement, celle qui fut sa femme avait fait sienne la morale du poète : « Patience et longueur de temps font plus que force ni que rage ». A PROPOS DE L'AUTEUR Maryline Martin est née en 1967 à Angoulême. Pour des raisons professionnelles, elle vit à Paris où elle travaille dans un service de Ressources Humaines. Des recherches sur son grand-oncle tué au Chemin des Dames l'ont amenée à écrire ce recueil de nouvelles sur la Grande Guerre. L'horizon de Blanche est le deuxième ouvrage de Maryline Martin. Après un recueil de nouvelles, Les Dames du Chemin (Éditions Glyphe), primé en 2014 par le Label Centenaire, l'auteur écrit un roman très documenté dans lequel les femmes tiennent, une nouvelle fois, un rôle important.

  • Des ingrédients étonnants pour un thriller détonnant ! Trafiquant de drogue, Léo Hernàndez, dit Le Mexicain, traîne une superstition maladive. Voici qu'à la suite d'une livraison ratée, son patron lui ordonne de foncer au pays de Galles récupérer une nouvelle cargaison de came dans un château hanté, le soir d'Halloween. Le Mexicain va y croiser un couple de chirurgiens français et leur fille Pauline, adolescente perturbée, gothique et un peu kleptomane. C'est le début d'une suite de rebondissements en cascade : le malfaiteur, poursuivi par la police et ses anciens complices, veut récupérer son bien à tout prix, un précieux carnet garant de sa survie. L'ex-commissaire divisionnaire Maupas trouve là une occasion rêvée de sortir de sa retraite. Le 8e polar du Docteur K, un feu d'artifice(s) A PROPOS DE L'AUTEUR Olivier Kourilsky, alias le Docteur K, est médecin néphrologue, professeur honoraire au Collège de médecine des Hôpitaux de Paris ; il a dirigé le service de néphrologie du Centre Hospitalier Sud-Francilien Il écrit des romans policiers depuis un peu plus de dix ans et a publié six ouvrages depuis 2005, dont Meurtre pour de bonnes raisons, prix Littré 2010. Ses personnages évoluent souvent dans le monde hospitalier, entre les années soixante et aujourd'hui. Au fil du temps, on suit le professeur Banari, le commissaire Maupas, le commandant Chaudron, jeune policière chef de groupe à la Crim'... Olivier Kourilsky est membre de la Société des gens de lettres et de la Société des auteurs de Normandie.

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