Hachette Littératures

  • La France, pays de manifs et de contestation, a un savoir-faire inégalé dans le domaine du maintien de l´ordre. Emeutes 2005, fronde anti-CPE 2006, comment le pouvoir a-t-il fait face à ces événements majeurs ? Comment l´Etat use-t-il du monopole de la violence qui lui est accordé ? Comment gérer une violence sociale elle-même plus ou moins acceptée, plus ou moins reconnue ? Comment ne pas provoquer un désordre plus grand quand le droit de manifester est inscrit dans la Constitution ? Quels sont les choix politiques qui vont conduire les forces de l´ordre soit à « encadrer », soit à « repousser », soit à interpeller les contestataires, selon les lieux, les époques, les effets souhaités ? Car, c´est ce que révèle ce livre : derrière chaque coup de matraque se niche une consigne, un ordre, une doctrine. Le maintien de l´ordre, savoir-faire de la police française et instrument politique : c´est tout l´enjeu de cette enquête, qui revient sur plusieurs moments forts de ces dernières années où le pouvoir fut sérieusement contesté et en dévoile les coulisses. C´est aussi, en creux, le portrait d´un certain... Nicolas Sarkozy, qui avait justement fait des forces mobiles d´intervention le pivot de toute sa pensée policière. Fruit de plus d´un an de travail, cette enquête donne la parole à des dizaines de témoins, côté ordre et côté désordres. Du casseur aux plus grands patrons actuels de la Police, du syndicaliste au responsable des RG, des organisateurs de manifestations sauvages à Claude Guéant, l´intime lieutenant du nouveau président de la République.

  • Jusqu'à ce fameux samedi, il ne s'était jamais rien passé d'extraordinaire à Joigny-les-Deux-Bouts, petite bourgade tranquille en fin de ligne du RER. Yéva, minijupe à ras et verbe haut, rêvait toujours d'une vie ailleurs. Jacquot, son mari chômeur, creusait une fosse dans le canapé à force de jeux télévisés. Leur fils Yeznig, déficient mental, recomptait ses dents après chaque repas. Son frère Tanièl, renvoyé du lycée pour avoir abîmé le conseiller d'orientation, peaufinait sa technique pour serrer les blondes. Le jeune Ali, Marseillais au gros nez, essayait de se fondre dans le décor. Et Magalie, la blonde du lycée, suivait à la lettre les conseils de son magazine préféré pour rendre crazy tous les mecs. Bref, la routine pour ces habitués qui, un matin, découvrent le patron de « leur » bar, baignant dans son sang. Un drame ? Pas pour les gens du Balto. Avec ce roman choral, Faïza Guène dévoile de nouvelles facettes de son talent, réussissant à se glisser avec autant d'aisance dans la peau de tous ses personnages. Humour, justesse du trait, Les Gens du Balto confirme que cette jeune romancière n'est pas devenue une figure des lettres par hasard.

  • Qu'est-ce qu'être un homme aujourd'hui ? Comment les pères, les fils, les amants, les conjoints se représentent-ils la virilité, l'autorité ou les rapports entre les sexes ? Le monde change et bombarde les hommes de questions auxquelles il leur est souvent difficile de répondre. D'autres s'en chargent pour eux et nous prédisent l'apocalypse : la confusion des genres et la féminisation des mâles seraient sur le point de provoquer l'effondrement du monde occidental ! Dans une société organisée autour de la suprématie des hommes sur les femmes, l'égalité fait peur. Au point, parfois, de provoquer un désir violent de retour en arrière, au temps où les hommes pouvaient exiger et exister sans se poser de questions. Et si nous étions, tout simplement, en train d'avancer ? Si ce malaise qui bouscule les hommes dans leur vie intime était un signe encourageant d'évolution vers une société plus apte à l'échange entre les sexes ? En comprenant comment se construisent les hommes, leurs forces et leurs fragilités, les peurs inconscientes dont ils doivent se libérer, on peut entrevoir déjà l'esquisse de cette société nouvelle, fondée non plus sur les relations de pouvoir entre les hommes et les femmes, mais plutôt sur l'harmonisation des sexes, sur la différence des individus, et sur l'intimité partagée. Rien d'apocalyptique, bien au contraire ! Serge Hefez est psychiatre, psychanalyste, thérapeute de couple et de famille. Il est également responsable de l'unité de thérapie familiale du service de Psychiatrie de l'enfant et de l'adolescent à l'hôpital de la Pitié-Salpêtrière à Paris. Il est l'auteur chez Hachette Littératures de La Danse du couple, avec Danièle Laufer, et de Quand la famille s'emmêle.

  • Hugo est un homo, il a 20 ans, il habite encore chez ses parents, et il s'ennuie. Tout change lorsqu'il débarque à Paris où son cousin Manu, pilier de la nuit gay, l'accueille dans son studio du marais. Drague aux terrasses des cafés, saunas, backroom, fêtes privées. Le petit provincial timide et romantique va-t-il se laisser emporter par la folie du quartier ? Le héros de Dans la peau d'un jeune homo a grandi. Hier, il nous faisait vivre son coming out. Aujourd'hui, il nous ouvre les portes du paradis homosexuel.

  • La première moitié du XIXe siècle voit Paris accéder au rang de capitale de l´art lyrique : compositeurs et chanteurs étrangers affluent vers les grandes scènes de l´Opéra et du Théâtre italien.
    Des tragédies lyriques aux grands drames italiens, des oeuvres de circonstance aux désopilantes parodies de grands opéras, cette vie quotidienne nous fait côtoyer Rossini et Berlioz, le castrat Crescentini et la Malibran.
    Les grands triomphes de la scène et les petites anecdotes des coulisses ; l´émotion du public aux soirs de « premières » et l´organisation méthodique de la « claque » ; les vrais fanatiques de musique italienne et les faux opéras de propagande politique : autant de versants - authentiques et factices - de la vie musicale à ses heures de gloire dans une société élégante que ses divertissements conduisent des Tuileries à l´Opéra et du boulevard des Italiens aux salons aristocratiques.

  • Au coeur du mois d'août 2008, la guerre entre la Russie et la Géorgie projette Mikheil Saakachvili, jeune président de quarante et un ans, au coeur de l'actualité mondiale.L'ennemi public numéro 1 de la Russie s'explique enfin sur sa vie, ses projets, ses rêves et la crise internationale actuelle. Pourquoi a-t-il choisi la confrontation avec la superpuissance russe en attaquant l'Ossétie du Sud? Est-il tombé dans un piège ou n'a-t-il fait que stopper une invasion en cours? Est-il comme le prétend le Kremlin un agent de l'Occident? Que veut-il réellement pour son peuple? Se considère-t-il toujours comme un révolutionnaire? Et qui est vraiment Vladimir Poutine? À toutes ces questions, et à beaucoup d'autres, Mikheil Saakachvili répond sans détour: révélations sur le déroulement de la guerre d'août 2008, clarifications sur ses liens avec Israël, George Bush, George Soros et la CIA, retour sur ses premiers démêlés avec le KGB lorsqu'il était étudiant à Kiev et Tbilissi, décryptage de la Révolution des roses, récit ému et drôle de ses années en France et aux États-Unis. «Pour vous l'Occident est un mot vague. Pour moi, il a toujours eu ce parfum de liberté qui donne sens à une vie», déclare Saakachvili. C'est un homme pétri de nos valeurs et de nos traditions qui s'exprime ici, avec une liberté de ton rarissime chez un chef d'État en exercice.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • L'immigration est devenue en France un objet essentiel de controverse politique. Cet ouvrage, dirigé par Benjamin Stora et Émile Temime, rassemble les contributions de quatorze des meilleurs spécialistes des questions migratoires. Il présente l'état de la recherche aujourd'hui, selon trois grandes parties : les politiques de l'immigration, les problèmes économiques et sociaux rencontrés par les immigrés et enfin les représentations de l'immigration. La succession des statuts, lois et décrets définissant la place des étrangers n'a cessé de scander les politiques suivies, ne permettant pas toujours d'accueillir dignement les immigrés. La place croissante des femmes dans l'immigration, l'accélération des migrations du travail, la mondialisation du marché ont profondément transformé, en France comme en Europe, les flux et les modalités des mouvements migratoires. En ce début du XXIe siècle, les notions comme « intégration » ou « assimilation » sont remises en question. Ces débats révèlent les tensions entre modèle républicain français et dérives communautaires, réelles ou supposées.

  • Ce livre est une contribution à l'histoire du rêve en politique. Avant l'invention du 1er mai, seul le calendrier religieux scandait la vie des croyants à travers le monde ; avec le 1er mai, la classe ouvrière célèbre une fête laïque le même jour partout dans le monde ! En s'appuyant sur de nombreuses archives, images et témoignages, Danielle Tartakowsky nous introduit dans l'imaginaire politique construit depuis la fin du XIXe siècle. C'est en effet lors du centenaire de la Révolution française que les organisations ouvrières de vingt-deux pays se réunissent en congrès à Paris pendant l'Exposition universelle. Elles décident d'organiser une grande manifestation internationale, à date fixe et dans tous les pays pour s'affirmer ensemble contre les pouvoirs et obtenir la diminution du temps de travail. Danielle Tartakowsky nous livre l'histoire de ce jour de congé, de ses significations changeantes et imbriquées. Elle montre, par un retour à la chronologie, que le 1er mai a d'abord été un mythe avant d'être une date disputée par les pouvoirs politiques dans l'Europe des années 1930 : les régimes autoritaires s'en emparent et en modifient le sens ; après 1945, c'est une des rares dates à être célébrée à l'Est comme à l'Ouest de l'Europe et devient le symbole d'une adhésion commune à une forme d'État-providence. Plus récemment, ses valeurs ont de nouveau été disputées entre les manifestations des extrêmes droites européennes et des altermondialistes, tous deux contestant le libéralisme. Les cortèges se succèdent, le 1er mai demeure, tout en se transformant profondément. À travers l'analyse de cette journée de mobilisation, c'est toute une histoire politique de la France et de différents États dans le monde qui nous est donnée à comprendre.

  • François Mauriac, dont on connaît le profond attachement à sa propriété de Malagar, est l'un des premiers à rendre à sa région une identité délaissée depuis Aliénor d'Aquitaine.
    Parcourant les mémoires de Mauriac, Gérard Fayolle nous fait découvrir l'Aquitaine telle que l'a vue l'écrivain : en fait de région, il s'agit d'un puzzle géographique constitué, encore au début du XXe siècle, de sociétés rurales archaïques et isolées, rarement en contact les unes avec les autres mais qui pourtant possèdent de nombreux caractères communs. Comme Mauriac, Fayolle compare sans relâche les différentes communautés, les replace dans leur milieu, identifiant ainsi des traditions, des cultures, des pays.
    Sa longue vie durant, l'écrivain observe, parfois en véritable visionnaire, souvent avec nostalgie, l'évolution de sa région bien-aimée : le développement des transports, l'arrivée des touristes et l'exode rural vers Bordeaux... Lentement les terroirs se désenclavent, les « pays » sont reliés par des autoroutes. Amoureux de sa région, Mauriac n'hésite pas à dénoncer les périls que fait peser le monde moderne sur la nature, les paysages et les équilibres anciens.
    Gérard Fayolle nous invite à visiter une Aquitaine dotée d'une forte identité régionale que Mauriac a contribué à forger : à la lecture de son oeuvre, les habitants du Sud-Ouest éprouvent le sentiment d'appartenir à une même communauté. La création littéraire leur donne une âme commune.

  • Un essai sur les métamorphoses du conflit social et son évolution depuis le XIXe siècle : comment l'exploitation économique laisse place à la gestion de l'entreprise, les revendications de pouvoir à la question politique de la citoyenneté.
    Le point sur les lieux du conflit (l'usine relayée par l'« étatisation du conflit salarial ») et sur les mobilisations liées à ce dernier (de la « mobilisation générale » aux conflits de règles).
    Une analyse des assises du conflit (les classes moyennes ont remplacé les ouvriers), de sa socialisation (des solidarités de base à l'État-providence) et de ses enjeux (la « privatisation des mouvements sociaux » succède à la révolte du travail).
    Une réflexion sur la nature du conflit les « communautés de luttes » tendent à remplacer les conflits de classes ; et sur la théorie du conflit : la notion de citoyenneté politique tend à accompagner la régulation du système.
    Guy GROUX est sociologue et directeur de recherches au CNRS. Il a publié, avec Catherine Lévy, La Possession ouvrière (Éditions de l'Atelier, 1993) et avec Guillaume La Chaise (pseudonyme collectif), Crise de l'emploi et fractures politiques (Presses de Sciences Po, 1995).

  • Comment penser les nouvelles technologies ? Après avoir enquêté dans plusieurs entreprises, Bernadette Bensaude-Vincent met à jour une vérité paradoxale : le meilleur moyen d'élaborer la philosophie des matériaux nouveaux est de reprendre les interrogations fondatrices de la pensée antique et, notamment, la notion de mixte qui permettait de comprendre ensemble, l'unité et la variété, le même et l'autre. En effet, les nouveaux matériaux (composites à fibres de carbone, kevlar, etc.) requièrent des techniques de conception et de fabrication inédites qui mélangent des éléments hétérogènes sur le modèle du monde vivant.
    Cette originale confrontation entre le monde industriel d'aujourd'hui et la philosophie ancienne invite le lecteur à repenser la nature et l'artifice, à reconsidérer le mixte, au-delà d'une pensée pauvre de l'identique et du différent.
    BERNADETTE BENSAUDE-VINCENT enseigne l'histoire et la philosophie des sciences à l'université de Paris-X.
    Elle a publié Langevin : 1872-1946, science et vigilance, Belin, 1987 ; Lavoisier : mémoires d'une révolution, Flammarion, 1993, et en collaboration avec Isabelle Stengers, Histoire de la chimie, La Découverte, 1993.

  • Une certaine rhétorique tend à présenter la crise démographique des pays occidentaux comme la « fin de l'homme blanc » tout prêt à être submergé par les barbares immigrés venus du tiers monde.
    En réalité, le prolongement des courbes actuelles montre que la crise européenne n'est que le prélude à une crise mondiale, où les différents pays entrent les uns après les autres. C'est à terme la survie de l'humanité qui est en question.
    Les causes de la baisse des naissances sont complexes : ni la contraception moderne, ni le travail des femmes, ni la crise économique, ni l'individualisme ambiant - raisons communément avancées - ne l'expliquent à eux seuls.
    Les sociétés modernes ont mis en place toute une série de mécanismes (division du travail, salariat, systèmes de retraite...) dont elles ne maîtrisent pas les effets pervers comme la dénatalité qui va souvent à l'inverse des vraies aspirations des femmes.
    Pour corriger ces effets pervers, il est vain de rêver à un retour aux équilibres démographiques « naturels » du passé : il faut ajouter l'artifice à l'artifice. C'est là le sens des politiques dites familiales, efficaces quand elles sont suffisamment résolues.
    Encore faut-il que l'homme veuille sa propre survie.
    Roland Hureaux, ancien élève de l'Ecole normale supérieure de Saint-Cloud et de l'Ecole nationale d'administration, membre du comité de rédaction de Commentaire, a écrit Pour en finir avec la droite (Gallimard, 1998) et Les Hauteurs béantes de l'Europe (François-Xavier de Guibert, 1999).

  • Chaque chanson aurait-elle un secret qui « s'attache à notre âme et la force d'aimer » ?
    C'est le pari que fait le psychanalyste Philippe Grimbert en déchiffrant le message inconscient de succès aussi populaires que « Papa pique et Maman coud », « Scoubidou », « L'Aigle noir » et bien d'autres encore.
    Ce message que nous percevons à notre insu concerne chacun d'entre nous au plus près.
    Laissons-nous donc accompagner par l'auteur et « chantons sous la psy » ! Leçon de psychanalyse en musique, ce livre nous promène à travers les grands thèmes cachés au coeur de ces mélodies si familières : la différence des sexes, l'inceste, les embarras du corps ou la sexualité infantile.
    Il éclaire du même coup le mystère de l'extraordinaire impact de la chanson sur notre imaginaire.
    Vous pensiez bien les connaître, ces chansons si célèbres après la lecture de cet ouvrage vous ne les entendrez plus jamais de la même façon !

  • Jacquou le Croquant, le personnage du roman d'Eugène Le Roy, n'a jamais existé. Mais il vit aujourd'hui comme symbole des révoltes paysannes.Au-delà de son rôle d'écrivain engagé, héritier de la Révolution, Eugène le Roy s'est attaché à peindre le Périgord rural du xixe siècle qui tarde à disparaître. Tandis que subsistent les traces d'une féodalité officiellement abolie et une religiosité encombrée de paganisme, métayers et fermiers souvent très pauvres s'acharnent à mettre en valeur de modestes lopins, cernés par les forêts que hantent les braconniers et les derniers loups. Le progrès technique est pourtant en marche et engendre maintes transformations : l'agriculture évolue grâce à des pionniers comme « le père Bugeaud » ; les bourgs, à l'étroit, éclatent en tout sens ; on assiste à une effervescence des idées avec Joseph Joubert, l'ami de Chateaubriand, ou Maine de Biran, le sous-préfet philosophe, précurseur de Bergson.Gérard Fayolle, à travers l'oeuvre d'Eugène Le Roy, fait revivre ce Périgord disparu et dresse le tableau d'une société en pleine mutation où se côtoient les marques du passé et les premiers signes du progrès.

  • Francis Huster, Jean Piat, Ludmila Mickaël, Catherine Samie ou Samuel Le Bihan... Sait-on que les plus grands acteurs d'hier et d'aujourd'hui ont arpenté la scène de la Comédie-Française ?
    Blagues, trous de mémoire, scandales, représentations légendaires côté scène ; chamailleries, superstition, trac de débutants côté coulisses : la joyeuse troupe égrène pour nous ses plus beaux souvenirs.
    Saviez-vous que Fernand Ledoux terminait ses cours de comédie dans une église ? Qu'Isabelle Adjani révisait son bac sur scène alors qu'elle interprétait la jeune Agnès de L'Ecole des femmes ? Que Georges Berr, lorsqu'on lui proposa de choisir entre Le Mariage de Figaro et Le Baiser, répondit : « Peux baiser. Mariage impossible » ?
    Sur le ton de la confidence, mille et une histoires, drôles ou émouvantes, retracent ainsi les grandes heures de l'illustre théâtre depuis 1947. Des témoignages inédits des sociétaires mais aussi les petits secrets des costumiers ou des machinistes dévoilent l'envers du décor du premier théâtre de France.
    Florilège d'anecdotes inoubliables, Chère Comédie-Française est aussi une déclaration d'amour de comédiens parfois insolents mais toujours fidèles à leur patron : Molière.
    France Thiérard est responsable de la communication et des relations avec le public à la Comédie-Française, théâtre du Vieux-Colombier.
    Florence Roussel est conseillère pour l'écriture de scénarios.
    Chère Comédie-Française est leur premier livre.

  • À partir de témoignages, d´entretiens, de rapports internes, Pierre-Edouard Deldique mène une enquête au coeur de l´ONU. Ses dépenses - salaires, missions, ou simple fonctionnement - sont exorbitantes, pour un résultat rarement à la hauteur. Car les interventions de l´ONU s´avèrent peu efficaces : son organisation bureaucratique en fait une machine à produire des rapports, à décourager les bonnes volontés, à geler des situations internationales sans dénouer les problèmes. C´est tout le fonctionnement de la grande organisation internationale qui est à revoir. D´une plume alerte, maîtrisant un dossier complexe et riche d´informations puisées à la source, l´auteur explique les logiques propres des différents États qui utilisent l´ONU pour mener leur propre politique à tel point que depuis 1990 et l´invasion du Koweït par l´Irak, elle n´a pas su développer une action autonome. L´intervention américano-britannique en Irak en 2003 a encore une fois souligné les faiblesses, voire l´inutilité, de l´organisation internationale. Si quelques pays appellent de leurs voeux une réforme, d´autres souhaitent avant tout ne rien changer.
    Pierre-Edouard Deldique soulève une question capitale des relations internationales : alors que la mondialisation économique est généralisée, comment les États vont-ils assurer le dialogue entre eux pour éviter l´instauration d´une société internationale purement réglée par les rapports de force ? En d´autres termes, l´ONU a-t-elle encore un rôle à jouer ?

  • Changer son corps, l'« améliorer » n'est plus un problème technique. Les solutions sont aujourd'hui bien au point et les chirurgiens ne manquent pas. S'il est désormais facile d'arrondir un nez, de diminuer une poitrine ou d'effacer des rides, le vrai problème se situe ailleurs, souvent très loin de la salle d'opération.
    Car comment savoir ce que l'on veut vraiment ? Que cache le désir de transformer un nez qu'on « n'aime pas » ? Le corps idéal que nous recherchons à tout prix, ce « corps du désir » est le fruit de notre histoire, des idéaux transmis par notre culture, par nos parents... Le nez n'est pas seulement un appendice de dix grammes de chair mais aussi le support d'une identité ; le sein n'est pas seulement une glande à géométrie variable mais aussi le symbole de la féminité. Si l'intervention chirurgicale offre parfois un véritable mieux-être, nombreuses sont les patientes que le meilleur bistouri du monde ne parviendra jamais à satisfaire.
    À la demande des chirurgiens plasticiens de l'hôpital Rothschild, le professeur Gérard Le Gouès, psychanalyste, écoute ces candidates à la beauté « sur mesure ».
    Un désir dans la peau retrace plus de vingt ans de rencontres, de parcours, de projets qui, aboutis ou non, mettent en évidence la nécessité de réfléchir sur soi avant de vouloir « se changer ».

  • « L'Oréal a pris ma maison » : cet étrange leitmotiv, si souvent entendu dans la bouche de sa mère, a marqué l'enfance de Monica Waitzfelder. C'est pour en percer le mystère que la jeune femme se lance dans une véritable enquête policière.
    Elle découvre un passé tragique : ses grands-parents, les Rosenfelder, ont possédé une propriété, à Karlsruhe en Allemagne. Ils ont dû l'abandonner en 1937, ainsi que tous leurs biens, pour se réfugier en France avec leur jeune enfant, la mère de Monica : juifs, ils subissent persécutions, spoliations et sont victimes de la Shoah.
    Après la guerre, tous les biens ne sont pas restitués : sur l'emplacement de rêve de la maison des Rosenfelder, au coeur de Karlsruhe, l'entreprise de cosmétiques L'Oréal a construit son siège social allemand.
    Aujourd'hui, devenu l'un des plus grands groupes mondiaux et ayant fait la richesse de la famille de ses fondateurs, L'Oréal refuse encore de reconnaître les faits. Le passé politique trouble de ses premiers dirigeants, acteurs d'une extrême droite proche de l'idéologie nazie, continue de peser sur le présent.
    L'enquête de Monica Waitzfelder, appuyée sur des documents d'époque, est un témoignage stupéfiant qui mêle souvenirs douloureux, vies brisées et grande histoire.

  • Un essai sur les trois principaux courants de la pensée écologique (écologies « profonde », « autoritaire » et « démocratique ») et sur l'idéologie économique qu'ils viennent contredire à des degrés divers. Le point sur cette idéologie (qui prend sa source chez Adam Smith et vise à faire de l'économie un ordre propre et autonome), sa prégnance dans le monde, ses dangers et les signes de son essoufflement. Une critique des thèmes et des présupposés de l'écologie « profonde » ainsi que du scénario fondamentaliste auquel elle conduit : à quelles contradictions peut mener ce rejet global de l'humanisme. Une généalogie de l'écologie « autoritaire » : comment les grands axes de la pensée de Hans Jonas, qui détermine en partie ce courant et confère aux experts un rôle décisif, conduisent à un scénario politique difficile à mettre en place. Une analyse des grands enjeux de l'écologie « démocratique » qui vise, elle, à freiner « de l'intérieur » les excès de la société industrielle, sans toutefois remettre en cause la totalité de ses principes.

  • Pierre Brossolette (1903-1944), dont le nom s'inscrit sur les plaques de tant de rues, domine, avec Jean Moulin, l'histoire de la Résistance. On ne retient pourtant de cet homme exceptionnel que son geste de militant torturé, se donnant volontairement la mort pour échapper aux bourreaux de la Gestapo.
    Pour la première fois, ce livre raconte le parcours de ce brillant journaliste, viscéralement républicain, patriote authentique, profondément laïc, gaulliste convaincu, qui personnifie la lutte pour la liberté jusqu'au sacrifice suprême. Entré dans la Résistance dès le début de 1941, il rejoint Londres en 1942 et devient très vite le conseiller politique écouté du général de Gaulle. De concert avec le colonel Passy, il mène en 1943 la fameuse mission Arquebuse-Brumaire dont le bilan est impressionnant. Il repart aussitôt en France pour y consolider la Résistance intérieure et finit par tomber aux mains des Allemands...
    A l'heure où les projecteurs de l'actualité remettent en perspective les ombres de Vichy et les bassesses de la collaboration et donc, par contraste, les lumières de la Résistance, il n'est que justice de lever le voile sur les missions les plus périlleuses accomplies par Pierre Brossolette, sur le destin exceptionnel du plus gaulliste des socialistes, de ce héros qui restera dans notre histoire comme un pur symbole.
    Guy Perrier est entré dans la Résistance à l'âge de quinze ans, en décembre 1940. Après la guerre, il suit une brillante carrière militaire, puis exerce d'importantes fonctions au sein de groupes industriels, notamment Peugeot. Commandeur de la Légion d'honneur, Médaille de la Résistance, il est actuellement conseiller industriel.

  • Petit traité d'imagination politique à l'usage des Européens. « Changer notre économie et notre façon de vivre : la crise nous y pousse, la menace écologique nous l'impose, l'Europe devrait nous le permettre, vous et moi en avons envie ; mettons ensemble l'imagination au pouvoir. »

  • Claude Dulong nous dresse ici les destins de diverses femmes, connues telles que Ninon de Lenclos, ou restées dans l'ombre comme une sorcière de village, pour apprécier les progrès accomplis en matière de condition de la femme entre la mort d'Henri IV et celle du Roi-Soleil. Ce siècle qui fut surnommé "le Grand siècle", le fut-il vraiment pour les Françaises ?

  • S'il cache son nom, Caton ne cache pas son jeu. C'est avec une verve souvent féroce qu'il dénonce l'"héritage" des vaincus du 10 mai : lâcheté intellectuelle, "affairisme auto-satisfait", et surtout, socialisation et bureaucratisation à outrance, fabrication d'une société d'assistés de l'État providence... L'arrivée de la gauche au pouvoir, où elle se bat désormais le dos au mur, donne à la droite, pour la première fois depuis vingt-cinq ans, la chance de se transformer. Seule une opposition nouvelle, armée d'idées et de stratégies neuves, pourra mener victorieusement la "reconquête".

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