Littérature générale

  • La poésie française est un corpus mouvant, partie de la littérature ou quintessence d'un art qui aurait pour matériau le langage. Interroger la poésie, c'est interroger l'acte d'écriture, en son origine, ses pratiques et ses enjeux : telle est l'ambition de cette étude.

  • La relation entre le mythe et la littérature se fonde sur un paradoxe : un récit fondateur, anonyme et collectif, rencontre un discours qui ,'existe, lui, que par sa singularité. L'histoire de cette étonnante liaison est envisagée selon quatre perspectives :- une perspective généalogique : lequel précède l'autre ?- une perspective analogique : quels sont les espaces communs entre la littérature et le mythe ?- une perspective historique : quels usages, au cours des siécles, la littérature fait-elle des mythes et des mythologies ?Une interrogation se profile derrrière ces divers questionnements : ne serait -ce pas dans sa rencontre avec le mythe que la littérature construit sa légitimité ? SOMMAIREI. Perspective généalogique : Histoire d'une filiationLa littérature à l'horizon du mytheLe mythe à 'l'horizon de la littératureII.Perspective annalogique : convergencesLe mythe et la littérature comme récitsLes mythes de la littérature ou la littérature comme mytheIII. Perspective rhétorique : relationsRhétoriqueImaginaire, création et réceptionIV. Perspective Historique : temps fortsLe Moyen Age et la matière de Bretagne : la naissance de mythes littérairesLa renaissance et la poésie de la Pléiade : du pouvoir des mythologiesDe l'âge classique au romantisme : la pensée sur la FableObjet et enjeux de la mythologieLe XIXe siécle et le mythes modernesLe théâtre de l'entre-deux-guerres et l'intertextualité mythiqueCONCLUSION AUTEURMarie-Christine HUET-BRICHARD est professeur de littérature française à l'université de Toulouse-Le Mirail.

  • Employée souvent de façon générale et confuse, la notion d'humour semble se dérober à toute définition. Instable, subtil et ambigu, le concept se distingue mal des autres formes du genre comique, comme l'ironie ou les jeux de mots. Il n'est pas impossible, néanmoins, de cerner la spécificité de ce langage léger, fluide et différent qui relativise les valeurs affirmées par les discours sérieux. C'est pourquoi l'auteur combine une approche théorique en s'appuyant sur les notions de distance, de discordance de la signification, de décalage et d'écart, avec une interrogation historique sur l'humour, en référence surtout à sa tradition française et anglo-saxonne. Le phénomène humoristique apparaît alors comme l'expression d'une modernité littéraire dont il accompagne la naissance et le développement au XIXe siècle. Le lecteur pourra ainsi se repérer parmi les formes variées et contradictoires de l'humour, de l'humour noir au nonsense en passant par l'humour rose.

  • Plus qu'aucun autre genre littéraire, le fantastique a donné lieu à des amalgames sans nombre qui font, depuis l'origine, obstacle à son appréhension théorique et empêchent d'en fournir une définition pertinente. Dégager, au-delà des différences apparentes, une structure profonde commune à l'ensemble des récits traditionnellement admis comme fantastiques et en déduire une définition opératoire ; montrer que cette structure, loin de constituer une simple enveloppe extérieure, est l'expression d'une nouvelle vision de l'homme qui se fait jour au début du XIXe siècle, tels sont les enjeux de ce livre. Relire le fantastique aujourd'hui, c'est aussi s'interroger sur le rôle de premier plan qu'il a joué tout au long du siècle dernier, tant en sciences qu'en littérature, avant d'être relégué au rang de "genre mineur" ; c'est relire le XIXe siècle tout entier. De nombreux exemples empruntés à la littérature française et étrangère. une série de textes critiques et un résumé des oeuvres les plus connues font de cet ouvrage une précieuse introduction pour des étudiants débutants comme pour des lecteurs plus avertis.

  • Notion passe-partout, séduisante par l'incertitude même de ce qu'elle recouvre, la parodie est utilisée à tort et à travers dans les études littéraires comme dans la vie quotidienne. Le présent essai montre qu'elle recouvre une opération précise, liée à l'origine à une certaine technique de citation, et devenue par la suite un genre littéraire. De La poétique d'Aristote à Palimpsestes de Gérard Genette, des rhétoriques de l'Antiquité, aux dernières théories anglo-saxonnes, en passant par les formalistes russes et Bakhtine, l'auteur s'attache aux différentes conceptions de la parodie à travers les âges. Il en propose sa propre définition, en esquisse une poétique, parcourt ses objets privilégiés et s'interroge sur les mécanismes de sa lecture.

  • L'étude des mouvements avant-gardistes et des ambiguïtés liées à une telle appellation offre un angle précieux pour comprendre les principales mutations qui ont traversé les arts, et en particulier la littérature, au XXe siècle. Les avant-gardes ont en effet bouleversé les rapports de la fiction et de la théorie, de la matière et du langage et induit un nouveau regard sur les choses en interrogeant à l'extrême le pouvoir des images.

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