Ink book

  • Dans son essai La désobéissance civile (Civil Desobedience, 1849) Thoreau proclame son hostilité au gouvernement américain, qui tolère l'esclavagisme et mène une guerre de conquête au Mexique.
    Refusant de payer ses impôts, alors même qu'il est en désaccord avec la politique de l'état, il est arrêté et doit passer la nuit au poste. L'essai eut une grande influence sur le Mahatma Gandhi et sur Martin Luther King.
    Ce texte historique intéressera toute personne concernée par la politique et particulièrement par le débat qui a lieu en ce moment autour de la désobéissance civile.
    Les "faucheurs" de plants de maïs transgéniques, les associations qui, comme Droit au Logement (DAL), et jusqu'aux opposants à l'avortement, nombreux sont ceux pour qui la désobéissance à la loi devient une forme d'action politique.

  • Le Banquet

    Platon

    Un des dialogues de Platon les plus lus et étudiés. Chef d'oeuvre littéraire et philosophique, il porte sur l'amour. Luc Brisson en renouvelle la lecture en proposant de l'interpréter en regard des pratiques sexuelles des Athéniens de la Grèce classique.

  • Gorgias

    Platon

    « Je suis le seul parmi nos contemporains à faire de la politique » affirme Socrate dans le Gorgias, dialogue qui l'oppose à trois de ses contemporains, Gorgias, Polos et Calliclès. Pourtant Socrate est un philosophe, il n'a que faire du pouvoir, contrairement aux sophistes ou aux fougueux arrivistes qu'incarne Calliclès. La philosophie aurait-elle donc quelque chose à nous apprendre sur la dimension politique de notre condition ? C'est ce que ce riche débat entre trois personnages ambitieux et charismatiques et un homme simple et avisé permet d'élucider.

    Le bonheur, la sagesse, la vérité, le droit, la justice font ici l'objet de discussions vives et souvent déstabilisantes.

    Le dossier - L'architecture de l'oeuvre - L'auteur et le contexte - Thèmes et problématiques de l'oeuvre - Glossaire

  • Livre « à part », comme Nietzsche le nomma lui-même. Dans Ainsi parlait Zarathoustra apparaissent pour la première fois des thèmes comme la volonté de puissance ou le surhomme. Ces idées comptent au nombre de celles qui ont le plus fortement marqué la pensée contemporaine. « Lorsque Zarathoustra fut âgé de trente ans, il quitta son pays, et le lac de son pays, et il s'en fut dans la montagne. Là jouit de son esprit et de sa solitude et dix années n'en fut las. Mais à la fin son coeur changea, -et un matin, avec l'aurore, il se leva, face au soleil s'avança... », Friedrich Nietzsche.

  • Le prince

    Machiavel

    " pour un prince, donc, il n'est pas nécessaire d'avoir toutes les qualités susdites, mais il est tout à fait nécessaire de paraître les avoir.
    J'oserai même dire ceci : si on les a et qu'on les observe toujours, elles seront néfastes ; si on paraît les avoir, elles sont utiles. ".

  • Dans Folioplus classiques, le texte intégral, enrichi d'une lecture d'image, écho pictural de l'oeuvre, est suivi de sa mise en perspective organisée en six points :
    Mouvement littéraire : Voltaire et les Lumières Genre et registre : Le conte philosophique et les armes du comique L'écrivain à sa table de travail : Éléments pour une histoire de la publication de Micromégas Groupement de textes : Voyage et estrangement Chronologie : Voltaire et son temps Fiche : Des pistes pour rendre compte de sa lecture.

  • Manuel

    Epictète

    Né vers le milieu du Ier siècle après J.-C. fils d'esclave et esclave lui-même, Epictète avait d'emblée toutes les dispositions nécessaires à l'application pour son propre usage de ce condensé de morale stoïcienne. Dans un monde aveugle, les enseignements de ce manuel de lucidité nous rappellent que "en un mot, le seul ennemi qu'on ait à redouter, c'est soi-même".

  • Les Cahiers philosophiques paraissent, depuis septembre 1979, au rythme de 4 numéros par an.
    Animée et réalisée par des professeurs de philosophie de tous ordres d'enseignement, cette revue, qui se veut la preuve que la philosophie et son enseignement sont indissociables, publie textes, articles et essais ouvert à tous les aspects et à toutes les directions de la recherche et de la pensée philosophiques.

  • LE RIRE

    Henri Bergson

    Le rire est notre défense, notre arme, autant qu'il est le meilleur partage.

    Quelle chose complexe. Quand il nous surprend, quand il devient satire. Et certainement, pour la littérature et le théâtre, le fil le plus aigu. Le plus "raide", dirait Bergson.

    Il est de la race de ces penseurs qui sont d'abord écriture. Bergson et le mouvement, le mouvant, "l'imagination créatrice".

    Mais ici, sous les mots, viennent les grands rires âpres de Molière, La Bruyère, Labiche. Ce qu'il décortique fait de ce livre une immense leçon de littérature.

    Penser, oui: mais penser au front.

    FB

  • Bien rares, en France, sont les savants, les écrivains, les artistes et même les artisans qui s´absorbent dans la matérialité de ce qu´ils font, qui ne cherchent pas à extraire - fût-ce avec maladresse, fût-ce avec quelque naïveté - la philosophie de leur science, de leur art ou de leur métier. Le besoin de philosopher est universel : il tend à porter toute discussion, même d´affaires, sur le terrain des idées et des principes. Il traduit probablement l´aspiration la plus profonde de l´âme française, qui va tout droit à ce qui est général et, par là, à ce qui est généreux. En ce sens, l´esprit français ne fait qu´un avec l´esprit philosophique.

  • Discours politiques

    David Hume

    Sur lequel ils s'ouvrent en avertit le lecteur - ils mettent en ?uvre "la pensée profonde" (celle qui s'occupe de "sujets généraux"), non "la pensée superficielle" qui délibère dans les affaires particulières. Car c'est en philosophe que Hume aborde l'économie, opposant son naturalisme sceptique à toute entreprise métaphysique - théologique, téléologique ou contractualiste - qui viserait à endiguer le développement illimité de l'activité (industry), la passion moderne. Le lecteur peut découvrir dans le récit de la vie de Hume par lui-même (publié ici en ouverture) que ces discours firent connaître leur auteur à l'Europe de son temps et qu'ils constituent le seul de ses ouvrages ayant rencontré le succès dès sa parution - une révélation qui rend plus étonnant encore l'oubli de cette ?uvre fondamentale par le public français depuis 1888, date de sa dernière traduction française, fautive et lacunaire comme les précédentes. Nous écartons, bien entendu, le choix d'Essais politiques édité par R. Polin chez Vrin en 1972, fac-similé partiel d'une traduction du XVIIIème siècle qui laisse de côté la quasi-totalité des essais de 1752. La traduction que nous donnons ici d'après The Philosophical Works, édités par Green and Grose, qui reprennent l'édition posthume et autorisée de 1777, est donc nouvelle et intégrale.

  • En 1749, l'Académie de Dijon met au concours la question suivante : Si le rétablissement des sciences et des arts a contribué à épurer les moeurs. Alors qu'il va rendre visite à Diderot prisonnier à Vincennes, Rousseau feuillette le Mercure de France qui publie la question : « Si jamais quelque chose a ressemblé à une inspiration subite, écrira-t-il plus tard, c'est le mouvement qui se fit en moi à cette lecture ; tout à coup, je me sens l'esprit ébloui de mille lumières ; des foules d'idées vives s'y présentèrent à la fois avec une force et une confusion qui me jeta dans un trouble inexprimable. » Ces lumières subites, Rousseau nous les donne à murir dans ce discours qui remporta le premier Prix de l'Académie et le fit connaître du public. On y discerne déjà tous ses talents d'orateur et de grand théoricien.

  • Le citoyen

    Thomas Hobbes

    Retraduit intégralement pour la première fois depuis plus de trois siècles, Du citoyen (1642 puis 1647) se révèle être bien plus qu'une étape en direction du Léviathan.
    Initialement conçu comme la troisième et dernière section des Éléments de la philosophie, l'ouvrage est finalement rédigé et imprimé avant les deux autres. Si les circonstances de la guerre civile sont l'occasion de ce changement de calendrier, elles permettent surtout à Hobbes de percevoir l'autonomie de la philosophie politique. Le vaste laboratoire conceptuel qu'est le traité Du citoyen en présente l'ensemble des théorèmes.
    Il ne se contente pas de fonder une doctrine de la souveraineté absolue, il pose aussi les bases d'une personnification de l'État et formule clairement les conditions d'une volonté du peuple. Ecrit en latin, c'est ce traité qui a fait l'éducation hobbesienne du public européen, jouant un rôle de premier plan dans la refondation politique et juridique du continent dont nous sommes les héritiers.

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