Jean Picollec (réédition numérique FeniXX)

  • Irlande, printemps 1979. L'écho de la guerre qui ravage le nord du pays ne semble pas affecter la vie quotidienne. Quand Jane Cassidy, fraîchement débarquée de Montréal, rencontre Leo Mac Donagh dans un pub de Cobh, on a l'impression d'assister au commencement d'une heureuse idylle. Mais quand viendra l'automne, à quelques semaines de la grève de la faim qui conduira au martyre Bobby Sands et neuf de ses compagnons nationalistes, l'histoire de Jane et de Leo aura trouvé sa tragique vérité. Ce livre est l'histoire d'une passion à l'image d'un pays fascinant, fougueux et rebelle. Une apologie de la violence et du terrorisme ? Non ! Plutôt une apologie de l'amour dans sa plénitude.

  • Jalousie, espoir de maternité disparu, concours avorté frappent de plein fouet en quelques mois Florène, belle étudiante ambitieuse et dynamique. Un voyage idyllique à Tahiti avec son ami tourne à la tragédie. La vie bascule pour Florène. On la retrouve vingt ans après : réussir sa vie ou réussir dans la vie, Florène a fait ses choix.

  • Chef d'une des plus grandes familles de Bretagne, Alain IX de Rohan joua un rôle prééminent dans la Bretagne du XVe, le "Siècle d'or" de la Bretagne. Avec, en arrière-plan, la Guerre de Cent Ans, ce grand seigneur, petit-fils de Connétable de France et de Chancelier de Bretagne, gendre du Duc de Bretagne et détenteur d'une fortune colossale - le cinquième de la Bretagne lui appartient -, vécut quatre-vingts ans, longévité exceptionnelle pour l'époque. Cette vie est inséparable de la complexe réalité bretonne, tant sur les plans politique, économique, social, que culturel. À travers Alain IX de Rohan, l'on voit vivre cette Bretagne indépendante, maritime et marchande, du paysan au citadin, de la moindre paroisse à la cour ducale.

  • Tour à tour chef d'armée bretonne, puis « l'homme le plus haï au monde » par le Duc de Bretagne, général d'Angleterre, puis « boucher des Anglais », connétable de France - il fut le successeur de son compatriote Du Guesclin - puis banni du royaume, voici Olivier de Clisson, une des figures de proue de la guerre de Cent Ans. Comment expliquer et comprendre de telles contradictions ? Pourquoi sa mère lui fait-elle jurer, enfant, haine au Roi de France ? Olivier de Clisson est-il connétable de France ou, en fait et d'abord, chef de parti breton ? Est-il l'un des premiers capitalistes bretons tout en demeurant un grand fauve féodal ? Yvonig Gicquel donne des réponses, étayées sur des faits, des chiffres, mais aussi des anecdotes. Par sa destinée hors du commun, Olivier de Clisson reflète ce qu'est l'indomptable Bretagne, prise géopolitiquement en tenaille entre les deux super-grands de l'époque, l'Angleterre et la France.

  • Chef d'une des plus grandes familles de Bretagne, Alain IX de Rohan joua un rôle prééminent dans la Bretagne du XVe, le "Siècle d'or" de la Bretagne. Avec, en arrière-plan, la Guerre de Cent Ans, ce grand seigneur, petit-fils de Connétable de France et de Chancelier de Bretagne, gendre du Duc de Bretagne et détenteur d'une fortune colossale - le cinquième de la Bretagne lui appartient -, vécut quatre-vingts ans, longévité exceptionnelle pour l'époque. Cette vie est inséparable de la complexe réalité bretonne, tant sur les plans politique, économique, social, que culturel. À travers Alain IX de Rohan, l'on voit vivre cette Bretagne indépendante, maritime et marchande, du paysan au citadin, de la moindre paroisse à la cour ducale.

  • Tour à tour chef d'armée bretonne, puis « l'homme le plus haï au monde » par le Duc de Bretagne, général d'Angleterre, puis « boucher des Anglais », connétable de France - il fut le successeur de son compatriote Du Guesclin - puis banni du royaume, voici Olivier de Clisson, une des figures de proue de la guerre de Cent Ans. Comment expliquer et comprendre de telles contradictions ? Pourquoi sa mère lui fait-elle jurer, enfant, haine au Roi de France ? Olivier de Clisson est-il connétable de France ou, en fait et d'abord, chef de parti breton ? Est-il l'un des premiers capitalistes bretons tout en demeurant un grand fauve féodal ? Yvonig Gicquel donne des réponses, étayées sur des faits, des chiffres, mais aussi des anecdotes. Par sa destinée hors du commun, Olivier de Clisson reflète ce qu'est l'indomptable Bretagne, prise géopolitiquement en tenaille entre les deux super-grands de l'époque, l'Angleterre et la France.

  • Avec ces brefs récits, Anne de Tourville nous dépeint les gens de son pays, la côte nord de la Bretagne. Vous les suivrez sur mer, de Chine au Cap Horn, de Saint-Pierre-et-Miquelon à Guyaquil. Vous apprendrez à les connaître en les voyant vivre et agir. Vous découvrirez leur attitude devant la vie, l'amitié, l'amour, le malheur et la mort. Vous saurez que ce sont des gens fiers et loyaux, pour qui l'honneur n'est pas un vain mot. L'auteur, dans un très beau style, nous offre des textes toniques qui nous redonnent confiance en l'Homme. Anne de Tourville, un écrivain à redécouvrir.

  • De Vincent Auriol à Valéry Giscard d'Estaing, cinq présidents de la République en trente-cinq années. Voilà ce que retiendront les manuels d'Histoire de France. Et pourtant... Élysée : sens interdit révèle, pour la première fois, les intrigues et les trahisons qui ont barré la route du septennat présidentiel à des candidats potentiels ou déclarés. Élysée : sens interdit dévoile dans leurs moindres détails les cabales souvent montées de toutes pièces qui interdirent l'Élysée à certains favoris ou outsiders. Pourquoi Félix Gouin fut-il impliqué dans l'affaire des vins ? Joseph Laniel fut lâché par les siens : pour quelles raisons ? Quelles étaient les rumeurs propagées autour d'Antoine Pinay ? Quel rôle ont-elles joué dans sa décision ? Comment les socialistes offrirent-ils en 1958 à de Gaulle une élection de rêve ? Qui a trahi Alain Poher ? Comment Georges Pompidou recueillit-il des ralliements aussi décisifs qu'inattendus ? Quel fut le jeu de Jacques Chaban-Delmas ? Comment manoeuvra Valéry Giscard d'Estaing ? Michel Rocard est-il tombé dans un piège ? Fut-il tendu par François Mitterrand ? Voici quelques-unes des questions auxquelles répond Jean Renaud-Groison en étayant ses affirmations sur des documents et des témoignages souvent de première main. L'auteur a su être vivant et passionnant tout en restant toujours sérieux. C'est le vrai roman des élections présidentielles.

  • Que reste-t'il aujourd'hui du conflit du Golfe ? Des images et des questions. Ce livre, qui n'est pas un recueil de photos, offre des réponses. Outre le récit chronologique de l'ensemble des événements et une série de portraits des grands acteurs du conflit au travers de leurs déclarations-clés et de leurs décisions, il constitue la première analyse de cette guerre "chirurgicale" qui a changé les données géopolitiques de la planète. Jean-Paul Croizé et Thierry d'Athis ont vécu, heure par heure, cette "guerre des étoiles" avant la lettre. Ils font de nombreuses révélations sur les phases secrètes - ou encore inavouées - des combats, et sur la manière dont ils ont été menés : technologies sophistiquées, totale décentralisation du commandement, préparation des combats à l'aide de satellites-espions. En laminant la doctrine de guerre soviétique dont s'inspirait Saddam Hussein, ce "premier conflit du XXIe siècle" a ramené les États-Unis au rang de première puissance militaire mondiale.

  • "Des amours" est l'histoire d'un amour entre une jeune journaliste française et un Allemand vivant en Italie. Scandées par les grands événements de l'époque, retour de De Gaulle en 58, putsch des Généraux en 61, mort de Kennedy en 63 et Mai 68, voici les différentes étapes de la liaison entre les deux personnages : la rencontre, le rapprochement à l'occasion de l'assassinat de celle qui les a présentés, la séparation et les retrouvailles qui leur prouvent que leurs destins sont définitivement séparés. Pour découvrir la clef de leur échec, l'auteur fait un flash back à l'époque où le héros combattait sur le Front de l'Est, durant la Deuxième Guerre mondiale. C'est une histoire d'amour qui n'arrive pas à s'épanouir, qui s'étiole et donc meurt dans une tristesse tendre.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Une série d'histoires qui, un jour ou l'autre, peuvent nous arriver. Notre vie semble toute tracée et à certaines heures monotone ; mais voici qu'un événement surgit, perturbant l'ordre des choses... Un hasard, un pas hors du chemin, et la vie la plus simple se transforme en tissu d'aventures tristes ou drôles. Tel est le fil conducteur de ces nouvelles où la fiction fait corps avec la réalité. Joignant le modernisme du décor à un certain parfum « rétro », les histoires où nous entraîne Jeanine Huas vont du suspense policier au fantastique, de la dérision grinçante à la tendresse. On saute de l'une à l'autre, attiré par l'imprévisibilité du dénouement. Un trait pourtant les relie : le vrai héros, caché mais présent, est le hasard, ce maître de nos destinées qui, brusquement, révèle la vérité des êtres, noue et dénoue les drames et, parfois aussi, bienveillant, scelle un bonheur inattendu.

  • « Allô ! Je suis bien chez Monsieur Raban ? » Un appel téléphonique anonyme, un matin, peut suffire pour que soudain tout bascule. Faute d'écouter l'étrange conseil de son mystérieux correspondant, le héros de ce livre perd successivement son emploi, sa femme, sa maison - tout ce qui meublait d'ordinaire sa banale existence. Et jusqu'à sa propre identité. Du jour au lendemain, il se trouve transfiguré par une aventure insolite, entraîné en un lieu bizarre et au milieu de personnages singuliers. Mais qui est donc le deus ex-machina de la machination dont il devient le jouet ? Qui en tire les ficelles en ne parlant jamais qu'au bout du fil ? Et dans quel but ? Les réponses à ces questions ne se tissent qu'au fil d'un récit à « suspens » dont la trame entrecroise sans lenteur ni fausse littérature l'action et la réflexion. Une odyssée à la Chandler dans une atmosphère de Kafka, où l'auteur défie les modes du roman pour interpeller le grand livre du monde, le fracas des média et le coeur des lecteurs.

  • L'irruption de l'audio-visuel dans la vie publique contraint les hommes politiques à faire court et à frapper fort. Qu'elles servent à l'attaque, à la défense ou à la dissuasion, les petites phrases sont devenues de véritables armes dans la lutte pour le pouvoir. Au moment où l'approche de l'élection présidentielle invite à un bilan du septennat, l'auteur a recherché et présente au public les propos marquants de ceux qui, pendant cette période, ont occupé le devant de la scène. Ils permettent de mieux saisir les composantes de l'équilibre politique d'aujourd'hui : la montée en puissance du giscardisme, la rupture de la gauche, le malaise des gaullistes dans l'après-gaullisme, les failles du parti socialiste, la contestation chez les communistes... Ils montrent l'image que ces princes qui nous gouvernent cherchent à donner d'eux-mêmes et des autres, instantanés qui composent un curieux album de famille. On y voit comment les Premiers ministres se suivent et ne se ressemblent pas, comment se font et se défont les alliances entre les hommes et entre les partis. Mieux qu'une analyse politique fabriquée après coup, ces propos pris sur le vif donnent le ton de notre époque : tout en faisant souvent sourire, ces petites phrases forment un révélateur pertinent et entraînent une réflexion profonde sur le septennat.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Peu d'êtres furent plus honnis que le duc d'Orléans qui envoya à la guillotine son cousin le roi Louis XVI. L'Histoire, dans toute la vie de cet homme, n'a voulu voir que la lâcheté de son vote régicide. On l'a écrit : « Dans la longue suite des Capétiens, Philippe d'Orléans est cette figure voilée devant laquelle on passe en détournant les yeux. » Il n'a certes pas été dans les intentions d'André Castelot de présenter Philippe Egalité sous les traits d'un martyr ; le grand historien a voulu, à la lumière de nombreux documents inédits, trouver les raisons de ce comportement qui condamna le roi à mort à une voix de majorité : celle d'Egalité-le-Régicide... et par là même toucher à l'histoire de la Révolution. Talleyrand, qui s'y connaissait en pourriture, a déclaré un jour : « D'Orléans est le vase dans lequel on a jeté toutes les ordures de la Révolution. » Pour tous les historiens, le cousin du roi se trouve à l'origine de la prise de la Bastille et des sanglantes journées d'Octobre. Or, en se penchant sur les notes écrites par Philippe Egalité, on découvre des affirmations de ce genre : « J'ai toujours cru et je crois encore que ma conduite dans la Révolution présente a été aussi simple et naturelle que mes motifs étaient raisonnables et justes. » Le cher G. Lenôtre l'a dit : « Le procès de sa mémoire est jugé sans avoir été plaidé. » Sans aller jusqu'à le pleurer, ainsi que le demandait le prince de Ligne, André Castelot a essayé de le comprendre.

  • Le 23 mars 1979, les sidérurgistes de Lorraine sont à Paris pour manifester contre le plan de démantèlement de leur région : à 16 h 30, le quartier de l'Opéra est totalement ravagé par des éléments incontrôlés. Qui étaient-ils ? Pour qui « travaillaient-ils » ? Y a-t-il eu provocation pour casser et dénaturer la manifestation ? Pourquoi certains se sont-ils retrouvés devant les tribunaux ? Qui a fait disparaître des films pris par la télévision française au cours des affrontements ? Pourquoi les rapports de l'accusation étaient-ils imprécis, voire erronés ? Certains témoignages gênants ont-ils été escamotés ? Une enquête passionnante digne des meilleurs « policiers », étayée par de nombreux documents confidentiels et... inédits.

  • Cela faisait plusieurs semaines que l'incident s'était produit et que le démantèlement de la « filière belge », ainsi que l'inspecteur l'avait aussitôt identifiée, était devenu son objectif prioritaire. Pourquoi ne s'était-il pas manifesté plus tôt, et d'une autre façon ? Pour deux raisons. Primo, le numéro de haute précision réalisé par les trois hommes donnait un piquant certain à sa balade nocturne. Secundo, parce qu'il n'était nul besoin de les prendre en flagrant délit pour anéantir leurs activités. Quel est donc cet inspecteur, qui a découvert le plus important trafic de drogue jamais réalisé entre la Belgique et la France ? Quelle est la méthode imparable imaginée pour coincer les trafiquants ? Comment l'inspecteur va-t-il la mettre en oeuvre ? La réponse à ces trois questions fournit la matière d'une intrigue explosive, qui commence comme du Simenon et finit comme du Hitchcock.

  • Péchiney, Société Générale, Greenpeace, Irlandais de Vincennes... Des dossiers brûlants qui ont défrayé la chronique politique et judiciaire de ces dernières années. Loin de l'agitation médiatique, Roland Jacquard et Dominique Nasplèzes, dans une nouvelle série, « Contre-Enquête », mettent en lumière de nombreux aspects cachés et ignorés de ces dossiers à sensation. Dans cet ouvrage, les auteurs ont « décortiqué » l'affaire Péchiney (délits d'initiés dont le procès doit débuter bientôt), affaire où apparaissent les noms de proches de François Mitterrand et de Pierre Bérégovoy. Les auteurs ont trouvé des failles dans l'accusation au travers d'une justice-spectacle amplifiée par la concurrence entre les médias. Roland Jacquard et Dominique Nasplèzes ont mené leur propre enquête, allant jusqu'à Beyrouth rencontrer des témoins « introuvables ». Ils se réfèrent également à des pièces confidentielles : on s'aperçoit ainsi qu'on y attribue au financier libanais Samir Traboulsi, le rôle de fusible dans un contexte politique tendu et pourri...

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Quelle fabuleuse destinée que celle du duc de Morny ! Son aventure commence dès le berceau : il est né des amours clandestines de la reine Hortense, belle-fille et belle-soeur de Napoléon, avec le beau général de Flahaut, lui-même fils naturel de Talleyrand. Morny va mener de front de multiples activités : président de la Chambre des députés, constructeur de lignes de chemin de fer, promoteur immobilier, inventeur de Deauville, fondateur de l'hippodrome de Longchamp, créateur d'entreprises de crédit et surtout éminence grise du Second Empire, il jouera un rôle déterminant dans la vie politique et économique de la France. Ayant permis à son demi-frère, le futur Napoléon III, de réussir son coup d'État, il amassera une immense fortune, sans s'embarrasser de scrupules superflus. Mais sa quête du pouvoir et son goût du profit ne l'empêchent pas de poursuivre d'autres conquêtes, celles des nombreuses femmes qui ornèrent son existence. S'il fut à l'origine de la malheureuse expédition du Mexique, il fut aussi celui qui engagea la France sur la voie du progrès. Il avait su conserver l'élégance d'un homme du passé, tout en adoptant les méthodes d'un homme de l'avenir, méritant bien d'être considéré comme le « Roi du Second Empire ».

  • Gérard, ouvrier typographe à Tourcoing (Nord), entre un jour dans un commissariat en déclarant : « Je viens de tuer un homme. » Toute la procédure judiciaire, la garde à vue, l'incarcération, le procès, le jugement le replongent dans un passé que les aveux exigés, les confidences extorquées éclairent et obscurcissent tour à tour. Gérard va revivre son enfance bousculée, son adolescence besogneuse et son entrée difficile dans la vie. Cet itinéraire nous est conté avec beaucoup de force et de chaleur. La lucidité comme la compassion, voire l'ironie, président à l'atmosphère du récit. Au tribunal de la mémoire : une histoire ambiguë et vraie qui touche par sa clarté et sa sincérité.

  • Dans une petite ville, un matin de 1958, un homme est de retour après dix années d'absence. Il arrive au volant d'une guimbarde rafistolée et porte un vieux costume élimé. Il ne possède rien et vient ici pour se lancer dans une ultime carrière, exercer un nouveau métier : la politique. Quelques semaines plus tard, il est élu député. Les années passent. Monsieur le député fête son milliard. Irrésistible ascension, dans l'ombre et la lumière, grâce à ses qualités d'organisateur et sa pénétration au sein d'un parti dont il devient le chef, au gré des interférences entre la politique, les milieux d'affaires et autres. Monsieur le député fréquente la haute société de la capitale, devient collaborateur et confident des grands de ce pays : les chefs d'État se succèdent, disparaissent ; le monde est, selon l'expression, « en mutation » ; le paysage se transforme et Monsieur le député continue... Alain Keramoal, dans un style alerte, nous offre ce récit qui nous laisse perplexe et pantelant. Et si la réalité était proche de la fiction ?

  • Depuis la Libération, la guerre entre les gangs de truands a fait des centaines de morts, parfois plus de cent en une seule année. A travers ces faits divers sanglants, l'auteur a recherché quelles étaient les compromissions et les alliances qui ont permis à certains d'entre eux de monter au zénith de leur... « profession » pendant des décennies, avant de s'écrouler brusquement. Surtout depuis 1958, on s'aperçoit que les truands font partie du paysage politique de la France : souvent puissants, souvent utiles à certains partis, ils arrivent à s'intégrer au personnel politique de ce pays. Si des rivalités internes, souvent d'intérêts parfois incompréhensibles, ne venaient s'y glisser, le banditisme organisé aurait une très forte assise presque inattaquable, presque officielle. Heureusement, ils ont des comptes à régler. Et la règle à calcul, dans ce milieu-là, c'est le colt 45. A travers un périple qui passe non seulement par Paris, Marseille, Lyon ou Nice, mais aussi par Lille, la Normandie, et le Sud-Ouest, dont on ne parle guère, nous entreprenons un Tour de France du banditisme organisé. Qui recèle parfois des détails étonnants, où l'on ne distingue plus très bien le truand de l'homme politique. Les Francisi, Guérini, J.D. Fratoni, Zemour font la « une » des journaux. Qui sont-ils ? Comment ont-ils réussi leur ascension ? Quels sont leurs alliés ? Leur poids ? Leur secteur d'activité ? Vous le saurez en lisant ce livre, véritable Who's who des truands français.

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