Langue française

  • Vendu à plusieurs millions d´exemplaires dans le monde, sans cesse réédité depuis sa première parution et adapté au cinéma, La Planète des singes, le chef-d´oeuvre de Pierre Boulle, est l´un des plus grands classiques de la science-fiction et du roman d´aventures.Y´a-t-il des êtres humains ailleurs que dans notre galaxie ? C´est la question que se pose les passagers d´un vaisseau spatial survolant une planète proche de Bételgeuse : on y aperçoit des villes, des routes curieusement semblables à celles de notre Terre. Après s´y être posés, les trois hommes découvrent que la planète est habitée par des singes. Ceux-ci vont les capturer et se livrer sur eux à des expériences. Il faudra, devant les singes, faire la preuve de son humanité...

  • Dans le Kaboul de l´an 2000, alors que les talibans font régner sur l´Afghanistan un régime atroce, quatre personnages inoubliables.
    Il y a Mohsen, qui descend d´une famille de commerçants prospères que les talibans ont ruinée; Zuneira, sa femme, qui fut une enseignante brillante et qui n´a plus le droit de sortir de chez elle... Ils survivent dans des conditions morales et matérielles abominables, soutenus par l´amour qu´ils se portent et le respect qu´ils doivent à l´intelligence et à la connaissance. Il y a aussi Atiq, gardien de prison qui a adhéré à l´idéologie des talibans avec sincérité et qui tente d´assurer son service dans le respect de sa foi, et Mussarat, sa femme, qui se meurt de maladie et de désespoir.
    Désespéré, oisif, exténué, Mohsen erre dans Kaboul quand il est entouré par une foule qui s´apprête à lapider une femme adultère. Comme anesthésié par l´atmosphère hystérique qui le cerne, Mohsen va, lui aussi, balancer de toutes ses forces quelques pierres au visage de la femme enterrée jusqu´à la taille. Ce geste insensé va faire basculer le destin de tous les protagonistes dans la tragédie... jusqu´au sacrifice ultime - et vain - de Mussarat, cette femme qui donnera sa vie pour permettre à l´homme qu´elle aime de retrouver sa capacité d´aimer.
    Rarement un écrivain a su mettre au jour avec autant de clarté et de lucidité la complexité des comportements et des situations dans les sociétés musulmanes déchirées entre le féodalisme et la modernité.

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    Entreprise familiale, le Magasin des Suicides prospère dans le malheur jusqu'au jour où surgit un adversaire impitoyable : la joie de vivre.0300Imaginez une petite entreprise où l´on vend depuis dix générations tous les ingrédients pour se suicider. Bienvenue dans le Magasin des Suicides, au célèbre slogan : "Mort ou remboursé!" Mishima Tuvache, le père, spécialisé dans les morts violentes, dirige la maison d´une main de fer. Lucrèce, la mère, adepte de l´empoisonnement, confectionne elle-même des mixtures fatales. Vincent, le fils aîné, projette la création d´un parc d´attractions sur le thème du suicide. Sa soeur, Marilyn, qui se croit moche et inutile, voudrait en finir avec l´existence, mais ses parents lui rappellent que : "Chez les Tuvache, on ne peut pas se suicider parce que sinon qui tiendrait le magasin?"Dans cette famille malheureuse et contente de l´être, le destin a frappé le jour où Mishima et Lucrèce ont testé un préservatif poreux destiné à ceux qui veulent mourir par contamination sexuelle. C´est ainsi qu´est né le petit dernier, Alan, que la nature a doté d´un horrible défaut : il adore la vie. Un enfant pareil, c´est un coup du sort. Il console les clients, sème une joyeuse pagaille avec son sens de l´humour et ses chansons. Mishima en fait une dépression et doit s´aliter quelques jours, le temps pour Alan de métamorphoser la boutique avec l´aide de sa mère, sa soeur et son frère, atteints par son optimisme.Dorénavant, le M.D.S. (Magasin des Suicides) devient une sorte de M.J.C. locale où les clients se retrouvent pour faire la fête et chercher des solutions à l´avenir du monde. Tout cela se terminera peut-être dans une sorte d´apothéose, car, finalement, le pire n´est jamais sûr!

  • La vie quotidienne d'un jeune couple des années soixante issu des classes moyennes, l'idée que ces jeunes gens se font du bonheur, les raisons pour lesquelles ce bonheur leur reste inaccessible - car il est lié aux choses que l'on acquiert, il est asservissement aux choses.

    " il y a, dira georges perec, entre les choses du monde moderne et le bonheur, un rapport obligé. une certaine richesse de notre civilisation rend un type de bonheur possible : on peut parler, en ce sens, comme d'un bonheur, d'orly, des moquettes profondes, d'une figure actuelle du bonheur qui fait, je crois, que pour être heureux, il faut être absolument moderne. ceux qui se sont imaginé que je condamnais la société de consommation n'ont vraiment rien compris à mon livre.
    Mais ce bonheur demeure un possible ; car, dans notre société capitaliste, c'est : choses promises ne sont pas choses dues ".

  • En 1663, Louis-Henri de Montespan, jeune marquis désargenté, épouse la somptueuse Françoise " Athénaïs " de Rochechouart. Lorsque cette dernière accède à la charge de dame de compagnie de la reine, ses charmes ne tardent pas à éblouir le monarque ? à qui

  • N'ayez les coeurs contre nous endurcis.
    Il est peut-être né le jour de la mort de Jeanne d'Arc. On a pendu son père et supplicié sa mère. Il a appris le grec et le latin à l'université de Paris. Il a joui, menti, volé dès son plus jeune âge. Il a fréquenté les miséreux et les nantis, les étudiants, les curés, les prostituées, les assassins, les poètes et les rois.
    Aucun sentiment humain ne lui était étranger. Des plus sublimes aux plus atroces, il a commis tous les actes qu'un homme peut commettre. Il a traversé comme un météore trente années de l'histoire de son temps et a disparu un matin sur la route d'Orléans.
    Il a donné au monde des poèmes puissants et mystérieux et ouvert cette voie somptueuse qu'emprunteront à sa suite tous les autres poètes : l'absolue liberté.

  • " J'ai souvent repensé à la mise en place du piège qui allait se refermer sur nous. À cet étrange ballet à quatre, dans lequel parfois s'immisçait un étranger. À ces va-et-vient d'une maison à l'autre, du jardin à la chambre, de la fraîcheur de la véranda à la chaleur de la plage ; ces déplacements infimes que nous accomplissions et qui tissaient à leur manière une toile où nous allions nous empêtrer. À cette langueur de juillet, lorsqu'on succombe à la paresse et que le désir s'insinue. À ces abandons progressifs : de la morale, du discernement, du sens commun.
    Nous aurions pu facilement tout empêcher mais aucun d'entre nous n'a pris la décision d'arrêter la machine folle. Aucun d'entre nous n'y a songé. " Philippe Besson, auteur de L'Arrière-saison et de De là, on voit la mer, nous livre un roman tout en nuances et en violence contenue, une tragédie moderne dissimulée sous les apparences d'un innocent marivaudage, le récit d'une vengeance qui doit s'accomplir.

  • Une histoire simple et déchirante par l'auteur de «En l'absence des hommes».0300Thomas meurt.Thomas accepte de mourir. C´est ici, dans la maison de Saint-Clément, la maison de l´enfance, qu´il choisit d´attendre de mourir. Je suis auprès de lui. C´est encore l´été. J´ignorais qu´on pouvait mourir en été.Je croyais que la mort survenait toujours en hiver, qu´il lui fallait le froid, la grisaille, une sorte de désolation, que c´est seulement ainsi qu´elle pouvait se sentir sur son terrain. Je découvre qu´elle peut tout aussi bien exercer sa besogne en plein soleil, en pleine lumière. Je songe que Thomas l´accueillera en pleine lumière.»Un jour, Thomas apprend qu´il est gravement malade et qu´il va probablement mourir. La nouvelle touche en plein coeur ce jeune homme si vivant, si amoureux. Comment supporter une telle épreuve? Lucas, son frère va l´accompagner pendant ces quelques mois. Ils iront se réfugier dans la maison d´enfance, la maison blanche de l´île de Ré. Non pas pour attendre la mort mais pour vivre intensément chacune des heures qui leur est donnée.On retrouve dans ce nouveau roman les qualités de «En l´absence des hommes», premier roman très remarqué de Philippe Besson paru en janvier 2001."Son frère" a été adapté par Patrice Chéreau, avec Eric Caravaca et Bruno Todescini. Le film sera diffusé sur Arte au printemps 2003, puis sortira en salle. Il a reçu l'Ours d'argent du Festival du film de Berlin (la Berlinale).http://www.philippebesson.com0400Le 31 juillet,Thomas meurt.Thomas accepte de mourir. C´est ici, dans la maison de Saint-Clément, la maison de l´enfance, qu´il choisit d´attendre de mourir. Je suis auprès de lui. C´est encore l´été. J´ignorais qu´on pouvait mourir en été.Je croyais que la mort survenait toujours en hiver, qu´il lui fallait le froid, la grisaille, une sorte de désolation, que c´est seulement ainsi qu´elle pouvait se sentir sur son terrain. Je découvre qu´elle peut tout aussi bien exercer sa besogne en plein soleil, en pleine lumière. Je songe que Thomas l´accueillera en pleine lumière.Je croyais que cela commencerait par un engourdissement des membres, une contraction et qu´il y aurait soudain une urgence, une précipitation, une violence. Mais non: c´est la nonchalance, une sorte de vacance, une lenteur, un renoncement dans la chaleur. Une chaleur jaune et vibrante.Cette mort prévisible, attendue, causera pourtant, à n´en pas douter, un cataclysme. Elle rejaillira sur nos existences à tous. Elle les modifiera, leur fera prendre une direction imprévue. Elle opérera un dérèglement de nos vies, sans qu´aucun d´entre nous ne parvienne à s´y opposer. Cette mort sera le plus grand événement. L´onde de sa douleur se propagera pendant des années. Nous serons hantés, dévastés.Mon frère meurt.Saint-Clément-des-Baleines, c´est la dernière ville, celle qui se loge à la pointe ouest de l´île de Ré, à son extrémité, celle qui regarde le plus vers les Amériques. Après ça, il n´y a plus rien, ce n´est plus l´île, ce n´est plus la terre, c´est l´océan à perte de vue, c´est l´Atlantique indéfiniment. La lumière du phare montre la direction.Saint-Clément, c´est la terminaison d´un monde, comme l´était dans mon imaginaire enfantin le cap Horn. C´est le point au-delà duquel les eaux prennent le dessus, à partir duquel les hommes doivent déposer les armes. On raconte que des bateaux se sont perdus dans les eaux mauvaises, au large, malgré le phare, que des marins se sont noyés, que leurs cadavres ont été charriés par les marées, ramenés par elles à la terre ferme. On raconte des histoires extraordinaires.Ici, on peut facilement éprouver une manière d´abandon, comme si on était le dernier homme, et comme s´il suffisait de se laisser aller désormais, de n´avoir plus aucune prise sur rien. Ce sentiment, c´est autant celui du relâchement que celui de l´offrande, autant celui de la solitude imposée que celui de l´exil choisi.Le regard se perd, loin. Je sais que derrière moi, il y a les chemins, les pins, les marais, les églises, les cimetières. Mais devant: rien, rien que l´océan. Tout. L´enfance s´est jouée ic

  • Http://www.philippebesson.com 0600«Il y a parfois, rarement, des premiers romans qui paraissent, signés d´illustres inconnus, et qui annoncent, sans hésitation, sans contestation, l´apparition d´un véritable écrivain. Ce dut être la certitude des premiers lecteurs de «L´Étranger», ou de «La Nausée». C´est celle que nous avons à la lecture de «En l´absence des hommes», de Philippe Besson. Un romancier, et de talent, est apparu.Tout y est. L´aventure, le style, l´humeur, la respiration, les atmosphères, les personnages, la vérité et l´illusion romanesques, la construction. Un monde. [...]Ce qui frappe dans «En l´absence des hommes», c´est la maîtrise. Maîtrise des personnages, de la progression des sentiments. Le roman, pour certains, n´est pas quelque chose qui s´apprend, où l´on progresse, de livre en livre. Le premier est un coup de maître, d´emblée.»Jean-Jacques Brochier, «Magazine littéraire»«"En l´absence des hommes" est un superbe roman éclatant, inventif et audacieux. La culture, l´amour de la littérature, l´originalité du propos, l´intrigue insolite, la drôlerie du pastiche, l´ambiguïté des situations et la gravité de l´Histoire qui en est le décor s´y conjuguent avec subtilité pour la plus grande jouissance du lecteur.»Hugo Marsan, «Le Monde des livres»«Étonnant, envoûtant premier roman que celui de Philippe Besson! Tout y est dit, raconté avec pudeur et sensualité. L´écriture d´une réelle maîtrise court, fluide, légère. [...] Le charme opère sans cesse. »Michèle Gazier, «Télérama»«Ce roman élégant est une curieuse gageure que Philippe Besson a gagnée. Chapeau claque et chapeau bas!»André Rollin, «Le Canard enchaîn黫Tout cela est raconté par Philippe Besson avec une finesse et une sensibilité fort prometteuses. C´était un défi, cette double histoire d´amour: Philippe Besson a su le relever sans effet, sans pathos. Voilà une fort belle surprise de janvier.»Michel Crépu, «L´Express»«Impressionnant de maîtrise, le premier roman de Philippe Besson joue avec différents registres narratifs, évitant ce qui pourrait le faire pencher du côté du roman historique.»Sébastien Lapaque, «Le Figaro littéraire»«Il fallait à Philippe Besson de l´audace, de la sensibilité, de la pudeur pour imaginer cette histoire et nous la rendre crédible, attachante, prenante. Toutes ces qualités, il les possède manifestement. Et d´autres encore.»Nathalie Crom, «La Croix»«Philippe Besson est un inconnu. Son premier roman, «En l´absence des hommes», est une divine surprise.»Edmonde Charles-Roux, de l´académie Goncourt, «La Provence»«Il est peu de premiers romans impeccables. «En l´absence des hommes» est du nombre.Pascale Haubruge, «Le Soir, Bruxelles»

  • La vie de Verlaine fut extravagante, mais ses derniers mois touchèrent au surréalisme. Il n'avait que cinquante et un ans, perclus de maux : syphilis, altération sanguine, diabète, souffle au coeur, cirrhose du foie, erysypèle infectieux, hydarthrose, pneumonie (il fallut ajouter une seconde pancarte au pied de son lit d'hôpital pour en dresser la liste complète). Et c'est au moment où il ne lui restait qu'une poignée d'admirateurs inconditionnels (dont le préfet Lépine qui interdit aux policiers du Quartier latin d'arrêter Verlaine quelles que soient ses frasques), au moment de la pire déchéance matérielle et morale, au moment où les gloires de l'époque l'accablaient de leur mépris, qu'une vague de sympathie naquit chez les étudiants qui en firent leur idole. Ils aimaient sa liberté de ton, la force de ses anathèmes, le désordre de sa vie, le génie de sa poésie. Ils se battaient pour l'écouter dans les cabarets, étripaient les mauvais esprits qui ne partageaient pas leur passion, encombraient sa chambre d'hôpital pour l'écouter déclamer et lui assurèrent à sa mort des funérailles grandioses. Ce jour-là, le Destin poussa la générosité jusqu'à faire tomber le bras de la Poésie après que le corbillard fut passé sous la statue de Carpeaux qui orne la façade de l'Opéra?Fol amoureux de cet homme magnifique et terrifiant, Jean Teulé raconte ces derniers mois extravagants à travers les yeux d'un personnage réel, le jeune Henri-Albert Cornuty, cet adolescent de Béziers qui décida de monter à Paris à pied dans le seul but de rencontrer Verlaine.

  • «L´été finit à Florence, ville des princes et des énigmes.Mon histoire, elle, commence.Je m´appelle Luca et j´ai disparu.Deux êtres sont à ma recherche: Anna, ma compagne, tout en courage et en douleur, et Leo, jeune homme mystérieux qu´on voit souvent rôder aux abords des gares. Que je vous dise: Je suis mort. Pourtant c´est bien moi qui parle.» Luca a été retrouvé noyé, à Florence, dans les eaux de l´Arno. Anna Morante, sa compagne, cherche à connaître les causes exactes de ce décès: accident, suicide, meurtre ? Pourquoi trouve-t-on des traces de somnifères dans le sang de Luca, lui qui n´en prenait jamais? Au cours de son enquête, Anna découvre l´existence d´un nommé«Leo Bertina»... Une autre voix conduit le roman, celle du disparu. Si Luca est mort, ça ne l´empêche pas de commenter les conséquences de son décès, et de s´apercevoir qu´il n´est peut-être pas si souhaitable de survivre à sa propre mort... Il se désole d´infliger aux survivants une si lourde douleur. Il se désole plus encore de voir Anna se démener pour apprendre un secret qui va l´anéantir.

  • A 36 ans, Robert est un doux géant de deux mètres dix doté d'une âme d'enfant.
    Il vit avec ses parents à Charleville-Mézières. Robert se prend pour Arthur Rimbaud. Son bateau ivre à lui est une armoire dans laquelle il dort. Lorsque son père décide de se débarrasser du meuble, Robert part aussitôt pour Paris. Gare de l'Est, il rencontre Isabelle, standardiste à la SNCF. La passion ne tarde pas à naître entre ces deux êtres si sensibles et si différents des autres. Ensemble, les voilà partis pour un voyage au long cours, avec l'amour fou et Rimbaud pour seuls bagages.

  • Un soir, une jeune femme aborda Jean Teulé.

    Curieusement affublée, elle semblait sortir d´un sketch des Deschiens mais son regard, sa démarche et son assurance gouailleuse intriguèrent l´écrivain.

    Elle dit s´appeler Darling, vouloir raconter son histoire afin qu´il en tire un livre. Elle estimait qu´ils rendraient tous les deux un grand service à leurs contemporains en montrant qu´on peut toujours s´en sortir en dépit de la violence et des catastrophes qui vous tombent sur la tête.

    En écoutant le récit de Darling, Jean Teulé a entendu l´éternelle lamentation de ceux qui traversent les déserts abominables des vies sans affection, sans respect, sans ressource. Mais il a discerné aussi la voix d´une personnalitéétonnante, la voix d´une femme capable de dévisager le malheur avec insolence et d´en parler avec des mots étonnamment justes. De son frère, mort bizarrement dans un accident de la route, elle dira : Quand je l´ai vu, la tête transpercée par une barre de fer tombée d´un camion, j´ai trouvé qu´il ressemblait à un joueur de baby-foot.

    Succession de coups durs, de rebuffades, d´humiliations, de rêves salopés, de tortures morales et physiques, sa vie a été une longue et lente chute sur le toboggan social d´une France impitoyable, descente aux enfers dont chaque étape lui a laissé une cicatrice incurable.

    Jean Teulé n´a pas voulu écrire une biographie, il a tenté de rendre, à travers l´écriture romanesque, la trajectoire baroque et tragique d´une femme exceptionnelle que le sort accable, que la société ignore et méprise et qui, pourtant, continue inlassablement à se battre pour redonner à sa vie une cohérence et un but.

    Grâce à ce roman tendre et terrible, drôle aussi, Jean Teulé- dont le premier livre Rainbow pour Rimbaud a rencontré un immense succès - confirme toute la profondeur et la richesse de son talent.

  • Après les succès des «Jours fragiles», d'«Un garçon d'Italie» et de «L'Arrière-saison», fidèle au rendez-vous, Philippe Besson confirme avec ce sixième roman l'étendue de son talent.0500Je suis né au milieu d´un automne, un jour de brume, un jour comme un autre, en somme. La brume, elle est là presque tout le temps. Elle recouvre tout, elle nous accompagne, elle sera là jusqu´au jour de notre mort. Elle est notre unique certitude. Ce voile sur nos visages. Ce gris dans nos regards. Ces gouttes qui perlent sur l´avant de nos bras.J´ai habité toute mon enfance dans une des maisons de poupée alignées sur le rebord de la côte, vous savez, ces maisons identiques les unes aux autres, au point qu´on pourrait rentrer chez un voisin sans s´en rendre compte. Ces maisons qui possèdent des bow-windows et un jardinet. On gare la voiture sur le côté.Je n´ai pas d´âge. Les années ont passé, je les ai perdues. Si je ne devais compter que les années heureuses, je serais encore un enfant.Je suis Thomas Sheppard, les gens m´ont toujours appelé Tom. Les gens, ce sont mes parents, les garçons qui ont grandi en même temps que moi, les vieux, les commerçants. Et Marianne, bien sûr. Personne ne m´appelle Thomas. Sauf ma grand-mère. Elle ne va pas tarder à mourir, à ce qu´on m´a dit. Alors, pour de bon, je ne serai plus Thomas pour personne.Je suis Thomas Sheppard et je n´avais jamais quitté Falmouth jusqu´à ce que les hommes m´emmènent.Aujourd´hui, je reviens.Je n´avais nulle part où aller.0300 http://www.philippebesson.com

  • Dans trois heures, le lieutenant Pontoise pourra quitter son commissariat. Il sera alors libre d'oublier pendant deux jours les turpitudes et les angoisses qu'inflige à ceux qui l'exercent le dur métier de policier.À cet instant précis, une femme entre dans le commissariat désert et demande à être arrêtée pour avoir assassiné son mari.«Comment l'a-t-elle occis?» En le poussant pas la fenêtre de leur appartement du 11e étage. «Quand?» Il y a dix ans. «Pourquoi?» Parce qu'il était sadique, irresponsable et qu'il la battait, elle et ses enfants. «Comment se fait-il qu'elle n'a jamais été inquiétée?» Parce qu'elle a dit qu'il s'agissait d'un suicide et comme son mari sortait d'un hôpital psychiatrique après avoir plusieurs fois tenté de se tuer, tout le monde l'a crue. «Pourquoi se dénoncer si longtemps après?» Parce qu'elle a des remords. «Et pourquoi justement ce soir?» Parce que c'est, jour pour jour, le dixième anniversaire du décès et que demain le crime sera prescrit?Le lieutenant Pontoise n'en croit pas ses oreilles. Il refuse d'entendre de telles âneries. Voilà une femme qui, en tuant un franc salaud, a protégé l'avenir de ses enfants, que personne ne soupçonne et qui veut aller en prison pendant des années alors qu'elle a commis le crime parfait. Jamais il ne l'arrêtera. Qu'elle s'en aille cuver ses remords chez elle. Pendant quelques heures, la meurtrière et le policier vont s'affronter avec une violence rare. Elle veut qu'on l'arrête. Il s'y refuse absolument.Dans ce roman étrange, tiré d'une histoire authentique, Jean Teulé continue cette minutieuse exploration des mystères du coeur humain qui lui a inspiré ses plus beaux romans comme «Darling», «Bord cadre» ou «Longues peines».

  • " au commencement, il y a cette peinture d'edward hopper qu'on peut voir à chicago.
    J'ai dû l'apercevoir à plusieurs reprises avant de m'en procurer une reproduction, un dimanche d'ennui. un soir, sans intention particulière, j'ai observé la femme en robe rouge de la peinture, assise au comptoir d'un café nommé phillies, entourée de trois hommes. alors, ça s'est imposé à moi, sans que j'aie rien cherché. j'ai eu l'envie impérieuse de raconter l'histoire de cette femme et des trois hommes autour d'elle, et d'un café de cape cod.
    ".

  • Vous qui, sur les talons de Jean Teulé, entrez dans l?univers carcéral,vous allez affronter l?épouvante en riant aux éclats0300Dans la cellule 203, ils sont quatre:Jacky Coutances, maigrichon et sournois, a probablement tué trois de ses amoureuses dont on n´a jamais retrouvé les corps;Sergueï Kazmarek, colosse illettré et irritable, a rendu hémiplégique une jeune mariée dont le futur époux avait eu la mauvaise idée de lui faire une queue de poisson;Pierre-Marie Poupineau, pataud et bonhomme, a trop aimé les enfants en général et ses belles-filles en particulier. Elles ont attendu la mort de leur mère pour l´envoyer en prison;Et Sébastien Biche, instituteur fragile, a, dans un moment d´épuisement et de folie, tué son bébé en lui cognant la tête contre la cheminée.Dans la 108, elles sont trois:Corinne Lemonnier, monstre femelle qui offrait ses neveux et ses nièces aux plaisirs sadiques de son amant;Nadège Desiles, qui a tué son bébé à sa naissance par crainte de déplaire à son mari;Et Rose Allain, dont tout laisse à penser qu´elle est là par erreur.Jacky aime Corinne et Corinne aime Jacky. Ils ne se connaissent que par les mensonges amoureux qu´ils échangent en hurlant, chacun collé aux barreaux de leur fenêtre respective.Kazmarek fait lire et écrire ses lettres d´amour par ses codétenus contre de menus services (comme d´accompagner Poupineau à la douche pour lui éviter de se faire sodomiser, car la prison est dure aux pédophiles).Sébastien Biche s´étiole en silence.Nadège Desîles, elle, s´est prise d´affection pour le deuxième barreau de la fenêtre de sa cellule où elle croit reconnaître son mari tant aimé.Et tout le monde plaint la petite Rose Allain, qui est si mignonne.Le directeur fou d´amour pour son épouse stérile sombre lentement dans une douce démence alors que, tel un choeur antique, les gardiens commentent et explicitent les lois étranges qui régissent cet enfer.Et si l´un d´entre eux croit pouvoir franchir la ligne invisible qui sépare ceux qui sont détenus de ceux qui les gardent, il en crève.Peut-être aurez-vous le sentiment que Jean Teulé a poussé le bouchon un peu trop loin. Que son imagination enfiévrée et son goût immodéré de la provocation l´a poussé hors du cadre. Que son amour de la phrase enlevée, du mot juste et de la scène explosive l´ont fait disjoncter. Sachez simplement que les histoires qui tissent ce roman magnifique sont tirées de faits authentiques.

  • Besson revisite le roman épistolaire avec une élégance d'une rare maîtrise.Sur un thème universel (la séparation), il propose une invitation au voyage,un témoignage sur la violence invisible de la rupture amoureuse,et une ode à l'écriture qui sauve.0300Un instant d´abandonrompt volontairement avec la noirceur de ses derniers écrits.

  • Le centre du monde est à Calais, entre les falaises de craie et le trou dans le Channel.
    Le centre d'un monde où passent les orbites de six planètes bien humaines. Pâques, beauté métisse venue d'Inde, joue le rôle du soleil. Chacune lui tourne autour, attiré par sa chaleur. Depuis la nuit des temps, ces planètes sont appelées à se percuter, pour faire jaillir des gerbes de bonheur lilas. Et pour que ce miracle advienne, un crime doit être commis.

  • La vie rêvée doit se révéler plus belle, plus exaltante que la vraie vie Est-ce si sûr?0300Luc Esline est romancier et son projet est simple: faire des habitants de l´immeuble où il vient d´emménager les héros de son nouveau roman.Luc pense que, dans nos sociétés nanties, la plupart des gens devraient connaître des destins formidables mais que la peur de souffrir, la paresse ou la pure bêtise, les empêchent de se réaliser.Il va donc observer la vie quotidienne de ses nouveaux voisins et imaginer les destins étonnants qu´ils pourraient avoir s´ils avaient le courage d´affronter la réalité.Habitent dans cette ancienne usine, habilement transformée en appartements cossus: Paul-André, dentiste par nécessité, solitaire par goût et horticulteur par passion (sa serre encombre la cour de l´immeuble); Thomas et Cécile, un couple d´une quarantaine d´années, heureux parents de Laetitia, une adolescente adorable; Amanda, une jeune présentatrice de la télévision en pleine ascension, dont le mari (un peu terne et vaguement graphiste) reste à la maison pour s´occuper de leurs deux jeunes enfants; Marc Lanzmann, la star de l´immeuble, un éditeur de presse craint du Tout-Paris et qui vit là avec sa jeune maîtresse et Julien, son fils de dix sept ans; et notre romancier (divorcé depuis peu et douloureusement en manque de son tout jeune fils)Tous ces gens ont des histoires, des rêves, un passé, des secrets. Pour les percer à jour, il suffit de les observer et de poser les bonnes questions. Luc va s´y employer avec talent...

  • Derrière le cliché d´une existence bien rangée, ou celui des paillettes et du glamour, se cachent la vulnérabilité et la solitude de deux êtres. Aucun n´avait prévu l´attirance violente qui les pousse soudain l´un vers l´autre. Comment ces deux hommes, icônes d´une certaine Amérique et symboles de la virilité, vont-ils faire face à l´inédit ? Et combien de temps un amour, même absolu, peut-il se maintenir en marge de la morale et des lois ?
    Tantôt roman noir, tantôt road movie, cet hommage aux films hollywoodiens est aussi le récit d´une ville mythique, Los Angeles, où l´omniprésente lumière californienne irradie tout, des rues aux villas de stars, en passant par les motels de Venice Beach et les rivages du Pacifique. Cette lumière vengeresse semble n´avoir qu´un seul but : révéler le mensonge des apparences, confronter les êtres à leurs secrets enfouis et à leur vérité nue.

  • Ils ne sont pas frères, mais se disent jumeaux. Paul et Thomas sont, en effet, nés le même jour. Ce hasard les a rendus inséparables. Leur enfance se déroule à Natchez, dans le Sud des États-Unis, au fil de baignades inoubliables dans le fleuve. Les années 1950 sont, pour eux, un âge d´or. Les années 1960 ont le goût de la jeunesse. La télévision, petite lucarne sur l´extérieur, délivre les images toutes faites d´une Amérique triomphante. Le duo Paul/Thomas connaît des heures inoubliables. Pendant longtemps, ils croient leur amitié inaltérable. Jusqu´à leur rencontre avec Claire, une jeune femme libre. Donc dangereuse... Un parcours de trente ans dans une Amérique ambivalente, traversée par des conflits politiques qui révèlent ses contradictions. Pour la première fois, Philippe Besson confronte ses personnages à la durée et à l´influence de l´Histoire pour en revenir à ce qu´il estime être l´essence de la vie d´un être humain. 

  • Longtemps, Mazarine Pingeot a vécu «bouche cousue». Aujourd'hui, elle rompt le silence et tente de percer sa mémoire emmurée par une histoire trop lourde à porter.0300Depuis que son père est mort, Mazarine a perdu l´un de ses deux principaux témoins et acteurs de son enfance. Et tandis que les historiens et les journalistes continuent de s´approprier le personnage public de François Mitterrand, sa jeunesse, déroulée dans le secret le plus total auprès de cet homme, semble perdre peu à peu de sa réalité. Tout cela a-t-il bien existé? Ce François Mitterrand des journaux et des livres d´histoire a-t-il bien été son père?Pour lutter contre l´oubli, elle doit faire revivre, à tout prix, la petite fille heureuse qu´elle a été, ses paysages et ses jeux d´enfant, ses parents amoureux, le trio idéal, jalousement gardés dans un coin de sa mémoire... Tissant les instants magiques, banals ou cruels d´une enfance pas comme les autres, passée auprès d´un père président de la République, Mazarine fait surgir la figure étonnante de l´homme qu´elle a connu, celle d´un père aimant et exclusif. Et c´est cette image émouvante, salvatrice, qu´elle s´autorise enfin à partager.

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