Littérature générale

  • Architecte en fuite, le héros de ce premier roman est un bavard qui cause beaucoup de lui-même et de son grand projet : écrire un roman. Et tant pis pour sa femme elle-même auteure un peu en vue. Lui ne sait pas trop comment engager l'affaire mais il a une idée ou plutôt un personnage, plutôt vague : un officier SS pétomane... Tournant, virant, théorisant, il rame sacrément. Jusqu'au jour où, par dépit, il ouvre le journal intime de sa femme et y découvre qu'elle a sans doute un amant, un certain Léon, particulièrement bien monté. Le ton est donné, il ne va avoir de cesse de retrouver l'impétrant pour comprendre l'attrait irrésistible qu'il exerce sur sa compagne.
    Désolant d'incertitude mais plein de théories (pas si fumeuses que ça) sur la littérature, le narrateur cause et nous réjouit.

    Raphaël Rupert débute dans le métier d'écrivain avec ce premier livre qui témoigne tant d'une belle culture que d'une insolence amusante et culottée, maniant les théories en les faisant fumer allègrement. Provocateur alerte, il impose son doigté en appelant un chat un chat, sans hésiter à nous conter dans le détail la terrible histoire de la bite à Léon.

    Il est urbaniste de profession. C'est un être urbain et pondéré.

  • Dans chaque récit qui nourrit ce roman choral, s'entrechoquent, avec humour et dérision, des petites destinées et des grandes déconvenues : lignes de vies qui s'entrecroisent d'un chapitre à l'autre, engendrent des rencontres improbables, des occurrences impromptues et des destins incertains, suscitent des envies de sexe et de meurtre. Et attirent des convoitises d'argent rapide.. Des mensonges anodins et des grandioses impostures. Des accès de cupidité et des personnalités doubles. Des vies ratées et des espérances déçues. Pendant qu'autour d'eux se vide le canal Saint-Martin pour son nettoyage décennal. Il découvre les débris, les rebuts et les objets obsolètes enfouis dans la fange et la boue. Et met au grand jour tout ce qu'on aurait tant souhaité dissimuler...

    Gilles Verdet est né à Paris dans le quartier Ménilmontant en 1952. Il a fait des Études classiques chez les Bons Pères Oratoriens, c'est dire s'il revient de loin. Il a travaillé tôt et toute son existence, de disquaire à photographe en passant par marchand de bière (et non de cercueils) et dialoguiste pour la télévision. Il écrit surtout, pas loin du périphérique, "ce cerceau noir de la poésie urbaine". Il est enfin romancier, notamment d'un excellent Série Noire, Une Arrière Saison en Enfer.

  • Complétant L'Autofictif que nous publions en même temps comme chaque année, ce court volume va permettre de confronter une forme contrainte par la nécessité qu'est le journal de confinement joliment dynamité par l'insolence légère d'un auteur qui croit peu à la beauté des on nombril au regard d'un dessinateur, François Ayroles, habile à faire ses gammes sur les tours de prison d'un écrivain plus que jamais en liberté.

    Éric Chevillard est né en 1964 à La Roche-sur-Yon. Il est l'auteur d'une vingtaine de romans et textes brefs, notamment chez Minuit et Fata morgana. Depuis 2009, il donne sur son blog « L'Autofictif » chaque matin (sauf durant l'été où il s'octroie une pause dominicale bienvenue) trois courts billets dont l'ensemble est réuni annuellement en volume à L'Arbre vengeur. Son dernier livre, Monotobio, est paru en mars 2020.

  • Les mains propres Nouv.

    Anthelme est célèbre ! Le Président de la République en personne vient décorer dans son village l'auguste chercheur qui a consacré sa vie à l'étude des insectes, composant une somme qui constitue un sommet littéraire. Mais Anthelme est un homme, qui vieillit et qui songe encore à l'amour. En s'inspirant des comportements des petites bêtes fascinantes qu'il a observées, il va donc imaginer un "crime", dicté par ses sentiments les plus ambigus, qu'il espère parfait et dans la lignée de cette amoralité si caractéristique du monde animal qui n'a de comptes à rendre à personne.
    Sans jamais citer le nom de Jean-Henri Fabre qui lui a servi de modèle, Jean-Louis Bailly a ciselé un petit roman perfide, la vie minuscule d'un grand homme caché derrière sa réputation. Vif et intelligent.

    Né en 1953 à Tours, Jean-Louis Bailly est retraité de l'Éducation Nationale.

    À L'Arbre vengeur sont parus ses Nouvelles impassibles préfacées par Éric Chevillard, deux romans, Vers la poussière (traduit en russe) et Mathusalem sur le fil, et un recueil de textes brefs Une grosse.

    Il signe avec Mains propres son cinquième livre dans notre catalogue.

  • Le mouton tarbais, cet inconnu Nouv.

    François Appas a vécu dans sa chair ce qui peut arriver à chacun : la vision sublime d'un être inconnu. Pour lui ce fut le mouton qui a peu à peu envahi son cerveau. Avec ce livre, il creuse le sujet, en quatorze chapitres laineux et sans haine, sans en faire un méchoui, plutôt une célébration dans laquelle il apparaît clairement que l'auteur doit savoir se détacher du troupeau pour bêler à sa manière les joies ovines. Voici une suite de considérations qui constitue une "quasi rhapsodie", une ode à la différence en plein champ, une vengeance aussi face aux tourments endurés devant le loup (il n'y a pas que les chèvres pour lutter), une manière enfin de rendre justice à cet animal qu'on a déjà vu pleurer. Quant à Tarbes, c'est une autre histoire...

    François Appas voit le jour à Strasbourg, l'année où la grande-duchesse de Luxembourg Charlotte inaugure le canal de la Moselle*. À l'age de 3 ans, il accepte de suivre ses parents au Vésinet, une ville-parc où il réside toujours aujourd'hui. Il a publié dans la Bibliothèque Rose des histoires de voyage dans le temps et de canards détectives. Il voue une passion de longue date aux musiques électroniques et plus particulièrement à la house à laquelle il s'essaie en amateur.*1964

  • Victor Bâton vit dans l'obsession de se faire des amis. Trentenaire qui tire le diable par la queue mais se refuse à travailler, il subsiste de sa pension et parcourt la ville dans des vêtements usés qui ne le rendent guère séduisant. Pourtant il s'accroche à chaque rencontre, se fait un espoir de chaque regard et n'en finit pas de s'inventer un avenir qu'une magnifique amitié illuminerait. Dans un Paris sans lumières, il nous raconte sa quête sans jamais cesser d'interroger ses mobiles, ses soupçons, ses craintes et ses dépits.

    Avec ce premier roman, Emmanuel Bove bouleversa la littérature française : son écriture, qui allie densité du style et simplicité formelle, ironie mordante et compassion, a traversé le temps.
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    Mes amis est un chef-d'oeuvre, de ceux qui touchent chaque lecteur.

    Emmanuel Bove (1898-1945) ne connut qu'une gloire éphémère, après avoir été remarqué par Colette, dès la parution de son premier roman Mes amis en 1924. Ne consacrant sa vie qu'à la littérature, il publia ensuite à un rythme soutenu et luttant toujours contre des conditions de vie précaires, romans, nouvelles et reportages. Oublié sitôt après sa mort, il fut redécouvert dans les années 70 grâce à Raymond Cousse. Notre réédition de Mes amis a été un beau succès critique et commercial.

  • L'homme qu'on appelait jeudi ; un cauchemar (The Man Who Was Thursday : A Nightmare paru en 1908 est le plus célèbre "thriller métaphysique" de Chesterton. Sa traduction (de 1911...) méritait sérieusement un rajeunissement, d'autant qu'il manquait des passages...Ce roman est considéré comme une oeuvre charnière du XXe siècle, entre Lewis Carroll et Kafka ou Borges qui d'ailleurs le vénérait.
    Plus qu'un roman policier, il s'agit aussi d'un roman d'aventure, d'une sorte de vaudeville, d'apologue, de variation philosophique et humoristique qui en fait un objet littéraire inclassable et qu'on peut lire à plusieurs niveaux. Autour d'un mystérieux complot anarchiste, GKC tresse un entrelacs de rebondissements qui surprennent et ravissent.

    Gilbert Keith Chesterton (1874-1936), essayiste, poète et romancier né à Londres est considéré (depuis Kafka et Borges) comme l'un des plus grands écrivains anglais du XX° siècle. Infatigable, il est l'auteur de centaines d'articles, de poèmes, de contes et de quelques romans. On lui doit pas moins d'une centaine d'ouvrages. Son Père Brown lui vaudra une reconnaissance qui ne se dément plus. Il est l'auteur, entre autres, du Napoléon de Notting Hill et du Club des métiers bizarres.

  • "Les nouvelles de Reinhard Lettau sont ainsi autant de pièges spirituels et inquiétants dont notre imagination ne se libère que difficilement. Nous avons affaire à coup sûr à un dangereux magicien puisqu'il sait apparemment trouver le défaut de la cuirasse grâce auquel l'imaginaire peut s'introduire dans le réel et le bouleverser." Publiées au début des années 60 en Allemagne, elle marque d'emblée le territoire d'un écrivain doué pour les labyrinthes imaginaires excitants comme nous les aimons.

    Reinhard Lettau (1929-1996), nouvelliste et romancier, fait partie des grands écrivains allemands de la deuxième moitié du XX° siècle : largement édité et reconnu, il reste une référence plus de vingt ans après sa mort. Les Français ont pu le découvrir très tôt grâce à des traductions chez Plon, Bourgois et au Seuil. Membre du Groupe 47 (qui compta Celan, Bll, Grass, Enzensberger, Handke), il émigra en Californie où il enseigna, après son expulsion de RFA, et prit la nationalité américaine.

  • MOI - REblochon, pas ROblochon... !

    SUZIE (au bord des larmes) - Oh non... pourquoi tu m'as dit ça... !? C'était bien mieux, ROblochon !

    Éric Chevillard est né en 1964 à La Roche-sur-Yon. Il est l'auteur d'une vingtaine de romans et textes brefs, notamment chez Minuit et Fata morgana. Depuis 2009, il donne sur son blog « L'Autofictif » chaque matin (sauf durant l'été où il s'octroie une pause dominicale bienvenue) trois courts billets dont l'ensemble est réuni annuellement en volume à L'Arbre vengeur. Son dernier livre, Monotobio, est paru en mars 2020.

  • Ne jamais sortir de chez soi en pantoufles avec ses clefs à l'intérieur ! Ou alors être prêt à l'aventure urbaine et sociale. Le héros de cette épopée urbaine va éprouver le pouvoir de ses charentaises et de quelle manière sa vie, pourtant si banale, peut en être changée. Face à ses collègues de travail, sa famille, ses amis, les forces de l'ordre, voire la confrérie des farfelus, il se lance pendant plusieurs jours dans un combat inattendu pour imposer sa si tranquille façon de marcher et de regarder les gens, à hauteur de chaussettes. Ce numéro de funambule s'achèvera devant un spectacle de Guignol, joliment.

    Luc-Michel Fouassier est né en mai 68, non loin des pavés, en région parisienne. Ses premiers livres ont paru en Belgique. Au contact de nos amis wallons, il a acquis la conviction que l'humour bien troussé et bien chaussé reste le moyen de lutter le plus efficace contre les fâcheux de tous poils. Il a publié chez Quadrature et Luce Wilquin, notamment Le Zilien, préfacé par Jean-Philippe Toussaint.

  • Ce roman commence par l'aveu d'un triple meurtre commis soixante ans plus tôt au coeur de l'Australie la plus fruste : sur son lit de mort, un vieillard s'accuse de la mort de trois des dix enfants Murphy, et c'est comme s'il voulait emporter avec lui outre-tombe la gloire de ce forfait monstrueux. Mais l'un des derniers survivants de la fratrie refuse à ce drame qui a détruit sa famille un épilogue aussi banal. Seul de cette lignée de paysans rudes et taiseux à avoir étudié, voyagé et connu le monde, il possède les mots, la mémoire et surtout l'orgueil nécessaires pour comprendre et reconstituer enfin comment, un soir de Noël 1898, la barbarie la plus archaïque a pu bouleverser l'ordre d'un monde figé par la peur. La vérité, avec ses failles et ses troubles, va se faire jour au fur et à mesure qu'il réincarne les protagonistes, se tenant à côté des derniers survivants que ces crimes anciens semblent maintenir en vie : car tous savent que l'un d'entre eux a du sang sur les mains. Composé en trois semaines par un auteur en transe, Secrets barbares est de ces romans puissants et sauvages qui captivent et ébranlent leurs lecteurs tant ils semblent fouiller dans ce que l'humain a de plus caché.

    Rodney Hall (1935-...) est considéré comme un des plus grands écrivains australiens vivants. Il migre en Australie après la Seconde Guerre mondiale. Étudiant à l'Université du Queensland, il devient critique littéraire et décroche de petits rôles au cinéma. Poète, il s'intéresse au roman dès 1972. De 1991-1994, il est membre du Australia Council for the Arts.
    Il reçoit le prix Miles Franklin en 1982 et 1994 et a été reçu membre de l'Ordre d'Australie.

  • « Je pensais souvent à ce cinéaste japonais, Ozu, qui avait fait graver ces simples mots sur sa tombe : « Néant ». Moi aussi je me promenais avec une telle épitaphe, mais de mon vivant. »

    Adolphe Marlaud habite un appartement avec vue sur le cimetière qui domine la rue Froidevaux, une de ces rues où « on meurt lentement, à petit feu, à petits pas, de chagrin et d'ennui. » N'ayant réussi à n'être ni fantôme, ni homme invisible, en exil, cet étrange voyageur d'hiver s'est fixé une ligne de conduite : « vivre le moins possible pour souffrir le moins possible. »

    C'est sans compter sur Madame C., sa concierge, qui guette amoureusement son passage du haut de ses deux mètres pour le contraindre à des actes que la pudeur réprouve.

    Né en 1944 à Libourne où il revint mourir en 1993, Jean-Pierre Martinet a publié peu de livres. D'abord assistant-réalisateur à l'ORTF, il renonce au cinéma. Il se consacre à la critique et c'est sans doute à lui que l'on doit la redécouverte d'Henri Calet. Il est l'auteur de La Somnolence (1975), de Jérôme (1978), son chef-d'oeuvre, « un sommet dans l'épouvante » (A. Eibel), tous deux réédités chez Finitude avec succès, et de L'Ombre des forêts(1987) et de nouvelles publiées en revues.

  • Premier roman qui évite les lois du genre, Une ombre qui marche se présente comme l'essai d'un universitaire sur un écrivain mythique. On est pourtant dans une pure création qui s'approprie les codes universitaires pour dérouter. Mieux qu'un pastiche, ce texte qui est aussi une biographie en creux d'un personnage hors norme qui par la grâce d'un livre unique et radical a bouleversé l'humanité. Timothy Grall, spécialiste de Montaigne, a en effet composé un livre qui n'est fait que de pages vides. Le roman en est la glose, le commentaire partial d'un admirateur passionné, qui nous révèle la puissance hypnotique du pouvoir de la page blanche.
    A la fois réflexion sur l'indicible et l'ineffable, et sur la richesse qui naît de ces limites, cette fantaisie sérieuse marie légèreté et gravité.

    Tiphaine Le Gall est née en 1985 et a grandi à Rennes. Après quelques vagabondages universitaires, de la philosophie à l'ethnologie en passant par l'anglais, et un détour par une grande librairie bretonne, elle se consacre à la littérature et devient professeure agrégée de lettres modernes. Attirée par l'étendue infinie de la mer, calme ou tumultueuse, qui offre tant de prise à l'imaginaire, elle s'est établie à Brest.

  • 1745. Agent de Charles Stuart qui entreprend la reconquête du trône anglais, le jeune Alastair Maclean croise les destinées de Midwinter, curieux seigneur des marges anglaises ; de la belle Claudia Norreys et de son traître et veule époux ; de Nicholas Kyd, bon vivant ambigu ; et de l'absurde et sagace Samuel Johnson, qui deviendra son fidèle ami. Dans une sauvage Angleterre magnifiée par l'hiver, Alastair achèvera, dans la douleur, une éducation sentimentale et guerrière des plus mélancoliques. Ce roman historique haut en couleurs et en rebondissements, inédit en France, rappelle le génie narratif de ce grand auteur britannique qu'est John Buchan. Il est mené tambour battant, à bride abattue et enthousiasmera ceux qui aiment que l'Histoire soit magnifiée par une belle écriture.

    John Buchan (1875-1940) Écossais, homme d'état, Gouverneur général du Canada, fut d'abord responsable de l'Intelligence Service puis Ministre de l'information. Avant tout c'est un écrivain prolifique et célébré de romans d'aventures, historiques, fantastiques et d'espionnage et éditeur chez Nelson. On lui doit des livres majeurs régulièrement redécouverts qui ont enchanté la jeunesse de plusieurs générations : Salut aux coureurs d'aventures, Les 39 marches, La Centrale d'énergie, Le manteau vert

  • Pour sa première publication, Fabien Courtal choisit d'épreuver son lecteur en emboîtant des récits d'épouvante au ton singulier qui mettent en scène des personnages au bord de l'effacement, emportés par des visions ou des mirages qui se dissipent. Dans cette ambiance hallucinée suscitée par une écriture qui ne laisse rien au hasard, ces petites comédies nous invitent à découvrir une confrérie d'illuminés sans illusion, sortis de l'atelier d'un écrivain qui crie à l'émerveillement.

    Fabien Courtal est né en 1974 ; il est enseignant et n'a pas l'air de trop mal s'en porter.
    Depuis un peu moins de vingt ans il est un compagnon de route de La Femelle du requin, revue de littérature et cétacés - laquelle revue a été la première, et la seule à une exception près, à accueillir sans s'émouvoir ses petites fabrications.
    Croyant peu aux récits, il lit des pages plutôt que des livres, et s'efforce d'écrire de même.

  • David Eitan, bibliothécaire embastillé dans un centre de soin suite à un accident survenu le jour où il enterrait son fils de vingt ans, a toujours fait preuve de méfiance face à la société.Il déchaîne désormais ses sarcasmes avec un talent qui aligne les victimes, et d'abord lui à qui plus personne ne parle sinon un compagnon sdf qui l'attend à la sortie pour l'obliger à affronter ses démons et accessoirement enquêter sur cette mort qui ne passe pas. Père anxieux après avoir été un fils confronté au divorce de parents qui ont mis la religion au centre de leurs disputes, David est un mélancolique hargneux, une catégorie rare qui a le sens du dialogue à la hache. Trouvera-t-il une issue à ses errements ? Ce premier roman qui joue avec les codes sans tomber dans la parodie est un beau début.

    Julien Cridelause est né à Bordeaux un 16 juillet (anniversaire de la rafle du Vel D'hiv, premier essai de la bombe A, suicide de Patrick Dewaere) il y a plus de trente ans. Musicien auteur-compositeur, bassiste d'obédience McCartney, il opère un grand écart stylistique entre rock et flamenco. Lecteur compulsif, il a beaucoup écrit de nouvelles avant de s'engager dans son premier roman. Il contribue depuis 2017 à la revue Schnock. Il est barbu, sans passer pour un hipster tardif.

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