La Découverte (réédition numérique FeniXX)

  • Le développement des luttes contre l'aménagement capitaliste du territoire, du Larzac à Malville, l'émergence d'une conscience régionale anticapitaliste, d'Occitanie en Bretagne, font ressortir les carences et les lacunes de la réflexion marxiste sur l'espace. C'est cette lacune que ce livre contribue à combler. Il propose plusieurs axes de réflexion : ce qu'est l'espace lui-même : quel rapport entretient-il avec les objets qu'étudie le matérialisme historique, en particulier le mode de production capitaliste ? ; partant de là : comment le matérialisme historique permet-il de comprendre le caractère hétérogène, inégalement développé, de l'espace concret, et la polarisation entre les nations, entre les régions ? ; cet inégal développement des régions étant historiquement acquis, quel rapport actuel entretient-il avec l'accumulation capitaliste ? En particulier, comment le capital monopoliste utilise-t-il cet inégal développement ? Le capitalisme n'est pas une entité douée de raison, mais la structure qui domine et que reproduit la pratique d'agents privés : les capitalistes. La régulation de ces pratiques privées qui concourrent à la reproduction du capital social, c'est la loi de la valeur. Existe-t-il une loi de la valeur dans l'espace ? Qui régule spatialement l'activité des capitalistes individuels ? Les simples mécanismes économiques ne permettant de maîtriser ni les conséquences socio-politiques du développement inégal, ni même les conditions de l'inscription dans l'espace des activités capitalistes, se trouve posée la question du rôle de l'État. Ainsi sont mis à jour un certain rapport entre division du travail, division de l'espace, rapports marchands et rapports Étatiques et ramène aux premières remarques de Marx et d'Engels sur la question, tout en inspirant quelques réflexions sur l'espace de la dictature du prolétariat... et des luttes actuelles en Chine.

  • La théorie économique bourgeoise ne désigne généralement par mobilité du travail, que les déplacements des hommes à travers l'espace économique, réduisant toujours la notion au rôle d'objet second de l'analyse économique. Or, à lire les stratégies du pouvoir capitaliste et les textes qui les appuient, comme à interpréter les luttes ouvrières, une autre conception se dégage, qui fait de la mobilité du travail une pièce maîtresse de toute stratégie de développement capitaliste. À travers les phénomènes qu'elle désigne, se manifeste toujours la manière dont les hommes soumettent leur comportement aux exigences de l'accumulation du capital, se manifeste aussi cet élément essentiel - mais non dit - de la croissance capitaliste, la docilité des corps des travailleurs dans l'espace et dans le temps. Aujourd'hui, des luttes populaires de plus en plus nombreuses refusent, et combattent cette stratégie capitaliste de mobilité forcée. Ce livre restitue les principaux traits d'un tel conflit et en analyse les aspects théoriques : à travers la manière dont la théorie néo-classique fournit le concept adéquat à la politique capitaliste de mobilité ; à travers la manière, jusqu'ici jamais étudiée, dont la théorie marxiste permet de comprendre le rôle essentiel joué par la mobilité du travail dans le procès d'accumulation capitaliste, à travers la manière dont elle permet aussi de poser les fondements d'une autre stratégie, nommée ici stratégie de l'immobilité, conforme aux aspirations qui se dégagent des luttes populaires contemporaines. Aux deux concepts, néo-classique et marxiste, de mobilité du travail, répondent ainsi deux conceptions du développement. Deux mondes qui s'affrontent, deux pouvoirs.

  • Paru en 1967 dans la collection Économie et Socialisme, ce livre est l'une des premières études faites par un économiste africain de la génération de l'Indépendance. Les circonstances, l'évolution politique de l'Afrique, ont fait qu'il n'a pas été suivi, dans la même direction, d'autres travaux, d'autres auteurs. C'est pourquoi cette étude scientifique des perspectives de croissance accélérée, où Afana s'efforçait de définir les conditions d'un développement efficace, reste d'une importance et d'une originalité qui, dix ans après, justifient largement une réédition, que le présentateur, Pierre-Philippe Rey, a allégée des données trop datées. Son utilité est plus importante que jamais pour les économistes, les hommes et militants politiques, sociologues ou historiens, même non africains, que l'auteur voulait atteindre.

  • Cet ouvrage est une source précieuse de documentation et de réflexion sur les problèmes économiques en Chine, de la Révolution à la mort de Mao Tsé-toung. S'insurgeant contre l'idée courante que l'on ne sait rien de l'économie chinoise, l'auteur pense, au contraire, que les données actuelles permettent d'en construire une image grossière, mais cohérente. Au-delà, donc, des analyses quantitatives, qui ont leur place dans l'ouvrage, c'est l'analyse du modèle chinois de développement, du rôle de la grande industrie et de la petite industrie, des rapports industrie et agriculture dans leur spécificité et dans leur différenciation, avec la voie choisie par l'U.R.S.S., qui est au centre de l'étude. À l'étape actuelle de la Révolution, il est particulièrement intéressant que l'auteur explique sa méthodologie en écrivant : Il faut en finir avec une conception qui, lorsqu'il s'agit des sociétés socialistes, abandonne le matérialisme historique et prétend tout expliquer par le génie ou les erreurs des dirigeants, du culte de la personnalité de Staline à la pensée de Mao Tsé-toung. La méthode d'analyse de Marx est valable pour toutes les sociétés ou pour aucune.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

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  • Il faut se rendre à l'évidence : la crise ouverte en 1974 diffère assez profondément des crises classiques du capitalisme, y compris la crise des années 1930. Au lieu d'un effondrement général de la production des prix, l'Occident se débat dans une interminable stagnation accompagnée d'une poursuite de l'inflation. Au lieu d'une brutale « épuration » du processus productif, poussant les travailleurs à la révolte et les capitalistes à recourir au fascisme ou à la guerre, la lutte des classes semble s'installer dans une « drôle de crise », où l'attentisme des organisations réformistes laisse le champ libre à une restructuration sournoise mais profonde. Cet ouvrage s'attache à comprendre les mutations dans l'économie capitaliste qui expliquent la forme originale de la crise présente. Il s'appuie sur une relecture du Capital et sur une analyse minutieuse des transformations successives subies par le capitalisme depuis la révolution industrielle. Il apparaît alors que, loin de constituer une anomalie due à quelques phénomènes hasardeux (guerre du pétrole, dérèglement du système monétaire), la forme de la crise actuelle est l'aboutissement des tendances à l'oeuvre dans la structure même du capitalisme, au même titre que l'étonnante phase de développement de l'après-guerre. La première partie de l'ouvrage analyse cette structure et ces tendances. Elle montre que le régime d'accumulation du capital (l'accumulation intensive) qui accompagnait la généralisation du machinisme, exigeait la mise en place d'un nouveau mode de régulation de l'économie marchande : la régulation monopoliste. Cette régulation, et le nouveau mode de formation des prix qu'elle implique, est étudiée dans la seconde partie, la troisième étant plus spécialement consacrée à la crise et à l'inflation. Au-delà de l'analyse économique, cet ouvrage aborde quelques problèmes fondamentaux dont l'examen est rendu urgent par l'actuelle « crise du marxisme ». Au-delà d'une critique de la « théorie des forces productives », il faut s'attacher aux formes de la division sociale du travail qui caractérisent la société marchande. Formes qui engendrent l'aliénation du producteur isolé, le fétichisme de la valeur, la domination du marché, de l'Etat et des grandes entreprises. Formes qui nourrissent l'idéologie « néo-libérale », la magnification d'un système capable d' « autorégulation ».

  • Les analyses actuelles dans le domaine choque jour plus étendu de la planification socialiste impliquent, pour être bien saisies, que l'on dispose déjà d'une vue d'ensemble portant sur les problèmes les plus généraux de la planification centralisée. C'est précisément cette dernière qui est l'objet de la troisième édition de ce livre. Si une grande partie des développements récents de la pensée économique dans les pays socialistes d'Europe vise à proposer des modalités de préparation et de mise en oeuvre des plans, qui font une place plus large à la décentralisation (soit au niveau de certains choix économiques importants, soit, le plus souvent, au niveau de la gestion courante de l'économie), il n'en reste pas moins que ces propositions sont encore loin d'être appliquées à une économie nationale dans son ensemble. Il importe de souligner, aussi, que les formules actuellement proposées pour modifier profondément le mode de fonctionnement de la planification centralisée, et - à la limite - pour lui substituer un autre « modèle » de planification, ne convergent même pas vers un système théorique unifié qui pourrait faire l'objet d'une étude parallèle à celle de la planification centralisée. Le « modèle de planification centralisée » qui est analysé correspond au seul « modèle » qui ait été réellement mis en pratique avec, bien sûr, toutes les distorsions qu'implique le passage d'un modèle idéal à un modèle réel. L'auteur est une qu'il a le mérite d'être adapté dans ses traits essentiels aux exigences les plus pressantes d'une étape donnée de la planification socialiste et d'avoir permis, précisément pour cette raison, d'atteindre les taux de croissance économique les plus élevés que l'humanité ait jamais connus jusque là - et cela quels que soient les « gaspillages ».

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  • L'état de la problématique sur les problèmes abordés est caractérisé, notamment, par l'écart qui sépare les propositions théoriques formulées par Marx et Engels concernant le mode de production socialiste et la réalité des « pays socialistes », L'ampleur même de l'écart oblige à formuler une série de questions. Ces questions et les réponses qu'elles appellent ont révélé, que « l'écart » dont on est parti est, très généralement, lié à une double méprise : on a pris des propositions théoriques qui visent le mode de production socialiste pour des propositions qui viseraient des formations sociales en transition ; réciproquement, on a pris des formations sociales en transition pour la « réalisation » du mode de production socialiste. L'effort d'analyse, poursuivi dans ce livre, est devenu d'autant plus indispensable qu'un certain nombre de pratiques, qui se donnent pour des pratiques de « calcul économique » et pour des pratiques de « planification », recouvrent, au moins en partie, des pratiques fort différentes. Comme, de plus, ces pratiques se doublent de commentaires idéologiques qui visent à les présenter pour autre chose que ce qu'elles sont, on se trouve dans une situation où, faute d'effort théorique, on ne peut ni prendre connaissance de la réalité, ni transformer celle-ci.

  • Le présent livre constitue un dossier dont l'intérêt est double : d'une part, il porte sur un ensemble de problèmes cruciaux de notre époque, ceux de l'inégalité de développement des différents pays et des contradictions qui en résultent, ceux des conditions des échanges internationaux, ainsi que sur le problème de l'impérialisme, de sa nature et de ses effets ; d'autre part, il permet de faire apparaître, par la rigueur même avec laquelle A. Emmanuel expose ses thèses, en quoi consiste la ligne de démarcation qui sépare deux sortes de positions sur ces problèmes. Cette ligne ne nous concerne pas seulement, A. Emmanuel et moi-même, mais aussi un très grand nombre d'économistes ou de militants. Il est donc très important d'en souligner l'existence et non de la masquer. Je crois que l'on peut dire que, si Ricardo est l'économiste précritique qui, en général, avait été le plus loin dans une élaboration théorique, A. Emmanuel a été plus loin encore, sans cependant « couper » avec les notions ricardiennes fondamentales. A. Emmanuel a pu effectuer cette percée remarquable parce qu'il a su investir, en les transformant comme je l'ai dit plus haut, certains concepts de Marx dans une démarche de type ricardien. Même ainsi transformés, les « concepts marxistes » ont pu continuer à produire des propositions du plus haut intérêt. Désormais, c'est à partir de là qu'il faudra avancer, en procédant à une transformation critique des propositions ainsi élaborées. La structure de ce dossier est la suivante : le corps en est constitué par l'exposé que fait A. Emmanuel de ses propres thèses. Cet exposé est suivi d'un ensemble de « remarques théoriques » que j'ai rédigées en tant que directeur de la collection, puis d'une « réponse » d'A. Emmanuel à ces « remarques théoriques ». Bien entendu, cette « réponse », pas plus que ce que j'en dis dans cette présentation, ne peut prétendre à « clore » un « débat » qui n'a pas pu s'ouvrir et qui ne peut donc être clos, étant donné précisément la ligne de démarcation qui sépare les thèses en présence. Charles Bettelheim

  • Les pays sous-développés se heurtent, dans leur désir de croissance, aux préceptes des experts ; équilibre budgétaire, équilibre de la balance commerciale, équilibre de la balance des paiements sont généralement les conditions opposées à certaines demandes. Des remèdes sont alors suggérés pour mettre fin aux déséquilibres chroniques : déflation budgétaire, réforme fiscale, compression des dépenses, mesures monétaires draconiennes, parfois renonciation de l'État à intervenir dans le domaine économique. Or l'équilibre budgétaire dans les pays sous-développés n'est bien souvent atteint qu'au prix d'une dépendance économique vis-à-vis des pays industrialisés. Cela, pour une aide illusoire qui ne peut être qu'un appoint. Rien ne peut remplacer l'effort interne dont la présente étude analyse les formes, en soulignant que les faiblesses de la règle de l'équilibre budgétaire sont les tares mêmes de la théorie classique.

  • En même temps que la théorie économique générale, sous sa forme néo-classique, s'appauvrit, des études très spécialisées et « techniques » souvent liées aux avatars de la politique économique, se développent et prolifèrent. Ainsi, dans les pays capitalistes monnaie et financement sont-ils souvent étudiés en eux-mêmes, sans qu'une conception générale de l'économie soit explicitée. Plus limités encore sont les nombreux modèles de l'« offre de monnaie » qui visent à expliquer comment la monnaie nait et se multiplie sans mettre en discussion la nature de celle-ci. Cependant une telle fragmentation n'est possible que parce qu'il existe un accord implicite. La conception dominante est celle de la théorie quantitative de la monnaie, parvenue à surmonter l'usure des siècles et les bouleversements de doctrines et de systèmes. Elle cherche à faire de la création de monnaie un processus purement économique, mais se trouve renvoyée à une régulation purement politique. Peut-être la prise en considération des structures de financement permet-elle une analyse mieux appropriée ? Il n'en est rien, si la notion de monnaie n'a pas été définie au préalable de façon que l'on puisse établir une relation dialectique entre monnaie et financement. Grâce à un examen critique on doit pouvoir s'orienter dans le dédale des analyses spécialisées et des discussions de politique économique (offre de monnaie « contre » dépenses publiques). Il faut démonter de l'intérieur, et situer dans un cadre théorique général, diverses notions d'« offre de monnaie ». Des analyses historiques et politiques, permettant de mieux comprendre le rapport entre structures de la monnaie et du financement, n'en seront pas moins nécessaires.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

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  • Cette étude est particulièrement intéressante par la qualité des sources et de l'expérience de l'auteur qui a eu à connaître les problèmes réels en liaison avec ses responsabilités administratives. Elle se propose, après une description et une tentative d'analyse globale de l'agriculture algérienne, de déterminer des voies de recherche et d'apporter un début de réponse à trois questions qui semblent essentielles : 1. Quelles sont les causes de la régression du secteur autogéré et comment surmonter les handicaps actuels pour augmenter son niveau de rentabilité et donner à sa production une destination plus conforme aux intérêts nationaux ? 2. Quelles sont les causes de la paupérisation du secteur traditionnel et par quels moyens l'améliorer et l'insérer dans l'économie nationale ? 3. Comment atténuer le chômage rural en évitant le gonflement des secteurs parasitaires et la multiplication des chantiers de chômage ? L'auteur souligne que l'agriculture algérienne est loin d'avoir actualisé ses potentialités, et même d'avoir utilisé ses possibilités immédiates et, en ce sens, beaucoup de mesures restent à prendre. Mais ces mesures sont-elles suffisantes à elles seules pour assurer le dynamisme interne d'un développement continu qui puisse garantir l'indépendance économique et renforcer par la même l'indépendance politique ? Pour sa part, l'auteur estime que, pour gagner le pari du développement, l'économie algérienne doit « avancer des deux jambes ». Pour atteindre son plein essor, l'agriculture doit prendre appui sur une industrialisation basée sur l'utilisation des ressources naturelles et répondant aux besoins nationaux.

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